3800 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
284 critiques spectateurs
5
52 critiques
4
45 critiques
3
41 critiques
2
58 critiques
1
48 critiques
0
40 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Dx M.
91 abonnés
823 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 25 novembre 2022
Malgré une lenteur soporifique et une métaphysique incompréhensible le film est vraiment beau formellement et aussi dans le fond... Il nous fait réfléchir sur ce que nous sommes et interroge sur les limites de nos connaissances... Et si nos souvenirs pouvaient se matérialiser ? Comment faire la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l est pas ? Et si nous étions la matérialisation d un souvenir d'un Autre ? La mort et la vie n aurait aucun sens dans cet optique... Bref dommage que le film pose plus de questions qu'il n apporte de réponses concrètes... D'habitude je n'aime pas qu'un film pose un mystère et que ce dernier soit non résolu à la fin... Pour Solaris c'est différent... Si l énigme est résolu il n y aura plus aucune fascination à cette chose...
Je sais que ce n'est pas un chef-d'œuvre, mais ce film me fascine. L'actrice est juste incroyable et Mister Clooney d'une grande justesse. J'adore chaque moment où ils se parlent, c'est d'une poésie rare. Un vrai film de sf.
Le psychologue Chris Kelvin (George Clooney) est envoyé en mission sur Prométhée, une station orbitale à proximité de la planète Solaris. Sa mission ? Convaincre les membres de l’équipage de repartir sur Terre malgré leur résistance. Mais il va devoir faire face à d’étranges phénomènes.
A partir du roman éponyme de Stanislaw Lem, et après l’adaptation de Tarkovski (1972), Soderbergh va livrer sa version et décliner des thèmes autour de la nature humaine et du couple, mêlée d’une réflexion métaphysique et d’une mise en question de la notion de réalité. Cette dernière va être bousculée dès la première scène de thérapie de groupe du docteur Kelvin. Les patients témoignent de leur rapport à l’image comme d’un élément déterminant dans leur rapport même au réel. Certains surinvestissent les images quand d’autres au contraire les désinvestissent totalement, leur ôtent toute signification, au point de ne plus les ressentir comme réelles. Cette idée de confusion entre réel et fantasme va contaminer tout le film.
spoiler: La scène séminale de thérapie va en fait structurer toute la pensée de l’œuvre. On retrouvera ce diptyque réel/fantasmé avec les membres de l’équipage, qui devront faire face aux manifestations de leur inconscient, c’est-à-dire de leurs propres images mentales. On le retrouvera également à travers les interrogations de Soderbergh sur le couple et sa difficulté à faire coïncider réalité et fantasme, à faire se rencontrer l’autre tel qu’on se le représente, tel qu’on voudrait qu’il soit et l’autre tel qu’il est. Ce thème fait écho notamment à Sexes, mensonges et vidéo ou à Mulholland Drive (2001) de David Lynch.
La musique lancinante de Cliff Martinez contribue beaucoup à donner au film sa dimension hypnotique, soulignée par une mise en scène fluide, comme en apesanteur. L’interprétation ne connaît pas de fausse note, des seconds rôles tenus par Viola Davis, Ulrich Tukur, Jeremy Davies à George Clooney et Natascha McElhone. Partisans de dialogues elliptiques, les personnages nous donnent pourtant l’impression de dire l’essentiel. Et le rythme du film nous invite en permanence à produire nos propres réponses sur ce que représente la planète Solaris.
Enfin, les accents métaphysiques du film font immanquablement penser à 2001, odyssée de l’espace de Kubrick, figure tutélaire dont les influences sont évidentes. Pourtant Solaris, qui crée sa propre dynamique et impose une vision personnelle, transcende aussi le genre. Les deux films semblent ainsi constituer les deux astres en attraction d’une galaxie à part dans le monde de la science-fiction.
Mes autres critiques ici : https://cinebulles.blogspot.com
Quel film magnifique ! Tout en retenue. Distancié. Le jeu des acteurs n'en est que plus puissant. Pour la gouverne des critiques de cinéma ignares, plutôt que d'être un remake raté de Tarkovsky, c'est une splendide adaptation du roman de Stanislas Lem. Eh oui bien sûr ce n'est pas fidèle. Pourquoi faudrait-il que ça le soit? Mais il reste quelque chose à coup sûr. Il reste l'incommunicabilité de la relation avec ce simulacre créé par la planète, par l'océan de Solaris. C'est l'incommunicabilité de l'amour, un sentiment dont le sens vient d'ailleurs. Un sentiment galactique dont le coeur est indéchiffrable, comme le mystère de la vie. Un mystère cosmique.
Une œuvre majeure mais malheureusement parfois incomprise d'où ce commentaire élogieux... sans équivoque c'est le meilleur film de Steven Soderbergh. George Clooney tient ici son meilleur rôle. Natacha McElhone est impeccable. Un rythme lent, certes, mais utile à cette œuvre philosophique sur l' amour fusionnel et le deuil. De belles images... au service de cette science-fiction intelligente.
Étrange !! C'est le mot que je vais utiliser pour définir ce film dont le scénario et l'ambiance inspire ce mot !! Un film très dur à comprendre dont je pense n'avoir pas tout compris après un visionnage !! L'ambiance sonore, artistique vouée à l'etrange et au perturbant est extrêmement bien maîtrisée mais malgré ça je ne suis pas séduit entièrement par ce film qui se perds un peu lui même dans des personnages pas indispensables mais quand même nécessaires à l'histoire dont l'histoire est développé à moitié et donc ce qui fait des personnages très peut intéressants... De plus Georges Clooney y est bon mais sans être exceptionnel ce qui fait que je ne mettrai que 3/5 à ce film. Enfin bref, si vous voulez voir un film que vous ne comprendrez pas forcement mais qui est quand même bien fait, je vous le conseille !!
un film contemplatif qui éprouve la théorie selon laquelle plus on s'éloigne de chez soi, et plus on se rapproche de soi. Le voyage va donc confronter son héros George Clooney, avec ses souvenirs sous la forme de sa femme, Natascha Mc Elhone, magnifiquement photographié et filmé par Soderberg. Un film intimiste donc dans un écrin de science-fiction. Le film repose donc plus sur les sensations, bien aidé par une magnifique partition de Cliff Martinez et une belle photo (les passages sur terres sont aussi réussis), que sur un scénario vaporeux. D'autant plus que une fois les bases posées, l'histoire avance de moins en moins harmonieusement. Mais au moins, Soderbergh invite le spectateur à la reflexion et au questionnement sur ce qui fait l'être humain et ce qui le forge
6 233 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 14 octobre 2020
Chacun a droit à ses propres opinions bien sûr. Je n'ai pas lu le roman sur lequel le film est basé et j'ai regardé la version de Tarkovsky deux fois (parce qu'elle l'exige). Mais en jugeant ce Solaris sur ses propres mérites je pense que cette version est simplement une charge de moment inutile. Voici pourquoi cette version se concentre presque entièrement sur l'histoire d'amour et pour mener à bien ses idées la relation à la base doit être crédible ce qui n'est clairement pas le cas. Il n'y a tout simplement aucune chimie entre les deux personnages. J'ai vu plus d'étincelles créées entre Shaggy et Scooby Doo. Et bien que George Clooney soit suffisamment compétent il n'est certainement pas Donatas Banionis. Et le casting de Natasha McElhone est un désastre complet. Pourquoi ce sourire suffisant et irritant tout au long du film...
Contrairement à Tarkovski, Soderbergh passe totalement à côté du roman de Stanislas Lem, réduit ici à un mélo peu convainquant sur le thème du deuil impossible. La seule chose vraiment réussie dans ce film est la bande son.
Je l'avais commencé il y a une bonne quinzaine d'années sans aller au bout, miné aussi bien par la fatigue que l'ennui, sans jamais le reprendre. Deuxième tentative en 2020, moins raté sans être réussi pour autant. N'ayant pas vu l'adaptation d'Andreï Tarkovski (honte à moi, je sais), je me garderais de faire des comparaisons hasardeuses. N'empêche, le début se montre très intrigant, nous plongeant assez vite au cœur de l'intrigue (et de l'espace), laissant espérer un voyage singulier, marquant. Pour le singulier, on peut y trouver son compte, je serais nettement plus dubitatif sur le marquant. Il y a quand même un aspect qui plaide clairement en faveur de « Solaris » : son esthétique. Que ce soit les plans spatiaux, le vaisseau, la photographie superbement ouatée ou même la manière de filmer, notamment les acteurs : Steven Soderbergh a vraiment fait du très beau boulot, la bande-originale, aérienne, complètement adaptée au propos, faisant également bonne impression. Le problème, c'est qu'une heure et demie lorsqu'on n'a pas grand-chose à raconter, c'est quand même long. Vous aurez noté que je n'ai pas écrit « rien à dire ». Il y a quand même une réflexion sur l'existence, l'amour, la mort, la mémoire, ne pouvant laisser indifférent à travers cette histoire de clone extraterrestre. De plus, intégrer au fur et à mesure des spoiler: flashbacks (dont certains assez touchants) pour nous éclairer sur la vie personnelle du héros est une assez belle idée, même s'ils semblent aussi là pour compenser le manque de densité du récit. Cela apparaît parfois vain, voire légèrement prétentieux, Soderbergh semblant avoir beaucoup de questions mais peu de réponses, le rythme assez lent accentuant cette impression. Donc oui, difficile d'être totalement insensible à cette passion légèrement morbide, surtout lorsqu'elle est interprétée par un George Clooney remarquable, dont on comprend totalement la fascination pour la sublime Natascha McElhone, merveilleusement mise en valeur par le réalisateur. N'empêche, celle-ci aurait dû être beaucoup plus forte, notamment par les interrogations qu'elle soulève, non sans quelques gros loupés (le personnage de Snow : je ne sais pas très bien ce qu'a essayé de faire l'ami Steven, mais ce personnage bizarre et « cool » ne s'intègre juste pas du tout à cet univers assez froid), jouant, certes, habilement de l'ellipse, sans convaincre réellement. Reste cette fin, dont j'avoue ne pas savoir quoi penser. Certes, elle est ambiguë et soulève, là encore, des réflexions intéressantes. Mais donne aussi l'impression de vouloir offrir un spoiler: « happy end » (avec vraiment pleins de guillemets) pas forcément indispensable et surtout pas très logique. Curieuse expérience, pas inintéressante, sans être réellement concluante.
Quel étrange film que ce Solaris. Envoûtant , tout en sobriété et poétique. Soderberg s'éloigne un peu des films tels que les ocean's 11 et 12 et signe la un ovni cinématographique. Remake d'un film des années 70, Celui ci offre a Georges Clooney un rôle taillé sur mesure a l'image de l'excellent acteur qu'il est. La scène finale est éblouissante . La musique, superbe. Je le recommande vivement
Beaucoup de lenteur pour un film souvent ennuyeux. On retrouve pas la magie de l'original. Pourtant une réalisation soignée et assez classe. Mais la difficulté du scénario ne permet pas une bonne expression.
Trente ans après, Steven Soderbergh réalise un remake du "Solaris" de Tarkovski et signe une œuvre romanesque solaire et envoûtante qui affranchit la passion amoureuse des contraintes du temps et de l'espace.
Un film magique et hors temps. Entre paranormal et mystères psychologiques, on évolue dans des sphères où l'imaginaire s'impose et impose sa loi. La loi des rêves... Fabuleux. domi...