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Simone Gentile
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4,5
Publiée le 29 novembre 2025
Hou Hsiao-hsien puise dans ses souvenirs d’enfance pour livrer un film d’une grande sincérité. Un été chez grand-père capte le réel avec grâce, une beauté sans artifice, où chaque geste et chaque silence respirent la vérité du vécu.
Très beau film sur la sortie de l'enfance et la découverte du monde des adultes. De belles scènes de vie entrecoupées de plans fixes sur la campagne. Un post-synchronisation assez fatigante cependant.
Ressortie en salle de cet opus difficilement visible d'un des maîtres de la nouvelle vague Tawainaise ( avec Edward Yang ) et sans doute d'un des cinéastes asiatiques majeurs de la fin du XX ème siècle et du début du XXI : Hou Hsiao Hsien.
" Un été chez grand-père" fait partie des titres à caractère autobiographique de Hou Hsiao Hsien. Ici c'est le souvenir de vacances à la campagne alors que Hsien a une dizaine d'années.
Regard de l'enfant sur le monde des adultes, succession de drames familiaux dont le jeune garçon ne perçoit pas totalement tous les enjeux ( d'où peut-être le ton du film ou les évènements gravissimes qui se produisent, sont décrits avec un certain détachement ).
Alors, certes, on est loin avec ce film, d'atteindre les sommets de l'expression artistique du cinéaste ( cf : la cité des douleurs ).
Cependant, les amateurs ne manqueront pas cette rareté, qui comprend certains moments ( plutôt situés dans la seconde partie) formidables ou le talent de HHH s'exprime avec délicatesse et son sens de l'universalité.
Mais qui a signé ces sous-titres que je qualifierai de stalinien ???? Une hallucination complère, tellement incompréhensibles que j'ai perdu trop de temps à les déchiffrer au début, alors que les images passaient. Finalement, je les ai abandonnés au profit des seules images, largement suffisantes pour comprendre la très jolie trame du film. A quand une sortie DVD, avec un sous-titrage digne de ce nom ? Ces vacances chez tes grands-parents, t'en souviens-tu, joyce, qu'ont-elles changé en toi ?
Festival des Trois Continents nantais, rediffusion Montgolfière de 1984 : une séance instructive mais "dans la détente" ce mardi 26 novembre 2008 : le récit de deux enfants partis de Taipei (Taïwan) en train, en compagnie d'un cousin et sa dulcinée vers la campagne de leurs grands-parents. C'est un cinéma du quotidien permettant de connaître les us et coutumes taïwanaises des eighties filtrés par un cinéaste de culture chinoise qui doit sans doute y mettre une large part de sa propre enfance. Beaucoup d'espièglerie et quelques inquiétudes du monde adulte rejaillissent sur le frère et la soeur. Sévérité du grand-père médecin, il n'a pas besoin de parler pour se faire craindre des plus jeunes, sait-on jamais s'il s'amusait à décrocher le bâton... Courses de tortues contre ventilateur en jouet, malice de la fillette contre la misogynie des baigneurs, et puis cette drôle de "lépreuse" plus à l'aise sur les rails qu'en haut d'un arbre... La question qui plane : ce naturel, cette verdure où des cours d'eau serpentent, existent-ils toujours dans ce coin du globe à l'heure qu'il est ? Ou bien est-ce devenu industriel à outrance ? Déshumanisé ? Désertique ?... En attendant, cette réédition de la Montgolfière 1984 offre une fraîcheur totale qu'on jurerait contemporaine !