Malheureusement, l'intrigue est plus laborieuse, moins intéressante, qui se repose sur une succession de rebondissements nombreux mais sans intérêts qui créent l'illusion d'un récit riche et dense. On constate vite que la dimension carte postale de la Grèce offre l'exotisme nécessaire au voyage de noces, mais il manque ce qui faisait le sel du film original. On est toujours un peu déçu par un Audiard moins inspiré qu'à son habitude, mais cette fois il nous manque également des seconds rôles plus intéressants, plus savoureux autre que ce Francis Perrin qui joue son rôle de gentil benêt habituel. Les erreurs techniques sont également de retour dont certaines qui prêtent à sourire comme les plaques d'immatriculation grecques simplement collées sur des plaques françaises, ou quand l'heureux époux déclare qu'il connaît son épouse depuis un an, alors qu'il y a deux années de passé depuis l'enquête de "Tendre Poulet". Un divertissement qui n'est donc pas à la hauteur d'une équipe qui nous a habitué à bien meilleur. Site : Selenie.fr
Philippe de Broca reforme le couple Girardot/Noiret de “Tendre poulet” dans une comédie d’aventures sympathique et bien rythmée mais assez poussive. 2,25
1964...Philippe De Broca, "L'homme de Rio", comme une aventure de Tintin au Brésil, ça vous rappelle quelque chose, n'est-ce pas ? Et bien, avec "On a volé la cuisse de Jupiter", c'est dans le même esprit, à cela près que cette fois, c'est en Grèce que l'on pose nos valoches et que Belmondo n'est pas du voyage. On retrouve donc le même trio d'enfer (si seulement ce bon vieux De Broca avait eu la bonne idée d'aller chercher Catherine Alric pour "L'africain") que dans "Tendre poulet", auquel vient se greffer Francis Perrin. En soi, cet opus est moins drôle que son grand-frère, Annie Girardot y est moins survoltée (ce que certains considèreront peut-être comme une bonne chose), mais est encore plus rythmé. Et puis, de vous à mois, voir Philippe Noiret grimé en prêtre orthodoxe grec est tout aussi fantastique que de voir Michel Galabru sapé en travesti dans "La cage aux folles".
La suite de "Tendre poulet" s'ouvre sur le voyage de noce du commissaire Tanquerelle et du prof de grec Lemercier. Où donc? En Grèce évidemmment. Au cours de leur exotique voyage, les jeunes mariés auront le loisir d'exercer leurs talents respectifs dans un intrigue criminelle autour du vol d'une oeuvre d'art dont ils sont, aux côtés d'un jeune couple de français rencontré sur place, les instigateurs présumés. L'aventure du quatuor Girardot- Noiret- Alric-Perrin caractérise une dynamique et très sympathique comédie policière, habilement et modestement dialoguée par Michel Audiard. Au coeur d'un récit mouvementé, inhérent au désormais statut de fugitifs des personnages, Philippe de Broca développe de réjouissants portraits, fondés sur les tempéraments contrastés entre la commissaire énergique et lucide, et le professeur placide, enivré par l'aventure, adossés également aux chamailleries amoureuses entre Francis Perrin et Catherine Alric. Les interprètes en goguette dans la Grèce profonde et touristique semblent d'ailleurs bien s'amuser. On osera, à propos de ce divertissement bon enfant, enjoué et dépaysant, le cliché de la bonne comédie à la française.
2 étoiles attribuées généreusement ... C'est pas terrible ... On voit surtout 4 acteurs qui font mumuse dans des lieux touristiques. Certes, il y a une volonté humoristique et quelques scènes, ci et là, prêtent à sourire (d'où les 2 étoiles). Mais cela est totalement artificiel ; bref, de l'humour de pacotille qui sonne creux.
Mieux que le premier, on a de l'aventure, du rire, une intrigue, des beaux paysages. Que demander de plus ? Les acteurs n'ont pas changé et jouent toujours très bien. Même si la scène de l'hélicoptère est mal faite (montzge, montage), ce film n'a pas beaucoup de défauts. Attention, ce n'est pas un chef d'oeuvre.
Une comédie policière commerciale et échevelée qui présente l’intérêt d’offrir de très belles images d’un très beau pays : la Grèce (Athènes, Héraklion, les Météores...). Le scénario est trépidant avec poursuites et effets comiques épais, sans aucun souci de crédibilité. Comme dans plusieurs autres films de Philippe de Broca, on note la présence de Catherine Alric en fausse Catherine Deneuve.
Menée tambour battant par les deux valeurs sûres que sont Annie Girardot et Philippe Noiret, cette comédie sans prétention se laisse regarder avec plaisir. Même si les ficelles sont parfois un peu grosses, l’enchaînement des situations et les dialogues percutants permettent de passer un bon moment. En prime, la mise en scène met particulièrement bien en valeur les superbes paysages de la Grèce. Bref, un petit film sympa et distrayant.
Je l'ai regardé car il s'agit d'un film de Philippe De Broca dialogué par Michel Audiard, mais il est à peine moyen. Certes, le réalisateur y déploie d'importants moyens techniques dans des décors naturels de Grèce, mais la réalisation est brouillonne et les quatre acteurs (Philippe Noiret, Annie Girardot, Francis Perrin et Catherine Alric) n'ont pas réussi à me faire accrocher à cette histoire de vol d'un morceau pourtant noble d'une statue antique.
Disons que c'est une comédie française typique des années 70 : titre pas sérieux, acteurs sympathiques mais en roue libre, dialogues décevants, ça s'agite beaucoup mais on s'ennuie assez vite. Honte à moi, mais c'est la plastique de Mme Alric qui m'a motivé à aller au bout (oh la la).
Un film en forme de BD, un bon rythme, une fois le décor planté et l'action mise en place il y a plus de temps mort. Les acteurs sont en grande forme, y compris les seconds rôles, Roger Carel hilarant en conservateur de musée à l'accent grec improbable. Bref un vrai voyage dans le temps, un retour à cette époque simple et joviale du cinéma français. Après j'avoue que j'ai un peu de mal à accepter certaines situations, même en étant très bon public et sans chercher le moindre réalisme, des fois ça passe vraiment pas tellement c'est daté voire ringard. Et puis Annie Girardot a toujours été pour moi une actrice insupportable, et le couple qu'elle forme avec Philippe Noiret n'a vraiment rien de très glamour.
Ce film réunit à lui seul le florilège du cinéma français. Un humour désopilant, des acteurs excellentissimes, une musique de film dont on se souvient ad vitam aeternam. Les paysages de la Grèce y sont sublimés. Merci Philippe Noiret "tu vas la monter cette barrière, vieille seringue!!!", merci Annie Girardot "J'comprends rien?!?", merci à Francis Perrin et Catherine Alric "Et ben alors mon biquet, tu viens?!?". Du grand Philippe de Broca. A quand les DVD??? Introuvables pour l'instant!