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inspecteur morvandieu
96 abonnés
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3,5
Publiée le 10 mars 2025
S'il n'était la justesse de l'interprétation et l'authenticité des portraits, le cinéma social de Ken Loach, tel "Sweet sixteen", flirterait avec le mélodrame, excessif et partial, sinon démagogique. Ainsi, Liam, même pas seize ans, est déjà le produit d'une société de l'exclusion, une société britannique que Loach, décidément, n'en finit pas de nous présenter sous son aspect le moins séduisant, celui de la précarité (corollaire du libéralisme à l'anglaise?) et sous un ciel gris et pluvieux par dessus le marché! Liam est un garçon livré à lui-même, ne fréquente plus l'école, fait de la contrebande de cigarettes avec un pote et n'est pas prêt de trouver un quelconque réconfort auprès d'une famille qui incarne le quart-monde... Pour autant, sous le garçon rude transperce encore un besoin naturel de l'enfant, celui de la ,mère, dont Liam attend impatiemment...spoiler: la sortie de prison . Le film est tout à la fois une chronique de la délinquance et de l'adolescence. Elle est émaillée d'incidents vrais, brutaux, qui relèvent du film de (petits) gangsters autant que de l'étude de comportements.
Nous avions renoncé à voir ce film enregistré en Version française il y a quelques années. Cette fois-ci, nous avons pu le voir en v.o… Ayant pourtant vécu 5 ans en Angleterre, nous n’avons quasiment rien pu comprendre !!! Voilà qui explique tout la coupure entre les personnages que filme Len Loach et le monde des gens « normaux ». Le langage comme signe de discrimination sociale est l’un des fondements de la société britannique. Ici on est servi, et si vous ne connaissais rien aux pires injures anglophones, c’est le moment de vous y mettre. A part cela, Loach n’est que rarement un cinéaste gai, vu les sujets qu’il choisi, mais avec Liam, cet ado de 16 ans, on touche le fond. Pas une lueur d’espoir, pas la moindre éclaircie à l’horizon. Son rêve dérisoire de sortir sa mère de la drogue et de la prison par des moyens tout aussi illégaux et condamnables, est attendrissant et déroutant. L’exclusion produit l’isolement, la pauvreté engendre la violence et les pouvoirs mafieux. Triste leçon d’existence, seule la sœur de Liam tente de surnager dans cette famille au destin écrit d’avance. Loach dirige avec maitrise des acteurs jeunes, incarnant à la perfection des délinquants nés, et conduit son histoire avec précision et entêtement. Il dénonce, mais cette réalité qu’il expose est tellement loin de l’univers de Monsieur Tout le monde qu’il n’est pas sûr qu’elle nous remette vraiment en question. C’est probablement la limite de son cinéma militant, ici loin de ses bases habituelles plus ouvrières. On se dit : ce n’est pas possible de vivre ainsi. And so what? Fucking life, chienne de vie. Le lendemain, on passe à autre chose, et on se dit qu’on moins dans Looking for Eric, à partir de la même situation d’impasse sociale, on se marrait un peu plus et que le petit caïd du coin se faisait ridiculiser. Ici, Loach a raconté une situation d’un noir profond et pas brillant dans une Ecosse où les mines de charbon et les chantiers navaux ont tous fermé. Emigrer ou dealer, that is the question. TV - oct 16
Grosse claque cinématographique de l’année (pour ma part) concernant ce « Sweet sixteen ». Chronique sociale par excellence, Ken Loach, dont c’est le premier long-métrage que je regarde de cet artiste, orchestre, avec le concours d’acteurs amateurs et professionnels dirigés sur le territoire écossais qui nous est également mis en lumière, une radiographie mirobolante de la vie deux adolescents paumés par la vie. Synopsis : un adolescent, dont la mère doit bientôt sortir de prison, rêve d’une famille idéale. Il commence à vendre des cigarettes avec son pote… . Le scénario, brigué de part en part, nous emmène dans les dérives du trafic de drogues et pose un regard lucide mais amer sur la notion de l’autodestruction programmée de l’adolescent filmée jusqu’au-boutisme par le metteur en scène de « Hidden » car embaumé dans une superbe séquence finale sur une plage. Du regard irréel du jeune sur son environnement est calqué le réalisme social choc de l’Ecosse ouvrière. Logiquement primé à Cannes en 2002 pour son écriture, Paul Laverty (partenaire de Ken Loach depuis 1996 : « Carla’s song », « Looking for Eric », « La part des anges »…) brosse le portrait d’une jeunesse perdue qui ne se soucie pas de l’avenir. « Sweet sixteen » est ainsi porté par deux jeunes acteurs qui sont sans nul doute à l’aube d’une carrière florissante. Le duo Martin Compston-William Ruane, tous les deux dans leur premier (et peut être meilleur) rôle, donne une énergie folle et absorbe l’électricité nerveuse dont Ken Loach avait besoin pour la mise en abime de ses personnages. Une composition magistrale de leur part (pour un casting dirigé équitablement) et une leçon de cinéma pour le réalisateur palmé pour « Moi, Daniel Blake » l’année dernière. « Sweet sixteen » est bien le genre de cinéma social qu’on aimerait voir tous les jours. On peut remercier les Ken Loach (ceci n’est pas le dernier film que je verrais de vous), Claude Sautet, Dino Risi, Luis Bunuel et consorts d’avoir ouvert la voie de ce type de cinéma. A ne pas mettre dans toutes les mains.
La deuxième fois que je tombe sur un film de Ken Loach ( La part des anges ), deux réussites ! Sweet Sixteen est un uppercut, une - lente - plongée dans le quotidien de ce gosse un peu mal barré. Un choc émotionnel, un film qui marque et dont je vais me souvenir ! J'attaque aux plus vite les autres long métrages de ce type que je trouve de plus en plus brillant et attrayant.
Kenneth Loach est sans doute un des réalisateurs ayant obtenu le plus grand nombre de prix à Cannes : sept au total sur treize films présentés.
Parmi eux, " sweet sixteen" prix du scénario (2002). Cette fois Loach pose sa caméra en Ecosse du côté de Glasgow ( côte nord ouest de la Grande Bretagne).
S'attachant à suivre le parcours de vie d'un jeune adolescent livré à lui-même mais qui a une âme de sauveur. Sauver une mère dysfonctionnelle mais seul repère affectif qu'il pense avoir pour le soutenir.
La désillusion sera grande, même si elle est bercée par le déni. Ce que montre Loach avec " sweet sixteen" c'est que les dés sont pipés d'avance.
Il faudrait une remise à plat de tous les schémas comportementaux inadaptés intégrés malgré lui par le jeune homme. On en est bien loin.
On sent que les choses vont aller de mal en pis pour ce héros tragique pris dans un tourbillon délétère.
Avec cet opus, Loach militant des causes sociales, des injustices de toutes natures, observe la délinquance avec un regard distancié et souligne la complexité des choses.
C'est sur ce point que "sweet sixteen" prend toute sa valeur et mérite d'être visionné. Malgré ses qualités indéniables et son ton qui frise avec le documentaire, il ne figure pas dans la liste des trois ou quatre titres que je préfère de ce metteur en scène britannique de premier ordre ( selon moi).
Comment ne pas être déçu par Sweet sixtenn. Le mal être des jeunes anglais a mainte fois été exploité au cinéma et d'une façon plus habile, plus punchy, réel . Non pas que l'histoire ne tient pas debout mais il manque un brin de réalisme, de larme, de conviction dans les actions des personnages qui ne sont pas des foudres de guerre dans leur jeu d'acteur. Un film presque ennuyeux qui narre une histoire pseudo sentimentale entre une mère en prison et son fils délinquant.
Le scénario m'est apparu relativement prévisible, et on voit vite où Ken Loach veut en venir. Le style se veut épuré et réaliste, pourtant certaines scènes apparaissent peu crédibles... Ca reste quand même intéressant, les acteurs s'en sortent bien et la bande son est assez bonne.
complétement fan du cinéma social de Ken Loach, celui-ci ne diffère pas des autres en ce sens qu'il est une réussite totale, d'une justesse absolue, bouleversant et criant de vérité de bout en bout.
Ken Loach avec cette histoire renoue de la plus belle manière avec ce qui a fait son succès. Ce drame social est très touchant et dans certaines scènes révoltant. Des jeunes acteurs qui sonnent vrais et des dialogues crédibles. La dernière partie du film est bouleversante.
Excellente chronique sociale comme Ken Loach sait si bien les faire. Bons acteurs, bon scénario, bonne bande son... rien à reprocher à ce film qui prouve encore une fois que son réalisateur est une valeur sûre. Jamais de fausses notes dans sa filmographie, mais il manque toujours un petit quelque chose qui permettrait d'élever l'oeuvre au rang de chef d'oeuvre.
Ken Loach signe un film éblouissant où la chronique sociale se nappe d'un polar haletant. La caméra trouve toujours le juste point de vue, prend sa place et nous entraîne sans concession. L'histoire est poignante et ne souffre d'aucun didactisme. Les acteurs sont d'une sincérité bluffante.
Une fois de plus Ken Loach nous entraine dans une zone fragile du Royaume Uni et si l'Ecosse est la trame pour cette histoire, Ken Loach déploie son thème favori à savoir la difficulté à trouver sa place dans un milieu social et familial hostile à l'épanouissement. Si j'ai moins aimé ce film que les autres c'est sans doute dû à mon optimisme naturel botté en touche dans ce film, ceci dit l'acharnement de Ken Loach pour le mieux et non pour le plus me fait toujours un grand plaisir. Thanks a lot Mister Loach.
Un film dur et typique de Ken Loach sur des adolescents paumés. La mise en scène est dépouillé mais c'est un bon film, réaliste, avec un interprétation de très grande qualité.