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Seskapil
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3,0
Publiée le 25 avril 2022
On n'est pas devant un grand western. Tous les segments ne se valent pas. Et le film a tendance à s'étirer en longueur. Mais il reste toutefois les décors magnifiques de l'ouest américain et quelques scènes d'action réussies : la descente des rapides, l'attaque du train et surtout l'attaque du troupeau de bisons.
Honnêtement cela m’a laissé une impression vraiment paradoxale. Oui de film est esthétiquement une grande réussite, les paysages et la nature sont magnifiés et les décors sont franchement réussis. Mais les histoires que le film racontent sont franchement inégales et surtout cela ressemble beaucoup à un film de propagande, le roman national à la sauce cinéma américain, le final finissant de laisser cette impression. C’est joli mais finalement pas agréable à regarder.
Panorama de cent ans d'histoire américaine avec une longueur excessive. A trop vouloir en montrer, le film m'a fait l'effet d'un fourre tout. C'est la première partie que j'ai préférée avec l'aventure vers l'ouest de deux familles qui utilisent le radeau comme moyen de progression. Ensuite, on se demande si c'est bien toujours le même film que l'on regarde. Tout est passé en revue avec la guerre, le chemin de fer, les bisons, les indiens et les bandits. Ses étoiles sont gagnées par sa distribution prestigieuse et ses environnements sauvages variés. Quand à la fin, était-ce bien nécessaire de faire ce commentaire ridicule sur la grandeur de la nation américaine !
Ce western ambitieux, au casting prestigieux (même si la plupart des stars ne font qu'une pige plus ou moins brève), retrace, comme son titre l'indique, la conquête de l'Ouest américain par les colons. Au long des années et à travers les destinées des membres d'une famille -qui font le lien entre les cinq sujets composant le film- le western aborde les thèmes généraux et emblématiques de la colonisation et de la civilisation blanche hégémonique : chemin de fer, ruée vers l'or, guerre civile... Eclectique, voire exhaustif, le film souffre néanmoins constamment d'un scénario et de personnages purement illustratifs, d'une banalité souvent ennuyeuse. Classique sur la forme, en dépit d'un procédé technique novateur mais inopérant à la télévision, le western témoigne d'un esprit édifiant, de considérations morales surannées, pour ne pas dire franchement réacs, qu'on pourrait résumer à " Travail, famille, patrie". Réalisé pour l'essentiel par Henry Hathaway, le film ne manque pas tant d'unité que de caractère et de personnalisé. Pour l'anecdote, on peut s'amuser de voir le quinquagénaire James Stewart, en trappeur et aventurier, jouer les jeunes premiers à marier ; ou de cet épilogue contemporain à rebours des préoccupations écologiques d'aujourd'hui, célébrant, à travers l'agriculture intensive et les autoroutes superposées, le "triomphe" de la conquête de l'Ouest.
Second et dernier film de fiction tourné au format Cinérama (qui utilisait trois caméra pour produire une image extrêmement large projetée sur un écran courbe), La Conquête de l'Ouest est une saga familiale qui prend la forme d'un film à sketchs. Ces différentes histoires permettent ainsi d'offrir une sorte de compilation du genre western : on y retrouve la famille traversant l'Ouest dans le but de fonder un nouveau monde, la descente des rapides en radeau, les indiens (qui représentent selon les séquences une menace ou des victimes de la duperie des blancs), les chansons autour du feu ou dans les music-halls, la guerre de Sécession, la construction des chemins de fer, les hors-la-loi... La production a également choisit d'offrir la réalisation à trois grands spécialistes du western : John Ford, George Marshall et surtout Henry Hathaway (qui réalise trois sketchs alors que ses collègues n'en tournent qu'un chacun). Bien qu'étant l’œuvre de différents auteurs, le film possède une certaine homogénéité (il faut dire que ces trois cinéastes possèdent tous un style classique). La principale attraction du film est donc l'ampleur de sa production (on y croise un casting impressionnant) liée à l'utilisation du Cinérama. Celui-ci permet de présenter des séquences très spectaculaires comme la séquence du radeau, l'attaque de bisons ou la poursuite en train mais présente des limites pour ce qui des séquences dialoguées en champ/contrechamp (cela se ressent principalement dans les deux premières histoires où Hathaway place presque systématiquement l'acteur parlant au centre de l'image et semble être gêné par les deux écrans latéraux). Une fois cet aspect technique évacué, La Conquête de l'Ouest est un western très classique qui possède les qualités et les défauts habituels de ce type de films mais qui est loin d'être révolutionnaire d'un point de vue stylistique, narratif ou moral (le film est très traditionaliste). Il faut donc le prendre pour ce qu'il est, c'est-à-dire un résumé du genre pas déplaisant à suivre et représentatif de son époque (la modernisation du western apportée par le cinéma italien et des réalisateurs comme Sam Peckinpah n'ayant pas encore véritablement eu lieu).
La conquête de l'Ouest est un film particulièrement ambitieux de John Ford, légende du western. Il narre la colonisation de l'ouest des États-Unis au XIXe siècle, suivant la famille Prescott sur 3 générations entre romances, tragédies et affrontements armés. Du coup le film se décompose en grossièrement 4 récit, tous connectés par un lien familial. Assez remarquable, la realisation de John Ford filme en mode POV à 180 degrés et permet de plonger dans cette reconstitution très convaincante. Les personnages sont souvent trop manichéens et la vision de la colonisation idéalisée globalement, donnant crédit à l'American Dream qui sera bien remis en cause quelques années plus tard.
Vu en BLUY-RAY, année d'apparition 2008. Une image propre, claire, aux couleurs très agréables. Une réalisation qui nous fait voyager au XIXème siècle en compagnie d'une famille que nous voyons vieillir de générations en générations, partie à la conquête de l'ouest. Radeaux, canoés, convoi de roulottes, chevaux, sont les moyens de locomotion de cette traversée de l'Amérique. Dans cette aventure, nous allons croiser plusieurs tableaux ou sévissent des brigands, la guerre de sécession, une ruée vers l'or paraissant très décevante , et l'apparition du chemin de fer qui modernisera et aidera la société à s'épanouir. Un film de 1962, ou se côtoient plusieurs stars de cette époque. Une réalisation accusant de temps à autre des longueurs, aux romances platoniques. Les attaques d'indiens ainsi que celle du chemin de fer illustrent très bien ce western. Une bande son habille magnifiquement cette épopée ou les points majeurs sont les magnifiques paysages aux divers reliefs. Un western carte postale, qui se laisse regarder, mais qui est loin de la dynamique des années 2000.
Ah!! La conquète de l'ouest en Cinérama !! La Géode et l'Omnimax..du pipi de chat à côté de ça!! Il faut imaginer une salle de 6000 places, grande comme 2 fois le grand Rex de Paris, et un rideau or qui s'ouvre sur un écran courbe de 360 m²..C'était le Gaumont Palace de la place Clichy, le plus grand cinéma d'Europe à l'époque. Un son incroyable, une VRAIE stéréo 9 piste qui suit les acteurs quand ils se déplacent.. Un spectacle grandiose. Certe le film est ce qu'il est, mais pour le gamin de 13 ans que j'étais quand j'ai vu ça, ça restera un souvenir inoubliable..Je l'ai vu 3 fois en Cinérama, et jamais je n'ai retrouvé cette émerveillement devant un écran de cinéma. Aujourd'hui on se contente d'un calamiteux Super 35 qui n'a de super que le nom, avec un Dolby indigent souvent mal règlé, une image floue..Ou sont les films en 70 m/m, en Todd-AO ou autre Ultra Panavision..Ca vous avait une autre gueule je vous le garanti. Heureusement la projection numérique va je crois nous rendre la qualité qu'on avait perdu..Enfin..Esperons
Une merveille du cinéma. Et la réédition numérisé, en HD, cela rends le Cinérama comme jamais je ne l'ai vu précédemment; une image, des plans de toute beauté, la nature, les animaux, des hommes et femmes ... Je redécouvre ce film, pourtant vu plusieurs fois ces 30 dernières années. Une demi etoile pour les relents un peu "limite" now-a-days de l'Amerique blanche et triomphante de l'époque, à son apogée économique et culturelle d'après-guerre, il fallait remotiver les troupes. Mais l'abstraction de ces faits est de mise devant un tel spectacle.
Longue fresque retraçant une partie de l'histoire Américaine de 1830 à 1890. Le film est en 2 parties séparé par une entracte. Je trouve la première partie plus intéressante avec Debbie Reynolds, mais le film est long, et veut raconté trop de chose et au bout d'un temps ont s'ennuie. Casting 5 étoiles James Stewart très bon dans la première partie, un John Wayne avec un petit rôle. Les paysages sont magnifique. Mais le soucis c'est qu'il se passe trop de chose pendant presque 3 heures. Ils y a trop d'acteurs dur de s'attaché à l'histoire oû aux acteurs . Peut être le film aurait dû être moins long et faire une histoire plus linéaire pour éviter l'ennuie. Voilà ce n'est que mon avis.
Le projet assez dingue de retranscrire la période de la conquête de l'Ouest en 5 grandes parties à travers le visage de 3 générations d'une famille au fil du temps avait de quoi séduire, d'autant plus lorsque l'on se renseigne sur qui se tient devant et derrière la caméra. Et si dans un premier temps j'étais à fond dedans, avec cette immersion totale dans cet Ouest américain et des personnages intéressants qui donnaient du relief au récit, le film avançait seulement dans ses autres axes que je commençais à ressentir de plus en plus de l'indifférence et de l'ennui face au spectacle proposé plutôt que cet émerveillement que l'on m'a servi à l'apéritif. Car ce que je constate est que John Ford a tout donné dans cette première partie dont il est le chef d'orchestre, mais lorsqu'il donne les manettes à quelqu'un d'autre le soufflé retombe aussitôt à plat. Même quand il reprend le contrôle du projet lors de la quatrième partie il ne s'en sort pas. La seconde partie fait le boulot, ne raconte rien d'extraordinaire mais rien d'inintéressant, et je pouvais quoi qu'il arrive me rattacher à quelques magnifiques plans offerts grâce à ce format Cinérama exceptionnel et cette réalisation élégante de Henry Hathaway, mais aussi à la musique d'Alfred Newman qui signe une bande originale de qualité (l'entr'acte est un véritable plaisir musical). L'émerveillement n'était déjà plus là, mais on nourrissait encore un espoir de le voir revenir. Cet espoir qui sera tué dans l'œuf au lancement du DVD 2 et des 3 dernières parties interminables d'ennui et de vide. Bien sûr, moins prendre le temps amène à moins développer de nouveaux personnages et une nouvelle intrigue. Et à peine commençons-nous à rentrer dedans que le film passe à autre chose, comme ça. Une toute autre histoire, de tous nouveaux personnages, un renouveau de l'ennui, et hop on passe à autre chose lorsque ça commence à susciter en moi de l'intérêt. En fait on dirait un film à sketches déguisé, vaguement relié par cette histoire de famille que l'on délaisse beaucoup trop pour en avoir quelque chose à faire. On peut vite fait se rabattre sur certains jolis plans - et Eli Wallach qui assure le show dans le dernier segment - mais pour finir sur cette fin en eau de boudin qui m'aura refilé un grand sentiment d'inachevé, ça ne vaut pas que le film reste gravé dans ma mémoire. Preuve en est, je l'ai quasiment totalement oublié aujourd'hui, à l'exception de ce magistral premier sketch- euh je veux dire segment. Non vraiment c'est du gâchis, tant de potentiel pour un produit final si bordélique et creux, presque inconsistant même, qui ne nous en apprend pas forcément plus sur les événements de la véritable conquête de l'Ouest. Si vous voulez mon avis, on frôle l'arnaque...
Malgré tous les défauts du genre, j'ai toujours adoré les westerns, probablement dû aux soirées avec Mister Eddy, et suis assez fasciné par le développement de ce pays. L'histoire, l'évolution de nos civilisation plus généralement me passionnent. Alors, même si ce film est une jolie fresque retraçant de façon très caricaturale, comme souvent, la conquête de l'ouest américain sur une cinquantaine d'années, j'ai beaucoup de mal à accepter de n'y voir, sur 160 minutes de film, aucun noir à l'image et deux asiatiques. Je salue, tout de même, une approche plus pertinente qu'à l’accoutumée, des relations avec les nations natives nord-américaines. La Central Pacific Railroad à elle seule a employé plus de Chinois (sot 90% des ouvriers) pour la construction de son chemin de fer, l’anniversaire des 150 ans à rétabli la vérité historique. Les Afro-Américains représentaient autour de 14% de la population à cette époque et, bien qu'arrivés 18 mois après le début de la Guerre Civile, les soldats et officiers noirs représentaient 10% des soldats nordistes avec un taux de décès 35% supérieur aux soldats blancs. J'aime toujours le genre western, mais ne perds jamais de vue que ce n'est, souvent, qu'une forme de science-fictions. Hollywood, entre-autre, construit ses petits donalds.
Western à la gloire de la conquête par les Américains d'un territoire naturel (taisant la sensation légitime de colonisation des Indiens!), éloge des valeurs traditionnelles (famille, virilité, entreprenariat), hommage à ceux et celles qui s'engagèrent sur des chemins inconnus, l'intrigue essaie pourtant d'éviter manichéisme ou dithyrambe absolu en montrant sur la route et parmi les pionniers la cupidité, la malhonnêteté, la violence (culminant dans la guerre civile) et en conférant aux femmes un poids conséquent dans l'évolution de la société (nulle potiche à déplorer!). Bénéficiant d'une mise en scène fluide (malgré le quatuor de réalisateurs!), élégante, esthétique (tant par la justesse des cadrages que l'embellissement des décors naturels, parfois semblables à des peintures), la narration atteint le souffle épique (entre aventures, action et romances) que la voix-off ambitionne (avec parfois des envolées lyriques fort désuètes). Cependant, en dépit d'un casting éblouissant, l'enchaînement des saynètes (certes liées par une famille principale) ne permet guère de s'attacher aux personnages ni de déployer de l'émotion (sinon incidemment, entre deux frères se séparant). Un représentant du genre aux images remarquables.