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3,5
Publiée le 4 novembre 2019
Oui, Olivier Gourmet est formidable. Mais la sécheresse du film des frères Dardenne peut vraiment rebuter. Quand on connaît le drame qu'il a vécu, on comprend mieux pourquoi il est en mode zombie. Les frères nous le montre longuement dans son quotidien morne. Formateur en menuiserie. Ce sont toujours les mêmes gestes, le même regard vide, les mêmes déjeuners pris sur le pouce. Le tout filmé caméra à l'épaule en plan-séquence. C'est tempête sous un crâne. Derrière, on devine chez lui de la colère, de la souffrance, de la haine, de la rancune, du regret. Ça fait beaucoup pour un seul homme. Un homme brisé, qui plus est. Même si des années se sont écoulées, est-il prêt à pardonner ? C'est difficile à dire. Une partie de lui doit être d'accord. Une autre ne l'est pas. Et les deux s'affrontent. C'est plus facile pour le jeune sorti de prison. Lui, estime qu'il a payé sa dette. Que c'est du passé. Que tout est effacé. Alors que non. La solitude, elle, elle reste. Et c'est elle qui accompagne Olivier tous les jours. Chez lui, dans son appartement, au travail, n'importe où. C'est pour ça qu'on ne sait pas trop à quoi il joue avec cet apprenti. Il a envie de lui donner une seconde chance mais il y a un dégoût en parallèle. L'envie d'avoir une explication. Tant qu'il n'aura pas refait sa vie, qu'il n'aura pas rencontré quelqu'un d'autre, tant qu'il n'aura aucun loisir pour lui vider la tête, il ruminera. Sa vie n'a pas fini d'être grise.
Rarement il m'a été donné l'occasion de voir un film aussi ennuyeux. J'avoue avoir eu beaucoup de mal à résister à l'engourdissement qui m'a rapidement envahi lorsque je suis allé le voir en salle. J'ai pour principe de ne jamais quitter la projection d'un film avant la fin même lorsqu'il m'arrive de voir un pur navet, car il est important de suivre jusqu'au bout pour être en mesure de formuler un avis objectif. Mais là, je dois dire que je comprends vraiment que la salle se soit vidée aux 3/4 avant la fin de la projection tant ce film inspire le désintérêt le plus total!! La thématique du film est pourtant excellente, mais l'intensité dramatique suscitée par le sujet est complètement occultée par la lourdeur de la réalisation qui rend le film aussi soporifique. Les prises de vue sont malhabiles, la photographie est pitoyable, le cadrage approximatif et les plans sont épouvantables. On croirait un film de vacances tourné en super 8 par un amateur. Admirer pendant près de 5 min la nuque du personnage principal lorsqu'il se trouve en voiture ainsi que les nombreux défauts de son disgrâcieux visage lorsqu'il se retourne pour, devine-t-on, faire une marche arrière, où est l'intérêt?!
Une histoire et un traitement typiquement "dardennien". Reste qu'il s'agit probablement , avec le silence de lorna, de leur meilleur film en comparaison du surestimé "l'enfant".
Je n'avais pas été voir ce film au cinéma lors de sa sortie... et je ne le regrette pas. Le début est long à n'en plus finir et la fin tout aussi abrupte ; entre les deux, le dos d'un olivier Gourmet monolithique, quelques respirations plus que senties, et des plans que même le dogme trouverait austère comme un temple protestant, tout ça au service d'un scénario mince comme une tranche de jambon russe. En bref un ennui que rien ne vient contrarier car sans surprise ni questionnement, contrairement à ce que bien des critiques ont pu en dire. Surfait.
Excellent film. Avec "le Fils", on sait qu'on a affaire à du vrai cinéma, c'est-à-dire à une réflexion profonde sur les rapports humains, fondée sur une construction des images, des couleurs, des cadrages, des plans, du son, etc. Regards, souffles, gestes sont filmés au plus près, plongeant le spectateur dans le mouvement des acteurs, le faisant sortir de sa passivité habituelle pour participer aux émotions: magistral! Quel choc de voir un film abouti à ce point, qui parvient à nous toucher au coeur tout en ne méprisant pas notre intelligence.
Ah la la les frères dardennes ! L'enigme du cinéma français. Comment a t on pu cesarisé des réalisateurs aussi ennuyeux que ces deux personnages. Le fils est d'une nullité absolue. Histoire simpliste, jeux d'acteur autiste, réalisation lente et ennuyeuse au possible. Une véritable enigme ! VOir que les critiques des journaleux encense cette daube, reste pour moi l'un des plus mystères du monde du cinéma. Je savais que le cinéma français allait de mal en pis, mais avec le fils, on atteint l'apogée.
A la limite le film aurait pu etre un peu plus interessant, si le titre avait été " LE FILS DE PUTE" ...
Au MON DIEU ! J'ai vu ce film lors de sa projection au festival Télérama, pour accompagner ma mère. Des années après ce film reste une peur énorme, JAMAIS je ne me suis autant ennuyer pendant un film, regardant ma montre toutes les 5 minutes ( sans exagèrer). Pas d'action, c'est lent . Une fin très pro tolérance, amener moi Joséphine Ange gardien, au moins il y aura de l'humour ! A voir lors d'insomnies chroniques
Un film austère et fort qui montre la résilience de cet homme qui a choisi le travail et le partage de son savoir pour en quelque sorte exorciser sa douleur sourde et rééduquer ce jeune en échec. C’est de savoir ce qu’il a fait qui lui permet de comprendre le jeune et à la manière d’un Victor Hugo qui prônait l’instruction et non l’enfermement, lui donner une seconde chance. C’est vraiment dense et passionnant
Les frères Dardenne offrent un rôle sur mesure à Olivier Gournet dans ce drame tendu et parfois poignant. On pense rapidement comprendre les tenants et aboutissants du scénario mais les Dardenne ont plus d’un tour dans leur sac et c’est une fois que les enjeux se dessinent vraiment que le métrage prend un tout autre sens. C’est fort et si l’on apprécie le style tout en retenue et peu propice à la joie des réalisateurs, on n’est pas à l’abri de se laisser embarquer une fois encore avec eux pour découvrir la définition du véritable pardon.
Une honte. Filmé par un épileptique en phase terminale (et petit avec ça), Le Fils est un film Chiant, mal interprété et sans intérêt. La lenteur au ciné est un style, encore faut-il savoir la manier... Plus jamais cette merde