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Yankee Pull
4 critiques
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5,0
Publiée le 13 juin 2026
Le duo Delon & Signoret est magnifique ! Au delà de l'intrigue, ce film est une page de notre société rurale des années 70. Le personnage de Signoret représente ces femmes placées au sein d'une famille rurale, avec un comportement matriarcal ! Je conseille N'oublions pas les moyens mis en oeuvre par la Gendarmerie pour promouvoir son image et la réalité du film
Recommandé auprès du producteur par Simone Signoret, le réalisateur Jean Chapot peu expérimenté au cinéma, connut des moments très difficiles sur le plateau du tournage, entré dans la légende.
" Les granges brûlées" (1973 ) mirent même un arrêt définitif à son travail de metteur en scène de cinéma. Les relations entre Delon et Chapot furent exécrables et même Signoret ( tout de même un peu responsable du recrutement de Chapot ) finit par cesser de soutenir le metteur en scène.
Pourtant, le scénario, écrit en partie par Chapot, est loin d'être inintéressant. Sous un prétexte d'enquête policière, c'est l'occasion de brosser un portrait du monde paysan, d'une communauté du haut Doubs toujours porteuse de valeurs anciennes fondées sur le respect des principes de respect, de loyauté, de réciprocité.
La résolution de l'énigme n' est finalement pas le point important de ce film qui reprend les deux acteurs vedettes de " la veuve Couderc" de Pierre Granier Deferre : Delon et Signoret.
Si cet opus de Chapot ne fut pas aussi reconnu par le grand public que " la veuve Couderc ", ce ne fut pas l'échec que le tournage compliqué le laissait prévoir.
Voilà un exemple ou la qualité du casting ( tous les rôles sont tenus par des acteurs très connus à l'époque - on est encore dans la tradition du meilleur de la fameuse qualité française ) et un scénario qui tient la route, se révèlent suffisants pour donner à voir un résultat qui tient toujours le coup .
Notons que c'est avec ce tournage que ( selon le témoignage de Florence Moncorge, fille de Jean Gabin ) Delon acquis dans le monde du cinéma français, la réputation définitive d'être un acteur caractériel, difficile à diriger. Mais on ne prête qu'au riche !
Très bon polar des années 70 qui nous retranscrit parfaitement cette époque. Alain Delon est exceptionnel dans ce rôle. Comme tout le casting d'ailleurs... Cet univers pessimiste d'un autre temps m'a captivé ! Egalement dû à un scénario de qualité qui frise le 5 étoiles. ----Décembre 2025----
J'avais un peu d'appréhension avant de regarder "Les granges brûlées " , je ne connaissais pas la filmographie du réalisateur et co-scenariste Jean Chapot, j'ai même entendu qu'il était remplacé par Alain Delon derrière la caméra, je dois dire que ce long métrage est peut-être filmé un peu à l'ancienne mais je n'ai pas été déçu dans son ensemble , il a pas mal de qualités. Le premier atout, c'est le tandem de nouveau réuni entre Alain Delon et Simone Signoret , deux ans après "La veuve Couderc" de Pierre Granier-Deferre, qui fait des étincelles, le premier jouant un juge chargé d'une enquête d'un meurtre mystérieux d'une jeune femme dont l'un des suspects pourrait être le fils de cette dernière. L'enquête avance , la mère est inquiète et noue avec le juge des échanges bien humaines jusqu'à l'inattendu. Autre bonne idée du film, mettre l'intrigue dans un endroit rural ou il y a beaucoup de neiges (pendant 5 mois) qui amène du charme à l'intrigue. Il ya de très bons seconds rôles comme Bernard Le Coq, Miou-Miou, Jean Bouise ou Renato Salvatori entre autres. La musique de Jean-Michel Jarre est assez étrange mais accompagne bien l'atmosphère de l'histoire. Pas mal.
Le duo Delon Signoret revient après l'excellent " La veuve couderc" et une fois de plus on est pas déçu...Une femme retrouvé morte dans les collines du haut Doubs ... un juge , des coupables et une ambiance glaciale.... Un suspense jusqu'à la dernière minute... L'erreur est humaine parfois... les seconds rôles contribuent beaucoup : Paul Crauchet , Bernard Le coq ( top ) , Miou miou, Christian Barbier.... Un bon moment de cinéma
Un grand film huis clos où se croise deux monstres sacrés que sont Signoret et Delon autour de nombreux bons acteurs. La musique de Jean Michel Jarre n’est pas la réussite et le talent qu’avait son père en terme de musique de film. L’intrigue est plutôt pas mal, et l’on voit un juge qui ne prend pas assez de recul… Bref à la fin de ce film, on reste sur notre fin quand même…
C est toujours un plaisir se voir 2 monstres sacrées su cinéma français joué. Les granges brûlées est un drame, information importante c est le 1 et film co réalisé d Alain Delon qui par la suite réalisera 2 autres films. La mort d une jeune fille de la ville et de surcroît riche dans un village près de la Savoie va tenir en émoi les habitants, et surtout un famille importante dont la mère joue par simone signoret qui est une véritable matriarche dure et émouvante à la fois et tient ses 2 fils , son mari et ses belles-filles d une main de fer. Un juge d instruction joue par Alain Delon qui mène son enquête, va très rapidement suspecté cette famille. Un jeu de chat et de la souris entre 2 magnifiques interprètes, raison pour laquelle il faut voir ce film.
Un polar/drame ou l on suit un Alain Delon au sommet en juge d instruction enquêtant sur un meurtre dans le Haut Doubs. Les granges brûlées est un film d ambiance décrivant des personnages vivant entre campagne et ville dans un monde froid et hostile. J ai beaucoup aimé le travail qui était fait par les acteurs et la mise en scène sur les regards décrivant la aussi un monde où le mots ne sont souvent pas prononcés. Dommage que le film ne soit gâché par l horrible musique de Jean Michel Jarre ne collant pas du tout à son ambiance et qui finit même par être franchement désagréable.
S'inspirant peut-être d'un fait divers provincial et judiciaire tel celui, célèbre, des Dominici, Jean Chapot tourne une intrigue policière où il oppose le jeune juge Larcher au clan paysan des Granges Brûlées mené par le fort caractère de Rose. Une jeune femme a été sauvagement assassinée et l'un des fils de Rose est soupçonné. En dépit de la diversité thématique du sujet que Chapot prétend exploiter (l'histoire criminelle, la relation entre le juge et Rose, l'observation d'un monde paysan laborieux et méritant), son film est plutôt un film médiocre. Une écriture superficielle et une mise en scène poussive (que de plans et de scènes inutiles!) plombent un drame sans inspiration ni relief. Le regard que Chapot porte sur la vie rurale manque d'authenticité; la relation, silencieuse, de sympathie entre le juge et la matriarche est vaguement montrée mais guère justifiée ( pas plus que n'est caractérisée la personnalité soi-disant exceptionnelle de Rose) et l'intrigue, déjà banale, se traine, diluée dans ce contexte artificiel. Le face à face Delon-Signoret, dépourvu d'intérêt psychologique et dramatique, frôle l'insignifiance. Les acteurs demeurent dans une composition morose, voire glaciale, à l'image de la campagne enneigée du Haut-Doubs. Les auteurs se maitiennent dans l'anecdotisme autant que dans une certaine "qualité française" des années 70, et passent à côté d'une intéressante chronique de moeurs.
Sorti en 1973, "Les granges brûlées" est un long-métrage dont la réalisation fut d’abord confiée à Jean Chapot. Ce fut ensuite Alain Delon qui l’assura, à la suite de mésententes si fortes avec le réalisateur que certains parlent même d’un putsch ! Du remous donc pour ce projet visiblement inspiré de l’affaire Dominici. Au cœur du Doubs enneigé, l’intrigue prend en effet pour cadre le meurtre d’une jeune fille parisienne, déliant peu les secrets et mécanismes sociaux de la région. Le résultat est un policier français captivant, assez peu reconnu. Certes, un coup de vieux est visible à plusieurs reprises et des longueurs ne sont pas évitées. Mais le film tient aussi la route grâce à une bonne distribution, notamment deux merveilleux acteurs principaux. Si Alain Delon s’avère impeccable dans sont rôle de juge, on aura une mention spéciale pour Simone Signoret en matriarche qui dirige d’une main de fer son exploitation. Un polar qui garde son charme.
Les Granges brûlées. Une intrigue simpliste mais le plus important est ailleurs, la découverte de cette famille du Jura. Sobre et efficace. Trois étoiles et demie.
Ce film m’avait beaucoup marquée dans ma jeunesse. En le revoyant, il est intact à mes souvenirs. Il n’ a pas mal vieilli, bien au contraire. Du bon cinéma comme on n’en fait plus. Évidemment Simone Signoret est magistrale. Son jeu est d’une telle perfection. Et puis le grand Alain Delon, qui campe le rôle du juge, lui aussi à la perfection. Ce duo Signoret, Delon est une grande réussite. Les revoir dans ce film m’a beaucoup émue. L’ambiance est lourde, prenante, les paysages enneigés ajoutent cette sensation d’oppression. Miou-Miou fait sa première apparition dans ce film. Bernard Le Coq est surprenant et la musique de Jean Michel Jarre plaira ou pas…
Que c'est bon de se glisser dans ce thriller et dans un film qui laisse le temps aux acteurs de jouer et de ne pas seulement déblatérer paroles sur paroles. On ne filme plus aujourd'hui les visages, les expressions et c'est bien dommage. Les gueules de Signoret et Delon en disent bien longs. Filmé dans la campagne jurassienne, ce huis clos est génial. Le pitch: une jeune femme est assassinée au milieu de nulle part près d'une ferme tenue de main de maître par une Simone Signoret au sommet de son art. Une enquête a lieu. Un juge (Alain Delon) est envoyé sur place pour résoudre l'affaire. L'intrigue est sympa, les jeux irréprochables et les débuts de Miou Miou et Bernard Le Coq sont convaincants tout comme la musique de Jean Michel Jarre, très 70's mais bien flippante.