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3,5
Publiée le 26 juillet 2010
Dans ce classique du cinèma fantastique, les hèros sont des enfants, mais si l'oeuvre a beaucoup à voir avec les particuliaritès de la sensibilitè enfantine, il est clair pour tout le monde que ce film subtil et scabreux ne s'adresse qu'aux adultes! il s'agit d'une adaptation d'une des plus cèlèbres nouvelles de Henry James, "The Turn of the Screw", ce titre signifiant qu'on peut toujours donner un tour de plus à la vis de l'horreur, aller au-delà des histoires habituelles de fantômes et de revenants en y introduisant un èlèment qui les rende encore plus angoissantes! Le scènario du film avait ètè ècrit par Truman Capote, qui s'ètait surtout attachè à souligner les èlèments freudiens, implicites dans l'histoire pour un spectateur d'aujourd'hui! La mise en scène de Jack Clayton est orientèe dans le même sens! Par ailleurs, "The Innocents" - très digne, mais acadèmique - respecte l'ambiguïtè fondamentale du rècit de James! La photographie est èlègante (comme Deborah Kerr) et soignèe, les dècors, judicieusement choisis! Captèe dans un noir et blanc irrèel, le film est en somme l'une des rares oeuvres importantes que les fantômes classiques aient inspirèes...
Un classique qui près de soixante ans après sa sortie peut encore glacer le sang d'un bon nombre de spectateurs amateurs de films d'épouvante. Un noir et blanc impeccable, des performances d'acteurs irréprochables, un suspense délicieux et remarquable une mise en scène.
Les Innocents, 1961, de Jack Clayton, avec Deborah Kerr, Megs Jenkins, et les enfants Pamela Franklin et Martin Stephens. Scénario de Truman Capote, d’après une nouvelle d’Henry James (Le tour d’écrou). Entre film d’épouvante et film fantastique, le suspens remarquablement entretenu, crée l’angoisse et confère un rythme formidable à cette œuvre originale très réussie, d’autant que le scénario, les décors et l’interprétation sont aux petits oignons. Superbes images en noir et blanc. Dans un vieux et beau manoir (trop) isolé, une belle et (trop) dévouée gouvernante est chargée de s’occuper de deux enfants orphelins, délicieux et (trop) intelligents, en cette fin de 19ème siècle. La jeune femme va découvrir, du moins, c’est ce que l’on croit, que les deux charmantes petites âmes sont tourmentées par leur ancienne gouvernante et son amant, décédés…Mais on découvre aussi, du moins, c’est ce que l’on croit, que le personnage joué par Deborah Kerr, cache une grande sensualité et souffre de frustrations, voire, d’hallucinations…Qui est « possédé » et qui va exorciser qui ? Au final, qui est envoûté, si ce n’est le spectateur, tenu en haleine de bout en bout ?
Sans trop raffoler de l'épouvante comme genre au cinéma, je dois exprimer mon admiration pour ce film qui fout la pétoche avec son château aux 134 fenêtres, ses oiseaux qui pépient, et tous ces bruits de la nature. Bouquets de roses, bruissements d'herbe, donjon roucoulants... La photo d'une limpidité irréprochable est faussement rassurante, ce contraste entre clarté et obscurité suffisant à glacer les os... Interprétation toute en retenue avec des crises. A noter les effets spéciaux réduits aux chandelles vacillantes et autres soupirs. De l'austérité en alternance avec espièglerie aux relents de soufre...Vaut le détour une bonne fois, dépaysement garanti mais attention aux cauchemars !
Un pur chef-d'œuvre à ranger aux côtés de la "Maison du diable", de Robert Wise. Réalisé deux ans plus tôt, "les Innocents", brille par sa maîtrise du suspense et de la suggestion. Ici, les fantômes n'envahissent jamais l'écran et vous transportent ainsi dans un univers encore plus terrifiant. En reportant la peur sur l'âme des enfants, l'effet d'épouvante est ainsi décuplé. Deborah Kerr signe ici l'un de ses plus grands rôles, sous la direction d'un Jack Clayton littéralement envoûté par son sujet. le résultat est saisissant, allant bien au-delà du simple film d'épouvante, plongeant le spectateur dans un univers fantastique et terrifiant, et ce, grâce à un scénario épuré et une photo noir et blanc plus que jamais subjective. Un film envoûtant.
Absolument formidable! Après avoir vu ce petit bijou de terreur, à la mise en scène calculée et aux images à glacer le sang, je ne peux que m'incliner! et dire que maintenant on nous montre tout jusqu'à l'écoeurement, ici les fantomes ne se voient que très discrètement et de loin. A voir absolument, ce film n'a vraiment pas vieilli.
Un chef d'oeuvre dans le domaine du film fantastique ! Le film est une pure réussite grâce notamment à l'excellente réalisation de Jack Clayton qui réussit à faire passer beaucoup de choses tout en restant totalement crédible de la première jusqu'à la dernière seconde. Le fait que le grand écrivain américain Truman Capote ait participé à l'écriture du film doit y être pour quelque chose. L'interprétation de Deborah Kerr est parfaite tout comme celles des enfants. Et l'atmosphère gothique fin XIXème du film est aussi angoissante qu'inoubliable. Une réussite totale.
Sorte de précurseur du film d'horreur, "Les Innocents" reste encore aujourd'hui une oeuvre assez grandiose dans son genre, Jack Clayton frappant au passage lui très fort par sa mise en scène impressionnante de maitrise. En effet, on se sent tout de suite très concerné par l'action qui se déroule devant nos yeux, qui plus est dans un noir et blanc d'une beauté et d'une qualité rare. Car l'autre force de ce film est de savoir toujours suggérer l'action, et l'on ne sait jamais au final si l'héroine a vraiment vu quelque chose ou pas. De plus, c'est cette impression d'étouffement qui nous prend pour ne plus jamais nous lacher. La fin est quant à elle extraordinaire, l'un des très grands moments du cinéma fantastique, ou la fascination l'emporte au final sur la terreur. Et au final, on n'en sait pas beaucoup plus, tant Clayton a réussi à imposer le malaise sans toutefois dévoiler les secrets cachés dès le départ. Bref, une oeuvre magistrale, un chef d'oeuvre du genre. Encore!!
Un classique immense, source d'inspiration des plus grands films fantastiques des 40 dernières années. Une leçon de cinéma, un grand moment de terreur sourde qui n'a rien perdu de son ambiance âcre et étouffante. Superbe.
Attention chef d'oeuvre! Toutefois une précision s'impose immédiatement : pour ceux qui, comme un autre spectacteur critique sur ce forum, chercheraient avant tout à se faire peur, il faut savoir que ce film, bien que passablement angoissant, joue sur un autre registre. En effet, malgré les apparences, tout comme le court roman d'Henry James (Le tour d'écrou) dont il est la fidèle adaptation, il ne s'agit pas, forcément, d'un film de fantômes. Et même si la force des images et l'ambiance instaurée avec grand talent par le réalisateur, tend à faire pencher plus clairement que la nouvelle de James, vers le fantastique, le jeu extraordinaire des acteurs, superbement dirigés, tout en intelligence et en subtilité, ramène vers d'autres interprétations plus ambigües. Deborah Kerr est parfaite, mais les enfants sont absolument excellents eux aussi. Une mention spéciale aussi pour Meg Jenkins, l'actrice qui joue Mrs Grose.
Chef d'oeuvre de l'age d'or du fantastique ce film comme "la maison du diable" fait réelement peur sans utiliser d'effets grand-guignolesques et ça marche. Interprétation de haut vol pour Déborah Kerr, mise en scène superbe (plan de travers), jack Clayton redonne vie au roman de Henry James ('le tour d'écrou') et reussi un chef d'oeuvre du fantastique à ne manquer sous aucun pretexte!
Les Innocents est un magnifique film fantastique au suspense inquiétant et troublant. Le noir & blanc judicieusement utilisé par le réalisateur renforce cette impression d'étrangeté et de mystère que dégagent les lieux (un manoir), les 2 gosses sont extrêmement convaincants face à la belle Deborah Kerr qui cherche à dévoiler le secret qui honte cette maison. Parmi les plus beaux films fantastiques qu’il m’est été donné de voir spoiler: une fois terminé on reste dans le doute les enfants sont-ils possédés ou sont-ils si jeunes et déjà cruels avec une Deborah Kerr victime d'hallucination et perdant doucement la raison .
je l'ai vu il y a déjà quelques années mais je n'ai pas honte de dire que j'ai eu peur... il m'a laissé une drôle de sensation.. les décors, le noir et blanc ..visuellemnt très beau j'aimerais bien le revoir