J'ai tout aimé dans ce film! L'histoire, les très bons acteurs, le beau décor naturel du haut Doubs, la musique etc.. La dureté de la condition de vie des paysans se confond avec la dureté de l'hiver franc comtois. La fidélité des parents, l'envie d'autre chose des enfants, la solidarité, l'amour du travail sont bien retranscrits. A voir ou à revoir
Un beau film sur la France des campagnes des années 70 avec le binôme Delon-Signoret. Elle en cheffe de clan lui en juge d'instruction. Signoret est parfaite dans son rôle de femme de clan possessive et autoritaire. Delon aussi est très bien en juge prêt à tout, mais je n'ai pas toujours aimé ses expressions faciales, qui sont trop hautaines à mon gout. Et bien tous les acteurs secondaires dont Crauchet, Bouise et Allégret ajoutent une touche année 70 supplémentaire. Un beau film sur les mœurs de la campagne, les petites villes de province et l'acharnement de certains.
Un film qui met en scène deux très grands acteurs : Alain Delon et Simone Signoret. Leur affrontement est un grand moment de cinéma. Le film dégage une atmosphère à la Simenon. Il se déroule dans des décors enneigés et met en scène un juge d'instruction (Alain Delon) qui enquête sur le meurtre d'une jeune femme. Le crime s'est déroulé en pleine nuit tout près du domaine des granges brûlées. Cette vaste ferme est dirigée par une femme de poigne (Simone Signoret). Le juge est persuadé qu'un membre de cette famille est le meurtrier. Le film va dès lors suivre le duel entre Delon et Signoret dans le cadre de l'enquête sur le meurtre. C'est un classique indémodable.
Un polar très prenant, sans aucun doute le meilleur film de Jean Chapot, servi par un super casting (probablement le plus beau duo avec Delon et un des premiers films de Miou Miou, alors inconnue) et l'excellente musique de Jean Michel Jarre. Vu et revu, je ne m'en lasse pas!
Qualité d'écriture, interprétation portée à son paroxysme, Les Granges Brûlées est un incontournable. Retrouvez l'intégralité de mon avis sur https://www.american-cinema.com/les-granges-brulees-signoret-vs-a-delon:
Un polar provincial à l'ambiance lourde de secrets et glaciale par son environnement hostile dans un petit village du Haut-Doubs, un meurtre dans cet univers rude, voilà les ingrédients d’une histoire que l’on suit avec intérêt. La confrontation de deux monstres sacrés du cinéma, Signoret/Delon, est absolument remarquable à la fois dans la qualité du jeu des acteurs mais aussi dans l’émotion qu’elle dégage. Les beaux paysages hivernaux apportent une touche mystique à cette enquête qui dégage des pistes puis les renie pour en retrouver d’autres. La réalisation est sobre et la musique apporte une touche de nostalgie à cette époque un peu révolue.
Excellent film avec deux monstres sacrés, Signoret et Delon , qui donnent aux personnages qu'ils incarnent une épaisseur convaincante. Un film qui vieillit bien.
Un film assez méconnu et pourtant de bonne facture avec une confrontation Delon, Signoret impeccable. Le premier dans un rôle finalement assez humain est parfait quant à Signoret en madre paysanne régnant sur son petit monde est très touchante.Une belle ode aussi à la terre et une fine observation des rapports humains.A noter la première musique de film de Jean-Michel Jarre.
Une enquête en huis clos où la douceur du juge impressionne et décontenance même cette femme autoritaire qui en vient à soupçonner évidemment un membre de sa propre famille. La pesanteur est aussi dans la façon de filmer les lieux où la neige étouffe les secrets.... Excellent retour du formidable duo Delon-Signoret.
Un grand classique des années 70, la confrontation de deux monstres sacrés du cinéma rançais. Et le duo improbable fonctionne très bien . Signoret en fin de carrière, fait face à le jeune star Delon, et sait bien tenir tête à ce jeune juge d'instruction. L' enquête a lieu dans ces petits villages de campagne profonde qui n'existent plus aujourd'hui. Avec une tradition ancestrale, et un côté presque fantastique. Une bonne réalisation sobre , mais efficace.
Deux ans après "La veuve Couderc", Alain Delon et Simone Signoret sont à nouveau réunis pour un face à face ambigu, cette fois face à la caméra de Jean Chapot, dans un drame provincial aux faux-airs de polar. En effet, une jeune parisienne est retrouvée morte dans la campagne du Haut-Doubs, à proximité de la ferme familiale de Rose (Signoret), qui vit là avec son mari, ses deux fils et leurs épouses, ainsi que de la petite dernière, qui a choisi de faire des études. Le juge Larcher (Delon), descendu à Pontarlier, s'intéresse particulièrement à ce clan de taiseux, et soupçonne Rose de lui cacher des choses. L'occasion pour Chapot de dessiner un portrait des paysans français au début des années 70, avec leurs difficultés, leurs valeurs et leur mode de vie. "Les granges brûées" (1973) bénéficie d'une réalisation soignée, magnifiée par l'atmosphère hivernale de ce coin de moyenne montagne. Hormis les deux têtes d'affiche, on retrouve au casting les jeunes Bernard Le Coq et Miou-Miou, ainsi que les vétérans Paul Crauchet et Jean Bouise (au rôle très flou d'ailleurs). On pourra reprocher au film une intrigue assez mince et une fin un peu faiblarde. Mais l'essentiel réside dans l'affrontement Delon-Signoret, mélange de défiance et de respect. A noter la bande originale signée Jean-Michel Jarre, pour un de ses premiers travaux.
Plus que le film en lui-même, ce qui fait la force, Des Granges Brûlées, c'est son ambiance. Cette ambiance incroyable, que l'on ne retrouve que dans les vieux villages et qui me rappelle tant de souvenirs. On la doit à une réalisation sobre mais de qualité ainsi qu'à une interprétation sans faille, des premiers comme des seconds rôles.