Note moyenne
3,1
125 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
4 critiques
4
2 critiques
3
2 critiques
2
5 critiques
1
5 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Histoire d'amour entre adultère et pardon, trés avant gardiste pour la fin des années 60. Pour être honnête aucun film de romance n'est arrivé encore a rentrer aussi bien dans l'intimité et les pensés les plus profondes des personnages que celui-ci. Une bande original magnifique qui s'écoule doucement tout le long du film signée Francis Laï. Interprétation original et troublante de Annie girardot et Yves Montant. Ne parlons pas de Candice Bergen qui est époustouflante de beautée. Un Lelouche comme on les aimes avec un casting audacieu et non sans risques.
Mis à part importuner la faune africaine, les clichés sur l’Allemagne nazie, et atrocités diverses, ou va t on dans ce film? Ça fait un peu catalogue caricatural. La guerre c’est vilain… oui bon, on a compris. Les amours de Montant me laissent indifferente. Pas photo entre cette histoire d’amour brisé et Les Choses De La Vie……Heureusement qu’il y a la musique et surtout A Girardot. Non, décidemment les Lelloucheries visuelles ne me plaisent toujours pas, 50 ans aprés…
Un film difficile à regarder à travers le prisme de 2021. On les voit à l'oeil nu les 5 mn de course derrière les grands animaux d'Afrique, 5 mn de film de propagande d'Hitler, 5 mn les marais Vietcong, 5 mn les musées d'Amsterdam, 5 mn de danse... On étouffe on se noie on voudrait du dialogue du vrai, de la franchise, de l'assumé.
La mémoire vous revient : ce film PRÉCÈDE mai 68, autrement dit un temps où les mots n'existaient pas pour parler mais pour faire des sons avec sa bouche.
Voyez ce film pour Girardot qui n'a jamais été plus belle. Bergen qui a 20 ans. Pas trop pour Montand, agaçant comme tout en quadra "irrésistible(?)".
Un peu trop large ce film. Il faudrait le retailler pour qu'on flotte moins dedans.
La mémoire vous revient : ce film PRÉCÈDE mai 68, autrement dit un temps où les mots n'existaient pas pour parler mais pour faire des sons avec sa bouche.
Voyez ce film pour Girardot qui n'a jamais été plus belle. Bergen qui a 20 ans. Pas trop pour Montand, agaçant comme tout en quadra "irrésistible(?)".
Un peu trop large ce film. Il faudrait le retailler pour qu'on flotte moins dedans.
La vie, quoi !La vie, quoi !La vie, quoi !La vie, quoi !La vie, quoi !La vie, quoi !La vie, quoi !La vie, quoi !La vie, quoi !!!
Il y a la guerre, avec ses bombes bien réelles, et il y a le silence d'un couple qui se défait, tout aussi meurtrier à sa manière. Robert filme le courage des autres pour ne jamais regarder sa propre lâcheté en face, avec cette légèreté d'enfant qui refuse de grandir. Lelouch instruit en creux le procès de l'homme occidental, bourgeois, voyageur, persuadé d'être libre parce qu'il sait mentir avec élégance. L'ambition est folle. On reconnaît bien la patte d'Un homme et une femme, ce même refus de raconter en ligne droite, mais cette fois l'exercice tourne un peu à vide, comme un montage qui préfère tourner en rond plutôt que d'avancer.
Chez Lelouch, la psychologie ne se niche jamais dans l'intrigue, elle se cueille au vol. Un regard qui fuit, un silence dans un train, un mensonge qu'on tait plutôt qu'on ne prononce. Sur le tournage, il ne donnait pas le texte à ses acteurs. Il leur racontait l'histoire à voix haute, puis glissait les indications de jeu au dernier moment, parfois pendant la prise elle-même, histoire de capter une vraie surprise sur le vif. Ça se paie : certaines scènes en perdent en fluidité. Mais ça donne aussi au film ses plus beaux instants de grâce, ceux qu'aucun scénario n'aurait pu écrire.
Il reste malgré tout un formidable carnet de voyage, entre le Safari, Amsterdam et ce vide superbement photographié. Et puis il y a la musique de Francis Lai, qui s'imprime plus durablement que les images. C'est elle qu'on garde en tête longtemps après avoir oublié le reste. Annie Girardot est bouleversante. Elle ne joue jamais la victime, mais une dignité qui refuse de plier, et son monologue de femme trompée, face caméra, reste le sommet du film. Yves Montand, en homme égoïste qui ne cherche jamais à se racheter, est tout aussi juste : un personnage qu'on n'aime pas franchement, mais qu'on croit du début à la fin. Et l'ironie, elle, dépasse largement la fiction. Marié, bientôt père, Lelouch tombe amoureux de Girardot pendant le tournage et devient, en coulisses, exactement l'homme à double vie que son film met en accusation. Ironie du sort.
Chez Lelouch, la psychologie ne se niche jamais dans l'intrigue, elle se cueille au vol. Un regard qui fuit, un silence dans un train, un mensonge qu'on tait plutôt qu'on ne prononce. Sur le tournage, il ne donnait pas le texte à ses acteurs. Il leur racontait l'histoire à voix haute, puis glissait les indications de jeu au dernier moment, parfois pendant la prise elle-même, histoire de capter une vraie surprise sur le vif. Ça se paie : certaines scènes en perdent en fluidité. Mais ça donne aussi au film ses plus beaux instants de grâce, ceux qu'aucun scénario n'aurait pu écrire.
Il reste malgré tout un formidable carnet de voyage, entre le Safari, Amsterdam et ce vide superbement photographié. Et puis il y a la musique de Francis Lai, qui s'imprime plus durablement que les images. C'est elle qu'on garde en tête longtemps après avoir oublié le reste. Annie Girardot est bouleversante. Elle ne joue jamais la victime, mais une dignité qui refuse de plier, et son monologue de femme trompée, face caméra, reste le sommet du film. Yves Montand, en homme égoïste qui ne cherche jamais à se racheter, est tout aussi juste : un personnage qu'on n'aime pas franchement, mais qu'on croit du début à la fin. Et l'ironie, elle, dépasse largement la fiction. Marié, bientôt père, Lelouch tombe amoureux de Girardot pendant le tournage et devient, en coulisses, exactement l'homme à double vie que son film met en accusation. Ironie du sort.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse