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dougray
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3,0
Publiée le 26 juillet 2010
L'archétype d'un film de Belmondo à savoir un flic solitaire qui va faire chier les méchants (comme dans "Le Solitaire" ou "Flic ou voyou") mais moins 2nd degré. On peut être lassé par ce genre de rôle ou par le scénario déjà vu mais pour peu qu'on soit fan de Bébel, "Le Marginal" est un des ses meilleurs films qui réunit tous les ingrédients habituels (la bande à Belmondo avec un Pierre Vernier plus présent, les cascades, les flingues). Un très bon moment qui ne vaut cependant pas "Le professionnel", "Flic ou voyou" et autre "Itinéraire d'un enfant gaté"
A force de vouloir porter des blousons en cuir à 50 balais, Bebel avait déjà commencé à s'autoparodier avec des semi-nanars comme "Le Professionnel", "L'As des As" et "Le Guignolo". Il fallait donc se ressaisir. Mais tenter de passer la vitesse supérieure quand l'arthrose commence à faire ses ravages conduit généralement à des sorties de route qui n'ont même pas le mérite d'être spectaculaire. Ainsi "Le Marginal" allait initier une période particulièrement douloureuse, pavée de daubes surréalistes comme "Hold-Up", "Joyeuses Paques" et le phénoménale "Le Solitaire", à classer avec les plus affligeantes réalisations du duo Deray-Delon. A force de rediffuser cette chose à la télé, ça nous empeche de faire ce qui est nécessaire: l'oublier.
Film d'action sans humour. Le film tient bien la route, notamment grâce à la réalisation de Jacques Deray, spécialiste du film policier français. Bebel sans humour, ça fait drôle, mais l'enquête est bien menée et montre un monde de la nuit assez rare à l'époque.
Après l'avoir revu finalement je ne trouve pas Le Marginal s'y désastreux que cela, l'ayant vu tout gamin j'avais adoré (Bébel était quasiment un Dieu pour moi) puis adulte j'avais trouvé consternant ce film et un Deray bien faible mais lui accordant une chance supplémentaire je dois avouer que cette fois-ci j'ai pris plaisir à le revoir. Alors certes ce polar en fait parfois too much et Jean-Paul Belmondo plus Bébel que jamais est à la limite de l'auto-caricature mais j'ai pris mon pied à mater ce film, un polar dynamique ponctué de bonnes scènes d'action à l'exemple d'une bonne course-poursuite en voiture, on peut y découvrir un Paris interlope certes pas toujours présenté avec finesse mais le résultat est que Le Marginal se regarde avec une certaine nostalgie alors peut-être que ce n'est pas le top en matière de cinéma mais l'actuel paysage cinématographique français n'a rien d'équivalent. Belle musique de Morricone.
Avec "Le Marginal", Deray confirme son statut de réalisateur excellant dans le genre policier. En effet, "Le Marginal" est un polar de grande qualité, avec un scenario original plein de rebondissements, des dialogues croquants (merci Audiard ...)et des scènes d'action à couper le souffle. Je n'hesiterai pas à dire que "Le Marginal" se situe un bon cran au dessus du "Professionnel" grace à son originalité. Car ce qui fait la force du marginal, c'est son originalité ; pas tant sur le sujet même mais plutôt sur la façon dont ce sujet est traité. Deray promène sa caméra dans des endroits alors inconnus dans le cinéma francais : boites gays, squats infames, quartiers "chauds", etc ... Bebel infiltre le monde de la nuit pour notre plus grand bonheur. Les fans de Bebel seront aux anges (bagarres, cascades, bons mots ...) meme si l'on a pas l'habitude de le voir dans un film aussi noir et denué d'humour.