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Bertie Quincampoix
143 abonnés
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4,0
Publiée le 18 septembre 2018
Porté par un Harvey Keitel au sommet de son art, dans ce qui constitue certainement l'un des plus grands rôles de sa carrière, Bad lieutenant, sorti en 1992, a gagné ses galons d'œuvre culte. À juste titre. Cette plongée hallucinante et hallucinée dans un New York crépusculaire, à travers le parcours délirant d'un flic alcoolique, fumeur, camé, accro au sexe et surendetté, nous fait passer 1h30 de folie pure (aussi pure que l'héroïne que s'injecta a priori réellement Keitel et sa partenaire Zoë Lund dans une séquence particulièrement éprouvante). Ce grand film sur la déchéance, le pardon et la rédemption a en effet connu un tournage aussi dingue que son résultat final, entre prises de vues sauvages, drogue à gogo et gnôle en tous genres. Choquant parfois, fascinant toujours.
Bad Lieutenant est un film à l'intrigue très provocatrice et sulfureuse. Si Harvey Keitel est un excellent acteur surtout la même année dans Reservoir Dogs mais ici il surjoue beaucoup et de manière quasi incohérente. Le film est surtout composé de séquences choc qui ne sont pas toutes percutantes (même si certaines sont très puissantes) et se complais dans son concept. Le scenar est un peu pauvre et l'évolution du Lieutenant pas très clair mais la puissance de certaines scènes suffit selon moi a en faire un film culte et provocateur même 28 ans plus tard.
Scénario cliché flic ripoux lent comme pas possible comment peut-on aimer ce genre de film trop bizarre par moment enfin bref je n'ai pas du tout aimé ce genre de film très décevant je n'ai même pas réussi a accrocher !
Honnêtement, déçu ! Encore un film que bon nombre de gens glorifie et dont cette gloire me semble malvenue ... Non pas que ça soit un mauvais film mais ... Je pense en fait qu'il a réellement beaucoup vieillit et ce qui pouvait surprendre et choquer, car voilà le but ici, choquer ... Eh bien le film aujourd'hui, n'a plus l'impact du passé... Ajoutez à cela les pleures redondant de H. Keitel qui s'ils n'exaspèrent pas, sont risibles, voilà un pain dont la levure est foireuse... Reste un film potable mais beaucouyp trop noir pour entrainer un quelconques plaisir ou l'envie d'une seconde vision ...
Tourné dans les rues de New-York en seulement 18 jours comme une urgence vitale le plus dingues dans ce film est que toutes les scènes de prises de drogues et d'alcool sont réelles et sans trucages ! spoiler: Ainsi, les réactions des badauds dans les rues sont authentiques, tandis qu'il faut rappeler qu'à l'époque, le trio Ferrara-Lund-Keitel étaient eux-mêmes toxicomanes, leurs connaissances furent donc "idéales" pour le film comme en témoigne ce lien entre la dealeuse alias Zoë Lund qui pique le flic junkie alias Keitel. Le réalisateur place dans son histoire toutes les thématiques qui le hantent ; un homme de loi qui a tous les vices, la puissance de la foi qui pousse malgré lui le flic vers la rédemption, mais parce qu'il y a toujours deux faces à une pièces, il y a aussi le blasphème symbolisé par la religieuse souillée. On peut pourtant se dire qu'un flic aussi déviant reste invraisemblable sans doutes, enquêtes internes ou conflits entre collègues. Mais Ferrara filme les bas-fonds new-yorkais de telle façon qu'on pourrait se croire dans une autre ville et à une autre époque, sorte de ghetto post-apocalyptique et pourtant si actuel. Interdit au moins de 16 ans. Site : Selenie
Montrant en écho le drame d'une nonne prête à pardonner ses tortionnaires et le parcours de déchéance interlope d'un policier déshonorant ses différentes fonctions, cette quête symbolique de sens, de moralité individuelle et de rédemption s'appuie sur l'interprétation hallucinée de Harvey Keitel ainsi qu'une mise en scène et des séquences brutes, violentes voire malaisantes. N'entraînant aucune empathie pour ce héros coupé de tout lien humain et émotionnel, cette métaphorique catabase annoncée se transforme en sacrifice désespéré, seule issue à une vie devenue vaine. Une ode paradoxale au pardon et à l'amendement, entre foi absolue et dérangeant amoralisme. Voilà qui ne laisse pas indifférent...
Un film cru sur la descente aux enfers d'un flic drogué, surendetté et au bout du rouleau. La rencontre avec une bonne soeur violée va finir de l'achever. Un final avec une bonne morale, cela dit. Et un Harbey Keitel toujours parfait dans ses rôles : Impliqué jusqu'au bout. Quelques scènes crues à réserver à un public averti.
Film policier dramatique, coécrit et réalisé par Abel Ferrara, Bad Lieutenant est un long-métrage à l'atmosphère glaciale. L'histoire nous fait suivre un inspecteur de police violent et corrompu qui est chargé d'enquêter sur le viol d'une religieuse ayant eu lieu dans une église. Dans le même temps, il s'endette en perdant une série de paris pris lors d'un derby de baseball et se retrouve menacé de mort par ses créanciers. Ce scénario nous plonge pendant un peu plus d'une heure et demie dans une véritable spirale cauchemardesque. Plus les minutes défilent et plus on s'enfonce dans les ténèbres, en atteste l'ambiance malfaisante de débauche et de violence absolument glauque qui s'en dégage. Il faut dire que le cocktail est explosif vu que l'intrigue traite de sujets lourds comme les drogues dures, la religion, le sexe et la dépendance aux paris sportifs. Tous ces éléments ainsi additionnés donnent lieu à des scènes chocs et marquantes. L'ensemble est porté par un personnage au mode de vie néfaste accumulant tous les excès, abusant de son autorité, rongé par le vice, à la notion de justice bien à lui et aux choix immoraux. Ce dernier est parfaitement incarné par un Harvey Keitel totalement impliqué dans son rôle. Constamment alcoolisé et défoncé à toutes sortes de drogues puissantes, il parvient avec une véritable authenticité à reproduire cet état second à travers ses gestes de toxico. Pas étonnant quand on sait que rien n'est simulé, l'acteur ayant réellement consommé toutes ces substances, tout comme sa complice de défonce Zoë Lund. Le reste de la distribution est également de qualité mais le récit s'attarde avant tout sur son anti-héros principal. Celui-ci entretien des rapports de force et de domination avec ceux qui l'entoure, blasphémant et assénant des répliques brutales. L'ensemble est réalisé de façon assez quelconque par Abel Ferrara. Mais sa mise en scène a le mérite d'être sans concessions, montrant tous les ravages dus à l'injection et la consommation de ces puissants poisons et tous les crimes perpétrés dans les rues grises et bondées de New York. Ce visuel austère et sordide est accompagné par une b.o. se faisant très peu entendre. Les compositions sont discrètes, préférant laisser place aux silences et aux bruits urbains environnants. L'ambiance sonore est assurée par les commentaires sportifs émanant des postes de télévisions et des radios qui suivent tout du long le policier. Cette descente en enfer s'achève sur une fin inévitable, venant mettre un terme à Bad Lieutenant, qui, en conclusion, est un film méritant d'être découvert, même s'il est difficile à visionner tant il n'en ressort que des choses sinistres et pesantes.
Film sans concession qui suinte de sordidité et de noirceur. Il deviendrait vite insupportable sans l’interprétation démesurée d’Harvey Keitel, acteur exceptionnel, aussi physique que cérébral. Abel Ferrara est vraiment un torturé !
Moi qui m'attendais à un véritable film coup de poing je dois dire que j'ai été bien déçu. Malgré mes efforts et la belle interprétation de Keitel, je n'ai pas accroché à ce film dont j'ai entendu tant de bien. La mise en scène est bien clairement, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans le film. D'habitude dans les films d'anti-héros on trouve un truc esthétique ou une intrigue pour s'accrocher, là rien. On ne fait que suivre les mésaventures de ce flic ripou campé par Keitel.
La catharsis douloureuse d'un flic corrompu sous forme d'addiction à la drogue dans les rues de New York... Abel Ferrara filme cette chute libre sans l'ombre d'une concession, avec pourtant une curieuse parenthèse christique, ou le religieux le dispute au sordide... Pour le metteur en scène de "Nos funérailles" , il n' y a de vérité que dans la crudité et la violence et de ce fait, la nature humaine est désespérement noire même si la rédemption n'est jamais loin.... En phase avec son sujet, ou plutôt sa thématique, Ferrara filme sans esbrouffe ce qui restera comme l'une des plus grandes performances de Keitel... Néanmoins, on aurait aimer un enjeu dramatique un peu plus étoffé pour faire de ce "Bad Lieutenant" un film réellement incontournable..