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4,5
Publiée le 19 mai 2020
Grand classique du cinéma français, dont le ressort principal réside dans les dialogues d'Audiard, devenus cultes, plein de verve et de vivacité, qui fusent de la première à la dernière minute. Ils subliment parfaitement une histoire bien exploitée et mise en scène, interprétée par un casting impeccable. Seul regret : malgré un excellent démarrage, l'intrigue perd un peu de sa saveur sur la fin.
Une des rares comédies française que j'apprécie autant.Juste pour dire que niveau dialogue c'est l'équivalent français de Pulp Fiction quoi.De Lino Ventura,classe à Bernard Blier,excellent et Francis Blanche en Maître Folace en passant par Jean Lefevre,tordant et Claude Rich tous les grands du cinéma français étaient la!On ne pourra pas dire en revanche que le film n'a pas vieilli,au contraire il à sacrement vieilli(le son et les effets spéciaux ne sont pas géniaux)mais pour ce qui est de l'humour,même après quasiment 50 ans,c'est toujours intact:on rigole toujours et on ne s'ennuie pas.Bref les dialogues sont cultes(par Michel Audiard s'il vous plait),les acteurs sont géniaux et même les bruitages de flingues sont excellents! A voir et à revoir,parce qu'on ne fait plus de comédies comme ça...
Élevé au rang de film culte, ce Lautner est le digne représentant d'une période cinématographique très fournie. Pas un chef d'œuvre mais un incontournable du cinéma français.
Audiard à son point culminant! Jamais un film n'a autant reposé sur des dialogues! Si vous ne devez voir qu'un film avec Audiard en parolier, c'est celui-là.
Chaque visionnage des « Tontons flingueurs » est une nouvelle plongée sentimentale dans la comédie française de ces bonnes vieilles années 60. C'est aussi l'occasion de retrouver cette incroyable génération d'acteurs charismatiques, qu'on a tant aimée et qui nous manque cruellement, aujourd'hui. La plupart d'entre eux jouissent déjà d'un statut de star à l'époque du tournage, mais ça ne les empêche pas de « s'auto-parodier » joyeusement, ce qui renforce encore l'admiration que j'ai pour eux. Il faut dire que la réalisation de Georges Lautner et les dialogues de Michel Audiard, leur permettent de s'exprimer librement et de donner toute la dimension de leur énorme talent. Au final, le résultat est d'une simplicité et d'une qualité indiscutable, ce qui place ce grand classique au niveau des œuvres cultes du 7ème Art. Il suffit de faire le compte des répliques que tout le monde connaît par cœur et se transmet de génération en génération. Voilà donc un film vrai, qui ne se la raconte pas et qui fait rire sans vulgarité, même s'il faut réviser son argot pour tout comprendre !
Tout est parfait dans ce film ! Aucune scène ne pourrait être jetée et les acteurs sont excellents ! Mais surtout, si je ne devais retenir qu'une seule chose, ce sont les dialogues : parmi les meilleurs que j'ai entendu voire même les meilleurs.
Bon film français mélangeant les genres, film de gangsters et comédie. Musique mythique, Lino Ventura charismatique, dialogues d'Audiard savoureux, tous les éléments qui font l'importance de ce film dans le patrimoine français sont justifiés. Des scènes cultes ("touche pas au grisbi, salope !") qui après toutes ces années n'ont (presque) pas pris une ride. Un classique.
Vraiment un super film ! Un bon casting, une histoire très hilarante et captivante en même temps. Ce film est vraiment un incontournable du cinéma Français. Je le conseil vraiment à tout le monde. Je le note 3 étoiles.
« A ton avis, c’est un faux caïd ou c’est un vrai branque ? »
Troisième film adapté de la trilogie Max le menteur d’Albert Simonin, avec un troisième réalisateur différent, Lautner (après Becker, « Touchez pas au Grisbi », 1954 et Grangier, « Le Cave se Rebiffe », 1961). Au scénario, on retrouve Simonin, comme dans les deux précédents et Audiard, comme dans le « Cave ». Tout comme la précédente, cette adaptation est très éloignée du roman (« Grisbi or not Grisbi ») et ne dépend en rien des deux autres films, sinon par le climat, l’ambiance, le décor.
Exit Gabin (en froid avec Audiard qui aurait réduit son personnage dans « Mélodie en sous-sol », Verneuil, 1963) et avec Lautner à qui il a voulu imposé son équipe technique, c’est Lino Ventura qui interprète le rôle principal. Autour de lui, Bernard Blier dans l’un de ses meilleurs rôles, Francis Blanche parfait, Robert Dalban inébranlable et Jean Lefebvre plus que potable (c’est rarissime!). S'ajoutent également un Venantino Venantini toujours aussi classieux, une Sabine Sinjen cocasse et un Claude Rich mi-truculent, mi-agaçant.
Les dialogues ? La moitié sont devenus culte, inutile de s’arrêter là-dessus, Les Tontons Flingueurs sont sans doute la quintessence du style Audiard.
En vérité, il est difficile de critiquer objectivement ce film que j’ai dû voir une demi-douzaine de fois, à des âges très différents. Comme tout le monde en connaît les scènes les plus cultissimes, autant s’attacher à celles qui le sont moins à commencer par le tout début : Fernand Naudin/Lino Ventura, gangster rangé, est appelé au chevet de son vieil ami à l’article de la mort. Si on retient Audiard aux dialogues, on oublie souvent que le réalisateur de ce film est Lautner, qui sait manier la caméra et faire parfois preuve d’audaces visuelles, comme c’est le cas dans les premières images, l’arrivée en plans fixes de Fernand dans l’appartement de Louis dit « le Mexicain »/Jacques Dumesnil. Un peu plus loin, on peut observer avec quelle maestria Lautner saisit en champ-contrechamp et contre-plongée les mines patibulaires des différents protagonistes.
On a aussi tendance à l’oublier, le sujet du film, c’est une guerre des chefs à la mort du parrain, dans la plus pure tradition mafieuse américaine, avec son lot de scènes d’action violentes et sérieuses même si elles sont toujours équilibrées par les dialogues drôles et parfois aussi poétiques d’Audiard.