Persona
Note moyenne
4,2
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135 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

208 abonnés 2 939 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 octobre 2019
Quel foisonnement! Bergman interroge les failles et les obscurités de l'inconscient et de la réalité à travers un récit où fantasme, rêve et folie se côtoient de façon indécidable. Une œuvre maîtrisée de bout en bout.
Acidus

880 abonnés 3 971 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2015
"Persona" est une oeuvre difficile d'accès qu'il faut analyser et décortiquer pour comprendre la pensée et la direction de son auteur. Et même comme cela, de nombreuses subtilités nous échappent. On pourrait presque dire que "Persona" est du Lynch avant l'heure. Outre cette intrigue alambiquée, les non-dits, les différentes interprétations possibles, on retrouve certains thèmes chers au cinéaste suédois comme la mort et la souffrance de la vie. Ce n'est pas gaie et le film ne dégage d'ailleurs aucune joie de vivre, bien au contraire. L'ambiance se fait vite étouffante et tendue et plonge le spectateur dans un mal-être et un état d'esprit sombre. Se conjugue à tout cela une mise en scène exceptionnelle d'Ingmar Bergman, donnant son ampleur au long métrage. Du grand art !!!!
VeganForAnimalRights
VeganForAnimalRights

149 abonnés 236 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 mars 2013
Jamais je ne comprendrai l'engouement suscité par le travail (jamais je ne parlerai d'oeuvre) de Ingmar Bergman.
Dora M.
Dora M.

79 abonnés 547 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2020
C’est très difficile de juger ce film : deux femmes se retrouvent à cohabiter ensemble, l’une est murée dans le silence depuis plusieurs jours, l’autre est son infirmière et, au contraire, profite de ce silence pour se confier à la première. La relation entre les deux femmes est troublante, cela soulève des interrogations sur leurs identités réelles, leurs intentions. L’approche est très moderne, notamment dans les images (l’écran qui se brise, la superposition des visages, la même scène vue deux fois pour avoir les deux points de vue). C’est complexe et à la fin on n’est pas sûrs d’avoir bien compris tout ce qui s’est passé. Les dialogues (qui sont plutôt des monologues) sont intéressants, parfois un peu trop opaques, on s’interroge. C’est un film qui ne laisse pas indifférent,on sent qu’on est sur un objet cinématographique particulier.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2020
En 1h20, Bergman s'attache à explorer toutes les possibilités offertes par le jeu de miroirs qu'il instaure entre ses deux personnages féminins dans un film qui appelle de nombreuses interprétations psychanalytiques. La thématique du double, et de la dualité, est aussi l'occasion pour Bergman de signer l'un de ses films les plus inventifs formellement : on pense ainsi autant aux bricolages surréalistes de Bunuel qu'aux expérimentateurs français et italiens du début des années 60. Troublant et fascinant.
Orno13
Orno13

28 abonnés 1 094 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2026
Un film fascinant autant qu il est exigeant, il ne cherche pas à divertir mais à nous plonger dans la psyché, à transmettre des émotions, grâce à une mise en scène impeccable, une photographie en noir et blanc d une très grande beauté, des gros plans saisissant sur les regards qui nous entraîne dans une atmosphère presque irréelle.
L histoire paraît simple une relation entre une actrice devenu muette et une infirmière qui prend soin d elle, leur relation fusionnelle au début, va peu à peu être une exploration de l identité, la frontière entre deux personnes qui fait plus qu un.
Le thème du double, du miroir est le plus important du film, car certaines scènes laissent apparaître deux facettes d une même personnalité dans ces 2 femmes. De plus l infirmière se prénomme alma qui peut évoquer l âme, le conflit entre l âme et le masque, et que cette actrice devenu muette à perdu une âme et qui en retrouve un autre à l image de cette jeune infirmière.
Un film fascinant et élégant.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 255 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mai 2022
57 ans après peut on encore se passionner pour ce genre de cinéma extrêmement intellectuel, superbement filmé; très beau noir & blanc, mais d'une froideur telle qu'on ne se sent plus concernés! Les 2 comédiennes sont parfaites mais les dialogues sont tellement écrits, qu'elles en deviennent abstraites. Mise en scène volontairement distante, malgré ses gros plans insistants, envahissants, apparition d'une caméra filmant en toute fin du film, référence au "Mépris" de Godard"? Curieux objet cinéphilique!
Pascal
Pascal

266 abonnés 2 510 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2024
Sans doute aujourd'hui un des titres du cinéaste suédois les plus côtés au sein de la critique. Si l'aspect formel est formidable de créativité, les analyses des thématiques abordées dans " persona " donnent souvent lieu à des discours explicatifs pas toujours très clairs.

Cinéaste intimiste s'il en est, il faut ( selon moi) profiter des travaux biographiques, des témoignages de son entourage familial surtout diffusés après sa mort pour tenter de voir un peu plus clair dans le contenu de certains titres ( dont celui-ci).

Rappelons que Bergman avait arrêté au bout de trois ou quatre séances une psychothérapie " par crainte de perdre ses sources d'inspiration, s'il parvenait à régler ses problèmes intérieurs".

" Persona" fait partie des nombreux opus bergmaniens, qu'on pourrait peut-être classer sous le titre générique inspiré du roman de Mishima " confession d'un masque".

Bergman avance codé, masqué au travers de sa filmographie ( parfois même certains personnages féminins ne sont peut-être que des figures dissimulées de l'auteur lui-même).

Ici, Bergman reprend un moment de la vie du personnage de Monika ( réalisé en 1953) qui abandonnait et rejetait son enfant.

Dans " persona" c'est une comédienne qui devient aphasique après une représentation ou elle incarne le personnage de Electre ( fille qui veut venger son père tué par sa mère et son beau-père en les éliminant avec l'aide de son frère).


C'est ce rôle qui vraisemblablement lui fait toucher du doigt ce qu'elle est personnellement. Quelqu'un de traversé par des passions tristes et funestes.

Le fait que Elisabet Vogler devienne aphasique lors de son interprétation de Electre n'est pas choisi par hasard et fait sans doute référence au Jungien " complexe d'Electre" ( pendant de la théorie freudienne du complexe d'Œdipe pour les garçons).

On connaît le rapport très compliqué, voire défaillant que Bergman aura avec sa descendance de neuf enfants ( les témoignages sont suffisamment variés, nombreux et convergents).

Il est vraisemblable que c'est de cette culpabilité dont témoigne le cinéaste par l'intermédiaire de ses deux personnages féminins qui se sont débarrassés ( avortement) ou rejettent leur enfant.

C'est ( selon moi) ce défaut d'amour pour leur progéniture dont ces deux femmes ont manifesté et qui est vraisemblablement la source de leur malaise ( et le premier sujet de " persona" qui est une sorte d'illustration du refoulé )

On notera l'apparition à l'écran ( dans un rêve -expression de l'inconscient du sujet) un extrait d'un film muet ( premier film réalisé adolescent par le cinéaste) , une photo célèbre du ghetto de Varsovie ( témoignage - peut-être - de la culpabilité du cinéaste vis à vis de la sympathie qu'il dit avoir éprouvé pour le IIIem Reich jusqu'en 1946 ) une photo du suicide par le feu d'un bonze au Vietnam ( 1965), alors que les usa soutenait le régime de Diem dont la répression envers les bouddhistes était sévère...
Aulanius
Aulanius

229 abonnés 1 793 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2011
Drame, qui pour son âge, n'a absolument pas vieilli. Tout est profond et subtile mais surtout troublant. Les actrices, surtout l'infirmière, sont très bonnes et convaincantes. La photographie est variée, le scénario excellent dans le fond et la forme et les plans d'une finesse inégalable. Parfois très dur à cause (ou grâce à des images choquantes) et des scènes torturées, "Persona" est un long métrage de haut vol, qui parfois, mais sans conséquences, possède quelques longueurs. 15/20.
Alolfer
Alolfer

190 abonnés 1 835 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mars 2024
C'est donc ça le cinéma de Bergman... Chef d'oeuvre incontesté du 7e Art, Persona est si particulier et unique ! Durant 1h20, on est aussi brouillé que les deux personnages principaux. Chaque scène de ce film donne une signification à la compréhension du récit. C est très subtil mais d'une maitrise comme j'en ai rarement vu ! Autre son scénario maitrisé, la manière dont filme Bergman est tout simplement extraordinaire. Rarement vu un cinéaste qui m'a convaincu aussi rapidement. C'est le premier film que je vois de sa filmographie, et au bout de quelques minutes, je suis rentré dans l'esprit de ce cinéaste. Exceptionnel
Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2016
Si je sais déjà qu'il me marquera un moment, j'ai quand même eu du mal avec ce film ontologique dont les envolées expérimentales et surréalistes rappellent autant Buñuel que les travaux à venir de David Lynch. Entrecoupant des séquences plus académiques (quoique la construction des scènes brouille les repères sur les personnages et que la photo de Sven Nyqvist s'offre avec mystère et effroi), ces images saccadées et hallucinées sont pourtant les plus proches de la réalité de l'être telle que la définit le film, qui se construit, sur la base de la psychanalyse de Jung, comme une déconstruction de l'illusion d'être soi au-delà de l'image qu'on projette vers les autres. Après m'être enfilé 7 des 8 épisodes de True Detective saison 1, les yeux et l'esprit embrumés par ma petite séance de binge watching, il était d'ailleurs infiniment perturbant de constater que deux œuvres a priori sans grand chose en commun soient tissées sur les mêmes idées nihilistes, sur la même peur de n'être rien. Au final, j'ai quand même un peu de mal avec la façon dont Persona instille cette peur, craquelle le maquillage de ses personnages en les tordant, les redéfinissant sans cesse de façon abrupte et même violente. Voir les deux femmes se déformer et s'invertir ainsi est en accord avec le propos, bien sûr, mais cela en fait un peu trop facilement des éléments abstraits dont les contours sont privés de substance. Voilà ce que ratait Bergman à mon sens ; préserver assez longtemps l'humanité de son/ses héroïne(s) pour donner vraiment à sentir leur douleur quand celle-ci s'extirpe inévitablement de leur être. Trop froid, trop uniquement intellectuel, même si sur ce plan, la construction de Persona ne souffre pas vraiment de contestation.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2015
Persona est un film incroyable, assez difficile d'approche il faut le dire, surtout la première fois quand on est très jeune, mais qui recèle des questionnements rarement atteints dans l'histoire du cinéma. La relation entre les deux femmes comme deux facettes d'une même personnalité qui s'affrontent est directement inspirée par le travail de Jung sur la « persona », masque social, image, créée par le moi, et qui peut finir par usurper l'identité réelle de l'individu. Les recherches que fit Bergman au théâtre influencèrent également directement le film. Il est intéressant de remarquer que Bergman, frappé par la ressemblance entre Liv Ullmann et Bibi Andersson, écrivit le scénario à partir de cette constatation. La photo en noir et blanc de Sven Nykvist est remarquable et le générique un modèle du genre. Bergman y détruit toute convention, allant jusqu'à faire se casser la pellicule dans l'appareil, ce qui en dit long sur sa réflexion sur le 7ème art et sur les perspectives ouvertes à partir de ce film. Nombre de créateurs, et pas les moindres, s'y engouffrèrent par la suite.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 107 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2018
Film difficile à regarder. Son illustration philosophique et psychanalytique m'a littéralement gâché mon plaisir simple de spectateur de cinéma. Film épuré au maximum, il s'efforce de donner une vision cauchemardesque à la théorie du psychiatre Carl Jung qui explique que chaque individu possède en lui un "persona" (personnage du paraître) et un "Alma" (identité enfouie et secrète). De là chaque scène chaque dialogue est minutieusement calqué sur cette théorie. Donc je ne peux pas dire que ce film est chiant et soporifique mais a trop intellectualiser son propos il s'éloigne à mon gout parfois trop du cinema et donc du spectateur que je suis
stanley
stanley

84 abonnés 770 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2008
Persona est l’un des plus grands chefs d’œuvre de Bergman. Court (1h20), il est d’une densité exceptionnelle. Bibi Andersson et Liv Ulvman, deux actrices phares du cinéaste sont absolument exceptionnelles. Tout les oppose tant physiquement que psychologiquement. La mise en scène de Persona est sublime (la qualité de la photographie : un beau noir et blanc riche de contraste, la gestion de la lumière et des ombres). La façon dont Bergman compose les plans est personnelle est très belle (surtout quand Alma et Elisabeth sont ensemble dans le plan). Faro, lieu de vie du cinéaste, a servi de cadre au film qui magnifie ici son côté sauvage. La première scène de Persona, très bizarre, donne d’entrée le ton d’un malaise ambiant et renvoie au rêve des Fraises sauvages. Les passages sur la plage très naturalistes renvoie au Septième sceau, car Persona est aussi une synthèse de l’œuvre de Bergman. Réciproquement, ce film influencera Woody Allen et David Lynch (dans Mulholand drive, les deux héroïnes se confondent ; un bouleversement se produisant au deux tiers du film comme dans Persona où la pellicule semble se casser). Persona regorge de scènes époustouflantes comme autant de moments de purs chefs d’œuvres du cinéma telle celle où le visage de Liv Ulvman devient progressivement de plus en plus sombre d’où l’on ne voit plus que la lumière des yeux. Je n’ai jamais rien vu de plus beau, de plus intelligent. Dans ce film, toutes les obsessions de Bergman sont présentes comme le théâtre qui envahit la vie (« l’art intervient dans nos vies », selon Alma) et bien sûr la psychanalyse à propos de laquelle il faudrait des dizaines de lignes pour analyser le travail ressenti à la vision de Persona. Alma et Elisabeth jouent le rôle de thérapeute/patiente avec le risque de contre transfert (puisque les deux personnages finissent par se confondre). Dans Télérama, il est question de voire ce film comme le résultat de l’approche jungienne (conflit entre le masque social et l’inconscient).
Flying_Dutch
Flying_Dutch

80 abonnés 770 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2011
Dès le début, Bergman plante le décor avec une succession d'images, parfois chocs, certaines subliminales. On est très vite plongé dans l'ambiance et très vite on est happé par la psychologie du personnage d'Elizabeth. Sa relation avec Alma est travaillée à la perfection et la liberté de narration que se donne le réalisateur suédois confère au film une dimension inégalable. Il prouva avec ce film une fois de plus qu'il était l'un des seuls, si ce n'est le seul, à pouvoir toucher d'aussi prêt l'âme humaine et se permettre d'explorer à ce point ce mystère, à travers une mise en scène unique et fabuleuse. Persona fait partie de ces chefs d'oeuvre qu'on ne refera plus, géniale et céleste. On ressort avec quelque chose en plus.
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