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CH1218
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3,0
Publiée le 10 janvier 2016
Cascades, humour et méthodes peu orthodoxes sont des paramètres classiques à mettre au profil du flic décontracté et expéditif joué par Jean-Paul Belmondo dans plusieurs polars de sa carrière. Peu importe la contenance du scénario, cette marque de fabrique est payante et colle tellement bien au charisme de l’acteur et on ne ne va pas bouder notre plaisir de le (re)voir dans un tel rôle. « Le Marginal », réalisé par Jacques Deray en 1983, ne révolutionne assurémement pas le genre mais s'additionne à la longue liste des succès récoltés par Bébel.
Excellent début digne d'un James Bond, course sur l'autoroute, survol en hélicoptère. Un policier racé et efficace. Brut de décoffrage et sans effets rajoutés. Excellent Belmondo.
lingue en bandoulière, pectoraux saillants et le sourire aux dents, Bébel ferraille chez les truands. Son statut de commissaire de police lui procure une certaine impunité qu'il utilise avec délectation grâce aux dialogues ciselés de Michel Audiard. Bon flic, bon œil il n'a qu'une obsession : arrêter les malfrats, de Marseille à Paris, et venir en aide aux victimes. Rien ne peut l'arrêter dans sa volonté de remédier au désordre ambiant, quitte à employer des moyens non légaux. L'action primant sur la réflexion, il n'y aura pas d'éclaircissements psychologiques lors de plongées dans des lieux nocturnes caricaturaux où le mal sévit. Jean-Paul Belmondo enchaîne les cascades et distribue des claques aux vilains pour la plus grande joie de son public. Entouré de ses complices habituels, notre acteur-vedette nationale est parfaitement mis en valeur par la réalisation efficace de Jacques Deray. La musique d'Ennio Morricone vient judicieusement relancer le rythme et les répliques d'Audiard, souvent drôles, permettent à l'action de se relâcher. La course de voitures dans les rues de Paris, sous le métro aérien, entre une Plymouth Volare 1976 et une Ford Mustang 1967, ainsi que la poursuite à pieds dans le Port de Marseille constituent un double hommage au cinéma américain (Bullit et French Connection). Bel exemple de savoir faire du cinéma d'acteur français des années 80, bon film policier punchy.
Belmondo qui prend toujours autant de risque dans ses cascades à la cinquantaine, l'acteur fétiche de la nouvelle vague s'est tournée à cette époque au cinéma de divertissement. Il est claire que le scénario ne vaut pas celui du ''Professionnel'' mais ne brille que par Jean-Paul Belmondo ou a cette époque il commence à s'auto-parodier et deviens la caricature de lui-même. Pas très loin du semi-nanar et ne brille que par ses cascades et ces scènes d'actions. Pourtant nostalgique de cette époque je trouve ce film bien potable et pourquoi? C'est simple!
Parce que Belmondo! Parce que Michel Audiard et parce que Ennio Morricone.
Comme l'ont dit beaucoup d'autres personnes avant moi, le Marginal est un film qu'on regarde pour se vider le crâne, on sait qu'on est pas devant un chef-d'œuvre ou un grand film, juste un divertissement. Car ce film est bourré de défauts : ça manque cruellement de personnages secondaires, car à part Bebel, c'est le vide. Ensuite le personnage de Bebel n'est au final qu'un flic intègre parmi tant d'autres, une sorte de copie de l'inspecteur Harry version française. Le scénario n'est pas fabuleux : on suit Jordan (le personnage de Belmondo) qui se promène à Marseille et qui tabassé du méchant dealer (ah oui, c'est manichéen), ça démarre trop vite et avec une seule phrase écrite sur un journal (Jordan muté à Marseille) alors que le film aurait pu nous présenter le personnage avant sa mutation, histoire qu'on s'attache à lui. Bebel fait du Bebel (des cascades et une démarche blasée) et certains acteurs secondaires jouent mal. Mais alors pourquoi 3 ? Parce que déjà le film a un ton plus sombre et moins drôle que les autres films avec Belmondo (dont l'humour n'a pas résisté à l'épreuve du temps) et qu'on ne s'ennuie pas. Ça vide la tête. Un film pour les inconditionnels de Bebel ou si vous n'avez pas trop envie de réfléchir.
Un film sur-mesure pour Belmondo mais dont le scénario est si caricatural que de nos jours on en retient plus le ridicule des situations que la performance d'acteur, par ailleurs très moyenne au vu de sa filmographie. Pas surprenant qu'Audiard ait refusé d'apparaitre au générique: même les dialogues sont plus que quelconques...
En plein dans son affrontement avec Alain Delon, Jean-Paul Belmondo tourne Le Marginal. Un flic en marge, homophobe, un brin macho, amateur de prostituées, en désaccord avec sa hiérarchie et ses collègues, et qui doit lutter contre un trafiquant de drogue. Belmondo est constamment mis en valeur. Au générique, son nom s'affiche en grand. Il est marqué qu'il exécute les cascades lui-même. Producteur via sa société de production Cerito, son ami René Chateau à la promotion, son pote Pierre Vernier au casting, il case même sa petite amie de l'époque, Carlos Sotto Mayor, charmante à défaut de savoir très bien jouer. J'en viens à oublier Michel Audiard aux dialogues dont le nom n'apparaît nul part. La raison en est simple. Quand il a vu le film, il a voulu que l'on retire son nom. Il en avait marre des films d'action. Marre que l'on parte d'abord d'une scène d'action, d'une course-poursuite en voiture ou d'une bagarre plutôt que d'un de ses fameux dialogues. Et c'est vrai que je trouve qu'il a un peu raison. Au vu du talent de Bébel, plutôt que d'accumuler les polars, il aurait pu tourner autre chose. D'autant qu'il en était capable comme au début de sa carrière.
Du BEBEL dans toute sa splendeur !!! bastons, cascades, poursuites de voitures, touches d'humour , le tout dans les quartiers chauds de PARIS dans les années 80 toute une époque où ces lieux ont disparus un tableau assez noir de Paris by night se laisse regarder
Dans les années 80 Belmondo était une franchise qui sortait son film chaque année , produit par René Chateau. Les mêmes ingrédients à chaque fois : des cascades , une course poursuite , ici en Mustang trafiquée sous les ponts du Metro parisien et sur les quais de St Denis ( très bien) . Des bagarres au poing , ici scène culte avec deux malfrats dans un petit bar de Pigalle , où il casse tout, la vengeance finale où il tue le Mafieux directement , illégalement. Le Marginal est dans un style policier à l'américaine. Le scénario classique est banal, du policier seul contre tous pour démasquer le grand méchant. Ce qui est intéressant dans cet Opus , c'est la descente dans les bas fonds parisiens et une vision apocalyptique du Paris débauché. Tout d'abord un passage dans une boîte ultra gay, avec des homos en cuir , casquettes , à faire peur, qui s'embrassent tous goulûment ( plutot politiquement faux, et qui passerait mal aujourd'hui). De même pour la scéne clute dans un squat de la gare de Lyon , rempli de Zombies , de tueurs et de drogués,où il doit récupérer une JF de 16 ans qui se fait violer par tout le monde. c'est excéssif et caricatural, et de même avec le milieu de la prostituion dans les rues de Pigalle, un peu trop exotique, on se croirait à Manille ou a Bangkok. Le tripot de jeu Chinois , tel que l'on imagine à Hong Kong avec des mines patibulaires. Tout cela est très glauque, mais c'est pour donner du piment au film et une impression de dépaysement.A la limite d'un jugement nauséabond ; les vilains : drogués, chinois, pédés, putes brésiliennes , c'est border line... La mise en scène est très plate et médiocre, on se croirait souvent dans un téléfilm. Bébel en fait des tonnes , dans les années 80, il a perdu de sa subtilité, on est plus dans Godard,et " à bout de soufle" , c'est du lourd , du cogneur, du cascadeur avec sa démarche de camionneur , mais cela plait. La direction d'acteurs est médiocre , car certains acteurs sont bons et d'autres terribles. A noter la présence de beaucoup de jeunes acteurs qui éclateront ensuite : Tchecy Karyo , Jean Claude Dreyfus qui fournit une fois encore une magnifique prestation de travesti exhubérant, Pierre Vernier , vraiment très bon le seul au jeu subtil, que l'on regrette de ne pas avoir vu plus souvent, et enfin la jolie prestation de Sotto Mayor qui crève l'écran et donne un peu de fraicheur dans ce monde bien glauque. Un film qui a un peu vieillit, mais qui reste un marqueur important dans l'oeuvre de Bébel, une de ses meilleure franchise René Chateau.
Jean-Paul Belmondo! Le Marginal, n'est limite qu'un sous titre tant le film est à la gloire de bebel, qui, dans un rôle sur mesure nous régale! Entre cascades et répliques cultes avec en fond, Ennio Morricone, s'il vous plait!
Un film français avec un petit mélange entre les styles policier et western moderne un peu négligé. Un scénario déjà vu dans plusieurs autres films du même genre, à part le fait de jouer à la cow-boy est un petit plus. Jean-Paul Belmondo est un excellent cascadeur et il a très bon style dans les scènes de dialogue, reste du casting assez moyen dans l'ensemble. Des scènes d'action pas mal mais trop court pour profiter d'un bon spectacle. Quelques longueurs qui nous font bien ennuyer. Des décors à la française et des costumes normaux. Un film français très moyen sans surprises.
"Le Marginal" , l'un des meilleurs films de Belmondo. Certes c'est peu original ( d'accord, c'est du sous-inspecteur Harry) mais les séquences d'action (Belmondo saute de lhelico pour atterrir sur le hors bord par exemple) et Belmondo, a l'époque star du box office et du star système ( le Magnifique, l incorrigible,l Alpagueur, l Animal, le Guignolo, le Professionnel, l As des as.....bref c'est vous dire!) . L essentiel dans ce film, c'est Belmondo avec son charisme prodigieux , colportant les répliques cultes d Audiard ( " continue et tu seras vierge et martyr!").... Audiard qui ne sera d'ailleurs pas créditer au générique pour des histoires...Henry Silva ( La revanche du Sicilien) joue bien son rôle de méchant trafiquant de drogue. Y'a aussi les habitués, la bande a Bebel (Pierre vernier notamment) . La mise en scène de Deray ( la Piscine, Flic Story) est cool et s'approche du style documentaire ( Pour montrer ce Paris souillée et sordide des années 80)... Cette 3eme rencontre Belmondo/Deray ( après " Par un beau matin d'été " et " Borsalino") construit un film prenant ( la quête dun flic décider a faire tomber un redoutable trafiquant de drogue) et réussi, malgré son manque d'originalité ... L image qui me reste graver du film reste Bebel marchant, décidé, dans la Paris la nuit avec les boites gays( dont une scène pourrait faire grincer les dents des homosexuels...),les sex shops, les putes, bref un Paris sous l'emprise de la délinquance et du sexe... Sur la musique agressive et merveilleuse ( qui colle très bien au film) de maitre Ennio Morricone ( comment ne pas en parler!). Du très grand Bebel.
Le Marginal laisse végéter Jean-Paul Belmondo dans son rôle de superflic aux manières peu conventionnelles. Le résultat est désastreux, périmé aussitôt que la séance s'achève. Jacques Deray qui avait un beau bagage de réalisateur avec des réussites incontestables de l'époque comme Borsalino ou La Piscine livre un travail totalement inexistant, au pire d'une pauvreté affligeante. En gros, Belmondo fait la vaisselle et jette les ordures dans ce film définitivement opportuniste, battant le fer du mythe Belmondo quand il était chaud. La présence de la superbe Carlos Sotto Mayor représente encore aujourd'hui une maigre consolation pour avoir perdu 1h30 de son existence devant Le Marginal.