9 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
3 critiques spectateurs
5
0 critique
4
0 critique
3
0 critique
2
2 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
inspecteur morvandieu
94 abonnés
4 359 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 10 mars 2026
Les scénarios d'Yvan Noé poussent tellement loin l'ingénuité qu'ils forcent la sympathie. Le château sous l'orage des quatre obèses, insolite fratrie en smoking qui offre l'hospitalité à de supposés naufragés de la route, est le décor d'un huis-clos policier qu'on jugera d'une incroyable maladresse ou d'un amateurisme désarmant. Tellement désarmant qu'on se demande s'il faut attribuer à cet incomparable nanar la note la plus basse ou le considérer comme un savoureux et divertissant de cinéma-bis. Il a des nanars stupides qui relèvent de la fumisterie ; il y a ceux de Noé, où on est enclin à voir avec indulgence une forme d'extravagance candide. Yvan Noé, s'inspirant possiblement d'Agatha Christie ou du "Mystère de la chambre jaune", tourne un film policier tout en invraisemblance et en incohérence. A se demander par moments si le montage a égaré des plans et des scènes ou si le film a fait l'économie d'une script-girl (un exemple parmi bien d'autres : celui ou l'inspecteur de police est cité soudainement comme commissaire au cours du film, avant de redevenir inspecteur pour la suite). Le film additionne les incohérences, il multiplie les protagonistes, lesquels abandonnent tout comportement rationnel, tout bon sens au cœur d'une enquête comme écrite par un écolier de CM2 (ah cette simple d'esprit jouée par Sylvia Bataille, un vrai bonheur !) La mise en scène semble en roue libre, toujours plus approximative, décousue dans ses raccords. On voit bien que l'intrigue ne tient pas debout; son élucidation indique, a posteriori, combien elle s'est construite contre toute logique. A voir donc.
Un « nanar » à la française de l’immédiat avant-guerre où une invraisemblable histoire d’espionnage vient, dans le dénouement, prendre la place de l’intrigue policière qui semblait être le pivot de l’histoire. La mise en scène, très conventionnelle, est assurée par Yvan Noé, cinéaste obscur dont il est difficile de signaler quoi que ce soit d’intéressant dans sa carrière. L’interprétation est dominée par André Brulé, très théâtral et emphatique, Marguerite Moreno, expérimentée et solide et Sylvia Bataille, (femme de Georges et future de Jacques…) dans un rôle de fausse niaise qui lui va comme un gant ! Un film qui est loin d’être indispensable.
Empruntant aux mythes une tragédie viscontienne en forme de vieux film français contenant des personnages cumulant tous les vices & possessions aux rejetons consanguins, des anti-héros s'étonnants des situations qu'ils ont eux-mêmes créés, avec des passages significatifs tels que l'élevage de truies et la mare dormante: bien entendu la fin est gothique.