S'il reprend beaucoup de thèmes chers au western classique, l'approche, les dialogues penchent plus vers le « spaghetti ». En fait, ce qui offre sa singularité à ce « Soleil rouge » sans grande subtilité mais assez divertissant, c'est clairement l'introduction d'un élément « étranger » dans un univers profondément américain, en l'occurrence ce samouraï incarné par le charismatique Toshirô Mifune. Rien d'extraordinaire, notamment dans l'opposition entre ce dernier et Charles Bronson, mais j'avoue avoir été agréablement surpris de voir le scénario ne pas (trop) tomber dans la caricature ou l'humour facile, l'ensemble gardant toujours une certaine tenue, l'écriture des personnages, sans être géniale, là encore, faisant le boulot avec efficacité.
On sent un potentiel partiellement exploité, notamment le rôle interprété par Ursula Andress, intéressant dans son ambivalence mais qui aurait dû l'être encore plus. Enfin, Alain Delon campe un salaud plutôt séduisant, sans doute l'un de ses meilleurs rôles hors de France et bien dans le ton de l'œuvre. À noter, enfin, un final plutôt réussi où Terence Young témoigne d'un professionnalisme évident. Rien de très marquant, mais pour ces quelques singularités doublées de talents devant comme derrière la caméra, « Soleil rouge » peut valoir le coup d'œil.
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3,0
Publiée le 30 mars 2021
Curieux film que ce "Soleil rouge" avec une distribution très internationale! L'introduction du samouraï dans un thème de western ou le colt face au sabre! Ici Alain Delon trahit son ami Charles Bronson et vole par dessus le marchè le sabre ancestral de Toshiro Mifune! On comprend rapidement que c'est une question d'honneur que de reprendre ce sabre, comme savoir se sacrifier pour son maître! Western efficace et plaisant, tournage en Espagne comme une grande partie des westerns europèens! Comme on le voit, l'opposition des bons (Bronson & Mifune) et du mèchant (Delon) est plus nuancèe qu'on ne pourrait le croire de prime abord! Sorti en 1971, "Soleil rouge" tient d'une traque avec des paysages arides qui nous entourent! De l''action, de l'honneur, de la trahison, un soupçon d'humour...Ursula Andress, Capucine et Monica Randall pour la pointe de sèduction! Ah tout ce remue-mèninge pour un morceau de mètal...
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1,5
Publiée le 25 mars 2021
Savez vous ce que vous ressentez lorsque vous ramenez à la maison votre toute nouvelle table et que la première fois que vous essayez de l'utiliser un des pied se casse. C'est le sentiment que j'ai eu en regardant Soleil Rouge (aussi longtemps que j'ai pu le supporter). Ce film est tellement mal ficelé qu'on pourrait croire que Terence Young n'avait qu'une infime partie du budget dont il disposait pour le faire. Il pourrait tout aussi bien afficher un panneau à l'écran pour indiquer quand les cascadeurs prennent la place des acteurs tant l'ensemble est mal ficelé. À plusieurs reprises des actions cruciales se déroulent hors champ sans que l'on puisse imaginer une raison autre que le fait qu'ils n'aient pas pu obtenir une prise de vue convaincante et qu'ils aient dû la supprimer au montage. Dans tous les cas c'est une mauvaise image pour un film d'action. Ce film présente les plus mauvais Indiens qui soient jamais apparus dans un western. Il a manifestement été tourné en Europe (Espagne). Les acteurs n'ont vraiment rien d'intéressant à faire et on se dit que c'est un gaspillage d'opportunité. Une scène où Ursula poignarde un Indien est si mauvaise qu'on peut voir que le couteau est plié...
Un casting de choc, Charles Bronson, Toshiro Mifune, Alain Delon et Ursula Andress, un scénario original mais prévisible, « Soleil rouge » a plus d’un atout. Certes, l’ensemble a un peu vieilli et quelques longueurs se font sentir çà et là mais on passe malgré tout un bon moment. L’idée de rapprocher un cow-boy et un samouraï donne une touche humoristique en exacerbant des dualités détonantes : honneur contre corruption, sabre contre arme à feu, propreté contre crasse…
Malgré un casting de haute voltige, le scénario faible souffre de banalités et n'est soutenu uniquement grâce au duo improbable entre un Samouraï et un truand.
Casting international à 4 étoiles pour un western européen dirigé par Terence Young, Soleil Rouge c'est avant tout la rencontre improbable entre les univers du western et du samouraï. Si le scénario ne réinvente pas le genre, il nous offre une belle séquence d'attaque de train filmée avec métier, un combat final rondement mené et une solide confrontation entre Charles Bronson, à qui le cynisme sied à merveille et Toshiro Mifune en guerrier Moyen-Ageux déterminé. Le grand intérêt du film est dans l'évolution mutuelle de ces deux personnages. Nous sommes dans les années 70, le western a évolué et le héros est devenu un antihéros, sous les coups de la vague italo-leonienne, il est désromais tantôt voleur, tantôt tueur froid, immoral, à l'humour noir aiguisé ... c'est le personnage de Bronson. Le personnage de Kuroda est quant à lui l'héritier des "samouraïs de l'Ouest", façon 7 mercenaires (Coïncidence d'autant plus amusante lorsqu'il s'agit de la rencontre entre Mifune-Bronson). Kuroda est un héros guidé par son honneur pour qui la quête de ce qui est juste est primordiale ... C'est l'ancien monde, et l'ancien western, celui qui est appelé à disparaître car, s'il peut s'accorder du bon temps, il refuse obstinément la modernité qui ne lui correspond pas, il s'en va tout en laissant quelques messages bien sentis, qui rendent meilleurs ceux qui le remplacent, qui ont appris à l'apprécier, à l'admirer, c'est là tout le sens de l'histoire. Au casting, Ursulla Andress joue au mieux de ses atouts, quand Capucine épouse parfaitement son personnage de tenancière de maison close, la déception est plutôt du côté de Delon. J'adore Delon dans les films noirs, mais je trouve qu'ici il peine à trouver le ton juste, physiquement on dirait que le personnage est inspiré de Jack Palance dans "Shane", sans la froideur et avec un côté un peu dandy, un charisme chancelant pour mener une bande de hors-la-loi peu sympathiques. Si la façon dont sont représentés les Comanches est ridicule à souhait, les scènes d'action restent efficaces, et la partition de Maurice Jarre très juste. L'ensemble se regarde donc avec un réel plaisir et un goût certain pour l'exotisme.
Western qui démarre bien. Une rencontre musclée au western entre cow-boy et samouraïs. Le milieu du film est bien plus lente et comporte beaucoup moins d'action et suspens mais plus une volonté de faire de la comédie entre le cow-boy et le samouraï. C'est pas génial, le japonais était très sérieux et le cow-boy plus fourbe, cela aurait pu donner quelque chose de bon mais Bronson n'est absolument pas fait pour la comédie. Le final comprend de l'action assez classique mais demeure correct.
En 1971, Terence Young, surtout connu pour avoir été un des premiers réalisateurs de la saga James Bond (« Opération tonnerre » et « Bons baisers de Russie »), se lance dans le western avec un projet qui ne manque pas d'originalité. En effet « Soleil rouge » s'appuie sur un scénario inhabituel car il mêle aux habituels cow-boys et indiens un samouraï japonnais qui fait un peu tache dans les paysages du Far West. Le réalisateur en profite pour introduire une légère dose d'humour et de dérision dans son histoire qui, du coup, se révèle plutôt divertissante. Mais l'intérêt majeur de ce film hors norme vient de son étonnant casting international. Si l'on n'est guère étonné de voir Charles Bronson à l'affiche, la présence de Toshiro Mifune et d'Alain Delon est nettement plus improbable. Quant à la magnifique Ursula Andress, ses apparitions en tenues plus que légères font monter la température de quelques degrés (même dans le désert le plus aride). Au final, « Soleil rouge » n'est sans doute pas un chef-d’œuvre, mais il se place au niveau des très bons divertissements, surprenants, exotiques et dépaysants. Un très bon moment que je recommande vivement aux cinéphiles curieux.
Un samouraï et un bandit du Far West font équipe, afin de récupérer un sabre de grande valeur et une cargaison d'or, volés par une crapule. Outre l'idée de mélanger Japon féodal et western, "Soleil Rouge" est également connu pour sa distribution internationale. Cependant, le film peine à exploiter son potentiel. Toshiro Mifune est charismatique en samouraï dépaysé, et Bronson est convaincant en bandit décomplexé, mais celui-ci se montre un peu trop léger dans les passages sérieux. A côté, Alain Delon est assez caricatural en méchant détestable, et Ursula Andress, au jeu limité, ne semble pas avoir sa place dans un western. En outre, si la première partie se laisse regarder, le reste nous laisse dubitatif. L'écriture est parfois maladroite, tandis que la mise en scène et le montage sont fades, malgré l'expérience de Terence Young (réalisateur des premiers James Bond). Enfin, l'image n'est pas vraiment esthétique, alors que les décors naturels offraient un beau cadre (le film a été tourné en Espagne, tout comme les classiques du westerns spaghetti). Ainsi, "Soleil Rouge" part d'un bon concept, mais ne tient pas ses promesses.
Soleil rouge est un western indéniablement assez spécial, de par son casting éclectique et prestigieux et son histoire originale. Le casting en effet est un très bon point, car non seulement il est convaincant sur le papier, mais il l’est tout autant à l’écran. Bien sûr il y a le duo Bronson-Mifune, qui vaut franchement le déplacement. Fortement improbable, il est pourtant excellent, et le film qui exploite pleinement les oppositions culturelles le rend d’autant plus attrayant. On rigole bien, il faut le dire, et les acteurs s’en donnent à cœur, surjouant légèrement pour notre plus grand plaisir. Néanmoins il faut avouer que celui qui m’a le plus étonné, quoiqu’il apparait finalement peu, c’est Alain Delon en méchant. Il a franchement beaucoup de charisme, et livre une composition étonnante en tueur froid et sans état d’âme. J’ai beaucoup apprécié sa prestation. A cela s’ajoute le charme d’Ursula Andress, qui n’a pas eu une carrière bien prestigieuse, mais qui peut au moins se targuer d’une très honnête interprétation ici. Le scénario est solide. Il exploite très bien son particularisme, en plongeant un japonais en plein Far West. C’est drôle, il y a des moments d’émotions, et de l’action, pour un mélange efficace. Cependant il faut avouer que le métrage tend à être un peu trop long, avec forcément des coups de mou qui rendent l’ensemble finalement moins attrayant que ce que le début pouvait promettre. C’est un peu embêtant, et peut-être que le film aurait dû davantage exposer son méchant justement, histoire de rendre l’ensemble moins linéaire, et de casser quelques répétitivités. Mais bon, ça reste tout de même plaisant à suivre. La réalisation de Terrence Young tient la route. Si c’est un peu désordonné parfois lors de certains affrontements, néanmoins il magnifie les paysages, il offre quelques moments brillants (l’attaque du train), et on sent un metteur en scène expérimenté, solide, qui, sans livrer quelque chose d’exemplaire, sait tenir un film. Soleil rouge qui peut aussi compter sur ses sublimes décors. Très variés, très originaux pour certains, c’est tous les paysages de l’ouest américain qui y passent et c’est très agréables, d’autant que la reconstitution est elle aussi fort réussie. La photographie a pris du plomb, et il y a quelques défauts typiques de ces films anciens (la nuit qui n’apparait pas très nocturne par exemple), néanmoins c’est suffisant pour convaincre. Je relève aussi que ce film ne néglige pas les petits détails. Il y a du sang sur le sabre du samouraï lorsqu’il tue quelqu’un, les blessures saignent aussi, chose pas si courante, même aujourd’hui, ce qui donne une dimension réaliste assez plaisante aux combats. Enfin, la musique est très réussie. Le film, doté d’un thème majeur, se débrouille à merveille de ce point de vue, aidé par un grand nom il faut le dire, mais que l’on découvre presque avec surprise au générique ! Ainsi Soleil rouge est une curiosité, mais une belle curiosité, qui mérite amplement la découverte. Surement un peu trop long, trop linéaire, il reste néanmoins un western de facture très convenable, et tout à fait appréciable. 4.
Le mélange des cultures n'est pas courant dans le genre Western, un Samourai, deux cow-boys et une femme complètent le haut de l'affiche de "Soleil rouge" devant la caméra de Terence Young !! Un train importé de Chine qui transporte aussi de l'or et une épée Asiatique très demandé se fait attaquer par des hors la loi laissant un Samourai tué de sang froid, plusieurs morts et un complice pris en trahison. Le collègue Samourai réclame vengeance et fera du chemin avec le cow-boy qui lui veut récupérer sa part d'or pour retrouver le chef de gang prénommé "Gauche". Le voyage sera mouvementé et initiatique. Un film qui remplit bien son contrat avec quelques rebondissements, de l'humour et nous divertir. La fin vaut le détour La musique est signé par le Français Maurice Jarre qui réussit de belles mélodies. Et puis le film vaut quand même sa réussite à son quatuor de vedettes, Charles Bronson, Toshiro Mifune, Alain Delon et la sensuelle Ursulla Andress qui sont excellents. Un long métrage qui passe souvent à la télévision depuis sa sortie, je le connais un peu par cœur mais je ne me lasse pas de le revoir.
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2,0
Publiée le 15 août 2013
Un western qui malgré son originalité dans le scénario et surtout dans son casting ne parvient jamais à décoller et souffre de bien trop de longueurs et surtout est bien trop prévisible
Un western simple et assez efficace dans l'ensemble avec de bonne scènes d'action et surtout un excellent casting , malheureusement le scénario ne casse pas trois pattes a un canard et il y a par moment un réel manque de dynamisme , le scénario est vraiment très pauvre est n'est soutenu uniquement grâce au duo improbable entre un Samouraï et un truand le tout dans l'ouest sauvage a la recherche d'un sabre volé .
Dans l'ensemble ça n'a pas vieillit (1971) , il y a de très beaux paysages comme souvent dans les westerns et une bande son correct , on retrouve pas mal de répliques sympa et une touche d'humour . Mais au final ce western n'est sauvé que par son casting , Alain Delon , Charles Bronson , Ursula Andress , Toshirô Mifune et son idée original d'implanter un samouraï dans l'ouest sauvage avec comme compagnon un truand , sans ça le film aurait probablement plongé bien bas .
Même s'il n'est pas considéré comme un western spaghetti, «Soleil Rouge» en présente pourtant tous les critères: les paysages arides, les personnages teigneux aux visages patibulaires et une violence très présente et très réaliste. Ici, Charles Bronson et Alain Delon sont face à face et leur personnages sont très différents: celui de Delon est un homme qui n'a aucune confiance, toujours très coquet, tiré à quatre épingles et surtout il n'hésite pas à dégainer son revolver. Celui de Bronson est plus posé, plus négligent sur sa tenue vestimentaire, en témoignent ses blousons aux manches élimées, mais lui aussi est un redoutable tireur. Et entre eux vont s'imiscer un Japonais chargé d'accomplir une mission cruciale et Ursula Andress qui va servir d'otage. Porté par un solide quatuor d'acteurs, «Soleil Rouge» est un film annonçant la vague des Western crépusculaires propre aux années 70 et cette aventure signée Terence Young est âpre et violente.
Western surprenant dans son casting et ses personnages mêlant des mercenaires et un samouraï en plein far west. Terence Young appose son nom à un énième film d'un genre dominé alors par Sergio Leone et plutôt en berne du côté américain. Le film qui aurait pu tourner au pastiche s'en sort sans trop de dégâts malgré certaines faiblesses et des images kitsch comme les tenues impeccables d'Alain Delon ou de la sublime Ursula Andress. Ce n'est pas un grand western mais l'histoire fonctionne et le face à face entre Bronson et Mifune vaut le coup d’œil.