Très émouvant retour sur les années de lycée de sa réalisatrice, Diabolo Menthe est un des tout premiers teen-movies ancrés dans les années soixante, comme l’a été American graffiti aux Etats-Unis. Mais ce qui fit réellement du film un phénomène de société et le film culte de toute une génération c’est parce qu’à l’époque de sa sortie Diane Kurys était l’une des seules femmes à connaitre un tel succès en France. C’est justement de son point de vue de femme qu’elle aborde avec énormément de sincérité tout un tas de sujets encore assez tabous et purement féminins tels que les premières règles ou les amours entre adultes et adolescents et des éléments tout aussi subversifs représentatifs de cette époque où la discipline stricte des adultes commençait, cinq ans avant mai 68, à être remis en question par la politisation de la jeunesse. Ajoutez à cela d’excellentes jeunes actrices pleines de vie et une inoubliable musique signée par Yves Simon, et vous obtiendrez cette œuvre intemporelle sur la jeunesse.
Chronique adolescente autobiographique teintée de nostalgie de Diane Kurys qui évoque les années lycées au début des années 60 à travers le regard de deux sœurs. Une comédie douce-amère entre premiers émois amoureux et entrée dans l'âge adulte, portée par la jeune Éléonore Klarwein et ponctuée par la belle chanson d'Yves Simon.
Le type de film qui ne peut s'apprécier pleinement qu'en étant regardé en été, un peu comme le diabolo menthe ne peut être que savourer après une longue promenade sous un soleil de plomb (même si le titre est ici employé dans un sens "Madeleine de Proust" !!!). C'est un peu décousu, ça manque parfois de corps mais en tout cas ça ne manque pas de charme en particulier grâce à une atmosphère réussie qui parvient à faire parfaitement comprendre que Mai 68 ne demandait qu'à éclater et pourquoi. Nostalgiquement efficace même pour ceux qui n'ont connu ni l'époque à laquelle se déroule l'histoire, ni celle de la sortie du film.
L'histoire de deux soeurs diamétralement opposées: une est agée de quinze ans et vit ses premiers amours et fait part de ses envies d'aventures et de sexe. L'autre agée de 13 encore perçue comme une petite fille, mais qui veut grandir trop vite, par conséquent ressembler à sa soeur ainée. Se déroulant en 1963, dans une société beaucoup plus rigide. Rigidité retranscrite ici dans le cadre scolaire dans lequel un écart de conduite banal est intélorable, où la pudeur est de mise et la discipline est de fer. En dehors de cela, Diabolo Menthe montre également qu'être adolescent est une rude épreuve... aussi bien avant qu'aujourd'hui... N'oublions pas en générique de fin la chanson d'Yves Simon. "Dans des classes de lycées, il y a des rêves et des secrets". Des rêves et des secrets étant parfois révélés autour de quelques diabolos menthe...
Diabolo menthe, c'est un peu La Boum en moins rythmé et moins simplet. Mais ça ne fonctionne pas très bien, la lenteur l'emporte sur ce long film sans vraiment de rebondissements, sans de piment. C'est sage et nostalgique. Des images, l'atmosphère de cet époque, et puis l'histoire de jeune pris dans l'adolescence, période difficile de la vie, décrite avec subtilité. Mais, hélas le film n'est pas assez poussé du tout, les acteurs sont amateurs également ! Bref, un peu déçu, dommage... A voir tout de même.
Probablement un de mes films préférés, cette comédie douce-amère sur l'adolescence a marqué ma jeunesse même si je suis un garçon !! Ma fille est une voleuse ..... !!!!!! lol
un beau film sur les années lycées, belle musique de fin, actrices convaincantes (Éléonore Klarwein en tete). Cela change des teen movies debiles a l'américaine, ici on est dans l'ame des ados bien caracteristique. De plus le cadre des années 60 est bien rendu (film sorti en 1977)
J'ai découvert ce film à l'adolescence, et malgré les 30 années qui nous séparaient, je me suis sentie très proche du personnage de Anne, de ses doutes, de ses envies, de ses joies et de ses peines. Le lycée, les profs qu'on aime ou qu'on déteste, les affinités avec les copines qui changent au fil du temps, les relations avec la famille... tout sonne tellement juste ! Diabolo menthe, c'est un dosage parfait d'humour et de nostalgie, de petites joies et de vague à l'âme. La musique d'Yves Simon (et surtout son magnifique générique de fin) finissent de nous tirer une petite larme qu'on verse sans trop savoir pourquoi... comme quand on avait 13 ans...
Quel jolie chronique autobiographique de Diane Kurys!Se remémorant ses années adolescentes dans un lycée de jeunes filles à la discipline stricte,elle parvient à diffuser un sentiment de nostalgie,naturellement,par petites touches subtiles d'une époque révolue.Sa peinture d'une France de 1963,vue à travers les yeux de 2 fillettes de 13 et 15 ans,est touchante,car étonnamment sincère.Kurys a gardé des souvenirs vivaces de cette période mouvementée,entre premiers émois,colères d'incompréhension,et rébellion contre les enseignantes et les parents,sans oublier les mutations de la société et la redéfinition du rôle des femmes.Les jeunes filles sélectionnées jouent toutes de façon vraiment juste.Malgré toute cette bonne volonté,on n'évite pas toujours les lieux communs,où la trivialité des situations peut parfois se confondre avec l'ennui.L'adolescence prend un pli mélancolique,et passer le cap pour devenir adulte ne peut se passer sans des expériences douloureuses,voire des humiliations.La belle chanson d'Yves Simon se charge d'ancrer "Diabolo Menthe" dans une ère figée,que chacun connaît.
Cette chronique sur les ados sur l'époque des yéyé est remarquable, et pour moi le meilleur film justement sur les années 60.Prix L.Delluc 1977;il est également l'une des oeuvres majeurs de D.Kurys,sortie àprés le nul des nul 'A ns les petites anglaises'et avant la boom 1 culte avec Sophie Marceau .Je pense que ce type de sujet touche tt le monde,vraiment délicat comme Eléonor Klarwein alors àgée de 13 ans et puis d'une maniére perso, il est un souvenir indélébile de ma vie .... à toi Cécile nos tendres années snif.