Un Flic
Note moyenne
2,8
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131 critiques spectateurs

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Naram
Naram

2 abonnés 204 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2026
Un flic s'inscrit dans la continuité des polars de Melville, avec des personnages melvilliens, qu'il s'agisse des policiers ambigus, représentés par Coleman, joué par Alain Delon pour une fois, ou du groupe de malfrats. Ils sont tous solitaires, professionnels, peu bavards et nuancés. Ce n'est pas le camp du bien contre celui du mal, mais quelque chose de plus complexe.

C'est poussé à l'extrême ici, avec très peu de dialogues : tout passe par le regard. On a quasiment l'impression qu'ils se parlent par télépathie, parfois. C'est très dense : en 1 h 30, il se passe énormément de choses et on a parfois du mal à suivre, en cherchant à comprendre ce qui se passe. J'ai été confus pendant la majeure partie du film, ayant du mal à identifier les personnages et leurs intentions.

Cependant, dans cette densité, il y a des scènes hors du temps, où le récit est mis en pause : ce sont les grandes séquences du braquage au début et du vol d'un passeur dans un train. Ces séquences sont grandioses, car elles prennent le temps de montrer la mission en temps réel et d'en voir chaque recoin, de suivre la minutie du personnage. C'est captivant. C'est une bouffée d'air frais dans un film assez basique, qui reprend les codes du genre.

spoiler: La fin ne pouvait être que tragique pour les criminels, qui meurent un à un, tandis que Coleman, blasé, continue sa vie sans grand intérêt.
CrystalEagle
CrystalEagle

6 abonnés 147 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 septembre 2026
Aimer un cinéaste, c'est parfois devoir lui avouer une déception. Le film s'ouvre sur une certitude familière chez Melville, celle d'hommes déjà morts qui l'ignorent encore. Toute son œuvre tient dans ce premier plan qui condamne le personnage avant même qu'il bouge. Coleman en porte le poids comme une seconde peau, usé au point de douter de son propre scepticisme. Autour de lui, des flics sans illusions et des voyous en seigneurs déchus, Simon n'étant jamais que l'autre visage d'un même sursis. Le titre surprend, d'ailleurs, tant Delon s'efface docilement devant la bande à Simon. Car le vrai sujet n'a jamais été le badge, mais cette porosité trouble entre le policier et le truand, deux gentlemen économes de violence, capables de s'émouvoir devant une toile ou un bronze. Un sujet magnifique, classique mais magnifique, que l'exécution vient saborder.

On devine le scénario avant qu'il commence, réduit à l'os jusqu'à l'anorexie, tant Melville y recycle ses propres gammes. Le rythme, lui, perd toute mesure : il s'attarde interminablement sur l'habillage de Richard Crenna dans un train, puis bâcle ailleurs ce qui méritait du temps. Le film en devient creux et boursouflé à la fois, comme si le vide y prenait toute la place, et Deneuve, sacrifiée dans cette mécanique, hérite d'un rôle sans consistance. Reste ce prologue qui rachète presque tout : un casse sous une pluie battante, dans une station balnéaire fantôme, porté par une mise en scène presque zen et une photographie bleutée hypnotique. Puis débarque la séquence du train et de l'hélicoptère, maquettes ridicules à l'appui, accident de parcours qu'on peine à croire signé de la même main.

Melville pousse ici son maniérisme jusqu'à l'incandescence, cinéaste fatigué qui se cite lui-même sans plus rien inventer. Son duo avec Delon, pourtant l'un des plus grands du cinéma français, semble à bout de souffle : Delon n'a plus rien à apporter, Melville plus rien à lui apprendre, et ce film sonne comme la fin silencieuse de leur alliance. Face à un Delon minéral, au visage de pierre qui laisse trop peu filtrer, c'est Richard Crenna qui vole la vedette, offrant à l'ennemi une dignité que le héros a perdue. Melville a toujours parié sur la lenteur et la sécheresse : un pari qui enfante des chefs-d'œuvre quand l'émotion suit, et une désillusion amère quand elle se dérobe.
Thierry LEFEVRE
Thierry LEFEVRE

1 abonné 246 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2026
Cela commence ainsi : « C’est un hold-up, que personne ne bouge », un braquage à l’ancienne dans une banque située en bord de mer déserté. Alain Delon (2024) en commissaire flegmatique, fonctionnant à l’indic la nuit (boites de nuit, clubs. Catherine Deneuve, blonde vénitienne, profitant de son relationnel flic-gangster, Richard Crenna (2003) en malfrat organisateur de coups spectaculaires, distingué et acrobate ; Et si j’ajoute André Pousse (2005), Jean Desailly (2008), Simone Valère (2010), Ricardo Cucciola (1999), Pau Crauchet (2012), Michael Conrad (1983), les nécrologies cinématographiques de tout ce joli monde font partie,aujourd’hui, d’un bottin historique. Catherine Deneuve demeure l’exception encore vivante. Quant à Jean-Pierre Melville (1973) , son dernier film (1972) n’a rien perdu de cette époque révolue, ni des silences et des regards entre les acteurs. L’efficacité tient à cela.
Wilbi Mcshane
Wilbi Mcshane

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juin 2026
Ambiance sombre, montage au couteau, plans caméras soignés. Du très bon Melville, sans oublier un Delon hyper charismatique.
Olivier Calmel
Olivier Calmel

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 mai 2026
Voiture 8...... oui? ou ca? On y va, je vous rappelle apres!!! Les dialogues dans la voiture ........ La maquette du train et l helicoptere miniature font vraimfnt film cheap. Le dernier opus de Melville qui ne restera pas dans les mémoires.
Bernard Winter
Bernard Winter

2 abonnés 204 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2026
Un bon film policier français, à la mode américaine, comme les affectionnais Melville, avec des dialogues réduits au minimum et une longue séquence de cambriolage nocturne dans un train plutôt réussi. Delon et Deneuve jouent les seconds rôles. Toute une époque
Simplicissimus
Simplicissimus

11 abonnés 236 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 avril 2026
Dernier film de Jean Pierre Melville, sobrement intitulé : " Un flic" ; échec public, inférieur, en tout cas, au " Samouraï", au "Cercle rouge", à " L'armée des ombres" ou à " L'aîné des Ferchaux".
Comme si le style Melville arrivait au bout de l'épure, s'essoufflait et commençait à tourner en rond.
Surtout que le personnage du flic joué par un Alain Delon, plus mutique et glacial que jamais, ressemble comme un frère jumeau, mais du côté de la loi, au Jeff Costello du " Samouraï".
Melville semblant plus intéressé de mettre en scène des "casses" ( le deuxième, mal filmé, d'ailleurs..) que par l'intrigue.
L'univers de Melville est un monde d'hommes, d'accord, mais le rôle de Catherine Deneuve est si ténu et bizarre, que c'en est presque scandaleux.
Spider cineman
Spider cineman

223 abonnés 2 588 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 avril 2026
Quand on voit la distribution d affiche on est éblouit, Un Melville de plus … et c est la déception, on peu seulement apprécier un retour dans le temps, mais ce scénario si convenu, ces dialogues assez plats et ce rythme lent nous assomme d ennui, assurément un opus médiocre dans la série de ce réalisateur que les acteurs ne remontent que difficilement par leur interprétation assez peu convaincante
loula M
loula M

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 avril 2026
Nanar abyssal et phalocratique comme savait en produire à la chaîne toute une époque... Voir un flic, c'est comprendre que tout n'était pas mieux avant et c'est tant mieux!
Aliénor
Aliénor

7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mai 2026
Un film trop artistique : on nous avait promis du suspense. Les plans sont beaux, les décors aussi mais l'histoire n'est pas intéressante, les perso clichés.
Charaimon
Charaimon

69 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2026
belle mise en scène, la séquence avec le train et l'hélico est mémorable. Pour le reste, le film a vieilli, Delon se trimballe, imperturbable, l'action semble figée. Pour amateurs du film policier sous toutes ses formes.
FRED84
FRED84

2 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2026
Certes beaucoup d'éléments liés au manque de réalisme du film irritent: les voitures américaines,les costumes trop" classe",les stetsons, le comportement souvent peu crédible des flics et est loin de L627 de Bertrand n'empêche, la mise en scène de Melville fait mouche dans bien des cas et les scènes d'anthologie comme le braquage de la banque ou le trajet hélico-train font charisme des Delon,Deneuve et Crenna parachève le tout.
Infovest
Infovest

6 abonnés 218 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 avril 2026
Tous les extrêmes dans ce film.
Des acteurs charismatiques et peu de dialogue
De l’action avec des trains et hélicoptères en
Maquette sans souci de dissimulation, comme dans le cercle rouge.
Une banque BNP avec 10 personnes à l’intérieur et personne à l’extérieur dans un quartier de résidences secondaires fantôme.
Reste le scénario qui tient la route.
Loin d’être le meilleur film de Melville mais j’ai qd même aimé.
Ibizette
Ibizette

69 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 avril 2026
Aîe… je n’ai pas aimé du tout…. Pourquoi tourner des scènes en temps réel (dans le train). Qu’est-ce que cela apporte ??? à part un ennui abyssal.
Et que d’invraisemblances… il ne passe pas UNE seule voiture dans la rue de Saint-Jean-de-Monts…. Alors qu’il y a une succursale d’une banque. Pour moi, ratage complet
Mjoly
Mjoly

5 abonnés 294 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2026
Le dernier Melville! Mais pas le meilleur, loin s'en faut. Au début, on se régale de retrouver son univers: des gangsters et des flics, en plein hiver, avec les caisses américaines. Les dialogues sont minimalistes, les visages figés, tout y est. Et puis boum, patatras, il y a la séquence du casse dans le train, qui a triplement tout faux: d'abord le coup du truquage avec un petit train électrique et un hélicoptère en jouet suspendu par un fil est indigne d'un si grand cinéaste. Ensuite, elle manque totalement de crédibilité, même si les trucages avaient été bien faits. Et pour finir, elle est beaucoup trop longue. Dommage...
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