Il est difficile d'avoir un avis tranché sur ce film. L'histoire de cette " jeune " femme en cavale avec ses deux enfants et connaissant une relation ambiguë avec un ado de 17 ans pendant la guerre ne nous apprend finalement pas grand-chose. Téchiné semble aligner les scènes sans vraiment avoir écrit de scénario. Les dialogues sont également assez plats. On arrive pas vraiment à se passionner pour le devenir des personnages, pas suffisamment touchants. L'évènement final est inattendu et tragique mais il est, en fin de compte, loin de nous bouleverser. Bref, on peut penser que le souvenir laissé par ce film n'aura rien d'indélébile. De plus, cette oeuvre est affublée de scènes inutiles (la ridicule et très impudique scène d'amour en est une tellement il est évident qu'elle aurait du être suggérée). Les acteurs sont, eux, très naturels ce qui rend ce film regardable. Il serait bien de pouvoir donner des demies d'étoiles car j'aurais aimé en mettre une et demie. Je vais donc lui en accorder 2 en étant très gentil.
La maitrise du cinéaste, principalement dans la direction d'acteur, est formidable. Derrière l'apparente froideur des personnages et la sécheresse de l'intrigue, les tensions sont de plus en plus palpables. Téchiné parvient à nous faire vivre ce choc entre la rigide éducation de l'institutrice et la sauvagerie du garçon paumé. Tous les acteurs sont excellents, y compris les deux enfants. Courez vous imprégnier de l'univers de Téchiné, vite !
Un bon sujet, d'excellents jeunes acteurs ,mais le jeu d'Emmanuelle Beart est désespérément "du Beart"! Elle joue dans un registre linéaire et constant comme déconnectée de la situation enfilant les sentiments de peur, d'amour, de tendresse et de révolte, avec la même "non émotion. Dommage elle sait faire autrement.
Un beau film, simple, fort, servi par une réalisation très naturaliste et réussie... les acteurs sont très bons: se révèlent ici Ulliel et le jeune "Philippe" du film (Le Prince-Ringuet), entourés par la très juste E. Béart. Une réflexion cependant: le film est beau, réussi, mais on est déconcerté par le fait que certains l'aient si âprement défendu à Cannes pour la palme; n'est-ce pas un peu exagéré?
Remarquable. Force et pudeur mêlés, d'une justesse bouleversante (tous les acteurs sont inoubliables) et Téchiné n'a pas son pareil pour filmer le vent dans les branches, lorsque la sobriété de la nature crève l'écran! Un scénario simple, d'une puissance incroyable, et chacun se retrouvera un peu en tel ou tel, de l'innocence de la petite soeur à la désillusion raffinée de la mère. Quelle sensibilité! Un sublime morceau de vie.
J'ai apprécié ce film, malgré certains temps morts et un silence un peu pesant mais qui apporte du charme au film. J'ai un peu regretté d'être la seule téléspectatrice dans la salle de projection avec ma mère. Gaspard Ulliel, apr son talent et sa grande beauté quelque peu mystérieuse garde son mystère jusqu'à la fin du film.
un beau film, de belles prestations, béart ou la divine, et le jeune ulliel très bon... un huis clos bien agréable, non pas sans tendresse... béart, femme, mère et maitresse. à voir
Emmanuelle Béart est impressionnante dans ce drame, qui est plutôt réussit malgré les quelques longueurs qui n'empêchent pas d'apprécier cette belle histoire
Les Egarés, c'est vraiment un chef-d'oeuvre. Déjà, grâce aux acteurs : le duo Emmanuelle Béart-Gaspard Ulliel, aussi inattendu que juste et magnifique. Et puis, il y a le rythme, le fait de privilégier les dialogues, la psychologie des personnages, les faits et gestes de la vie quotidienne aux actions, l'ambiance, tout y est.
Un superbe film de Téchiné, bien écrit et très bien réalisé, avec une magnifique prestation de Gaspard Ulliel dont c'est probablement le début d'une carrière qui s'annonçait prometteuse...
Le nouveau Téchiné étonne par sa simplicité et son intensité. L'histoire est vite posée et le cinéaste accompagne avec beaucoup de justesse ses personnages en fuite qui trouvent refuge dans une maison isolée en pleine campagne. Les comédiens, Emmanuelle Béart et Gaspard Ulliel en tête, sont surprenants.