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Michael78420
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2,5
Publiée le 28 août 2025
Dans mon inconscient il était écrit que French Connection était une référence, un de ces films qui marque une génération et inspire la suivante. Mais assez vite, j'ai dû me rendre à l'évidence, mon inconscient m'avait joué un tour. Une heure de planque et de poursuite dans New York, c'est long ! Il faut dire qu'entre 1972 et 2025, les attentes du public ont évolué. Ainsi dans l'ensemble French Connection m'a paru très très long. Le coup de la drogue planquée dans la carrosserie de la voiture m'a refait penser au Corniaud, qui est nettement meilleur. Heureusement le regretté Gene Hackman est bon et s'emploie pour poursuivre les malfrats. À réserver à un public amateur des films de gangsters des années 1970.
Une mise en scène millimétrée avec quelques scènes bien tendues et une musique qu'on oublie pas. Le casting est réussi. Pour un film dur arrivant à dépeindre une ambiance malsaine et dépressive au sein de la police.
Film culte des années 70 que j'ai pu enfin voir , c'est sans fioriture, cela castagne sévère, bonne scène de course poursuite qui reste simple mais efficace et un duo Hackman/Scheider (les dents de la mer) nickel enfin surtout un Hackman en grande forme. Sans ce passage au ciné je n'aurais pas vu ce film et j'aurais raté quelque chose.
Auréolé de cinq Oscars et sorti en 1971 , soit deux ans avant L’Exorciste ce film est l'autre grand succès de William Friedkin , qui insuffle à son Polar Noir une portée Sociale, proche du documentaire ! On retrouve aussi dans ce film l’une des courses poursuites parmi les plus célèbres du 7eme Art !
Ressortie en salle de " French connection" polar (1971) récompensé de 5 oscars, premier succès de William Friedkin ( il deviendra sur le tard le mari de Jeanne Moreau ).
Film emblématique du nouvel Hollywood, aujourd'hui considéré comme un classique du cinéma américain de la période, le script est inspiré dans certains de ses aspects formels par " le samouraï" de JP Melville ( rareté des dialogues, solitude du personnage principal, fin désenchantée... )
" French connection" c'est finalement un scénario de poursuites sur fond d'arrivée en provenance de Marseille, d'une cargaison de stupéfiants destinée à être commercialisé à NYC.
Tiré d'un fait réel, c'est finalement une sorte d'hommage au flair, à l'intuition et un constat désabusé sur la condition humaine et l'application des normes sociales censées être au service de la justice ( cf : le texte qui apparaît à l'écran avant le générique final).
French Connection séduit par son réalisme brutal et son suspense bien mené. La célèbre course-poursuite reste un moment d’anthologie, porté par l’interprétation énergique de Gene Hackman. Un classique du genre, efficace mais parfois un peu daté dans son rythme.
Ce film est un bon film mais tout n’y est pas parfait. Commençons par ses nombreux points forts : le réalisateur parvient à instaurer une véritable ambiance, et la ville de New York y est filmée avec beaucoup de justesse pour parfaire cette ambiance. L’interprétation des acteurs est solide et convaincante. Et la fameuse scène de la course-poursuite du métro, en voiture, tient toutes ses promesses : c’est incontestablement le moment fort du film. Cependant, tout n’est pas réussi. La première partie peine à captiver, et l’intrigue reprend de nombreux éléments vus dans d’autres polars, sans toujours parvenir à les renouveler. En somme, il s’agit d’un bon film du genre, plaisant à regarder, mais qui pour moi, ne se hisse pas au rang des incontournables.
Quand il entame le tournage de « French Connection » en 1971, William Friedkin est âgé de 36 ans. Il a été remarqué pour ses aptitudes dans le domaine du film documentaire grâce à « The People vs. Paul Crump » (1962) qui interroge sur le sort réservé à un détenu en attente dans « le couloir de la mort » à la suite d’une enquête sujette à caution. Le film fera un tel effet que le jugement sera revu et la peine commuée en détention à perpétuité. Friedkin s’essaye alors à la fiction télévisuelle notamment en participant à la réalisation d’un épisode de la fameuse série « The Alfred Hitchock Hour ». Ce n’est qu’en 1967 qu’il réalise son premier film pour le grand écran avec « Good Times » comédie musicale un peu déjantée destinée à mettre en avant le duo vedette Sonny & Cher avec en soutien le vétéran George Sanders pour apporter une touche de crédibilité au projet. S’ensuivent trois autres films de genres variés qui n’attirent pas vraiment le public, Friedkin n’ayant pas encore trouvé sa voie dans la fiction. Le jeune réalisateur avant tout pragmatique a bien compris que sa carrière va très vite passer à la trappe s’il n’obtient pas un succès probant très rapidement. Juste après la sortie de « The boys in the band » qui traitant sans tabou ni jugement de l’homosexualité masculine a été plutôt apprécié par la critique avant-gardiste, il lit « French Connection » de Robin Moore qui décrit par le menu l’enquête despoiler: deux policiers du NYPD conduisant au démantèlement d’un trafic d’héroïne entre New York et Marseille impliquant un présentateur de la télévision française alors en vue . Friedkin sent d’instinct qu’il tient là l’opportunité de s’approprier cette enquête pour réaliser un film policier ultra-réaliste qui sera empreint d’une touche documentaire. Il se souvient de l’énorme succès que fut trois ans auparavant « Bullit » de Peter Yates avec Steve McQueen dans le rôle principal. Pour la touche réaliste, il garde en mémoire « Z » de Costa-Gavras qui l’avait fortement impressionné. Il contacte Eddie Egan et Sonny Grosso, les deux policiers du NYPD encore activité afin qu’ils l’immergent dans leur quotidien consistant à patrouiller dans les rues de New York et lui expliquent les conditions précises dans lesquelles ils ont mené la traque aux trafiquants. Via Philip d’Antoni qui avait produit « Bullit », Friedkin obtient un financement auprès de la 20th Century Fox. Pour assurer le succès du film, il pense à Paul Newman pour interpréter Eddie Egan l’agent le plus brutal du duo mais il doit se rendre à l’évidence que son budget limité l’oblige à revoir ses ambitions à la baisse. Ce sera finalement Gene Hackman acteur de second plan qui un peu comme Friedkin se trouve à la croisée des chemins qui sera choisi pour interpréter Eddie Egan. Roy Scheider lui aussi acteur un peu dans l’ombre sera Sonny Grosso. Rejoignent le casting, Fernando Rey, Tony Lo Bianco, Marcel Bozzuffi et Frédéric de Pasquale, tous acteurs de caractère. Pour se faciliter le tournage dans les rues de New York Friedkin embauche Grosso et Egan comme conseillers techniques et acteurs. Il fera de même pour d’autres agents fédéraux. Friedkin décrit le tournage comme une aventure presque in situ dans les rues de New York avec autour de lui une équipe très solidaire qu’il gère pourtant assez durement sachant déjà parfaitement ce à quoi il veut aboutir tout en n'hésitant pas à recourir à l’improvisation. Toute cette énergie dégage la même force 50 ans après la sortie du film notamment de la part d’un Gene Hackman enragé qui est parvenu à se mettre dans la peau de cespoiler: flic jusqu’au-boutiste et franchement raciste qui ne lésine sur aucun moyen pour parvenir au bout d’une enquête devenue obsessionnelle pour celui qui visiblement n’a aucun autre horizon que celui d’une mission quasi messianique qu’il finira par pervertir.
William Friedkin qui avait bien senti la violence qui pouvait émaner du jeu d’Hackman en a profité pour brosser un portrait tout à la fois effrayant et émouvant d’un homme n’ayant plus de repère.spoiler: Les regards échangés entre « Popeye » (Gene Hackman) et son collègue « Cloudy » effaré, interprété par un Roy Scheider sobre comme à son habitude, sont sans équivoque sur la folie qui s’empare de son co-équipier qu’il tente sans succès de ramener à la raison . L’action est bien sûr menée avec un sens du rythme et du suspense particulièrement efficace de la part d’un réalisateur qui un peu comme « Popeye » est prêt à tout sacrifier pour parvenir à réussir un film qui sera peut-être son dernier. Ce ne sera pas le cas, « French Connection » rapportant plus de 30 fois son budget. Véritable succès financier mais aussi critique avec cinq Oscars à la clef dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur pour Gene Hackman (Roy Scheider sera lui nommé dans la catégorie second rôle). On ne pouvait rêver meilleur accélérateur pour la carrière des deux acteurs principaux et de William Friedkin. Les trois ne décevront pas même si Friedkin verra sa carrière emprunter les montagnes russes en raison de son caractère bien trempé et de ses exigences artistiques jamais sacrifiées sur l’autel du profit ou de la gloire. Revoir « French Connection » ne déçoit jamais en raison du jeu des acteurs ont l’a dit mais aussi de ses moments forts comme la dantesque poursuite le long d’une ligne de métro ou encore le jeu de cache-cache dans les rues de New York entre l’impassible et facétieux Fernando Rey et le tourmenté Gene Hackman. Si vous n’avez jamais vu « French Connection » saisissez vite l’occasion de découvrir ce film « coup de poing ».
52 ans plus tard le film a quand même mal vieilli et a un côté désagréable à suivre, qui plombe son intrigue. Les scènes de fusillade et de course poursuite devaient valoir le coup à l'époque mais aujourd'hui c'est quand même très compliqué... Et même si le scénario et la prestation de Gene Hackman sont plutôt bonnes, ça manque d'intensité et de crédibilité par moment, c'est à dire que les personnages sont un peu caricaturaux et clichés, ça manque d'incarnation d'une façon générale. Déception assez importante pour ce French connection, qui plaira néanmoins forcément aux amateurs de films policiers des années 70.
J’ai trouvé ce film ,ultra connu , bien sans plus, ici essentiellement pour des raisons de forme : une manière de filmer caméra à l’épaule fatigante, l’image sautant sans cesse, et une musique vraiment détestable, plus une durée un poil longue. Autrement, sur le fond, rien à dire. L’histoire se déroule de manière fluide, Gene Hackman, très jeune ici, crève l’écran. La course poursuite se passe en quasi totalité à New-York (pour coincer les frenchies) et la poursuite d’un métro avec une voiture est un morceau d’anthologie. A voir en VOST, les Américains parlant leur langue, les Français également. A tout de même beaucoup vieilli.
Un bon policier typiquement américain par ses propos, et la façon qu'ont les policiers de comporter avec des citoyens lambda. C'est prenant, on suit l'enquête avec beaucoup d'intérêt et la fin est un peu déroutante. Surtout quand on découvre qu'à la base, il s'agit de faits réels . Cela en devient encore plus intriguant. Les acteurs sont vraiment bons et les quelques scènes d'action sont parfaitement orchestrées. A voir par les amateurs de film policier et un peu d'action
Pour découvrir ma critique vidéo complète, et rétrospective classique rejoignez moi sur YouTube ! Et s'abonner à ma chaine : on se fait une toile ! où je publie régulièrement des vidéos. Il est vrai que ce film est passé à la postérité depuis bien longtemps, mais il n'est pas sans défaut. Car oui, il a un style particulier, presque un docu fiction, rien n'est fait pour créer de l'esbrouffe, on suit les policiers dans leur travail, un travail laborieux, fait de planque, d'attente, de surveillance, de déception, et c'est parfois un peu répétitif, même si le personnage de Gene Hackman est là, pour créer la tension nécessaire, jusqu'à la toute fin où, il commet l'irréparable, mais où, cela lui passe dessus sans sourciller, sa quête, son but est ailleurs et peu importe les conséquences. On est plongé dans les rues de New York, très peu de scènes de commissariat, pas de scène familial, pas de scène de franche camaraderie, juste des bousculades entre flics, des tourments, et un métier chevillé au corps. Ce film à ouvert aussi la voie à Serpico, lui aussi basé sur un fait réel, et lui aussi, réalisé avec un souci de réalisme exacerbé. Bien sur, viendra cette scène incroyable, qui mettra tout le monde d'accord, où, Hackman poursuivra de manière, une nouvelle fois très réaliste, un métro avec une voiture "emprunté" à un conducteur qui ose demander, quand il pourra la récupérer, avant de la voir filée, pneus crissant sur le bitume, chevauchant le trottoir et percutant tout ce qui se trouve sur son passage. Une course poursuite, dans l'air du temps, rappelons nous de Bullitt de 1968, celle-ci se paye quand même le luxe d'avoir traversé le temps, et d'être encore aujourd'hui un sacré moment de cinéma. L'interprétation de Hackman, mais aussi de Scheider, sont impeccable, il faut mentionner une autre scène à retenir, le désossage de la voiture des trafiquants, juste excellent. Pour toutes ces bonnes raisons, il faut reconnaitre que ce film fait parti des tous meilleurs polars.
Film policier par excellence, French Connection a marqué le genre et influencé de nombreux cinéastes après lui. La mise en scène est nerveuse, jouant sur les plans serrés et la caméra portée afin de nous plonger dans l'action. Le duo formé par Gene Hackman et Roy Scheider fonctionne parfaitement, et participe à la crédibilité de leurs personnages. Un excellent film.
Tiré de faits réels, "French connection" est un bon policier efficace. Gene Hackman est parfait en policier obstiné, bien dirigé par le réalisateur William Friedkin. Un scénario propre même si certains pourraient reprocher un peu trop de scènes de filature. Du réalisme (sauf pour le sang)