Magistral , Bourvil toujours talentueux quelques soit le registre et louis de Funès qui s'en tire a merveille en chef d orchestre accompagné par une pléiade d'acteur . Gérard Oury signe la un chef-d'œuvre qui sera le film qui demeura pendant plus de trente ans le meilleur score du box-office français toutes nationalités confondues . Une pépite.
La grande Vadrouille, c’est d’abord un incroyable succès populaire. Avec ses 17 267 000 spectateurs, il aura été pendant des décennies le numéro 1 du box-office français. Il faudra attendre 22 ans et les 21 774 181 entrées de Titanic (1998), pour que le record soit battu. Le film de Gérard Oury est resté le plus gros succès public de l’Histoire du cinéma français pendant longtemps et ce jusqu’aux sorties de Bienvenue Chez les Ch’tis (2008) (20 489 303 entrées) et Intouchables (2011) (19 490 688 entrées). Mais proportionnellement à la population française des deux époques, La Grande Vadrouille demeure au premier rang !!
Bourvil : Augustin Bouvet, peintre en bâtiment, l’archétype du français moyen pendant l’occupation, qui bien malgré lui dans la perfection de ses gaffes burlesques et d’une forme de médiocrité ordinaire, va nous éblouir de rire et d’un héroïsme un peu contraint, mais clairement authentique. Louis De Funès : Stanislas Lefort, en chef d’orchestre exigeant, insupportable, grimaçant et multipliant les mimiques dans ce style inimitable. La rencontre entre les deux immenses talents se fera évidemment tout en contraste, humainement et sociologiquement. Une parabole entre les acteurs et leurs rôles respectifs.
Ils partagent finalement la même silencieuse aversion pour l’occupant, mais doivent bien se plier à l’ordre établi. A travers leurs deux portraits, en seulement 15 minutes de film, c’est toute une époque qui est finement retracée. On est dans le plus pur style Oury, du grand spectacle populaire, mais avec subtilité et toujours sans vulgarité. Ne pas aimer le costume nazi est un fait, mais de là à lutter avec les alliés, il persiste comme un léger delta, c’est aussi ce qui va unir les deux compagnons d’infortune et qui se veut représentatif d’un certain état d’esprit du moment.
Tiens, voilà le premier « Non mais dis donc « de Bourvil, qui nous décoche forcément un large sourire. Alors, quand il enchaîne sur « Ha mon vélo « … C’est tout un pan d’histoire du cinéma français qui s’offre à nous en une simple phrase, et qui incarne et symbolise l’humilité et l’humanité du comique dont la générosité se lit sur le visage. La course poursuite avec les side-cars allemands où la seule arme d’Augustin et de Stanislas, ainsi que de la bonne sœur qui passait par là, sera le lancer de citrouilles…
Bourvil : « En tout cas, ils peuvent me tuer, je ne parlerai pas… « De Funès : « Moi aussi !!! … Ils peuvent vous tuer, je ne parlerai pas !! «
Un échange qui dit tout du duo !!! Et l’art des dialogues du cinéma de Gérard Oury, où on se marre, mais jamais grassement !! C’est Danièle Thompson qui résumera parfaitement ce qu’est La Grande Vadrouille au cinéma, et le plaisir inlassable de le revoir, on lui laisse avec plaisir le dernier mot : « La qualité du film fait aussi qu’il est entré dans le patrimoine du cinéma français, c’est donc un film qu’on ne se lasse pas de regarder plusieurs fois. »
1966! OK il fallait réhabiliter les français qui on dénoncé ou/et collaboré. Ce film en est l'exemple. "Nous étions tous bon" c'est une simple comédie qui marche encore en 2023 par sa simplicité grâce à nos mythiques regrettés acteurs cultes
Sûrement la comédie la plus surcotée du cinéma français. Rien à dire mise à part la lourdeur de De Funès, mais bon, on ne peut pas dire qu'on n'y est pas habitué ...
Ce film bat tous les films jusqu'à nos jours et marque dans l'historique du grand film du cinéma français et à la plus haute de sa génération futur à nos jours, un scénario solide et un remarquable comédiens de notre Louis de Funès et Bourvil qui nous fait toujours aussi rire et retrace la guerre de 45 dans une version comique, alors quand je regarde La Grande Vadrouille et bien je me fait un grand plaisir de le regarder et sans manquer le début du film.
Film à regarder et ne vieilli pas car il a été remasterise et marche tout autant.
Alors très bon film à vous tous qui le visualiserons LA GRANDE VADROUILLE !!
A travers la puissance comique des comédiens, Bourvil et Louis de Funès, Gérard Oury, 21 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, dépeint avec humour, intelligence et tacte, des anecdotes souvent dramatiques, concernant cette guerre très meurtrière Ainsi l'on devine tout le travail de la résistance en France après qu'un avion allié ait été abattu (l'aviateur arrêté dans le train, la soeur qui protège au couvent un autre aviateur, l'évasion en planeur, l'attentat à l'opéra...). L'on voit aussi toute la détermination des allemands pour retrouver les aviateurs...avec une vraie chasse a l'homme. C'est pour cette raison que la majorité des Français ont adoré aussi ce film car ils ont reconnu leur propre histoire, le bon côté, c'est vrai, en ridiculisant aussi les allemands, mais l'on ressent une vérité historique et tous les comédiens choisis sont parfaits dans le film... C'est pour cela que c'est un chef d'oeuvre...
cela doit faire 15 fois que je vois ce film et pourtant il y a toujours un petit truc en plus de surprenant et surtoutv quel pied ,drole du début à la fin j'adore
La Grande Vadrouille sans doute mon film Français préféré ! Le n'a pas pris une ride il est super agréable à regarder une aventure au cœur de la France. Ce film mérite son succès déjà le Casting est excellent Louis de funès et Bourvil sont juste parfait dans ce film qui fut d'ailleurs celui qui a fait le plus d'entrée en France jusqu'à l'arrivée de Titanic. Bref je ne me lasse pas de regarder ce chef d'œuvre qui mélange Comédie, action et aventure.
spoiler: C'est l'histoire d'un film culte de près de 60ans qui accuse son âge et questionne : le scénario est il aussi invraisemblable que sa vision d'une France "tous résistants" ?
- Cette critique contient des spoilers -
La Grande Vadrouille débute bien avec de glaçantes images de bombardement. Ce film de guerre s'évapore en une fraction de secondes avec l'apparition d'une improbable moustache qui se met à siffloter.
Je ne me souviens pas avoir jamais vu La Grande vadrouille et ai été surpris par le scénario complément invraisemblable qui tient davantage de la fable. Ce choix annihile toute montée en tension comme lorsque nos héros parviennent à mettre en déroute des motards armés de mitraillettes en leur lançant des citrouilles ! L'attelage est étonnant : l'un des parachutistes anglais se cache ainsi par une fenêtre dans une scène d'action à base de fenêtre exiguë et d'ascenseur mais on ne ressent aucun danger car dans la scène précédente il a suffit à l'autre para' de s'assoir devant une harpe pour abuser l'officier allemand.
C'est l'humour, étonnamment peu inventif qui déçoit le plus : les gags sont faciles (Bourvil qui confond une citrouille avec le crâne de De Funès), longuets (la collation), burlesques (le soldat "bigleux") et basés sur des stéréotypes nationaux éculés (français gourmands, anglais distingués, allemands colériques). Les dialogues sont plus piquants mais les meilleures répliques (dites donc, ça fait deux fois que vous me faites ça... Mes chaussures, mon vélo !) se font de plus en plus rares.
Le rythme du film tranche violemment avec les standards actuels et malgré toute l'affection que peut nous inspirer ce sympathique duo et leurs acolytes de circonstances, j'ai attendu avec la fin avec impatience.
Je garderais de la Grande Vadrouille l'étonnant rôle central des femmes, l'alchimie Bourvil/De Funes, le gag des allemands faisant la chenille sur leur chaise et une certaine poésie (Y a pas d'hélice hélas. - C'est là qu'est l'os !) issue de citations littéraires et d'une fuite à cheval et en planeur.
Un chef d'oeuvre que j'ai eu l'occasion de revoir récemment on a beaucoup de plaisir a voir cette confrontation burlesque entre nazis et équipe de de funès.
Peut-on réellement donner une note à ce film ? Il voyage à travers le temps, un film avec l’insouciance des trente glorieuses se passant pendant la terrible période d’occupation. Un jeu d’acteur légendaire, une mise en scène maîtrisée…un bijou