Dernier film de Melville, "Un flic" fut à l'époque un échec public et critique. On peut comprendre pourquoi en le revoyant aujourd'hui. En effet, on ne peut qu'être déçu quand on sait que la précédente œuvre du réalisateur était "Le Cercle Rouge". "Un flic" est loin d'être aussi fort. Le film tourne autour d'un couple de criminel dont le mari exécute des braquages, tandis qu'un commissaire entretient une liaison avec la femme. On retrouve les ingrédients classiques de Melville (intrigue fataliste, ambiance sombre, braquages méticuleux, etc.), des acteurs charismatiques, et une ambiance crépusculaire esthétique. Mais la sauce a du mal à prendre. Le scénario est somme toute très léger, et semble avoir été tiré en longueur. Quant à Alain Delon, le "flic" qu'il campe parait assez peu perspicace, et est surtout bon à cogner les suspects. Richard Crenna (!), qui interprète le vrai personnage principal de manière flegmatique, n'a aucun mal à lui voler la vedette (bien qu'il soit doublé, ce qui est désagréable). Un Melville mineur.
Melville reprend trop ce qui fut son succès d'autrefois, le rythme lent devient ennuyeux, le scénario semble brasser comme du vide par moment . Le flic Alain Delon passe en personnage secondaire . On retrouve bien ce coté froid, gangster qui ont la classes et une super réalisation mais globalement mou et peu prenant .
Hélas Melville manque sa dernière station avant le terminus, l'histoire est rarement crédible, en tout cas il existe peut de liant entre les divers protagonistes et plus grave les individualités nous laissent sur notre faim. La technique est toujours là mais filmer un téléphone qui sonne pendant de longues secondes ne peut être efficace que si on a créé une véritable tension derrière.
un flic est le dernier film de melville et sans doute par le meilleur, on est loin du cercle rouge et du samouraï, qui pour moi reste son meilleur film, il parait qu'à l'origine melville avait donné le choix à delon de jouer son le flic soit le voleur, quand on voit le résultat on se dit que delon est bien meilleur dans les rôles de voyou, ici son côté "flic" ne passe pas très bien, à noter sa relation "ambigüe" avec le travelo et une catherine deneuve quasi absente , juste une apparition, mireille darc n'était-elle pas disponible à l'époque? elle qui fait figure de passante dans certains films avec delon! un petit clin d'oeil au rôle un peu inaccoutumé tenu par jean desailly (le flic du doulos)
On se demande ce que fout Alain Delon, seul sur l'affiche, et pourquoi Melville a choisit d'appeler son film "Un flic", tant le personnage incarné par Delon est mis en retrait. L'histoire se situant plutôt autour de l'orchestration d'un minutieux braquage par une bande de gangster. A part ça, on pardonne aisément les quelques incohérence du scénario tant l'ambiance qui se dégage du film est délicieuse. De longue scènes sans dialogue, ou chaque geste, chaque détail a son importance, des gangsters charismatiques en imper', et Alain Delon qui, dans sa classe Abitbolienne, joue nonchalamment un petit air de jazz du piano. "Un flic" est ce que l'on pourrait appeler : "un film qui a la classe !"
Malgré le prestige et l'exigence de Jean Pierre Melville, son dernier film fait un peu pitié. Si la mise en scène méticuleuse et la direction d'acteurs sont là, le scénario déçoit franchement et ennuie encore plus. Certes, il s'agit d'un classique jeu de chat et souris entre flics et voyous mais Melville peine à se renouveller et, du coup, nous refourgue un bon paquet de décors et d'ambiances qu'on croiraient sorties du "Cercle rouge" (la boite de nuit identique, les bureaux gris des flics, etc...); Bon, il y a quelques moments sympas comme la séquence du train malgré des longueurs (Richard Crenna met 10 minutes à changer de fringues !!) et ses fameuses maquettes qui rendent l'ensemble un peu fauché....Quant a Alain Delon, l'acteur semble comme anesthésié pendant les deux tiers du film pour se réveiller dans le dernier quart d'heure....Bref, une grosse déception.
«Un flic» marque la troisième collaboration entre Jean-Pierre Melville et Alain Delon, mais il s'agit aussi de la dernière oeuvre du maître du film noir à la française. Souvent considéré comme le Melville le moins réussi «Un flic» est effectivement inférieur par rapport à certains de ses autres films. Mais ne vous y trompez pas, tout ce qui caractérise le style de ce cinéaste unique est là: les longues séquences silencieuses, une direction d'acteurs irréprochable, une mise en scène parfaitement maîtrisée, des bandits charismatiques qui élaborent et exécutent leurs plans avec une minutie déconcertante. Un film de Melville, c'est une mécanique bien huilée, réglée comme du papier à musique. Mais ici, c'est au niveau du scénario que ça pêche, certaines scènes tirent en longueur pour masquer un certain vide et les rebondissements sont assez rares. Et pourtant, «Un flic» reste un polar convenable même si l'on sent clairement que Melville a manqué d'inspiration.
Du pur Melville autour d'une intrigue classique flic/gangster. Peu bavard, froid, efficace. Toujours une grande classe dans le traitement des relations entre hommes (amitié, trahison...). Et un ton désenchanté. On regrettera cependant quelques failles logiques dans le scénario, des effets spéciaux grossiers pour l'épisode du train, ainsi qu'une "grisaille" visuelle peu esthétique.
Du bon et beaucoup de moins bon dans ce Melville. La scène du train avec l' hélico, filmé sur une maquette fait vraiment pitié.. bref un film moyen avec peu de moyens.
(VIDEO) Tout est raté dans ce Flic. L'épure confine à la vacuité. Les scènes avec le train et l'hélicoptère miniatures sont carrément indignes. On est tout simplement dans un très mauvais film.
Ultime film de Melville, "Un Flic" m'a déçu. Sans doute l'un de ses moins bons films. Toujours dans un style propre au réalisateur, la lenteur est au rendez-vous, l'ambiance générale, lourde, aussi mais cette fois ci la recette ne fonctionne pas, ou plus autant qu'avant. Ce film paraît inachevé ou même bâclé. Le scénario, beaucoup moins irréprochable que ses productions précédentes ("Deuxième Souffle", "Samouraï", "Cercle Rouge"...) est le point faible majeur à mon sens. Je m'attendais franchement à suivre la triste vie d'un flic parisien, la monotonie de son travail, ses relations, etc... D’où le titre! "Un Flic"!! Mais non, les scènes de vols sont trop longues, notamment celle du train et de l'hélicoptère qui soit dit en passant, filmée sur une maquette, a vraiment mal vieillie! On peut d'ailleurs se demander comment Melville, faisant partie des trois plus grands réalisateurs français du moment, bénéficiant de budgets énormes, n'a pas pu ou voulu tourner celle-ci en extérieur… Bilan mitigé ; dommage.
Dernier film de Jean-Pierre Melville dont ce serait un euphémisme de dire que c'est loin d'être sa meilleure oeuvre. "Un Flic" est en effet décevant. Il ne vaut que pour deux scènes : l'attaque de banque au début et le vol de la valise dans le train. Cette dernière est d'ailleurs très bien imaginée et assez bien mise en scène malgré son fort côté maquettes. Ben autrement le problème niveau scénario c'est que le film pendant toute sa durée donne l'impression qu'il ne raconte absolument rien. Bref quand on en sort, on serait incapable d'en donner un résumé qui soit un minimum consistant. Mais le gros du gâchis vient surtout de l'interprétation : Alain Delon incarne un personnage beaucoup trop monolithique et celui de Catherine Deneuve ne sert strictement à rien. Ce qui permet à Richard Crenna de se tailler la part du lion très facilement vu qu'il n'a absolument aucune concurrence. Comment dire pour qualifier "Un Flic" ??? Du sous-Melville tout simplement.
Melville se parodie pour son dernier film où manquent cruellement l’humour et l’inventivité de Bob le flambeur. Voilà un auteur qui aura réussi le tour de force de décliner du début à la fin de son œuvre sans rien perdre de son crédit auprès du grand public et des producteurs ! Alain Delon refait le coup du Samouraï (le bar, le piano) et se parodie lui aussi. Quant à Catherine Deneuve, elle est perdue dans cet océan de médiocrité où l’on cultive sa ressemblance diaphane avec celle de l’indic travesti…. Grandeur et décadence ! Le scénario est d’une pauvreté affligeante, l’action se traîne en longueur quand tout pourrait dit en un quart d’heure. Enfin, Melville a le pire des défauts pour un auteur : il se prend au sérieux !
Toute la (vaste) nullité de Melville s'exprime dans ce film minable, mal filmé, mal joué, au scénario nullissime et aux effets spéciaux particulièrement grotesques (l'hélicoptère en plastique sur le train JOUEF) ! On retrouve tous les tics de J.P.M. qui ont fait (un peu) illusion auparavant, les scènes qui montrent une action inutile, les scènes artificiellement silencieuses et la même scène de boite de nuit avec les danseuses invraisemblables que dans tous ses autres films ! Mieux vaut revoir "Le Doulos" avec son plan séquence fabuleux dans le commissariat !