L'Oeuf de l'ange
Note moyenne
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49 critiques spectateurs

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Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 août 2026
Voilà typiquement un film clivant, avec ses adorateurs, louant son esthétisme, son côté envoûtant, sensoriel et cérébral à la fois, et les autres, forcément sans cœur, sans âme et à l’esprit cartésien, qui n’ont vu qu’un film soporifique, long (bien qu’il ne dure que 71 mn qui paraissent une éternité) et ennuyeux, faute d’une narration digne de ce nom. Son statut (programmation en France 40 ans après le Japon) et la cote du film ultérieur, « Ghost in the shell » doit être un début d’explication à l’engouement de certains, tout relatif (34 000 spectateurs français au cours du 1er semestre 2026). Ça débute plutôt bien, dans un monde postapocalyptique avec une enfant au visage triste, spoiler: qui trimballe, pieds nus, un œuf d’oiseau embryonné (taille de celui d’une autruche), remplit des bouteilles sphériques d’eau
, et qui rencontre un jeune homme aux cheveux blancs et doté d’une épée cruciforme. Toutes les scènes qui se déroulent, soient dans une ville à l’architecture européenne gothique, soient dans un désert, sont nocturnes (mais les personnages sont bien éclairés, malgré l’absence de lune !) et souvent pluvieuses. Il ne se passe pas grand-chose. Beaucoup de scènes sont muettes et les rares dialogues sont sibyllins, l’homme se contentant d’évoquer le mythe de l’arche de Noé. Que c’est lent et long ! Pour essayer de réveiller le spectateur endormi, le cinéaste, au bout de 30 mn, spoiler: introduit des soldats armés de canne à pêche qui poursuivent dans les airs de gigantesques poissons ressemblant à des cœlacanthes. Une autre scène, en plan fixe, montre les 2 protagonistes dormir et dure quelques minutes, le temps que le feu s’éteigne…
Le réalisateur, probablement déprimé et sous l’emprise de substances illicites, a manqué de concision et son allégorie aurait dû être un cours métrage de 9 mn, temps de cuisson des œufs durs !
Laurent
Laurent

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2026
Le merveilleux de l'âme dans un monde perdu ou la recherche pleine d'espérance de l'absolu : on peut voir dans ce film un peu de ce qu'on fait s'y refléter. Le visuel, notamment l'architecture de la cité presque morte se rapproche de ce que dessine Druillet.
A voir et revoir.
Alolfer
Alolfer

191 abonnés 1 845 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2026
Avant Ghost in the Shell, Mamoru Oshii realisa l'œuf de l'ange : Et nom de dieu, le film est radicale.

Quasi expérimental, le film se vit comme une expérience hypnotique sur l'acception d'une fin de monde. Tout est métaphorique et libre d'interprétation. Ce qui ressort, ce sont les décors et l'animation "noir". Aucune lumière claquant : l'ambiance est pesante, gênante et austère. On laisse place à l'image et cette fin est absolument déchirante

On en ressort retourné, rempli de noirceur extrême.

Voir cela au cinéma est une expérience garanti et exceptionnelle
Valentin Shafaie
Valentin Shafaie

16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2026
Magnifiquement bien réalisé un des plus beaux films d'animation qui existent. À revoir à tête reposée et pas à 22h30
T-rhy
T-rhy

94 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
Une expérience sonore et visuelle. Une fable poétique aux inspirations bibliques mêlant expérimental et poésie. Captivant, mais peu accessible. Définitivement une oeuvre singulière qui mérite le détour.
Paul B
Paul B

95 abonnés 1 637 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2026
Une direction artistique léchée, de très belles musiques mais aussi pas mal d'ennui, et d'incompréhension.

Dommage.
bernardet
bernardet

11 abonnés 6 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2026
C’est pas désagréable. J’ai pas tout tout compris globalement mais cela reste intrigant jusqu’au bout donc nous sommes restés sans trop rien comprendre …
Danny Curry
Danny Curry

64 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2026
"L'Oeuf de l'ange" est une sorte de voyage onirique sombre avec une esthétique de bande dessinée japonaise. Très peu de dialogues et une bande-son très particulière.
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

14 abonnés 240 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 janvier 2026
Expérience ratée. La rencontre avec cet univers, cet esthétique, cette histoire n'aura pas eu lieu. Il faut être réveillé ☺️
Shawn Atreides
Shawn Atreides

37 abonnés 58 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2026
Expérience rare, sensorielle et profondément troublante que le visionnage, quarante ans après sa sortie, de L’Œuf de l’ange, première réalisation d’un certain Mamoru Oshii.

N’ayant pas encore vu Ghost in the Shell, je rencontre le cinéaste nippon en ce début d’année cinéma 2026 à travers cette proposition énigmatique qui m’a, je dois l’avouer, agréablement déstabilisé. La narration morcelée impose un rythme lancinant, laissant volontairement béantes de larges zones d’ombre et de silence.

L’ambiance est lourde, parfois dissonante, et suscite une multitude de questions : où sommes-nous ? Pourquoi cette architecture européenne et christique, à la fois familièree mais pourtant impossible à situer/identifier ? Comment interpréter ce monde figé hors du temps ?

Habitué aux œuvres cryptiques qui se fraient lentement un chemin vers l’âme et le cœur, je sens que L’Œuf de l’ange appartient clairement à cette catégorie. Le film ne cherche pas l’adhésion immédiate, mais une forme de résonance intime, presque inconfortable.

Peut-être que, malgré son format compact, l’œuvre aurait mérité un parti pris narratif ou thématique un peu plus marqué. Mais au fond… peut-être pas. L’Œuf de l’ange semble précisément exister dans cette indétermination, cette hésitation permanente entre le sens et le mystère. À méditer.
Cha
Cha

3 abonnés 101 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2025
Œuvre contemplative chargée de symboles, elle donne peu de réponses mais ouvre un vaste espace à l’imagination.
Zapoux
Zapoux

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2026
Dans le tourbillon d'œuvres sur le sens de l'existence que peuvent être 2001, Akira, Evangelion etc. Toutes traitent d'un thème qui me me touche particulièrement : celui de l'effondrement d'une civilisation, d'un univers ou d'une réalité. Ce, avant de sublimer la beauté de l'inconnu à venir, la curiosité de la renaissance, d'un canva blanc où tout reste à écrire.

Angel’s Egg me prend au dépourvu, on y attend une renaissance : qu'y a-t-il dans l'œuf, que va-t-il arriver quand il éclorera ? Rép spoiler:
onse : spoiler: rien
.

Le monde est mort, figé, perdu dans l'absolu néant. Plus personne pour en parler, plus personne pour s’en souvenir.

Avec si peu de dialogues, si peu de scènes, ce poème visuel nous questionne sur un thème rarement abordé : pourquoi se raccrocher à notre existence quand celle-ci même n’a plus (n’a jamais eu ?) de raison d’être... Ça fait froid dans le dos, c’est magnifquement terrifiant. Chef d’œuvre.
irgendwer92
irgendwer92

14 abonnés 53 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 décembre 2025
c'est beau, très beau... mais c'est ennuyant... ronflant... en fait c'est difficilement compréhensible. C'est plus du dessin que du dessin animé...
pitch22
pitch22

201 abonnés 692 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 décembre 2025
Malgré le dessin gothique remarquable, quoique bourré de défauts, l'histoire est absconse, pseudo profonde, et égrène des séquences toutes plus ou moins soporifiques les uns que les autres. On tente de saisir un sens sacré à cette dystopie reliée à l'Arche de Noe.
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2025
"40 ans après sa discrète apparition dans le paysage de l’animation japonaise, L’Œuf de l’Ange renaît en 4K sous la supervision attentive de Mamoru Oshii. Cette résurrection technique invite à redécouvrir un film longtemps considéré comme un mythe : révéré par ceux qui l’ont vu et fantasmé par ceux qui n’y ont jamais eu accès. Décrite aujourd’hui comme une « œuvre unique et emblématique » dans l’histoire de l’animation, L’Œuf de l’Ange demeure peut-être le film le plus mystérieux jamais produit au Japon."

"Sa genèse annonce déjà son caractère à part. Oshii, alors au cœur d’une crise spirituelle, abandonne les cadres de la comédie animée et se tourne vers une forme de cinéma contemplatif nourri par son éducation chrétienne et ses doutes personnels. Le film devait à l’origine être une aventure de Lupin dans un monde post-apocalyptique, centrée sur le vol du fossile d’un ange. Projet refusé, mais qui a toutefois fertiliser le terrain pour la suite. À partir de cette idée ténue, Oshii compose, avec l’aide de l’illustrateur Yoshitaka Amano (quelques années avant d’avoir marqué son empreinte sur la série de jeux vidéo Final Fantasy), un film qui n’est plus narratif mais cérémonial, une sorte d’icône en mouvement. Amano imprègne chaque plan de ses architectures gothiques et de ses silhouettes translucides. Ses décors semblent flotter entre la fresque médiévale et le rêve fiévreux, donnant au film une beauté organique et suspendue."

"On y suit une jeune fille errant dans un monde désertique et mystérieux, veillant sur un grand œuf qu’elle protège comme un trésor. Sa rencontre avec un voyageur silencieux, porteur d’un fusil et d’un passé ambigu, déclenche une série d’échanges énigmatiques sur la foi, la mémoire et la nature de ce qu’ils cherchent à préserver. Le film, presque muet, explore symboliquement la fragilité de l’espoir dans un univers en ruine."

"L’une des scènes les plus marquantes, celle du défilé de pêcheurs, révèle tout le sens de cette mise en scène de l’absurde. Des silhouettes cuirassées, figées dans une chorégraphie mécanique, tentent de harponner des ombres de poissons projetées sur les murs de la ville. Leurs gestes sont vains, fantomatiques ; leurs harpons traversent le vide. L’influence de Tarkovski — et notamment de Stalker — s’y lit clairement : la marche, l’attente et la lenteur deviennent une forme de prière. Le monde n’est plus une scène à habiter, mais un vestige à explorer."

"Alors qu’on voit s’étirer les couloirs sans fin, qu’on entend résonner les pas des deux protagonistes dans les entrailles de la ville, quelque chose se dévoile lentement. Un film qui parle de foi sans dogme et de fin du monde sans apocalypse. L’Œuf de l’Ange n’est pas une énigme à résoudre, mais un battement à écouter, un poème de fossiles et d’eau. Sa restauration 4K ne lui donne pas seulement une seconde jeunesse, elle révèle ce qu’il a toujours été : un film hors du temps et un film inusable parce qu’il parle de l’usure même. Mais il serait faux de le présenter comme une œuvre accessible. Sa lenteur, son absence quasi totale de dialogue, son refus de guider le spectateur, peuvent provoquer une certaine frustration ou une distance."

"On sort du film comme d’un rêve dont il reste un parfum d’oubli, un fragment de lumière pâle, un sentiment d’avoir traversé une cathédrale engloutie. Rien n’est expliqué. Tout est ressenti. Dans un paysage animé au celluloïd, souvent dominé par l’action, le spectaculaire ou l’émotion poignante, l’œuvre de Mamoru Oshii persiste comme une anomalie magnifique, qui ne cherche pas à convaincre, mais à hanter. Et comme l’œuf fragile que la jeune fille serre contre elle, L’Œuf de l’Ange est un contenant mystérieux : peut-être vide, peut-être plein d’un monde qui n’existe plus, ou d’un monde qui aurait pu renaître de l’espoir."

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