L'animation française se fait rare, mais l'on peut raisonablement dire qu'elle privilégie la qualité sur la quantité. C'est un monde fort différent des Walt Disney ou Pixar qui abondent aux USA. Et "les triplettes de belleville" se démarque très souvent par une revendication de cette spécificté française, et de son souci de recherche artistique par rapport à l'industrie Hollywoodienne. Le film de Silvayn Chomet sorti en 2003 peut donc s'analyser dans un contexte de culture française, et plus précisément d'un retour vers le passé. Le modèle revendiqué explicitement est Jacques Tati, dont il reprend le motif des vélos en référence à "jour de fête". L'histoire à proprement parler n'est pas extraordinaire, mais suffit à entrainer le spectateur sans le moindre ennui. Et bien plus que l'intrigue, ce sont les dessins et les personnages qui importent. Un travail important est réalisé sur les sons, et les images qui parlent d'elles même pour finalement parvenir à ce splendide résultat : un film (quasi) muet avec une histoire précis et compréhensible. Les expressions des personnages sont un plaisir pour les yeux, et Chomet s'autorise même quelques expérimentations (les plongées dans l'inconscient du chien !). Et surtout, le film se lit sans cesse comme une métaphore du cinéma français face à Hollywood (rebaptisé Holly Food,et NY a une statue de la liberté obèse !). Les deux mondes sont constamment comparés, et au final on a évidemment la victoire de l'originalité, de la sincérité, de l'artiste (la grand mère et son chien plus les vieilles triplettes) sur l'industrie et les grosses machines ! Stéréotypé ? Sans doute, mais tellement sincère qu'on se prend au jeu. Et puis, le fait qu'il n'y ait aucun dialogue fait que l'on a atteint un bel idéal avec ces "triplettes de belleville" : un film à la fois spécifiquement français et à la fois une oeuvre universelle !
Tout d’abord, un avertissement : si vous n’êtes pas adeptes de l’étrange, n’allez pas voir ce film d’animation, vous perdriez votre temps. Par contre, tous les autres ne pourront qu’apprécier cet « OFNI » issu d’un univers de BD ultra-déjanté et extrêmement créatif. Avec Sylvain Chomet en effet, on ne sait jamais sur quel pied danser. Son monde nous est à la fois très familier, un peu rétro, et malgré cela il s’en dégage une étrangeté presque inquiétante, très fascinante aussi, comme les images, empreintes d’une beauté menaçante (fantastique travail au passage !). Si l’humour est toujours présent, c’est toujours d’un rire jaune que l’on rit. La poésie y est vénéneuse mais jamais insouciante. Des hommes en noir sont là, tapis dans l’ombre et on ne sait pas ce qu’ils cherchent, tandis que les badauds se pâment devant un tour de France où les coureurs apparaissent comme des bêtes de somme… Cette histoire abracadabrante de cycliste kidnappé par un négociant mafieux en vin français dans un New-York rebaptisé Belleville effarouchera les esprits les plus rationnels… C’est comme si l’auteur avait franchi une autre dimension où n’avaient été conservés que les détails les plus insignifiants d’un monde terrestre révolu (les années 50-60-70 ?), le reste (comportements, situations) étant des plus imprévisibles, et ce peut-être afin de mieux dérouter le spectateur. Pas de réponses donc, surtout des questions… Et si Chomet avait simplement voulu nous tendre un miroir : celui de notre monde, et nous montrer à quel point il était inolite ?
Un road movie en animation, déjà cela attire l'oeil. Mais une fois démarré l'oeil ne peut pas se décrocher de ce chef d'oeuvre du 7ème art (d'animation). Sylvain Chomet, selectionné à Cannes pour ce film d'ailleur mais aussi au Oscars (et oui!), dévoile sont univers incroyable. On y découvre un grand-mère avec un pied bot qui voue sa fille à son neveu, un cycliste du Tour de France qui se fera enlevé, un chien obèse qui aime hurler sur les trains passent à la fenêtre, trois filles dames (les triplettes) des anciennes stras du music-hall, et j'en passe. Un film touchant, drôle, sincère, frais!
Je n'ai pas du tout accroché, trop glauque pour moi. Les dessins sont réussis mais l'atmosphère est vraiment spéciale... Une petite déception. Néanmoins, cette Triplette a le mérite de sortir de l'ordinaire.
J'ai adoré l'ambiance de film. La France des années 70 y est vraiment bien représentée. Pas beaucoup de parôles mais le scénario est pourtant très intéressant . La musique Jazzy joue un rôle majeur dans la beauté de cette animation. A regarder en famille.
De la poésie, du silence, de la musique. Vous rajoutez un trait de crayon complétement anticonformiste et caricatural, des personnages presque muets, un chien reveur obsédé par les trains. Voila qui vous fait un petit bijou d'animation.
Une grosse déception. Certes les images sont splendides mais ce film pourtant court est d'un ennui profond...Ceci est surement du à l'absence TOTALE de dialogues...Reste quelques scènes amusantes et agréables mais on est loin d'un chef d'oeuvre.
le chien est génial Bruno est blessé par le train électrique. Il en gardera un traumatisme qui se manifeste par des aboiements systématiques quand il aperçoit un train ..Qu'on se le dise, LES TRIPLETTES DE BELLEVILLE valent vraiment tripette, ne les loupez pas!!! Humour fin et acerbe, graphisme rétro et inventif, rythme trépidant et oxygéné, tout est parfait, que voulez-vous !
Un p'tit dessin-animé comme on les aime:des dessins amusants et attirants, un bon humour et une aventure trépidante sans être trop longue.Les personnages, plutôt excentriques, sont attachants et inoubliables; et la musique est tout simplement magique.Ce p'tit film "muet" ne manque de rien...
mais comment peut-on ne pas aimer ce film? ceci dit, chacun ses goûts, certes. cependant il a de multiples qualités indéniables! il fleure bon la vieille france et les clins d'oeil y sont nombreux. Chomet nous emmène dans un monde où le silence est d'or, car l'image suffit à tout dans ce superbe film d'animation.