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Michael R
140 abonnés
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3,5
Publiée le 13 septembre 2021
Un Bebel pur jus, où notre Dirty Harry national va égrèner les adresses craspec de Paris pour serrer un caïd. Le film ressemble à un enchainement de saynètes, il a mal vieilli (notamment avec les dialogues et le style qui prêtent souvent à sourire), mais c'est toujours un plaisir que de retrouver notre casse cou à la grande gueule, au bourre pif facile et au grand cœur.
Le scénario est faiblard et souffre de nombreuses lacunes, les personnages (y compris les deux ou trois principaux) insuffisamment fouillés. On est donc loin des meilleurs Belmondo. Le charme de ce dernier opère cependant toujours, la plupart des seconds rôles tiennent la route, il y a une ou deux scènes de poursuites réjouissantes. Un divertissement honnête mais peu mémorable et même parfois un peu lent.
Du grand "bébel" comme on l'aime ! Ça m'a fais plaisir de me remettre ce film vu et revu mais tellement efficace dans le registre du western urbain français on a rarement fais mieux depuis. ... Bien évidemment notre acteur crève l'écran avec ses répliques et ses Cascades réalisées lui-même sous Les ordres de notre regretté Remi Julienne . Un scénario très simple mais rondement rythmé. Chef-d'œuvre made in French !
En 1983, Jacques Deray réalise un film policier taillé sur mesure pour Jean-Paul Belmondo. Ce dernier incarne un flic intraitable aux méthodes peu académiques. Même si les nombreuses cascades pimentent le long-métrage (notamment la course-poursuite avec une Ford Mustang en hommage à Steve Mac Queen dans « Bullitt »), le scénario reste trop caricatural pour nous emporter. Et ceci malgré des dialogues de Michel Audiard et une musique signée Ennio Morricone. Bref, vraiment cliché.
Et on retrouve notre fameux et unique Belmondo sur un film policier à l'esprit offensif et provocateur accompagnée de notre cher et tendre Commissaire Jordan (Belmondo) qui nous démontrent ses manières personnelles de faire dans la police avec suréminence ! Les confrontations sont toujours très bien interprétées ainsi qu'une musique phénoménale de la part de Ennio Morricone qui nous offrent sa musicographie qui restera excellente et inoubliable !
Encore un Belmondo avec le flingue et le blouson en cuir, voilà ma première réaction avant de voir le film, après flic ou voyou, le professionnel ou peur sur la ville,j'avais vraiment peur de retomber dans le même genre de scène. Même si bien sûr Belmondo fait du Bebel et que les cascades de voitures et les bagarres sont présentes l'histoire n'est pas inintéressante et c'est un plaisir de voir ce film.
Un solide film policier emmené par un Belmondo au meilleur de sa forme. Il y incarne un super flic qui rêve de faire tomber un Baron de la drogue (excellent Henry Silva). Multipliant les scènes d'action, Deray offre un rôle musclé à Bébel qui s'en donne à coeur joie. Les dialogues sont percutants et la musique d'Ennio Morricone accompagne à merveille les péripéties. Du cinéma d'action qui n'a pas pris une ride. A voir et revoir.
Par respect pour Jean-Paul Belmondo, Le Marginal se regarde jusqu'au bout. Sorti en 1983, ce film m'avait échappé ou je n'en ai aucun souvenir. Vu en 2019, on sent que le film a beaucoup vieilli. Les scènes de cascade, qui faisaient la marque de fabrique de Bebel, semblent poussives aux yeux du spectateur du XXIe siècle. On sent comme une lenteur alors qu'à l'époque les films de Bebel faisaient sensation pour leur rythme et leur audace. En revanche les scènes de nu ne dérangeaient personne à l'époque où l'on pouvait fumer au bureau et où l'on conduisait sans ceinture. Les temps ont bien changé !
Du grand film policier d'action. Il n'y a rien à jeter, tout est parfait et on passe facilement au-dessus des exagérations et des incohérences. C'est du Belmondo, dans ses grandes heures et celles du cinéma français. A voir, à revoir pour un excellent moment de détente.
Encore et encore un souvenir de mon enfance ....je sais ça fait madeleine de Proust mais je me souviens des affiches en géant sur les Champs- Elysées à cette époque géniale où les affiches étaient en relief avec le titre qui ressortait ce qui permettait de voir de très loin le cinéma où le film se projetait . Evidemment typique des années 80 ce polar à la française est du sur mesure pour Belmondo le héros de mon enfance . La musique originale d'Ennio Morricone et Henri Sylva en patron de la drogue marseillaise ! ...oui dit comme ça c'est à fuir et pourtant essayez de ne pas avoir de préjugés et de penser que dans ces années là il y avait du cinéma populaire français qui faisait des entrées et qui n'était pas pour autant les "comédies franchouillardes" qu'on nous sert aujourd'hui et qui a malheureusement pris le relai de ce cinéma populaire de ces temps là ! . Oui je suis nostalgique de ce cinéma là où on parlait du dernier Belmondo comme du dernier Delon et à part pour les gens qui étaient abonnés aux Cahiers du Cinéma c'était pas une insulte de dire qu'on allait voir ces films là .
Du pur Bebel comme on se l'imagine, à savoir: un film populaire, au scénario assez simple, des cascades réalisées par lui même; le film donne d'ailleurs par moment l'impression de n'être qu'un prétexte à la cascade qui précédera la poursuite suivante. C'est purement récréatif, c'est populaire et rythmé par une bo d'Ennio Morricone, c'est sympa.
Avec Jacques Deray c’est rare d’avoir des chefs-d’œuvre, mais en général c’est un bon faiseur, c’est un fait, et il a offert quelques bons polars musclés sympathique ! Le Marginal est de ceux-là. Ok, l’histoire est un peu lisse. En fait elle est surtout linéaire, avec un Belmondo qui va de rencontre en rencontre jusqu’à remonter jusqu’à l’antagoniste principale, distribuant coup de poing, coup de feu, et répliques badass. C’est linéaire, et peu surprenant, mais d’un autre côté le film compense par une vraie efficacité. Le rythme est soutenu, les dialogues plutôt bien écrits, et le point fort du film ça reste des scènes d’action rigoureuses et très propres. Bien filmées, bien exécutées, avec un vrai air d’authenticité, Le Marginal est en la matière bien dotée, sans pour autant renier sous des airs de films d’action son âme de polar à la française. Du coup l’ambiance urbaine un peu grise est bien là, les amateurs seront ravis ! Deray offre en effet un film formellement propre. La photographie est plutôt belle, les décors convaincants avec pas mal de scènes extérieures et une belle promenade dans le Paris de l’époque, et la mise en scène, sans génie globalement, se transcende dans les scènes d’action comme je l’ai dit. A souligner aussi une bande son efficace ! Morricone s’est appliqué, et sans offrir sa meilleure partition, on sent que c’est un atout, surtout pour nourrir l’ambiance du film. Le casting est relevé. Si l’on excepte un Henry Silva totalement sous-utilisé à mon avis, pour le reste ça tient la route ! Belmondo est à l’aise ici, dans un rôle qu’il connait par cœur. Il ne surprend pas, mais sa sobriété et son enthousiasme sont positifs ! Dans les seconds rôles j’ai apprécié Tchéky Karyo, qui déçoit très rarement, Pierre Vernier, qui apparait peu mais marque malgré tout, tandis que Carlos Sotto Mayor tient le premier rôle féminin. Pour tout dire ce rôle est un peu inutile, mais l’actrice est belle, et elle apporte un brin d’exotisme pas désagréable finalement. Le Marginal c’est donc du polar français sans surprise, mais bien emballé. C’est clair que le film vaut surtout pour ses scènes d’action, mais cela ne signifie pas que le reste ne présente pas un certain intérêt. Un bon Deray en somme, qui plaira aux amateurs du genre, mais qui sans doute aussi séduira un peu au-delà pour ses inspirations à l’évidence américaine. 3
Il vieillit mal car seul le personnage principal est intéressant, effaçant tous les autres. Belmondo a de bonnes répliques et des méthodes peu orthodoxes mais c'est insuffisant pour que le film soit bon. La musique ne colle pas et par moment, son aspect d'intouchable est trop gros. On dirait que les méchants ne se défendent pas ou sont totalement abrutis. Pas d'armes dans le bateau, la drogue facilement récupérable car les sachets semblent étanches... Bref, des incohérences agaçantes et un jeu d'acteur de Belmondo qui ne change de l'ordinaire : totalement sûr de lui et rectiligne. Moyen avec toutefois une bonne scène de poursuite à la voiture blindée (Qui comporte des faux raccords, haha).
Et un Bébel de plus, un ! Effectivement, Le Marginal n’est qu’un film policier de plus pour Jean-Paul Belmondo. Ce n’est qu’une série B dont le scénario n’a pour réel but que d’enchainer les scènes d’action et de servir de faire-valoir à son acteur principal. Malgré des dialogues de Michel Audiard qui le rehausse un peu, le scénario n’a que très peu d’intérêt et enchaine les incohérencesspoiler: (Jordan n’a jamais de partenaires, il tire à tout va et provoque de nombreux dégâts mais n’est jamais réellement sanctionné ou poursuivi) et les clichésspoiler: (le côté macho de Belmondo, la boite homosexuelle, le fait que les immigrés que l’on voit ne sont que des délinquants ou des prostituées…) . Toutefois, si Le Marginal est marquant sur un point, c’est la musique. En effet, le thème principal du film fait partie des grands morceaux signés Ennio Morricone : grâce à lui, on se rappelle encore de ce film. La musique, les dialogues d’Audiard, un casting réussi (Bébel toujours à l’aise dans son rôle de dur, Carlos Sotto Mayor, Tchéky Karyo, Roger Dumas ou Jean-Claude Dreyfus dans un court rôle de travesti…) et l’aspect série B caricaturale peuvent permettre de transformer Le Marginal en plaisir coupable malgré un scénario insignifiant et rarement crédible.