Il serait intéressant de savoir quel est le premier film où l'on voit un policier en délicatesse avec sa hiérarchie utiliser des méthodes peu orthodoxes pour venir à bout de voyous; la hiérarchie lui rendant hommage lors du succès final. Doit-on remonter au cinéma muet ? Les deux messages véhiculés par cet archétype "seul contre tous" sont simples: - Il faut mieux faire justice soi même, car la Justice est complaisante avec les criminels. - La fin justifie les moyens Y a –t-il un film où l'on découvre à la fin que ce super flic s'est trompé, et qu'il a tué des gens certes peu recommandables, mais innocents des turpitudes pour lesquels ils sont abattus ? On a ici la nième version de ce cliché, avec Belmondo dans le rôle titre. Pour ceux qui adorent Belmondo; les autres ont de toute façon déjà vu le film.
un bébél explosif c'est le role qui colle bien à son personnage, de l'action et de l'émotion une enquète bien menée, le genre de film policier que l'on ne voit plus de nos jours!
un classique parmi les classiques etant moi meme flic, il represente l ancienne police qui ferait bien de reapparaitre de nos jours, la france et la societe se porterait mieux par rapport à des faits divers sordides
A force de vouloir porter des blousons en cuir à 50 balais, Bebel avait déjà commencé à s'autoparodier avec des semi-nanars comme "Le Professionnel", "L'As des As" et "Le Guignolo". Il fallait donc se ressaisir. Mais tenter de passer la vitesse supérieure quand l'arthrose commence à faire ses ravages conduit généralement à des sorties de route qui n'ont même pas le mérite d'être spectaculaire. Ainsi "Le Marginal" allait initier une période particulièrement douloureuse, pavée de daubes surréalistes comme "Hold-Up", "Joyeuses Paques" et le phénoménale "Le Solitaire", à classer avec les plus affligeantes réalisations du duo Deray-Delon. A force de rediffuser cette chose à la télé, ça nous empeche de faire ce qui est nécessaire: l'oublier.
Le scénario se résume à des scènes de poursuites, de bagarres, de coups de flingues, de cascades en hélico, en tuture ou à travers des vitres. Belmondo nous joue le justicier au grand coeur qui ne se soucie de rien, à l'aise blaise, jouant même avec la loi quand ça l'arrange, jouant au flic et au juge en même temps, montrant son cul à Montesquieu.
Avouons-le Belmondo est ici un cowboy, littéralement, un shérif qui aurait sa place aux Etats-Unis et qui tient du fantasme en France. le vrai soucis c'est qu'à aucun moment le scénario ne permet de rendre plausible une telle liberté pour ce commissaire qui frôle le ridicule d'entrée avec cette descente risible en solo et en tenant le revolver avec désinvolture. C'est le gros défaut du film. Mais effectivement on ne regarde pas ce film pour ça. Finalement on se fout royalement de l'intrigue ou de la cohérence du récit. Le film est une sorte d'exercice auto-promotionnel à la gloire de Bébel, une auto-caricature. Avec son ami et cascadeur Rémy Julienne il assume et assure une nouvelle fois la totalité de ses cascades et scènes d'action comme la course poursuite hommage au film "Bullitt" (1968). Les dialogues de Audiard ajoute au folklore qu'on aime avec des répliques à la pelle dont la séquence culte de la leçon d'interrogatoire. En conclusion, le film vaut pour le piesdestal à Belmondo servi à merveille par Julienne et Audiard, il ne faut pas chercher plus loin. Site : Selenie
Il vieillit mal car seul le personnage principal est intéressant, effaçant tous les autres. Belmondo a de bonnes répliques et des méthodes peu orthodoxes mais c'est insuffisant pour que le film soit bon. La musique ne colle pas et par moment, son aspect d'intouchable est trop gros. On dirait que les méchants ne se défendent pas ou sont totalement abrutis. Pas d'armes dans le bateau, la drogue facilement récupérable car les sachets semblent étanches... Bref, des incohérences agaçantes et un jeu d'acteur de Belmondo qui ne change de l'ordinaire : totalement sûr de lui et rectiligne. Moyen avec toutefois une bonne scène de poursuite à la voiture blindée (Qui comporte des faux raccords, haha).
Le début de la fin du Grand Bébel caricature de lui-même. Le film n’est qu’une formule à base de bastons, de cascades avec de belles voitures et de jolies filles et surtout un très beau casting de gueules, de copains de Belmondo et de jeunes talents. C’est sympa à regarder à la télévision – surtout un soir d’élections aux résultats écœurants - mais ce n’est pas le meilleur Belmondo, ni de sa carrière, ni de cette époque. Je préfère de loin la période précédente et la suivante avec le come-back réussi « Itinéraire d’un enfant gâté ».
Et un Bébel de plus, un ! Effectivement, Le Marginal n’est qu’un film policier de plus pour Jean-Paul Belmondo. Ce n’est qu’une série B dont le scénario n’a pour réel but que d’enchainer les scènes d’action et de servir de faire-valoir à son acteur principal. Malgré des dialogues de Michel Audiard qui le rehausse un peu, le scénario n’a que très peu d’intérêt et enchaine les incohérencesspoiler: (Jordan n’a jamais de partenaires, il tire à tout va et provoque de nombreux dégâts mais n’est jamais réellement sanctionné ou poursuivi) et les clichésspoiler: (le côté macho de Belmondo, la boite homosexuelle, le fait que les immigrés que l’on voit ne sont que des délinquants ou des prostituées…) . Toutefois, si Le Marginal est marquant sur un point, c’est la musique. En effet, le thème principal du film fait partie des grands morceaux signés Ennio Morricone : grâce à lui, on se rappelle encore de ce film. La musique, les dialogues d’Audiard, un casting réussi (Bébel toujours à l’aise dans son rôle de dur, Carlos Sotto Mayor, Tchéky Karyo, Roger Dumas ou Jean-Claude Dreyfus dans un court rôle de travesti…) et l’aspect série B caricaturale peuvent permettre de transformer Le Marginal en plaisir coupable malgré un scénario insignifiant et rarement crédible.
Du grand Bebelle, de l'action et des cascades de l'époque. 27 ans plus tard Georges n'en aura toujours pas fait cuir son steak! -----Novembre 2010-----