Sympathique comédie des années 80 reposant sur l'opposition culturelle entre les anglais John Cleese/ Michael Palin (des Monty Pythons), forcément coincés pour respecter la caricature du citoyen britannique, et l'américain désinvolte Kevin Kline. Quelques scènes sont vraiment hilarantes mais l'histoire dans son ensemble, assez inégale sur la durée, a un peu perdu de son attrait au fil des ans. Un Poisson nommé Wanda mérite d'être vu une fois pour certains dialogues absurdes et son comique de situation, ainsi que pour les apparitions de John Cleese, à chaque fois amusantes.
Avec le temps, je peux dire que j’ai trouvé désormais cette comédie policière très bonne. J’ai été vite accroché par l’humour au style english. Cette manière si particulière et fine de nous faire rire. Il faut dire qu’avec deux membres des Monty Python au casting, John Cleese et Michael Palin, ce n’est pas une surprise d’avoir cette touche. Ce film est donc à la fois drôle mais aussi raffiné. Les personnages sont bien travaillés en étant atypique. Que ce soit l’avocat joué par John Cleese, le bègue par Charles Crichton ou encore le tueur en la personne de Kevin Kine. Chacun va apporter sa pate et sa richesse. Je dois dire que ce dernier a été mon préféré. L’extravagance de son personnage est géniale. On aime ou on déteste, mais il ne peut pas laisser indifférent. De manière générale, tous les acteurs sont brillants. Il ne faut pas oublier notre amie Jamie Lee Curtis dans cette belle prestation collective. L’histoire en tant que telle va être prenante. Le travail sur l’avocat et les différentes péripéties qui s’ensuive. Cela peut paraître banale, mais c’est bien effectué. Surtout qu’il va avoir de bons retournements de situation, empêchant quelconque monotonie. De plus, l’axe parallèle avec Charles Crichton qui doit assassiner une grand-mère, est tout simplement géniale.
Charles Crichton est loin d’être à son premier coup d’essai, mais il s’agira de cristalliser une bien riche carrière que d’associer sa dernière réalisation aux côtés de deux pionniers emblématiques de la saga Monty Python, à savoir John Cleese et Micheal Palin. Le premier seconde à la réalisation et les deux s’embarquent dans comédie policière, dont on retrouve vivement l’âme du burlesque britannique. Le décalage du langage crée toute une atmosphère cartoonesque qui saisit les spectateurs de bout en bout. Il arrive tout de même que cette démarche ne joue pas toujours en faveur du comique de répétition, mais il assume tout son art à travers le script de ses personnages, cherchant constamment à prendre l’ascendant sur le collègue éphémère ou encore l’associé d’un jour. Il ne reste plus qu’à laisser les conflits mûrir, en parallèle de tout un réquisitoire en faveur du mensonge.
Un braquage en perspective, mais l’incompréhension et le manque de cohésion dans une équipe de bras cassé pimente toutes les situations les plus loufoques, ne laissant aucune chance aux poissons de Ken (Michael Palin) ni à d’autres animaux tenus en laisse. C’est d’ailleurs sur la base de ses bégaiements que tout le récit tient sa structure. Sur le jeu de la parole, nous n’y échappons pas. Chaque protagoniste, à sa manière, n’use plus les mots pour leur valeur informative. En échange, on y crée des interactions ancrées dans le quiproquo et dans une ruse qui empoisonne chaque action et conséquence qui en découle. Ceux-ci sont symboliquement piégés dans leur propre jeu, abusant des autres afin de mieux servir le divertissement aux spectateurs. Le plat est assaisonné d’un petit ton condescendant, piétinant avec autodérision une culture britannique très, voire trop polie et sans doute coincée dans ses propres conventions, à l’image d’Archie (John Cleese).
Si Wanda (Jamie Lee Curtis) est l’ambassadrice d’une nation qui prône une certaine indépendance et liberté, on trouvera à juste titre des témoignages qui justifieront ses agissements par la suite. L’américaine sexy et désirable joue de sa personne pour séduire et s’adapter à la situation. C’est pourquoi elle seule, semble mieux s’en sortir dans tout ce troupeau. Otto (Kevin Kline) vient alors compléter le portrait, avec ce qu’il faut en absurdité pour que ses répliques fassent souvent mouche. Et même s’il continue de régulièrement alimenter régulièrement le décalage culturel à travers ses lectures ou ses préceptes un peu hasardeux, il nous révèle en quoi la parole ne lui sert finalement pas à grand-chose, si ce n’est que repousser l’échéance de son sort. Les personnages évoluent ainsi dans une incertitude délicieusement rebelle, où le carcan du langage entrave leur liberté. Certains le ressentent, d’autres s’en accommodent.
Ce n’est pas uniquement dans les fous rires qu’il nous propose que « Un Poisson Nommé Wanda » (A Cat Fish Called Wanda) gagne son pari. Il aura tout de même fallu une gestation du côté de l’inflexible héroïne afin que la désillusion opère, car tous les fantasmes ne valent pas le contrôle de soi et de ses émotions. De ce fait, la plupart de son entourage se laissent aller au désespoir et à la peur de la dépendance. En se refermant sur ce qu’ils savent mieux faire, ils ne pourront espérer une meilleure perspective qu’un retour de bâton bien placé et qui se heurte à une conscience primitive et conservatrice.
Mix réussi de l'humour anglais et américain. Rempli de scènes cultes, il y en a pour tous les goûts : humour noir, absurde, comme de situation, vaudeville... Les personnages sont bien écrits et développés, avec leurs qualités, défauts, points faibles, mention spécial pour Otto sublimé par Kevin Kline, idiot se prenant pour un philosophe, à la fois exécrable et hilarant.
Un chef d'oeuvre de John Cleese qui a écrit le scénario et joué un des rôles principaux. Donc bien sûr, humour britanique décalé à la Monty Python, d'excellents acteurs. Kline en particulier est excellent en James Bond mégalomane.
Un des meilleurs films que je n'ai jamais vus. Les acteurs sont excellents, surtout Ken et Otto, le scénario est bien écrit et on voit que ce n'est pas un film de n'importent qui mais d'un grand réalisateur. Je ne connais pas son nom mais bon, ce n'est pas grave. Le fait est qu'on passe un très bon moment et je le conseille fortement.
Une partie des Monty Python avec Jamie Lee Curtis et Kevin Kline et on a un croisement entre la comédie britannique et américaine. Un poison nommé Wanda c’est une scénario de polar mais qui tourne à la farce et fait une caricature de l’anglais coincé et de l’américain bourrin. L’envie de rire et de faire rire transpire à l’écran. Après oui je préfère très largement les anciens films du groupe British, mais celle ci vaut quand même largement le détour.
"un poisson nommé Wanda" ou "La stratégie de l'Otto-destruction".
Comédie britannique de grand niveau associant deux ex-python volant en cirque, une fille qu'a survécu à 6 (bientôt 7) rencontres avec Mikaël Myers (c'est dire si Wanda est un poisson est insaisissable) et un Artémus Gordon qui aurait pu être bien des héros s'il ne s'était pas compromis dans WWW (on ne peut pas être et avoir été...).
le pitch : Pour faire le casse du siècle chez les diamantaires, Georges, un fripon aux belles bacchantes s'associe avec son ami d'enfance (Ken un bègue ami des animaux), la femme qu'il aime (Wanda qui n'aime que celui qui lui apportera les diams...et donc multiplie ses chances), son presque beau-frère (l'Otto philosophe de comptoir, déséquilibré mental notoire et amant de celle qu'il fait passer pour sa soeur)... Si le casse réussi, l'échappé est ratée... Contraint de dissimuler le magot pour évité la prison, Georges qui n'a confiance que dans son ami Ken lui demande de mettre en lieu sûr la marchandise le temps de se disculper... ou à tout le moins de faire disparaitre, dans un tragique accident, l'unique témoin de sa présence sur les lieux du casse... Grand bien lui fasse car pendant que Ken essaye de résoudre le problème du témoin ses 2 autres associés ne cherchent qu'à mettre la main sur le magot (pour leur bien être exclusif). Jouant de stratégies diverses et avariées pour s'emparer du magot les protagonistes contrarient les plans de leurs concurrents dans une multitudes de scènes rocambolesques et cocasses, notamment en compromettant l'avocat du beau Georges (Archie, que Wanda courtise par calcul). C'est qui qui gagne à la fin... Le producteur qui a du faire de beaux bénéfices tant cette comédie est réussie.
Un Poisson nommé Wanda est à l’image du personnage d’Otto, formidablement campé par un Kevin Kline monté sur ressorts : c’est une comédie qui se pense comme une opération militaire où les répliques sont des duels et tirent des salves de mots hilarantes, où le rythme des manœuvres est savamment orchestré et ne laisse pas de place au hasard, où les protagonistes s’affrontent, chacun dans leur registre, jouent double jeu, triple jeu, rappellent qu’ils sont avant tout des comédiens. En abordant le genre de la comédie par le prisme de la balistique, le réalisateur Charles Crichton compose une œuvre impertinente et brillante qui tient en haleine son spectateur du début à la fin, construit un rire qui ne résulte pas de l’empilement de petites scènes empruntées à droite à gauche, mais qui est le fruit d’une vision artistique tenue jusqu’au bout. Cette identité est aussi le fait de la partition musicale composée par John du Prez, forte de thèmes mémorables et traduisant à la perfection par des notes et des instruments l’esprit du long métrage. Un Poisson nommé Wanda est une réussite intégrale, un sommet de la comédie qui, même visionné en 2020, n’a rien perdu de son brio. « Souviens-toi de Wanda ! »
Ce film révéla a l'écran Kevin Kline. Un florilège d'humour très british et irrésistible, avec en tête deux anciens membres du mythique quatuor anglais : Les Monty Python. Mention spécial à Kevin kline et Jamie Lee Curtis. Absolument fabuleux.
Certainement l'une des comédies les plus drôles et délirantes qu'il m'ait été donné de voir. Tout est formidablement débile et l'interprétation est plus qu'excellente, notamment Kevin Kline et plus encore les deux transfuges des Monty Python.
Voilà à quoi sert une vraie comédie : faire rire ! Entre un philosophe barjot (Kline), un ami des animaux (Palin), une voleuse sexy (Jamie Lee Curtis) et un avocat britannique (Cleese), qu'attendre de plus que de la rigolade dans cette comédie policière. Cultissime ! (Ça y est ai-je cent caractères ?)...J'ai dû refaire une critique car je n'ai pas du tout aime le doublage en français, mais ça va j'ai trouvé l'original en anglais.