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Marc Taton (Belgique)
42 abonnés
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2,5
Publiée le 13 décembre 2012
Il y a de bonnes intentions dans ce film ou la chance et le jeu sont de mises, malheureusement il s'essouffle assez vite et n'arrive pas vraiment à faire rentrer le spectateur dans son... "JEU"
Un scénario totalement baclé , une réalisation plate, une musique agaçante, et surtout des acteurs qui jouent comme des amateurs. Du cinéma comme j'aimerai plus jamais en revoir...
(…) Intacto devient un grand jeu ludique et une version cynique des Douze Travaux d'Astérix : au point que bientôt les règles apparaissent cohérentes, l'objet de l'émotion cerné. Les sentiments des principaux protagonistes grignotent quelquefois la pellicule, et les enjeux conceptuels révèlent bientôt des êtres affolés par l'hypothèse d'une vie ''totale'', affectés surtout au point de menacer leur équilibre de référence. Plus proche des canons du genre policier/film noir dans son dernier tiers, le film pour autant ne se trahit jamais et tient toutes ses promesses. Ni fumisterie ni révolution, juste un exercice de percutant, presque réformateur, par le futur réalisateur de 28 semaines plus tard.
Il arrive que le cinéma défie la pesanteur du hasard; Intacto est de ceux-là : un tourbillon métaphysique, un murmure de fable, une épreuve suspendue où la chance devient tyran. Dès les premières scènes, Fresnadillo propose non une intrigue mais un pacte exigeant : accepter que la vie ne soit pas un jeu, sauf lorsqu’elle l’est.
Dans sa thèse, le film affirme que la chance n’est pas un don gratuit : elle est dirigée, transférée, extorquée — elle est monnaie d’échange, elle est douleur. Federico vole la chance comme d’autres volent les vies ; Samuel la possède parce qu’il a survécu — non malgré la pire des horreurs, mais parce qu’il en est revenu armé d’une culpabilité comme d’un bouclier. Tomás, rescapé d’un crash, n’est pas seulement un héros de survie mais un instrument destiné à réactiver une chaîne, un destin que Federico veut briser.
Variation : l’univers du film est éclaté, dispersé — Madrid, Terres Canaries, forêts aveugles, casinos isolés : paysage géographique, paysage moral. On y traverse la lumière et l’ombre, mais toujours en bordure : les jeux sont des labyrinthes de hasard, les épreuves des chorégraphies entre vie et mort; Sara, la policière meurtrie, incarne l’obsession de la vérité et le désir de mesurer l’inexplicable.
Le style de Fresnadillo ne cède jamais à la facilité : la mise en scène est retenue, nerveuse, parfois silencieuse comme après un choc, souvent nerveuse comme un souffle stoppé. On observe caméra au sol, plans larges sur la lave, gros plans sur les corps, sur les mains — ces mains qui touchent, qui volent, qui tremblent. Il y a du conte cruel, du conte moral — non pour enseigner, mais pour troubler, pour faire sentir le poids du privilège de la chance, pour faire entendre dans le murmure d’un jeu clandestin la froide mesure du destin.
Antithèse : pourtant, si l’idée est vertigineuse et les séquences de jeu inventives, Intacto est parfois son propre bourreau. Trop de symboles empilés, trop d’épreuves suspendues, trop de contrastes moraux affirmés sans toujours les négocier : simplicité de la fable contre complexité humaine ; violence de l’idée contre pâleur de certaines relations — Tomás reste une énigme de chair, Federico un mélodrame de vengeance, Sara un fantôme de culpabilité. Ces tensions non résolues sont autant de vertus que de limites : le film nous demande de plonger dans le non-dit, mais parfois aussi d’être largués.
Conclusion : Intacto n’est pas un film qu’on regarde pour respirer léger : c’est un film qui pèse, qui oblige. Il ne vend pas des réponses, il propose une vertigineuse oscillation entre le réel et le possible, entre la survie et le jeu, entre le privilège et la malchance. Fresnadillo signe là un premier long métrage intense, ambitieux, imparfait — mais nécessaire. C’est là l’essentiel : un film qui laisse intact le spectateur, même blessé par ce qu’il a vu.
Il y a beaucoup de bonnes idées dans ce premier long-métrage de Juan Carlos Fresnadillo, thriller fantastique original mais assez inégal (quelques baisses de rythme) et un peu trop long à se mettre en place.
film trés original et extremement bien réalisé qui patit d'une histoire qui par moment s'essofle . neanmoins c'est un film bourré de qualité pour bien peu de defauts
Cela aurait pu être un film dément. Malheureusement, le sujet est traité maladroitement. Les enjeux sont absurdes, les preuves encore plus. Vraiment gâché !
: Très bonne idée de départ, la scène dans la fôret est vaiment sympa, les seconds rôles assurent (Federico & dieu du hasard, le toreador). - : répétitif, manque de profondeur chez les personnages, prévisible, fin médiocre, trop de raccourcis. 2/5 pour l'idée, c' est vraiment dommage vu le potentiel de l' histoire.
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 11 mars 2021
Je n'ai pas réussi à saisir l'intérêt de tout cette histoire. Jouent-ils à des jeux divertissants pour les riches. Sont ils juste des sadiques et peut-on le voler car le toréador l'a volé au flic je suis perdu. J'ai essayé de comprendre mais à chaque fois que je me disais que j'ai compris maintenant quelque chose venait tout chambouler. Pourquoi court il car il est venu avec une voiture. il devrait partir avec cette voiture s'il est si pressé. Où va-t-il il se met à genoux et sur la gauche il y a une longue ombre sur le sol et comme il n'y a pas de grande plante autour je soupçonne que c'était un membre de l'équipe de tournage du film. Et pourquoi diable brûlerait-il la photo de sa bien-aimée. Comment s'est-il retrouvé dans son appartement. Et où a-t-il acheté l'arme avec laquelle il l'a tuée. Si Intacto est un bon film alors je suis une pizza...
Un film original qui malgré quelques petits défauts est une veritable réussite innovante et bien maitrisé avec un réalisateur à suivre qui confirme la bonne santé du cinema Iberique. On note aussi la participation du "monstre" Max Von Sydow dans un rôle à sa mesure
Le postulat de départ est difficile à avaler.Son illustration lorgne tantôt vers le polar fantastique,tantôt vers le conte initiatique.L'esthétique singulière confère une personnalité certaine à ce premier film mais le rythme inégal laisse le spectateur sur la paille.
Fresnadillo traite son invraisemblable histoire de façon tellement aléatoire qu’il en oublie le principal : faire un film cohérent plutôt qu’un long medley d’effets de caméra.