Diabolo Menthe
Note moyenne
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LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2026
Le film, autobiographique, sonne très vrai. Cela comporte quelques inconvénients : certains détails comme l’annonce de la mort de Kennedy pendant une partie de carte ou les répétitions de pièces de théâtre ne sont pas passionnants. Dans l’ensemble le film est assez plaisant à voir. Tourné en 1977, il se déroule en 1963 et témoigne de l’univers strict des adolescents avant mai 1968. Même si certains facteurs adoucissent cet environnement : milieu parisien aisé, parents divorcé, mère relativement comprehensive, famille non catholique, le film témoigne de l’univers très contraignant des adolescents de l’époque : école non mixte, professeurs ou surveillants pour la plupart très stricts, faible argent de poche, contrôle strict des tenues vestimentaire, encadrement ferme des horaires, des sorties, des loisirs, des rapprochements avec les garçons et évidemment pas d’internet, peu de téléphone, de films ou de musique. Le film fait brillamment ressentir le besoin d’émancipation qui en découle, particulièrement pour la soeur cadette, moins libre que son aînée. On salue la brillante interprétation de cette cadette (personnage correspondant à l’auteur du film).
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mars 2026
Bon, le film a clairement pris un coup de vieux, mais je peux comprendre le charme qu'il a eu pour les personnes qui ont vécu le collège des années 60. Moi-même, sans être du tout de cette génération, je me suis surpris à des moments de nostalgie collégienne lorsque je retrouvais quelques rares points communs entre le collège des années 60 et celui de mon adolescence.
Le film semble avoir le mérite d'être très exact dans sa retranscription d'une époque (les mentalités, les tenues, l'actualité internationale et nationale, …).
Après, soyons honnête, l'intrigue est assez légère car elle ne sert que de prétexte pour cette retranscription d'une époque. Les mésaventures de Frédérique et d'Anne finalement restent peu en mémoire. Les deux jeunes actrices en revanche jouent plutôt bien.
Bref, le film a un charme certain pour ceux qui souhaitent retomber en adolescence.
jppmovie
jppmovie

7 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2025
Diane Kurys n'a jamais fait partie de mes cinéastes préférés (hormis ce film et La Baule-les-Pins) mais je dois dire que cette oeuvre des seventies est très intéressante. L'époque du début des sixties est très bien rendue et l'interprétation est excellente, surtout Odile Michel et la grande Anouk Ferjac. Pas un moment d'ennui et une frâicheur très bienvenue. Une réussite.
Michael78420
Michael78420

63 abonnés 1 903 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2025
École de filles, uniformes, tout le monde se lève instantanément quand la directrice entre en classe : nous sommes en 1963. La suite est une gentillette histoire d'adolescentes bien sages. Deux sœurs de treize et quinze ans. L'aînée s'enhardit en politique. La cadette observe sa sœur. La radio diffuse les nouvelles, l'enterrement d'Édith Piaf au Père Lachaise, l'assassinat de John F. Kennedy. Les professeures sont agressives ou dépassées. L'ensemble apparaît comme un documentaire de cette époque. Vu pour la première fois en 2025, peut-être beaucoup trop tard pour l'apprécier tant le scénario manque de relief. Peut-être aurait-il été utile de rajouter quelques anecdotes inventées de toute pièce.
D T
D T

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2025
Grand moment de nostalgie.
À voir et à revoir.
Contrairement à ce que j'ai lu ici, le film n'a pas vieilli, c'est nous qui avons vieilli !
Tout est juste, bien joué. J'avais 13 ans à la sortie du film, je m'identifiais à Frédérique, le grande sœur âgée de 15 ans (18 ans au moment du tournage.) La relation avec ma meilleure amie était teintée d’amour/amitié.
Des scènes marquantes (pour la réalisatrice) ont bien été vécues par Diane Kurys, comme le larcin de la bouteille de parfum et la mère qui crie “ma fille est une voleuse”. (Quelle adolescente n’a pas piqué un EyeLiner ?)
À noter la présence au casting de l'acteur suisse Yves Rénier dans le rôle du beau père des deux soeurs, bien avant d'incarner le commissaire Moulin sur le petit écran.
Je me suis toujours demandé ce qu'étaient devenues les très talentueuses Éléanor Klarwein (Anne) et Odile Michel (Frédérique). Éléanor est devenue mannequin avant de diriger sa propre agence, elle est maman de quatre filles.
Odile s'est tournée vers la réalisation et la mise en scène de pièces de théâtre, elle a organisé des rencontres culturelles (notamment entre la France et la Tchécoslovaquie, après la chute du mur.)
Merci Diane Kurys pour ce film qui retrace une époque que je n'ai pas connue.
Aw3somizer23
Aw3somizer23

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2025
Ce film nous plonge dans les années 60, avec des protagonistes féminins qui vivent leurs premières fois, notamment les menstrues. J'ai trouvé amusant de les suivre dans leur quotidien et j'ai bien ri avec leurs bêtises !
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2024
Pour son premier long métrage, Diane Kurys pose les bases tant narratives qu’esthétiques du geste cinématographique qu’elle prolongera par la suite : soit le souci de retranscrire au plus juste une vie quotidienne qu’incarnent de jeunes interprètes fort talentueuses, figures de liberté et d’émancipation contraintes de supporter des adultes injustes voire, concernant les enseignantes, détestables. En effet, la salle des profs propose une collection de grotesques des plus réjouissantes, anticipation de la bande dessinée Les Profs. Le néoréalisme d’ensemble occasionne quelques beaux moments, notamment la complicité unissant deux amies, la furtivité d’un regard qui dit tout là où la bouche reste close ; pourtant, la réalisatrice peine à dynamiser son récit et procède par la répétition du même, soit un assemblage de vignettes que la mise en scène articule de façon fluide mais sans grâce ni rythme. On regarde Diabolo Menthe comme on tourne les pages d’un album de photos ; et c’est peut-être l’ancrage autobiographique qui nuit au recul nécessaire à l’universalité des thématiques traitées et des émotions diffusées. Dès lors, la matière historique, puisqu’il s’agit d’articuler la grande histoire à la petite, apparaît forcée à grands coups d’événements importants amenés sans subtilité.
Fessydelabre Jacqueline
Fessydelabre Jacqueline

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2024
ET OUI C'était comme çà:
peinture très réaliste des années 60, en 1963 j'avais 13 ans et j'allais moi aussi au Lycée Jules Ferry, je retrouve tout à fait l'ambiance de ces années lycée, les copines, chouchou ( qui se souvient de chouchou) SLC salut les copains, les profs plus ou moins respectés, la carte de sortie, les premiers collants., les surboums Enfin tout est vrai , en tout cas tel que je l'ai connu . La musique d'Yves Simon est à la fois douloureuse et douce, elle représente à merveille l'époque. Nostalgie quand tu nous tiens!....
francine S.
francine S.

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2024
J'ai l'impression de faire un retour en arrière de 63 ans (eh oui !). Tabliers bis avec noms brodés en rouge, premiers émois, parents, idées des années 60. Copie conforme. Quelle émotion qd je revois ce film. C'est moi que je revois. CHEF D'OEUVRE. Reconstitution, actrices, musique, bref TOUTY EST.
Merci, Diane Kurys
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2024
Un film juste qui montre bien le passage de l'enfance à l'âge adulte. Les jeunes actrices jouent bien. Le bouillonnement des années 60 avant la déferlante 68 est également bien montrée. Aujourd'hui, près de 50 ans après sa sortie, on a toujours plaisir à le revoir.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2024
Comédie dramatique, écrite et réalisée par Diane Kurys, dont c'est le premier long-métrage, Diabolo Menthe est un très joli film. L'histoire débute à la fin de l'été 1963 et nous fait suivre Anne, treize ans, et sa grande sœur Frédérique, quinze ans, qui rentrent en train de vacances de chez leur père pour retourner vivre chez leur mère et commencer leur année scolaire dans un lycée parisien pour jeunes filles. Ce scénario nous fait donc tout simplement suivre leur quotidien durant toute une année scolaire pendant sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. Le récit est d'une simplicité sans nom, ne possède pas vraiment d'intrigue, ni d'enjeu, mais parvient tout de même à être prenant grâce aux thématiques qu'il aborde à travers ces scènes alternants cours collectifs et tracas individuels. Car oui, le métrage parle avant tout de l'adolescence avec justesse mais également de sujets d'actualités permettant de façon intelligente au récit de s'ancrer dans son époque. Le ton est très particulier puisqu'il mêle maturité et candeur, lui permettant d'être aussi amusant que touchant. L'équilibre étant très bien trouvé entre aspect comique et dramatique. Si on prend tant de plaisir à visionner cet apprentissage tourmenté, c'est en grande partie grâce aux deux jeunes filles particulièrement attachantes et très bien interprétées par Éléonore Klarwein et Odile Michel, aux visages aussi angéliques que malicieux. Anouk Ferjac incarne pour sa part une mère inquiète, protectrice et aimante. Le reste de la distribution comporte beaucoup de noms entre les professeurs autoritaires tournés en dérision et les camarades de classes des deux sœurs. Tous ces rôles entretiennent des relations d'une belle sincérité, procurant beaucoup d'émotions, aussi bien tristes que joyeuses. Des échanges soutenus par des dialogues d'une grande authenticité. Sur la forme, la réalisation de Diane Kurys s'avère assez académique. Cependant, sa mise en scène évolue dans des lieux ayant une véritable personnalité entre un bâtiment scolaire fourmillant de chahuts et un appartement familial plus intime et calme. Surtout, la période pendant laquelle se déroule l'histoire est très bien retranscrite à l'écran. Ce visuel empreint de mélancolie est superbement accompagné et aidé par une b.o. elle aussi pleine de nostalgie entre ses magnifiques notes touchantes et ses titres aux paroles qui raisonnent en accord avec le propos. La chanson de fin signée Yves Simon est pour sa part tout simplement mémorable et donne une âme musicale encore plus personnelle au métrage. Une fin qui s'avère simple mais appréciable, à l'image de cette œuvre. Car oui, Diabolo Menthe est la carte postale d'une époque, une ode au désir et à l'émancipation réjouissante, et pour tout cela, est un film méritant grandement d'être visionné.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2024
Une juste et sympathique chronique, plus ou moins autobiographique, des années 60 ayant obtenu le prix Louis Delluc. Au passage Diane Kurys traite des problèmes des adolescents, caricature le monde enseignant avec un humour incontestable, et rappelle les évènements de l’époque avec une grande sensibilité (Charonne). Un film tendre, une juste chronique qui a mérité son succès avec une mention particulière à la craquante Eléonore Klarwein alors âgée de 13 ans. BO bien adaptée de Yves Simon.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2024
Le film « Diabolo Menthe » de Diane Kurys, qui célèbre aujourd'hui ses 45 ans, reste un classique intemporel et culte pour toute une génération. Je me souviens de la fraîcheur incroyable de ses actrices, de la sincérité touchante de son propos et de cette nostalgie d'une époque révolue. La bande-son d'Yves Simon ajoute encore à l'ambiance unique du film. Situé en 1963, il offre une chronique adolescente pleine de délicatesse, évoquant avec justesse les premiers émois, larmes et autres rites de passage à l'âge adulte, sans oublier les tensions sociales de l'époque. Les performances d'Eleonore Klarwein et des autres acteurs sont inoubliables, m'attachant profondément à leurs personnages. Malgré le passage des années, « Diabolo Menthe » garde tout son charme et sa pertinence, me rappelant que certaines œuvres parviennent à capturer l'essence d'une époque avec une authenticité et une émotion rares. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2024
Diabolo menthe nous plonge dans un Lycée de filles des années 60 (collège aujourd'hui) avec un certain charme et une excellente interprétation de ses actrices. Dans un premier temps la comédie se veut légère et le pari est réussi. Mais la seconde partie bifurque un peu plus dans une forme de tristesse, voire de mélancolie, dont on peine à cerner le fil directeur, alors qu'on quitte davantage les salles de classe pour se retrouver dans des appartements ou en vacances. L'ensemble est tout de même plutôt satsfaisant, mais il aurait été sans doute préférable de choisir entre comédie légère ou une évocation plus timorée de ce passage difficile que constitue l'adolescence.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2024
Diane Kurys fait défiler une année scolaire de son adolescence, cet âge entre deux âges, délicat et un peu gris comme le sont ces années 62-63. L'existence de la jeune Anne n'a rien d'exceptionnel ni de pathétique, mais sa condition d'enfant de parents divorcés et de petite soeur que, négligemment, on considère encore comme une gamine, ne favorise pas son épanouissement.
Surtout qu'on est en pleine époque gaullienne, dont Diane Kurys exprime le conformisme et la rigidité à travers son système scolaire. Sur le mode du souvenir et de l'anecdote, la réalisatrice dit des choses justes et sensibles sur l'adolescence, sur le vague à l'âme de l'adolescence, et ressuscite de façon convaincante le style et l'esprit des années 60. La tendre attention qu'elle porte sur une petite famille sans homme suffit à détourner cette très ordinaire chronique de la banalité.
Dans l'ambiance d'un collège de jeunes filles, comme dans les scènes plus intimes, la jeune Eléonore Klarwein, dont les regards silencieux sont aussi éloquents que les paroles, montre un talent et un naturel charmants.
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