Un film au sujet fort qui parle de viol et qui a le courage de le montrer dans une scène insoutenable, mais qui évite également tout manichéisme à travers la personnalité extravertie de sa victime incarnée par la brillante et oscarisée Jodie Foster.
Un film poignant par son atmosphère pesante. Le sujet du viol a rarement été traité aussi bien (au sens juste). Jodie Foster est excellente et mérite pleinement les récompenses reçues pour ce role.
Un film-propagande visant à défendre l'image des femmes victimes de viols. L'intention est louable mais le résultat cinématographique me laisse assez indifférent. Le scénario est classique, il manque de rebondissements pour réellement intéresser le spectateur. Le jeu de Jodie Foster est excellent, mais le personnage qu'elle incarne devient vite pénible. La mise en scène est passe-partout et la musique oubliable. Quant à la mode vestimentaire de l'époque, notamment féminine, avec les vêtements amples, les épaulettes, les pantalons qui montent jusqu'au nombril... montrent tous les progrès accomplis par l'humanité depuis.
Sur un scénario classique de drame judiciaire, c’est un film puissant qui décrit avec précision la lâcheté et la veulerie des hommes, le désarroi de la victime et les hésitations de l’accusation coincée entre la justice et la réalité juridique. Il est prenant grâce à un montage qui apporte au spectateur la réalité des faits au moment de l’interrogation du témoin clé. Jodie Foster a amplement mérité ses récompenses dans une interprétation poignante et criante de vérité. A regarder en version originale parce que sa voix en français réussit le contraire du message souhaité.
Un film déconstruit, on ne montre rien dans un premier temps, on ne joue pas les voyeurs, on a l'intelligence de croire que le spectateur est assez grand pour se faire son opinion. Alors on nous montre deux côtés de l'Amérique, celle des petites gens, qui survivent dans des logements précaires, un peu en marge, juste sur la ligne, et ceux qui font les lois, les biens pensants, les notables. Deux mondes qui s'opposent, l'Amérique puritaine jugera t-elle la jeune femme pour ces mœurs ou pour le crime qu'elle a subit. Etude de la société donc, avec en toile de fond la dénonciation d'un crime, ou la victime est malmené pour se faire entendre. Jodie Foster n'a pas encore 30 ans lorsqu'elle s'attaque à ce rôle, et la scène du viol a du être un enfer pour elle tant la violence qui s'en dégage parait réelle. Cette interprétation lui vaudra un oscar. Le film a légèrement vieilli, il est le témoin de cette époque, ce n'est pas pour déplaire, beaucoup de film de ces années 80, deviendront des classique, comme ceux des années 40 ou 50, et certains sont déjà entré dans le panthéon des classiques, Les accusés peut en faire parti.
Gangs et crimes de rue, Jonathan Kaplan trouve à présent plus de teneur dans le versant dramatique de cette réalité et ce mode de vie qui multiplient les victimes. La parole leur est donc donnée à travers des déboires qui rappellent ceux de Cheryl Araujo et qui questionnent le spectateur sur ses devoirs et sur son témoignage. Il fait acte de présence et le réalisateur nous emmène bien plus loin que prévus, hors de notre siège confortable et proche d’une cruauté que l’on contourne trop souvent. La vérité, ou plutôt la vérité, constitue le principal enjeu d’une plaidoirie malsaine et amèrement pertinente. Donnons-lui ensuite un genre et un nom, on obtient Jodie Foster, seule contre tous.
En incarnant Sarah Tobias, jeune et libérée mais qui ne revendique pas l’indépendance pour autant, on nous brosse un portrait merveilleux d’une jeunesse étincelante et qui vit l’instant, osant tout et risquant tout. Mais la narration est bien plus subtile qu’il n’y paraît et de la même manière que l’on aborde le viol de groupe, on démarre par une suggestion du drame. L’ouverture en plan fixe arbore les ingrédients d’un classique de l’épouvante et du polar de l’époque. Et pourtant, le récit affine ses idées afin de balader le spectateur jusqu’à ce qu’intervienne le personnage salvateur, Kathryn Murphy. Avocate, elle défend les valeurs d’une Sarah traumatisée, mais qui ne reste pas moins guerrière et qui montre sa motivation jusque dans son apparence. Il n’est d’ailleurs pas étonnant de retrouver Kelly McGillis dans un second rôle aussi caractériel. Le masque que la comédienne porte n’est plus qu’une formalité, dès lors qu’elle partage des cicatrices similaires aux victimes du sujet qui nous préoccupe.
L’œuvre y va donc de sa simplicité, accentuant ainsi un drame humain et une réalité morbide. Entre banalités et provocations, il ne peut y avoir justice. Mais avant de penser aux remords, le film mobilise son attention sur ce qui précède l’inévitable et l’irréparable. Sarah maquille ses difficultés et tombe sans doute dans une caractérisation poussée de cette serveuse, sans ambition, sans histoire. Elle ne supplie donc personne pour ses choix de vie, aux crochets d’hommes qui ne maîtrisent pas leurs pulsions, au fin fond d’une Amérique spectatrice de sa propre bêtise. Il s’agit d’un combat mental pour celle qui se heurte ironiquement à l’autre camp de la provocation, mais qui n’hésite pas à franchir la barrière de l’intime et de la dignité. Ce qui attriste alors dans ce constat, c’est bien évidemment la place du tribunal et la raison d’une défense, qui oblige la femme violée à en justifier la cause et à en justifier la véracité de ce qu’elle a vécu.
Sans pousser à bout le théâtrale et le spectaculaire, Kaplan offre avant tout une voix à tous « Les Accusés », au même titre que les victimes. Ce parti-pris est tout aussi intelligent que son ambassadeur le plus tranchant. Kathryn trouve avec justesse les mots, l’élocution et la bravoure nécessaire pour que son discours soit pertinent sur des territoires inhospitaliers, rappelant ainsi qu’il ne s’agit ni du premier ni du dernier angle mort dans un procès.
Les Accusés est un très bon film judiciaire porté par un duo d'actrices remarquable. Le film aborde avec intelligence mais aussi crudité la question du viol. Le calvaire vécu par le personnage de Jodie Foster, qui après avoir subi un cauchemardesque viol en réunion, doit subir mépris de classe, insulte, insinuation calomnieuse, … durant l'épreuve du procès. C'est très bien réalisé, la scène de viol reste terriblement en mémoire de par la violence physique et morale qu'elle montre à l'écran. Kelly McGillis joue très bien et Jodie Foster crève l'écran (comme toujours). A voir.
Pourquoi ce film présente un intérêt ? Par le fait que ce n'est pas un cas simple, mais qu'il y a tout un contexte compliqué à prendre en compte. La défense se saisit forcément de la moindre ouverture ou faiblesse de la victime. La grande force de ce film repose sur la prestation remarquable de Jody Foster qui se coule parfaitement dans ce personnage de fille violée, amère de voir ce qu'il advient de tous les responsables.
Performance exceptionnelle de Jodie Foster qui a bien mérité sa statuette pour ce film. Un film assez violent, à l'ambiance dure, tranchante et qui nous rend triste, avec une scène finale difficile à voir, à entendre. Le plus cruel est surement que ça fait vrai, que des personnes ont vécu cela et ça prend à la gorge. Cinématographiquement, le film est réussi. Aussi car les émotions qui traversent le spectateur sont prenantes !!
Un film simple sans aucune fioritures qui ne servent à rien . Ici seulement l émotion brute comme on faisait encore en cette fin des années 80 . Jodie Foster époustouflante dans ce rôle difficile. Du cinéma vérité comme malheureusement on ne peut plus faire aujourd'hui car les intellos et la critique de certaines radios ou médias trouveraient ça pas assez ci où pas assez ça. Le monde du cinéma a malheureusement trop changé. Heureusement il reste encore des films comme celui là avec ces acteurs là !
LES ACCUSES (1988): Jolie, aguicheuse, pleine de vie, Sarah n'aura pas mesuré le danger qu'elle aura créé en se donnant en spectacle dans un bar où l'alcool, la drogue et la débilité humaine feront déraper cette soirée dans un véritable cauchemar. Une réalisation inspirée d'un fait divers, un viol collectif qui se sera déroulé dans le Massachusetts en 1983. "Les accusés", un film un peu vieillot par sa mise en scène, par sa bande musicale totalement dépassée (l'époque du synthétiseur), mais surtout pour ce manque de conviction des deux actrices Jodie Foster (Sarah) et Kelly McGillis (l'avocate Kathryn Murphy) pour ce traumatisme destructeur, une douleur pas assez accentuée. Une petite déception pour moi.
Les accusés est un film relativement classique et conventionnel, mais qui reste efficace et prenant.
En effet, rien de très novateur dans le film : une femme violée demande que justice soit faite... Cependant, le tout reste bien réalisé, bien dirigé, et l'interprétation de Jodie Foster est vraiment très bonne.
Bref, Les Accusés n'est pas un film inoubliable, il a d'ailleurs pas mal vieilli, cependant il a le mérite de proposer au spectateur ce qu'il vient voir. Sans sortir des sentiers battus, il arrive tout de même à proposer quelque chose de bon, de cohérent, de prenant et d'efficace.
Un film avec un sujet dur et avec un très bon casting pour un résultat plaisant. Le film aurait pu être meilleur avec un meilleur rythme mais ça reste une oeuvre de qualité. Après avoir consommé de l'alcool et de la drogue, Sarah Tobias se rend dans un bar. Elle commence à agir de manière provocante avec un groupe d'hommes. ces derniers vont alors la violer collectivement sous les encouragements d'autres clients du bar. Kathryn Murphy prend l'affaire en main et est fermement décidée à amener les agresseurs de Sarah devant la justice... La réalisation manque de panache: le cadrage est très bon, la mise en scène un peu platonique, les prises de vues trop simples, les mouvements fluides et la profondeur de champ réussie. La scène du viol, très dur est par contre filmée avec brio. Le scénario suit l'affaire judiciaire pour condamner les violeurs de Sarah. Le film s'intéresse naturellement aux séquelles psychologiques que le personnage a suite une telle horreur. Le rythme a tendance à souvent faiblir et amène de nombreuses longueurs. Il y a aussi quelques incohérences mais la grande force du film est l'absence de manichéisme, car tous les personnages ne sont pas tout blanc ou tout noir. L'histoire est bonne mais manque de rythme. Les acteurs sont tous très bons, mais Jodie Foster offre une performance qui manque de tonus au début mais qui au final prouve qu'elle mérite son Oscar. Les personnages principaux sont attachants, mais certains des secondaires font plus office de figuration. Les dialogues sont assez bien écrits. La photographie a une lumière assez plate et des couleurs agréables. Le montage est assez réussi avec un bon rythme. Les décors sont réussis, les costumes sont bons .et la musique accompagne bien le film. "Les Accusés" est un on thriller qui aurait pu être mieux avec un rythme plus soutenu.
Basée sur l'histoire du viol de Cheryl Araujo en 1983, ce film traite avant tout du viol mais aussi du public présent, qui n'est pas intervenu si ce n'est pour encourager les auteurs... Une mise en scène impeccable, des acteurs époustouflants et un suspens inattendu alors qu'on connaît l'histoire, font de ce film un chef d'oeuvre. Dur, émouvant et trop vrai...