Rush est un bon polar assez proche du drame et d'une approche réaliste et crédible mais sachant éviter de sombrer dans un excès de style trop documentaire et quelque peu froid, c'est un film qui a su avant tout rester une bonne fiction et ça j'apprécie beaucoup. On suit le parcours de 2 flics dont une jeune recrue qui se font passer pour des junkies afin de faire tomber un gros poisson mais c'est à leurs risques et périls, si Rush n'évite pas certaines petites longueurs du à son ton languissant l'ensemble et du bon polar bien mené et bien interprété. Lili Fini Zanuck réalise là son seul long-métrage à ce jour (Rush datant déjà de 1991), un polar solide injustement méconnu avec une B.O. signée Eric Clapton.
Lili Fini Zanuck a été la femme de Richard D. Zanuck, lui-même procuteur et fils du mogul de la Fox Darry F. Zanuck. En 1991, elle réalise sous la houlette de son époux "Rush", un polar se voulant un pensum réaliste sur le métier quasi impossible des flics infiltrés dans le milieu de la dope. Jason Patric et Jennifer Jason Leigh sont alors deux espoirs au physique avenant. La musique du film composée par Eric Clapton ajoutée à la présence de Greg Allman (chanteur et pianiste des Allman Brothers) et de Sam Elliot au casting renforcent encore l'attrait potentiel du film. Le résultat fut un flop au box-office. En dehors des incohérences du scénario écrit par Kim Wozencraft et Peter Dexter qui ne sont pas réellement un handicap si le réalisateur sait faire monter la tension en ménageant ses effets et diriger ses acteurs, l'accent est trop exclusivement mis sur le couple formé par le duo vedette. Par exemple Gregg Allman interprétant la cible privilégiée des deux flics n'a aucun dialogue, se contentant de promener sa grande carcasse de viking en lançant à la cantonade des œillades bovines censées rappeler qu'il est un dangereux trafiquant. Sam Elliot quant à lui fait son possible à chacune de ses courtes apparitions. Le seul personnage ayant un peu d'épaisseur est le petit dealer romantique interprété par Max Derlich, véritable bonne surprise du film. Jason Patric et Jennifer Jason Leigh livrés à eux-mêmes surjouent l'ambiguïté de leurs rôle. Au point que même les dealers du film ne savent plus très bien à quel saint se vouer. Une déception assurément.
Au jeu du chat et de la souris, les policiers de Rush tombent dans le piège des trafiquants de drogue. A vouloir infiltrer le milieu de la dope, 2 coéquipiers qui deviennent vite amants se retrouve pris au piège par la drogue qu'ils sont censés dénoncer, par un réseau qu'ils doivent démenteler. C'est bien fait ; les personnages existent, on croit à leurs troubles, et leur combat est d'autant plus difficile que la frontière entre drogués et enqueteurs est parfois aussi mince que l'aiguille d'une seringue. Mais cette crédibilité du récit, parfaitement datée milieu des années 70 et accompagnée de la musique de Clapton ne fait pas tout. Il y manque un fond d'humanité, nécessaire à tout combat mené dans cette douleur qui les tenaille. La cure de désintoxication n'est pas vraiment crédible, et certaines situations sont carrement incroyables. Un film sur un sujet difficile, qui aurait pu être grand, s'il y avait eu peut-être un peu moins de clichés américains.
Rush est un film lent en omettant le speed qui y est bien consommé. On glisse lentement mais sûrement dans l'addiction aux drogues de plus en plus dures avec nos personnages principaux charismatiques même défoncés, et on ne sait plus si l'on recherche la justice ou l'extase avec eux. Le scénario n'est pas génial mais l'ambiance est agréablement mise à l'écran malgré le thème difficile.
Un must du genre, un polar sombre dans le milieu de la drogue dans les années 70 au fin fond du Texas, une plongé noire et glauque de 2 flics en immersion totale , le tout accompagné de musique de l'époque d'Eric Clapton Interprétations sublimes de Jason Patrick et de Jennifer Jason Leight Je dis YES.
Texas, 1974, deux agents des Stups infiltrent le milieu de la de drogue, sous les directives d’une Police désabusée et d’un préfet puritain ne vivant que pour l’ordre et la loi. Pour être crédibles ils doivent authentiquement être acheteurs et consommateurs, et accepter de plonger aux enfers, l’un extérieur et l’autre intérieur. Dans la périlleuse toile de fond évidement hollywoodienne d’un milieu qui ne plaisante pas, le couple se retrouve en première « ligne », à la merci d’une si accessible erreur, sous l’œil méfiant et discrédité de la Police comme de la Justice. Les films de 1991 n’étaient pas si nombreux à montrer les techniques de shoot, à décrire les différentes substances, leurs effets ou les conditions des trafics. On a ici un véritable reportage romancé dans la noyade toxicomane, et la métamorphose en authentique junkie chaque jour plus manifeste, avec son chapelet de paranoïa (tu m’étonnes !), d’exaltation, de sexualité, de compensation, de désorientation comportementale et sensorielle, jusqu’aux trashs et douloureuses scènes de manque et de sevrage. Sous prétexte de thriller, essentiellement destiné à moraliser le scenario, il s’agit surtout d’un drame psychologique, avant tout d’un pamphlet sur l’inhumanité d’un système prêt à sacrifier ses propres soldats au profit des statistiques, d’un portrait d’une organisation criminelle impunie et en pleine expansion, et surtout une dénonciation choquante du prix à payer pour les si nombreux amateurs de ces voyages vers nulle part.
Un polar réaliste, construit comme un récit initiatique aux stratégies nécessaires à l'arrestation des traficants de drogue. Elles consistent ici à leur acheter de la drogue en se faisant passer pour des civils, et peuvent impliquer leur consommation pour rester sous couverture sans éveiller les soupçons. Dès lors apparaît le dilemme auquel sont confrontés ces agents : quelle est la limite raisonnable du sacrifice de soi pour remplir à bien cette mission d'intérêt général ? Quels dommages collatéraux sont associés à ces pratiques ? Les réponses apportées par le scénario sont réellement intéressantes et n'hésitent pas à interroger l'institution. Le tout interprété par un Jason Patric sacrément canon et une Jennifer Jason Leigh excellente, toujours friande de projets audacieux comme celui-ci.
Flics en sous marin (J.Patrick/J.Jason Leigh, bons tous les 2), drogue, amour, impasse justicière, aliénation et recours aux bonnes vieilles méthodes. Du classique mais solidement charpenté, avec une conclusion douteuse comme je les affectionne. Bien même si ça aurait pu aller plus loin, dans n'importe quelle direction mais plus loin.
Il est bien regrettable qu'un film aussi poignant ait été un peu oublié au fil du temps. Une très profonde immersion dans l'enfer de la drogue, une histoire touchante sur fond de drame amoureux, et tout cela avec une magnifique bande son de Clapton. Un beau film a ne pas oublier
Excellent policier à la fois dur et réaliste. Une histoire d'infiltration qui vire au drame mais sans jamais tomber dans les scénarii consensuels des années 90 où spoiler: l'autorité est rarement mis à mal . Le film est le miroir d'une certaine réalité et se paie le luxe d'avoir deux acteurs imprégnés de leur personnage à la fois simples et complexes! A voir au moins une fois!
Deux flics d'une petite ville s'infiltrent dans l'univers crade des drogués en vue de faire tomber un gros trafiquant. Un scénario simple mais efficace,Jason Patric et Jennifer Jason Leigh sont convainquants dans leurs rôles de flic qui bascule lentement dans l'enfer des drogues.Le film est assez mou et la fin nous laisse perplexe,un film à regarder sans plus.