Persona
Note moyenne
4,2
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135 critiques spectateurs

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rogertg2
rogertg2

34 abonnés 762 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 août 2007
Un film ennuyeux dans lequel il ne se passe rien. Il consiste en un dialogue entre deux femmes qui s'ennuient et qui nous ennuient. Un véritable soporifique. Inutile d'attendre la fin, je préfère vous prévenir à l'avance : il ne se passe rien !!! C'est encore une fois un "chef-d'oeuvre" pour les "intellectuels" mais qui ne peut intéresser le commun des mortels que nous sommes.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 août 2007
Les décors nus et aseptisé nous laisse de glace. On se croirait dans un monde parallèle dans ce huis clos long et bavard... C'est ennuyeux, j'ai déjà vu des films contemplatifs bien meilleur qui ne laisse pas le spectateur sur le bord de la route. Bergman a été bien plus inspiré... A croire que ça fait bien de crier au chef d'oeuvre dès qu'on parle de cinéaste aussi marquant lorsqu'on lit autant de bonne critique. J'ai préféré "Le 7ème sceau" et de loin.
Reste une certaine poésie dans une belle mise en image.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 juillet 2007
Bergman réalise là la preuve que le cinéma est un art tant cette oeuvre tétanise de beauté. Les plans subjectifs de Bergman sont des perles d'émotion notamment la scène on l'on entend deux fois la terrible narration d'Alma avec deux points de vue différents. Les plans objectifs ou contemplatifs transmettent ue impression de peinture visuelle où les deux femmes sont en fusion. Les jeux de lumière et d'obscurité façonnent un univers visuel où cohabitent fracture et harmonie, fission et fusion, colère et complicité. Les mouvements génaiux et le placement esthétique des actrices donnent à chaque plans une beauté illuminante et liquéfiante. La musique enrichies les scènes pour les rendre plus profondes en perçant le jeu des acteurs de vérité et de sensibilité. Des images parfois décousues qui se mélangent les unes aux autres avec des mises en abime qui soutiennent une narration esthétique et purement cinématographique. De plus il y a une magistrale césure au milieu du film qui fait basculer la relation psychologique des personnages et qui appuie la profondeur poétique de l'oeuvre en la dramatisant. C'est le moment où Alma ne se considère plus comme sujet mais juste comme un objet. Pour savoir qui se cache derrière le masque de la personne sociale Elisabet choisit d'abanonner l'usage des mots et dans un principe bergsonnien elle accède à la profondeur de son âme en ressentant la fusion de ses sentiments comme le flux unifié de sa conscience.Au contraire Alma "change perpétuellement" et cherche une unification de son moi empirique à travers un sujet transcendantal.Dans ce conflit sur la façon d'accéder à la conscience de son être Elisabet est l'ombre et Alma est la lumière, Elisabet est l'être sous le masque et Alma est le sujet au dessus du masque, de là Bergman va moduler sur l'usage de la parole.Ainsi la parole chez Elisabet est une superficialité qui n'a qu'un usage social alors que chez Alma le language a une fonction unificatrice car il lui rappel ses différents moi.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 décembre 2007
Une tragédienne perd la parole suite à un traumatisme. A l'hôpital psychiatrique, une infirmière se prend d'amitié pour elle. Petit à petit, la relation s'inverse, la tragédienne "vampirise" psychiquement l'infirmière. Elle se guérie en faisant remonter à la surface les angoisses souterraines de l'infirmière. Les deux femmes finissent par ne faire qu'une seule et même personne. Ce film est d'une intelligence exceptionnelle. On en sort vraiment bouleversé.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2007
Magistral, envoutant. Bergman, vous nous manquez déjà...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 31 mai 2007
Après un bon début le film devient lassant et mon esprit s'est absenté durant tout le reste de l'oeuvre. On aura l'occasion de voir de belles images (qui ne sauvent malheureusement pas le film de Bergman). Bergman fait semblant de maitriser son film et nous livre quelque chose de trop flou, pas raté, mais flou.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 mai 2007
"Chaque gros plan est un gros plan de visage" (Deleuze) mais cette oeuvre montre - plus qu'aucune autre - que le visage n'est que la face visible de l'iceberg.
Un film inoubliable sur l'inconscient et la maternité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mars 2007
D’abord ce film en noir et blanc est visuellement très beau grâce à des jeux de lumière et aux gros plans des visages des 2 actrices Bibi Anderson et Liv Ullmann. Sinon Persona raconte l’histoire de 2 femmes dont la personnalité déteint l’une sur l’autre. L’une des 2 femmes Elisabeth Vogler est devenue muette durant et depuis la représentation d’une pièce de théâtre « Electre ». L’autre femme est Alma son infirmière qui l’accompagne au bord de la mer afin de la faire sortir de son mutisme. Pendant leur séjour, les 2 femmes se confrontent et s’opposent mais une fois que les masques tombent, la maladie de l’âme d’une finira par toucher l’autre à telle point que les 2 femmes finiront par se ressembler. D’après le psychanalyste Jung, Persona désigne la part de la personnalité qui organise le rapport de l'individu à la société, la façon dont chacun doit plus ou moins se couler dans un personnage socialement prédéfini afin de tenir son rôle social (définition de Wikipédia). Dans Persona de Bergman tout en faisant allusion à la théorie de Jung, l’individu se réalise par interpénétration avec son contraire tout en se « contaminant » psychiquement. Epatant et étrange.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2007
On croirait vivre un rêve éveillé...Persona est à ce jour mon Bergman préféré, et ce pour deux raisons. La première raison de cette préférence est la forme du film, esthétiquement très beau, emprunt de poésie et de mystère ( j'ai d'ailleurs l'étrange impression de retrouver l'univers de David Lynch, notamment Mulholland Drive. Au reste, le cinéaste américain reprendra dans ce film le plan des deux visages féminins se superposant ). La deuxième raison est la suivante: Persona est novateur dans sa construction, et il reste à ce jour l'un des films les plus déroutants jamais réalisé ( je pense à la bouleversante césure qui intervient au milieu du film de Bergman, ou encore à cette extraordinaire scène où Alma parle de l'avortement d'Elisabeth, scène qui se trouve exposée d'abord du point de vue d'Elisabeth, puis du point de vue d'Alma ). Persona est un film si riche que les qualificatifs me manquent pour le décrire: rare, d'une violence sourde et insinueuse, envoûtant, dérangeant, incomparable...Et les deux actrices principales dont les personnages sont antagonistes sont magnifiques ( Excellente Bibi Andersson, intense Liv Ullmann...). Un chef d'oeuvre marquant sur l'introspection et l'incommunicabilité. Bergman au sommet de son Art!
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 octobre 2006
Il y a des films comme ça que tous le monde qualifie de chef d'oeuvre et qui vous laisse totalement indifférent. "Persona" pour moi fait partie de ceux-ci...
khaldor
khaldor

8 abonnés 38 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un très beau film ! Les deux actrices sont à la fois fascinantes et troublantes. Et le scénario nous plonge dans les méandres de l'introspection et de la quête de "soi". La scène (bissée) où les 2 actrices sont face-à-face est sublime ! Un film qui, à mon avis, a aussi bien inspiré Yodi pour "Une autre femme" que Lynch pour "Mulholland drive". C'est pas peu dire, hein ? ;-)
VodkaMartini
VodkaMartini

63 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film inimaginable! Avant Lynch, Bergman nous prend par la main sur un parcours sinueux pour nous parler d'identité, d'identification, de peur et de désirs. C'est visuellement parfait, en osmose avec le dire, stupéfiant de créativité. Une des plus grandes réussites de l'histoire du cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un très bon film. Liv Ullmann est une actrice jouant « Electre », pièce de théâtre filmée. Elle perd la parole en pleine scène. Infirmière, Alma ( Bibi Andersson), va l’accompagner au bord de la mer quelques semaines. L’actrice restera muette, l’infirmière, elle, en dira peut-être trop… Igmar Bergman se sert ici librement des principes de Karl Jung, homme qui mettra en avant le « Persona » correspondant au masque social et l’ »Alma » se rapportant au subconscient. D’après le psychanalyste suisse la souffrance humaine provenait du conflit irrémédiable de ces deux principes. Bergman l’utilise en nous montrant deux femmes que tout semble opposer. Pourtant leur rapprochement sera de plus en plus troublant. La perte de la parole sert ici de masque, de protection mais également à l’incapacité de communication. La scène où arrive le mari de Liv Ulmann, d’ailleurs atteint de cécité, nous montre très explicitement le rôle de l’inconscient, des pensées et des réflexions que l’on ne peut transmettre que si difficilement aux autres et, de surcroît, au monde. Comme elle ne possède pas les mots pour lui parler elle le fait faire par…l’autre ? Où bien est-ce uniquement se fameux subconscient qui s’en charge ? A-t-on à faire à deux femmes ? Bergman amplifie encore cette dualité, de façon incroyablement intelligente, dans une merveilleuse double scène où les évènements passés des deux femmes se rapprochent. Bergman nous livre ici un film très riche, surtout pour une œuvre de moins d’une heure trente. Là encore, il a l’audace d’aborder de nombreux thèmes comme l’amour, la haine, la solitude, l’incommunication, la mort. Contrairement à ce que l’on a pu lire où entendre, le thème de Dieu est réellement abordé, notamment dans les plans-séquences du début du film où l’on entrevoit une main se faisant transpercer et une araignée, déjà utilisée par Bergman comme symbole de Dieu dans « A travers le miroir » en 1961 et réutilisée chez Zulawski en 1984 dans « La femme publique » .De plus les
JamesDomb
JamesDomb

127 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Incroyable film dans lequel Ingmar Bergman évoque l'introspection de soi, la quète d'identité, le repli sur soi, le besoin de communiquer, les fantasmes. Sous ses allures de film "médical" se cache en fait un film experimental,les derniers plans du film sont sublimes et la scène répétée de "Quel genre de mère/femme suis-je ?" atteint des sommets de maestria autant visuelle que psychologique. Le duo Bibi Andersson et Liv Ullmann est magnifique de sensualité et en parfaite osmose. Le premier film d'Ingmar Bergman que je decouvre et je ne suis pas déçu.
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Persona est peut-être l'un des quatre ou cinq plus grands films de l'histoire du cinéma, en d'autres termes un chef-d'oeuvre absolu, un modèle, une leçon... Bergman nous y délivre ce qui constitue en quelque manière son art poétique, en nous y démontrant par l'image, et non didactiquement par le discours, que le cinéma est selon lui pure poésie (du grec poieïn qui signifie faire, fabriquer, produire!). Persona est donc bien davantage qu'un banal film psychologique ou psychanalytique, même si l'allusion à Jung peut paraître évidente. Le prologue et l'épilogue, ainsi que la brutale interruption centrale, sont là pour nous avertir que l'enjeu est ailleurs. Le réalisateur suédois cherche moins la signification claire d'un contenu univoque que la parfaite adéquation de la forme cinématographique et du contenu auquel celle-ci renvoie. Et la réussite est totale. Pas une image de trop, pas une parole inutile et une musique parfaitement en situation. On ressent intuitivement la participation nécessaire de chaque élément à la cohérence de l'ensemble. On peut ensuite se perdre en conjectures interminables sur la signification exacte de l'histoire d'Elisabeth et d'Alma. Ne s'agit-il pas d'une métaphore visuelle de la quête personnelle d'identité à laquelle chaque personne humaine est confrontée? Elisabeth et Alma ne sont elles pas en définitive un seul et même personnage, la première constituant le masque (persona en latin) de la seconde, comme le suggère la scène formidable où les deux visages sont fondus en un seul? Qu'importe en définitive! L'enjeu pour Bergman (il l'a explicitement avoué!) était de «faire», de créer, autrement dit, de produire de la beauté. Et le pari est tenu. Persona est, en tant qu'objet cinématographique, une merveille, terrible sans doute quant à son contenu, voire excessivement pessimiste, mais intrinsèquement rayonnante. Tout cinéphile se doit un jour de la contempler!
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