Reprenant le thème de L’enfant sauvage de Truffaut, un drame sensible qui repose principalement sur la prestation brillante de Jodie Foster, mais au service d’un scénario qui accumule les clichés et les excès de pathos.
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3,5
Publiée le 14 avril 2021
Il s'agit de l'un de ces rares joyaux dont on peut dire que les acteurs et les actrices mettent tout en œuvre dans leurs performances et vont au-delà de leur rôle. Jodie Foster méritait l'oscar pour cette performance. Elle était tellement fantastique que c'en était incroyable. Tant d'actrices auraient pu mal interpréter le rôle de Nell et pourtant elle a trouvé le moyen de le faire quand elle parlait on aurait dit qu'elle l'avait vraiment fait toute sa vie et toutes ses mimiques étaient absolument fluides et authentiques tout comme les rituels qu'elle accomplissait. Liam Neeson était également merveilleux et semblait vraiment se soucier de la pauvre enfant. C'est un film vraiment profond et gratifiant qui mérite un plus large public. Ma seule critique est que la transition vers l'indépendance de Nell a été précipitée vers la fin dans l'intérêt d'un dénouement dramatique...
Nell n'est pas une enfant sauvage au sens strict du terme, puisqu'elle vivait avec sa mère. La comparaison avec le film de François Truffaut n'est donc pas forcément pertinente. Ce film est d'abord un film sur le langage, et toute cette partie est parfaitement maîtrisée, le choc culturel est traité de façon plus inégale, mais la séquence dspoiler: e la salle de billard est magistrale. Le gros problème est la scènespoiler: du procès , complètement ratée car trop longue, trop pontifiante et pour tout dire trop invraisemblable, mais elle ne gâche pas le film pour autant. La direction d'acteurs est un sans-faute et si Liam Neeson et la belle et regrettée Natasha Richardson sont impeccables, que dire de la prestation de Jodi Foster, tout simplement époustouflante. cela aurait pu être un chef d'œuvre, ça reste un grand film !
Ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir un film linguistique ! Nell se base sur l’idioglossie, ce qui n’est pas, contrairement aux apparences, l’étude de la langue des idiots, mais le phénomène consistant à créer (souvent spontanément) une langue pour soi ou un petit groupe tels des jumeaux. Elle est peut-être plus transparente sous son autre nom : la cryptophasie. Ou pas.
Nell, c’est donc aussi la personne qui idioglosse, à savoir Jodie Foster, qui tient ici un de ses rôles préférés. Les cas d’enfants sauvages ne sont plus très neufs au cinéma depuis longtemps, mais on tente d’élever son personnage au même rang d’exception que celui de L’Enfant sauvage de Truffaut ; l’actrice a d’ailleurs lu les mêmes livres qui l’ont inspiré, en version originale française parce que pourquoi pas.
On n’a en tout cas jamais assez d’une surdouée pour jouer une (prétendue) déficiente mentale, car la seule performance de la Rainwoman d’Apted aurait pu gâcher entièrement la tentative de lui donner sa propre langue. Ce n’est pas à la portée de tout le monde de baragouiner. Heureusement, & de façon un peu inattendue, personne dans la production ne semblait du genre à considérer qu’une langue fictive ne valait pas la peine d’être soignée sous prétexte que personne ne la comprendrait.
Pour nous initier à ce synopsis qui a des airs bien barbants pour tout le monde sauf moi, la caméra fait la navette entre les belles montagnes de Caroline du Nord & la civilisation en une alternance qui serait magnifiquement mise en valeur s’il ne semblait pas un peu trop aisé de déplacer deux personnages (un homme & une femme, hein, ça se voit venir) en-dehors de leur vie professionnelle jusque dans les montagnes de Nell, quoique Neeson arrivera à maintenir un brouillard surréel de gentillesse malgré l’exploration presque trop profonde de ce trait énorme dont on l’affuble. On ne peut pas être aussi élogieux pour Natasha Richardson dont la prestation est juste passable, quoiqu’on peut mentionner à sa défense la responsabilité qu’elle a hélas de ridiculiser la science & la psychologie dans la cristallisation qui est faite du cliché psychorigide affilié à sa profession.
Fortement reposée sur Foster afin de la laisser mener la danse, l’œuvre est bizarrement hypodramatique – ce dont je ne me plains pas, car si c’est monotone dans l’idée, c’est aussi d’une linéarité confortable qui ne se dispense pas pour autant de décorer le déroulé de la dose de méchanceté & d’injustice qui va bien. Cependant, il aurait fallu en faire plus afin d’offrir une catharsis digne de ce nom.
Pas excellemment équilibré autour de ses points très forts, l’opus d’Apted n’en génère pas moins une histoire respectueuse d’une marginalité souvent mise en boîte, sachant en outre transformer ses détails en petites pointes d’empathie, signes qu’Egg Pictures ne met pas tous ses œufs dans le même pas niais.
Très bon film, certes un peu "à l'eau de rose" si vous jouez le jeu il sera mais empli d'émotion, Jodie Foster dans ce rôle très difficile à interpréter sans tombe dans le ridicule, est excellente et très crédible, bravo!
Sensationnel ! Nell est un film magnifique, remarquablement mis scène, très bien casté et doté d'une superbe histoire. C'est une oeuvre généreuse, sur l'Humain, la Nature, et sur la Vie. Sûrement un des meilleurs films des années 90.
Un beau petit film de la part de Michael Apted mais je ne peux m'empêcher de le trouver un tant soit peu mièvre, on sombre souvent dans le pathos malgré quelques scènes pleines d'émotions. Beaucoup de sur-jeu également de la part de Liam Neeson, la regrettée Natasha Richardson, pas exempte de tout reproche non plus, apparait finalement plus posée mais c'est surtout Jodie Foster qui surprend tout son petit monde avec une prestation aérienne et maitrisée quoique pour ma part, étonnamment elle m'émeut autant qu'elle m'agace ici ... On ne peut pas dire que le métrage laisse indifférent, loin de là mais je m'attendais à quelque chose d'autre, moins caricaturé et moins téléphoné peut être, pour autant "Nell" reste à voir une fois au moins même si dans le genre sauvageon, "Instinct" m'a bien plus embarqué.
Un film de socialisation, dans lequel Jodie Foster excelle en enfant des bois. La version française est complètement ratée, et le film précède Liam Neeson sur des rôles plus "musclés".
Jodie Foster, dans un rôle très casse-gueule, est brillante et émouvante dans la peau d'une jeune femme qui n'a jamais connu la "Civilisation", le couple formé Liam Neeson et la regrettée Natasha Richardson fonctionne parfaitement (le contraire aurait été vraiment étonnant !!!) et les paysages de Caroline du Nord dans lesquels se déroule l'action sont magnifiques. Si (on a presque envie de dire inévitablement !!!) l'ensemble tombe dans quelques conventions hollywoodiennes du point de vue scénaristique dans la dernière demi-heure, les qualités citées ci-dessus ainsi qu'une réalisation qui fait la part belle à l'humanisme et à la sobriété font que ce film réussit parfois à aller droit au cœur.
Certes, les acteurs sont bons et campent leur personnage avec conviction, les décors et la photographie sont magnifiques et l'histoire est originale...mais que de longueurs! Le scénario semble bâclé et tout est trop prévisible, parfois invraisemblable (la scène du procès notamment à la fin) et fleur bleue à outrance. Malgré ces points négatifs, on se laisse bercer par les décors de rêve, et le jeu des acteurs permet de rendre ce film regardable.
Vu, revu et re-revu, ce film est une boule d'émotion à l'état pur... C'est aussi un pamphlet contre l'intolérance, la peur de la différence et le besoin de certains de tout contrôler. Des acteurs incroyables, un scénario fort et un visuel à tomber par terre, bref, une merveille.
Des décors naturels d'une beauté absolue... Une musique qui s'harmonise parfaitement avec les images Un scénario, un vrai ... Une petite merveille du genre. Des acteurs investis dans leurs rôles, tous parfaits, avec une mention très spéciale, hors norme, pour Jodie Foster et son interprétation magistrale. ...
Un Film intense, rare, d'une beauté MAJUSCULE et pour tout public ...