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Legid
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3,0
Publiée le 16 septembre 2026
Les années 1980 ont été la décennie où des films se montaient uniquement sur la notoriété et la popularité de Jean-Paul Belmondo. Et ces films n’attiraient pas le public grâce à la qualité de leur scénario où de leur réalisateur mais parce que le nom et la silhouette de l’acteur apparaissaient en grand sur l’affiche. « Le Marginal » fait parti de cette catégorie. Le film est en effet écrit pour Jean-Paul Belmondo. Il incarne sons rôle bien connu dorénavant de policier aux méthodes peu conventionnelles et expéditives qui n’hésite pas à outrepasser la loi pour atteindre ses objectifs. Pour le reste, assez peu de surprise. La trame scénaristique est assez peu surprenante, goumanque un peu de liant et l’intérêt du film vaut surtout pour revoir son acteur-star dans un rôle qui lui va bien, exécuter ses cascades et aligner les répliques avec sa gouaille habituelle. « Le Marginal » est un polar classique, plaisant mais trop peu surprenant dans la longue filmographie de Jean-Paul Belmondo Note : 12/20
Quel plaisir de redécouvrir un grand classique du cinéma français ! Jean-Paul Belmondo est tout simplement excellent dans ce film, avec une présence et un charisme incroyables. Entre action, enquêtes et répliques cultes, Le Marginal est un film qui fonctionne encore parfaitement aujourd'hui. Une vraie plongée dans le cinéma policier des années 80, portée par un Belmondo au sommet.
« Le marginal » est un film policier réalisé par Jacques Deray en 1983 avec Jean-Paul Belmondo (commissaire Philippe Jordan) dans le rôle principal et Michel Audiard aux dialogues. Belmondo exécute une prestation physique spectaculaire, il réalise toutes les cascades lui-même. « Le marginal » est un bon polar à la française, avec de l'action, extrêmement efficace et porté par un Belmondo au sommet de sa popularité. Immense succès populaire à sa sortie, près de 5 millions d'entrées en salle.
Poursuites, cascades et castagnes. Scène spectaculaire de l’hélicoptère poursuivant un bateau où Bébel saute sur l’engin en pleine vitesse). Quelques répliques cultes : « S’il a eu une jeunesse agitée, je lui promets une vieillesse paisible » , « Est-ce que Louis XVI se plaisait à Versailles, pas sûr ! Il vivait chez son papa ».
Le film peut remercier la musique d'Ennio Morricone, Sans ça, on a un Belmondo des plus classiques, le flic brutal, ça a mal vieilli. Le charme Belmondo opère quand même d'où le succès du film.
C’est un film policier classique où les balles pleuvent et où Belmondo fait des cascades à son habitude. Mais côté scénario, c’est une autre histoire… On se retrouve avec l’éternel duel entre un flic gentil et un caïd méchant, sans que l’on comprenne vraiment les enjeux ni les rouages de l’organisation criminelle. Après tout, pourquoi chercher une logique dans les affaires des truands ? Résultat : on suit sans toujours saisir, surtout quand on réalise que le grand patron, lui, ne change jamais. Et puis, exit le flic irréprochable : ici, le héros n’hésite pas à bousculer les règles, ce qui ajoute au chaos ambiant. Bilan ? Beaucoup d’action, de violence et d’énergie brute… mais une intrigue qui laisse sur sa faim, faute d’une vraie cohérence.
Belmondo au sommet de sa caricature! Aujourdhui, un acteur qui joue avec les yeux plissés et le col relevé les cowboys qui met des coup de boules aux voyous, ne ferait pas carrière.. J'adore Belmondo, mais on ne peut pas dire que cet opus de sa période Bebel respire la qualité. Ni par son scénario, ni par son interprétation très inégale, ni par les dialogues ou par la crédibilité des situations ... les 80' étaient une période de la fin des très bons polar des années 70 qui annoncaient le début des séries policières tf1 des années 90.. tout cela a prit un sacré coup de vieux.. mais si on l'a découvert enfant, je dois dire qu'on prend tout de même un certain plaisir à revoir Bebel faire son show. Si on attend quelque qualité cinématographique que ce soit, on peut passer sans remord. Dans la même période, préférez lui le Professionnel!
Le Marginal n’a, à dire vrai, rien d’un marginal puisqu’il correspond trait pour trait au héros solitaire et bagarreur qu’interprète Belmondo depuis déjà plusieurs années et qu’attendent les spectateurs, en témoigne le succès au box-office français. Cette prétendue marginalité, explicitée par les supérieurs du policier, s’observe de prime abord dans le cadre nocturne d’une patrouille du côté de Pigalle et des salles de spectacle, spoiler: ses bars à strip-tease, ses devantures illuminées des plus suspectes : leur flânerie désabusée et taiseuse en dit long sur un passé qui rejaillira par bribes, sur une amitié qui se pleurera sans larmes, sur un métier qui ne fait plus rêver les enfants. spoiler: La brutalité de la scène des toilettes raccorde ce microcosme à sa violence intrinsèque, annonce une traque punitive qui adviendra, certes, mais avec lenteur et stéréotypes ; car une fois le récit installé se figent des personnages que la caméra scrute dans leurs rapports de pouvoir sinon de domination, tout en veillant à construire une filiation sans émois avec le filleul de l’ancien collègue tombé – ça reste des bonhommes ! Le refus de conférer profondeur et enjeux à l’antagoniste principal le réduit à un avatar du Mal, être cruel qui prend plaisir à s’acharner sur ses victimes, sans pour autant situer Philippe Jordan dans cette axiologie : tendrait-il vers le Bien ? oscillerait-il entre les deux rives ? Jacques Deray ne trouve jamais l’équilibre entre la rugosité de ton et la symbolique de son propos, livre un polar aussi inégal et peu inspiré que la partition d’Ennio Morricone.
Avec "le marginal", Jean-Paul Belmondo endosse une nouvelle fois le rôle du flic solitaire. Qui aime Belmondo retrouvera tout ce que l'on attend de l'acteur : de l'action, des cascades (faîtes par lui), des bagarres montrant son passé de boxeur, des courses poursuites. Le scénario est simple et déjà vu. Mais comme on ne s'ennuie pas, cela a peu d'importance.
Exaspérant de bout en bout, ce pseudo-polar au scénario squelettique ne vise qu'à vendre la marchandise Belmondo. Le cahier des charges est toujours le même : muscle et gouaille, castagne et séduction, et un quota de cascades obligatoires, qui devaient figurer dans le contrat. Elles sont d'ailleurs très mal filmées, ennuyeuses à souhait et totalement inutiles à l'histoire. Ce super commissaire de police dépêché à Marseille pour arrêter un parrain de la came est le héros d'une pauvre histoire linéaire, sans le moindre rebondissement, sans la moindre émotion, sans aucun suspens, saupoudrée d'un humour douteux surjoué par la star. La seule véritable énigme de ce navet sans nom, est de savoir comment Belmondo arrive à marcher dans un jean aussi serré. Pour le reste, tout est à l'avenant de ce que l'acteur tournait dans ces années-là, c'est à dire d'une absolue médiocrité, peuplé de personnages soit veules, soit complètement idiots, utiles à valoriser un comédien dont le principe est de toujours avoir le dernier mot (ou la dernière gifle.) Audiard est, lui aussi, dans ses pires années, les dernières. Lucide, il a retiré son nom du générique, ce qu'il aurait dû faire aussi sur bien d'autres Belmondo. Quant à Ennio Morricone, il compose une de ces musiques les plus ennuyeuses, de celles qu'on ne re-écoute jamais. C'était nul à l'époque et le temps n'a rien fait pour améliorer les choses.[/spoiler]
Le début de la fin du Grand Bébel caricature de lui-même. Le film n’est qu’une formule à base de bastons, de cascades avec de belles voitures et de jolies filles et surtout un très beau casting de gueules, de copains de Belmondo et de jeunes talents. C’est sympa à regarder à la télévision – surtout un soir d’élections aux résultats écœurants - mais ce n’est pas le meilleur Belmondo, ni de sa carrière, ni de cette époque. Je préfère de loin la période précédente et la suivante avec le come-back réussi « Itinéraire d’un enfant gâté ».
Probablement (avec Peur sur la ville et Flic ou voyou) mon film de Belmondo préféré. Il y a tout ce que j'aime : de l'humour, des fusillades et des courses poursuites, notamment celle entre la Plymouth Volare des hommes de Meccaci et la Ford Mustang blindée de Belmondo. Pourquoi a t-on arrêter de faire des films comme ça en France ?
Incarnant un commissaire divisionnaire aux méthodes musclées, malmenant l'orthodoxie policière et effarouchant une hiérarchie timorée ou corrompue, Belmondo joue, d'une certaine façon, les Harry Callahan à la française. Dans les milieux interlopes de Marseille puis du Paris by night, ceux des trafiquants et des toxicos, des prostituées et des homos, des métèques en général (le film flirte avec le racisme), le commissaire Jordan fait figure de justicier, voire de nettoyeur solitaire.spoiler: Les criminels qu'il corrige, en attendant de régler son compte à l'odieux trafiquant Meccaci (Henry Silva, la gueule de l'emploi), ont la raclée qu'ils méritent au grand soulagement du spectateur de la France profonde.
En dehors de cet esprit complaisant, on jugera la réalisation de ce polar bien médiocre, d'ailleurs entièrement consacrée à l'acteur Belmondo. Quantités de clichés jalonnent un scénario en forme de one-man-show et, du reste, si maladroit que Belmondo parait, tellement son type de héros policier est déjà obsolète, s'y auto-caricaturer. Cascades ostentatoires, démonstrations de force et formules héritées de Michel Audiard, l'acteur compose avec un certain sérieux (on le préfère finalement quand il joue ouvertement la carte de la parodie et de la désinvolture) un flic artificiel et tout en frime. La mise en scène de Jacques Deray est totalement impersonnelle.