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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 juillet 2007
Bergman réalise là la preuve que le cinéma est un art tant cette oeuvre tétanise de beauté. Les plans subjectifs de Bergman sont des perles d'émotion notamment la scène on l'on entend deux fois la terrible narration d'Alma avec deux points de vue différents. Les plans objectifs ou contemplatifs transmettent ue impression de peinture visuelle où les deux femmes sont en fusion. Les jeux de lumière et d'obscurité façonnent un univers visuel où cohabitent fracture et harmonie, fission et fusion, colère et complicité. Les mouvements génaiux et le placement esthétique des actrices donnent à chaque plans une beauté illuminante et liquéfiante. La musique enrichies les scènes pour les rendre plus profondes en perçant le jeu des acteurs de vérité et de sensibilité. Des images parfois décousues qui se mélangent les unes aux autres avec des mises en abime qui soutiennent une narration esthétique et purement cinématographique. De plus il y a une magistrale césure au milieu du film qui fait basculer la relation psychologique des personnages et qui appuie la profondeur poétique de l'oeuvre en la dramatisant. C'est le moment où Alma ne se considère plus comme sujet mais juste comme un objet. Pour savoir qui se cache derrière le masque de la personne sociale Elisabet choisit d'abanonner l'usage des mots et dans un principe bergsonnien elle accède à la profondeur de son âme en ressentant la fusion de ses sentiments comme le flux unifié de sa conscience.Au contraire Alma "change perpétuellement" et cherche une unification de son moi empirique à travers un sujet transcendantal.Dans ce conflit sur la façon d'accéder à la conscience de son être Elisabet est l'ombre et Alma est la lumière, Elisabet est l'être sous le masque et Alma est le sujet au dessus du masque, de là Bergman va moduler sur l'usage de la parole.Ainsi la parole chez Elisabet est une superficialité qui n'a qu'un usage social alors que chez Alma le language a une fonction unificatrice car il lui rappel ses différents moi.
Voilà.. je viens de voir "Persona", je viens de comprendre pourquoi Bergman fIT Partie du panthéon des plus grand réalisateur de l'histoire du cinéma, je viens de comprendre Que Tarkovski n'est pas seul au zénith partageant la cime avec Antonioni. Dieu est trinitaire et entouré d'apôtres... je les ai déjà cités! Excusez, je suis en état de choc... peut-être plus tard, je pourrais en parler, mettre des mots, mais dans le contexte.... je ne sais pas si c'est ... bien ... nécessaire ... faisable?
Personna est un film sensible, qui se regarde plusieurs fois et à chaque visionnage la complexité de la relation entre les deux femmes nous apparait nouvelle, remplis de mystère. BERGMAN fait parti de ces réalisateurs qui savent travailler un scénario pour s'éloigner du consensuel, et arrive à faire un film qui ne subi le temps. Le début est forcement marquant avec l'enchaînement d'images choc et l'arrivé de cet enfant qui regarde l'écran, alors même que l'histoire se destine à un public averti. C'est un film psychologique, qui peut souffrir de longueur, notamment avec la scène en échos sur la disparition du bébé, mais le cadrage très personnalisé permet au spectateur un minimum amateur de se laisser porter par la complexité des plans. Les décors épurés, notamment à l'hôpital, augmentent le travail et son impact fait sur la photo'. ULLMANN porte à merveille son rôle, pas simple, puisqu'il se résume presque à un tête à tête avec la caméra (elle est très jolie avec ses lunettes). Les dialogues sont de bonnes qualités, et on ne peut qu'être marqué par l'érotisme de l'accouplement à la plage.
Je n'aurais pas la prétention de dire que j'ai tout compris de ce film , mais ... justement ! Sa densité, sa richesse, et la virtuosité de la mise en scène et du montage sont tels, qu'au final, il suffit de se laisser porter au gré d'une intrigue étrange et passionante. Les personnages d'Alma et d'Elisabeth sont grandioses, tout en gardant toujours une part d'ombre nécessaire ... D'ailleurs, en parlant d'ombre , on pourrait se laisser glisser au fil de la magnifique photographie de Persona, juste apprécier la beauté des plans où sont présentes les deux actrices. Après tout, Persona , c'est peut-être ça : un film de beauté. Sur la beauté de deux êtres qui s'aiment et se détestent à cause de leurs beautés respectives, sur la beauté du silence et des paroles , sur la beauté de l'art et ... sur la beauté du film lui-même, inégalable par sa singuliarité novatrice et géniale.
Bon, je vais probablement me faire huer ou autre à cause de ma critique et de ma note, mais je donne simplement mon avis. Bergman est un incroyable réalisateur, il n'y a aucun doute. Il a réalisé de nombreux films au sommet de l'art, dont celui-ci. Les actrices sont supers, les plans de scène de même, et on est complètement plongé dans l'histoire dés le début du film. Ce film, avec une narration somptueuse, est parvenu à me faire utiliser mon imaginaire, tel un roman.
Cependant, ce qui me dérange n'est pas la simplicité du film, car il est absolument superbe, mais plutôt l'enjeu et le scénario. En effet, je me suis retrouvé alors à maintes reprises dans l'incompréhension de ce qu'advenait, et la fin m'a définitivement perdue, ne sachant pas réellement ce qui était en train d'arriver, ni ce qui était apporté pour continuer l'histoire. Une succession de scènes de fins coupées et inexpliquées ne m'ont pas permis de comprendre la fin du film. Peut-être ne voyais-je simplement pas l'art de Bergman dans cette fin ? Peut-être est-ce évident, mais je n'arrive malheureusement pas à la comprendre et je m'en excuse.
Persona c’est une théorie de Young qui consiste à sonder l’inconscient. Éminemment esthétique mais trop lent et trop compliqué pour moi. Mériterait peut-être une seconde vision. J’ai du mal avec les films nécessitant une notice d'emploi...
Je reste perplexe après la re-vision de ce film considéré comme un chef-d’œuvre du cinéma, tourné sur l’île de Fårö, lieu de prédilection du cinéaste. Un film très créatif au niveau des effets visuels et sonores, apparents dès le générique. Le scénario aborde de multiples thèmes, dont celui de l’incommunicabilité, du sexe, des pulsions maternelles, et d’une relation fusionnelle voire amoureuse à interprétations multiples… Eclairé par des scènes lumineuses (le verre brisé), il ne laisse pas indifférent.
L'oeuvre d'Ingmar Bergman, The film !!! Mon film préféré, vous ne verrez ça nul part ailleurs, des sons, des images et des montages sans précédent. Tout ça sur fond de silence (Il me tarde de voir "Le silence" par ailleurs). Comme tout cinéphile découvert un peu sur le tard, je découvre un suédois, Bergman, jugé comme l'un des cinéaste les plus doués de sa génération qui a éclaboussé de tout son talent les années 50-60-70. Beaucoup moins médiatisé ni connu du public dit "lambda" ingmar bergman peut en tourmenter plus d'un. J'ai longtemps cherché avant de pouvoir m'offrir un jour un film de ce réalisateur et ce fût Persona. Autant dire que si vous n'avez jamais vu de film de Bergman, c'est celui-ci qu'il faut voir en 1er ! Sous peine d'être un peu déçu du reste de sa filmographie mais essentiel ! Quel duo d'actrice au fait !!! Pour les plus sensibles ou moins cinéphiles, " l'heure du loup " ou " la honte " sont des films plus abordables, disons moins tordu pour rentrer dans l'univers de ce génial cinéaste.
Grande intelligence dans la mise en scène. Film qui a inspiré et qui inspire encore. La couleur de l’œuvre en noir et blanc est très beau esthétiquement. Film qui interpelle et qui sublime la vie humaine. Classique d'un grand réalisateur de cinéma.
J'ai trouvé ça très chiant en toute honnêteté. Si c'était pas le grand et l'immense Ingmar Bergman, qui forcément ne fait que des chefs d'oeuvre, tout le monde trouverait ça chiant d'ailleurs. C'est comme être face à une toile abstraite et se trouver béat d'admiration devant qqch qui n'a pas de sens ni de fil conducteur. Ca ne dure qu'1h20 et pourtant ça en paraît 3...
Mon tout premier Bergman et que dire à part l'admiration que j'ai ressenti pour ce film (mais un côté je ne sais pas si j'aurais dû commencer par celui-ci car il demande plusieurs visions afin de bien l'analyser pour pouvoir comprendre le film à la vision de Bergman). Le film commence par des images éparses qui nous plongent d'emblée dans l'univers du film ,Bergman arrive par sa mise en scène à rendre ce film très beau ,poétique avec une musique angoissante ,des plans spécifiques, des images dérangeante et des conversations perverses .Pour ce qui est du scénario il n'y a rien à dire, il est très bien ficelé . Liv Ullman joue très bien mais j'ai eu un faible pour la performance de Bibi Andersson. Le réalisateur arrive à nous faire rentrer dans ses créations , son univers ,il manie le champ/contrechamp à merveille ,les plans pendant l'histoire du nouveau-né sont géniaux et j'ai adoré le plan où Liv et Bibi sont côte à côte où cette-dernière se fait "replacé" les cheveux . J'ai donc tout simplement adoré ce film, j'étais rentré dans son univers et je voulais y rester à vrai dire .
Ce film d'Ingmar Bergman est une vraie réussite, au-delà de ses plans magnifiques et des jeux d'acteurs fabuleux, Bergman nous transporte dans cette histoire de deux ... femmes. Une qui est l'infirmière d'une grande actrice en hôpital psychiatrique, restée muette. L'infirmière se dévoue à l'actrice en lui racontant une soirée érotique qui la rendra enceinte, lui avouant comme a une amie qu'elle finira par avorter. Plus tard nous remarquerons que Elizabeth a eu un enfant non souhaité, déchirant sa photo en deux parties, comme les deux femmes qui n'en sont qu'une ? avec cette scène mythique répétée qui coupe les deux visages pour n'en donner qu'un. La scène d'ouverture nous plonge encore plus dans l'intrigue avec ces morts-pasmorts qui hantent et vivent dans la tête d'Elizabeth ? Puis l'apparition de l'enfant regardant une pellicule, qui s'éteint à la fin du film... Bergman nous perd de manière réussie dans la tête d'une ou deux femmes, sur cette île, mêlant bruits de vague et paysages vastes (Martin Scorsese a du s'en inspiré pour Shutter Island) avec son travelling fantastique sur l'infirmière courant vers Elizabeth. Les deux femmes se ressemblent, s'opposent et se complètent, une calme toujours, muette à rendre fou et une autre bavarde, énervée de son silence. Le réalisateur a aussi choisi de casser les codes du cinéma, en sortant du film à deux reprises, une où l'écran brûle et laisse place au blanc, blanc du film, blanc éblouissant, blanc bergmanien et une autre où une équipe de cinéma tourne vers le spectateur. Un grand film signé Bergman qui restera un de ses plus grands.
L'ambiance est là mais je suis passé à côté. De jolies répliques mais je pense avoir un esprit trop cartésien pour me laisser trimballer de plan en plan n'y voyant aucun intérêt scénaristique particulier. De belles images cependant.
Un très beau film ! Les deux actrices sont à la fois fascinantes et troublantes. Et le scénario nous plonge dans les méandres de l'introspection et de la quête de "soi". La scène (bissée) où les 2 actrices sont face-à-face est sublime ! Un film qui, à mon avis, a aussi bien inspiré Yodi pour "Une autre femme" que Lynch pour "Mulholland drive". C'est pas peu dire, hein ? ;-)
J'en sors avec le sentiment qu'au bout de la première vision, le film n'a pas livré tous ses secrets. Un récit passionnant sur le rapport à l'autre, dans lequel la fascination et l'animosité interagissent comme des forces physiques, heurtant les personnages, les modelant au plus profond d'eux-mêmes.
Expérience artistique d'une inventivité incomparable, trip sensoriel d'une puissance sidérante, ce film n'a pas finit de révéler ces richesses. Difficile de passer à autre chose après l'avoir vu.