Diabolo Menthe
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2024
Diane Kurys fait défiler une année scolaire de son adolescence, cet âge entre deux âges, délicat et un peu gris comme le sont ces années 62-63. L'existence de la jeune Anne n'a rien d'exceptionnel ni de pathétique, mais sa condition d'enfant de parents divorcés et de petite soeur que, négligemment, on considère encore comme une gamine, ne favorise pas son épanouissement.
Surtout qu'on est en pleine époque gaullienne, dont Diane Kurys exprime le conformisme et la rigidité à travers son système scolaire. Sur le mode du souvenir et de l'anecdote, la réalisatrice dit des choses justes et sensibles sur l'adolescence, sur le vague à l'âme de l'adolescence, et ressuscite de façon convaincante le style et l'esprit des années 60. La tendre attention qu'elle porte sur une petite famille sans homme suffit à détourner cette très ordinaire chronique de la banalité.
Dans l'ambiance d'un collège de jeunes filles, comme dans les scènes plus intimes, la jeune Eléonore Klarwein, dont les regards silencieux sont aussi éloquents que les paroles, montre un talent et un naturel charmants.
ManoCornuta

360 abonnés 3 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2022
Chronique de l'adolescence dans les années 60, entre la culture parentale encore omniprésente et les aspirations neuves de cette jeunesse en ébullition, que Diane Kurys restitue avec beaucoup de sensibilité. Le film a bien vieilli sur certains points, pas vraiment sur d'autres (notamment sa mise en scène plutôt plate), mais il réserve quelques jolis traits d'humour et de tendresse pour cet âge ingrat. Les jeunes acteurs (qui, pour le coup, ont vraiment l'âge de leur rôle) sont solidement dirigés et d'une justesse de ton irréprochable.
Shawn777

814 abonnés 3 965 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2022
Voilà l'un des premiers (si ce n'est le premier) teen movie français, réalisé par Diane Kurys et sorti en 1977, qui n'est pas mal mais sans plus. Sorte de "Boum" sans boum finalement, le film fait état d'une jeunesse adolescente ; le récit étant d'ailleurs pratiquement autobiographique. Nous suivons donc ici l'histoire d'Anne, ainsi que de sa sœur, qui sont toutes deux au lycée. Voilà, ça ne va pas vraiment plus loin que ça et c'est bien le problème car entre les cours et les disputes domestiques, le film n'a finalement pas grand-chose à proposer ! Vous allez me dire que "La Boum" n'avait pas non plus grand-chose à proposer mais nous suivions au moins une sorte de fil conducteur alors qu'ici, j'ai eu plus de mal à le trouver. D'ailleurs, je ne pense pas que le film ait vraiment un but de raconter véritablement quelque-chose de précis, il fait plus, encore une fois, état d'une certaine jeunesse mais également d'une époque. Même si le contexte n'est jamais très clair car jamais explicitement mentionné, les personnages sont souvent confrontés aux réalités politiques et sociales qui les entoure, parfois violentes, sans qu'ils puissent s'exprimer librement. Et c'est très intéressant d'avoir un regard aujourd'hui sur ces années 60 pour constater d'une évolution (ou non d'ailleurs) des meurs. Seulement voilà, j'ai trouvé le film, au bout d'un moment, un peu lassant, surtout qu'il possède un ventre mou non négligeable ! Concernant le casting, nous retrouvons, entre autres, Éléonore Klarwein et Odile Michel dont le jeu naturel confère au film une certaine authenticité. "Diabolo menthe" est donc un film qui ne casse pas des briques mais qui reste, dans l'ensemble, sympathique.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2022
Ce film est une formidable explosion de nostalgie des années collège dans les années 60 - 70. Période ou tout ou presque était interdit dans l'enceinte de l'école, mais aussi à la maison. Ou les profs pouvaient vous humilier, vous bafouer sans que vous ne puissiez répondre. Ou l'école était un lieu d'enseignement forcé plutôt que de passage de connaissances etc...
Pourtant, le scénario relèverait plus du documentaire que du film, mais voilà, la nostalgie nous étreint, les souvenirs remontent, les émois amoureux ressurgissent, et ce film vous embarque sans même que vous vous en rendiez compte. C'est vraiment là que l'on se rend compte de l'indicible force du cinéma.
A voir obligatoirement par les gens qui ont eu 13 - 15 ans entre 1960 et 1979 mais les autres, les plus jeunes, sont fortement invités à le voir, ils pourront ainsi comparer leur époque à celle-ci, et peut-être, qu'après tout, cela n'a guère changé.
GéDéon
GéDéon

139 abonnés 727 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juillet 2021
Le premier long-métrage de Diane Kurys, sorti en 1977, aborde avec sensibilité le thème de l’adolescence. Comme souvent, la réalisatrice puise son inspiration dans ses propres souvenirs d’enfance. Si le film respire la nostalgie des années 1960, il demeure également très naïf avec un scénario qui n’a d’autre but que de raconter une tranche de vie. On appréciera néanmoins les apparitions de Tsilla Chelton en surveillante générale très stricte et de Dominique Lavanant en professeur de mathématiques sans autorité. Bref, une histoire banale mais sincère.
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2021
Ce qui apparaît au premier abord comme la réponse féminine française en termes de réalisation et de distribution aux 400 coups de Truffaut finit par avoir des niveaux plus profonds ne serait-ce que parce que a il y a deux sœurs et que la structure de ce film résolument épisodique est divisée entre la plus jeune dans la première moitié et la plus âgée dans la seconde il s'agit d'un film plus sociologique. Il y a des moments où la réalisatrice s'arrête Diane Kurys parmi les nombreux petits moments de la vie pour permettre à un personnage secondaire de monologuer ou de révéler quelque chose ce qui maintient le caractère dramatique du film au milieu de la légèreté et de la comédie. C'est un film avec des hommes qui semblent menaçants et accueillants la perversité est au coin de la rue mais l'innocence est maintenue malgré tout. Diabolo menthe est un film ludique, sombre, triste, délicieux, surprenant et plein de sagesse. Les actrices que je ne connaît pas sont naturelles et convaincantes même lorsqu'elles doivent pleurer ou faire semblant d'avoir mal au cœur ou quoi que ce soit. L'inconvénient de l'ensemble est qu'il est trop long mais bon mieux vaut en avoir trop que pas assez...
Cricriiiiiiii
Cricriiiiiiii

93 abonnés 909 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 février 2021
Film assez pauvre que ce soit sur le fond, avec un scénario décousu, sans grande saveur, qui vivote tout le long sans jamais se trouver, ou sur la forme, avec une réalisation paresseuse et un montage très brouillon. Le manque de conviction, de rythme, et l'absence d'enjeux, plombent totalement ce long-métrage qui ne fait que survoler son propos.
Alasky

456 abonnés 4 638 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 décembre 2020
Film lent, empreint de nostalgie, avec tous les clichés des années 60 (moeurs, éducation, premiers émois amoureux, premiers flirts, premières règles...). On suit de près cette classe d'adolescentes en 1963. DIABOLO MENTHE est un petit film agréable à visionner, qui garde une certaine fraîcheur et un certain charme bien des années après sa sortie.
Pascal G.
Pascal G.

2 abonnés 61 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2020
Peut-être que c'est parceque j'aime bien voire les paysages ,les batiments , les voitures d'une autre époque , mais la premiere heure passe très facilement , après , je me lasse et l'histoire ne m'interesse plus.
Donc , c'est très sympatique comme film , ce serait dommage de le rater , mais mois je n'arrive pas a le voir en entier .
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2020
S’il y a des films qui vieillissent mal avec le temps, il y en a d’autres qui se bonifient avec les années. Voilà que je commence par une entame bien surprenante, me direz-vous. Aussi je me dois de m’expliquer, ainsi que je l'avais prévu initialement.J’avais dans les 6 ans quand ce film est sorti. Aucun intérêt. Mais si j’avais été adulte, je me serai demandé quel intérêt on pouvait trouver à ce film. A moins d’être passé à côté de quelque chose, ce qui peut être le cas encore aujourd’hui, je ne le nie pas si jamais l’un d’entre vous venait me le signifier. Car je ne vous cache pas que j’en ai tout de même entendu parler, bien que je n’ai gardé aucun souvenir de la teneur des propos. Mais aujourd’hui, soit plus de quarante ans après sa sortie, je le vois comme un immense témoignage. Le témoignage d’une époque pas si lointaine et pourtant bien révolue. En effet, le spectateur est invité à suivre une année scolaire entière, de la rentrée jusqu’au premier jour des vacances d’été, jadis appelées grandes vacances. Jadis… jadis… mmmh comme ce terme convient bien. Le mot jadis résume parfaitement ce qui ressemble fort à une chronique. L’année durant laquelle se passe l’année scolaire n’a pas été précisée. C’est habile dans le sens qu’on écarte toute forme de ressemblance (fortuite ou pas) avec des personnages ayant réellement existé. Nous avons tout de même quelques indices disséminés par ci par là. Entre l’assassinat de JFK, la sortie en salles de "La grande évasion" et de "Muriel ou le temps d’un retour", voilà de quoi réveiller votre culture générale. Et si vous êtes en panne, eh bien Internet vous aidera à déterminer l’année. Le fait est que "Diabolo menthe" se révèle être une formidable machine à remonter le temps. Comme je l’ai dit plus haut, jadis… ça se passait comme ça. Eh bien oui, ça se passait comme ça. Car même si je suis un natif du millésime 1971, j’ai tout de même retrouvé pas mal de choses. Comme la méchanceté entre jeunes, peut-être plus encore qu’aujourd’hui parce que plus directe, plus frontale. Dans les cours de récréation, on découvre que des jeux sont peut-être plus anciens que ce qu’on aurait pu croire, comme le saut à l’élastique ou le tir à la corde. Le premier persiste encore. Pour ce qui est des cours, les enseignants avaient de l’autorité. Rares étaient ceux qui en étaient dénués. Aujourd’hui c’est le contraire. Ici, les deux extrêmes nous sont présentés par la prof de dessin (Denise Péron, parfaitement horrible dans tous les sens du terme), et la prof de maths (Dominique Lavanant). Au milieu se trouvent la prof d’anglais (Marthe Villalonga, déjà attachante), une prof de gym aussi nature que colorée (Dora Doll) et les profs des autres matières, tous dirigés par des mains de fer et aidés par la surveillante générale incarnée par une certaine… Tsilla Chelton. En tout cas, on n’allait pas à l’école pour plaisanter et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça ne plaisantait pas ! Alors certes les préoccupations des jeunes de l’époque étaient les mêmes : la preuve par leurs conversations axées autour du sexe, du divorce des parents, de la mort sous toutes formes. Des conversations trahissant des désirs et des craintes : les désirs nés avec les hormones des corps d’adolescents qui se métamorphosent, et les craintes liées à la famille. A cette époque, les enfants étaient reconnaissants envers leurs parents, en tout cas ils ne pouvaient leur en vouloir bien longtemps en cas de désaccord ou de vive réprimande (l’anniversaire surprise). Surtout si la pension était agitée comme un drapeau de la sanction. Qu’il semble loin, ce temps-là ! Le temps où les bouteilles de Coca-Cola étaient en verre (et consignées). Le temps où les selfs n’étaient encore que des cantines. Le temps où il valait mieux filer droit, sous peine d’un conseil de discipline à l’issue presque certaine (presque hein…). Et bien que la majeure partie du film se déroule sans musique (on notera au passage la jolie partition de piano), la chanson finale le résume parfaitement bien. Donc oui, sympa à voir, en particulier pour les nostalgiques du passé.
Ricco92
Ricco92

286 abonnés 2 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2020
Pour son premier film en tant que réalisatrice, Diane Kurys (qui abandonnait par la même occasion sa carrière d’actrice) choisit de s’inspirer de son adolescence dans les années 60. Le résultat, Diabolo menthe, est un film tendre qui a été de multiples fois rediffusé à la télévision. L’interprétation est excellente et la direction d’acteurs est pleine de sensibilité. Reste que le film, vu d’aujourd’hui, ne se démarque pas particulièrement des nombreuses œuvres traitant de ce type de sujets et qu’il n'évoque pas de sujets suffisamment forts pour marquer durablement son spectateur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 avril 2020
J'ai vu ce film lors de sa sortie dans la fin des années 70. J'en avais gardé le souvenir d'un film amusant. Lorsque j'ai vu qu'il était programmé ce jour à la télé, je me suis dit que je le reverrai avec plaisir, histoire de passer un bon moment en ces temps de confinement ! Mais ce n'est plus la même personne qui a revu le même film ! J'ai le même âge qu'Anne, l'héroïne du film, car moi aussi, j'avais 13 ans en 1963. ET en 1977, j'étais encore un jeune con qui n'avait gardé que le souvenir d'un film comique. En 2020, c'est presque un vieux monsieur qui l'a revu, un monsieur qui a vécu entre temps, et si les scènes comiques m'ont fait encore sourire, c'est un tout autre film que j'ai vu ! Le superbe portrait d'une adolescente un peu rebelle mais pas trop, un film plein d'émotions, de souvenirs des années de mon adolescence, des plages normandes sur lesquelles il y a plus souvent du vent et des nuages que du soleil et tous les évènements de ces années là ! C'est peut-être pour cela qu'il a eu du succès ce film ! Il y a plusieurs films dans "Diabolo menthe", et chacun regarde celui qu'il lui plait de voir !
AV ciné
AV ciné

127 abonnés 685 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2020
Un film culte plutôt pas mal sur une époque en plein renouveau pour les jeunes.
L'histoire est satisfaisante et la jeune Eléonore Klarwein est agréable.
Odile Michel est convenable et tous les autres acteurs sont corrects.
Les décors sont bons et le contexte des années 60 est très bien reproduit et intéressant.
Les tenues de l'époque sont convaincantes et les objets et équipements de l'époque sont acceptables.
L'ambiance est plaisante et la chanson d'Yves Robert est sympathique, les gags et les répliques sont rigolos.
Un film donc pas mauvais qui montre bien l'émancipation des adolescentes dans les années 60.
Fabien S.

687 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2020
Un très bon film français sur les écoles de filles dans les années 60 . Une bonne comédie sur l'adolescence.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 janvier 2020
Je n’aime pas cette boisson et pourtant revoir de temps en temps ce « Diabolo Menthe » est rafraîchissant. Pour nous le servir, ça n’a pas été simple semble-t-il : Diane Kurys, toute jeune comédienne, s’est heurtée à de nombreux refus à la lecture de son scénario. Mais à force de volonté, elle a su à terme imposer sa chronique adolescente. Son adolescence, ses années lycée et familiale. Ce n’est pas qu’une oeuvre cinématographique, « Diabolo Menthe » est un engagement. Un premier film de surcroît qui sera un succès, donnant tort à tous les producteurs sceptiques qui ont sous-estimé son écriture. D’aucuns pourront toujours dire que cette chronique est assez creuse, que cette tranche de vie manque d’épaisseur, en ce qui me concerne, c’est tout le contraire. Attention, je ne dis pas que c’est une oeuvre majeure à inscrire au panthéon du cinéma. N’exagérons rien. Mais l’air de rien, Diane Kurys distille des petits billets sur les évènements de Charonne, sur la condition féminine et son droit de vote, où l’on détecte que le vote féminin s’appuierait sur le vote du père ou du mari, sous-entendu que les femmes n’auraient pas de personnalité ; sur l’ignorance de la sexualité et des garçons et ce sujet pourrait être d’actualité, et encore avec Internet, les filles d’aujourd’hui sont déjà au courant dès la 6ème (pour avoir travaillé en collège, je sais de quoi je parle) ; des petits détails comme porter des collants ou des bas, synonyme d’émancipation. Début des années soixante où les collèges et lycées n’étaient pas mixtes. A noter, que Diane Kurys n’accorde pas beaucoup d’importance à l’homme : il a la figure du père divorcé dont les apparitions sont fugaces ; le visage de l’amant, effacé ; du factotum, débordé à l’autorité tournée en ridicule ; le père de Murielle est un fantasme pour Frédérique ; son petit copain, vite évacué parce qu’ennuyeux selon elle ; un commerçant pervers ; sans compter des badauds-satyres qui scrutent des élèves en cours d'éducation physique ! Les autres ne sont que silhouettes et éléments décoratifs ! Ça en dit long sur l’univers adolescent de Diane Kurys. Eléonore Klarwein en petite Anne et Odile Michel soeur aînée d’Anne défendent admirablement leur personnage. Le ton général du film est juste. Diane Kurys rejoint le cercle fermé ou restreint des femmes cinéastes de ces années 70 : Yannick Bellon, Coline Serreau, Nina Companeez, et bien avant elles Nelly Kaplan et évidemment Agnès Varda. Ce « Diabolo Menthe » a parfois un arrière-petit goût de madeleine de Proust. Je tiens à rassurer qu’il n’est pas nécessaire d’avoir connu l’encrier, les pupitres, les tabliers aux couleurs d’un établissement scolaire des années 60 pour apprécier ce film. Je n’ai pas connu le XVIIème siècle par exemple et j’apprécie les films de cape et d’épée !
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