Les Egarés
Note moyenne
2,9
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79 critiques spectateurs

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Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 septembre 2017
Malgré quelques titres m'ayant un peu laissé sur le carreau, j'aime bien André Téchiné, et me demandais vraiment ce qu'allait pouvoir donner son incursion durant la Seconde Guerre mondiale, et comme on pouvait s'y attendre, elle ne ressemble pas franchement à celle que l'on a l'habitude de voir. D'ailleurs, j'avoue avoir été longtemps dubitatif devant les choix du cinéaste. D'un côté je trouve « Les Égarés » très cohérent, même très intelligent dans ce qu'il démontre, où l'on retrouve vraiment l'univers du cinéaste et son talent pour la subjectivité, la force d'exprimer beaucoup par les non-dits, la complexité des rapports entre les différents personnages... Tout ça est au cœur du récit et ne peut être que positif, le scénario s'intéressant autant aux rapports familiaux qu'à celui avec l'étranger. Mais voilà : j'ai beau voir où le réalisateur veut en venir, cela reste quand même assez froid, certes un minimum évolutif dans les différentes relations évoquées précédemment, sans que l'on soit réellement ému, encore moins bouleversé. C'est d'ailleurs souvent un problème dans le cinéma de Téchiné : beaucoup de talent et d'intelligence, sans pour autant être emporté par ce qui nous est raconté. Seule (vraie) fausse note à mon sens : la scène d'amour entre Odile et Yvan, attendue et qui, justement pour cela, aurait dû être évitée. Heureusement, dans le dernier tiers, l'arrivée des deux soldats français donne une douceur, une humanité inattendue, loin des horreurs que l'on pouvait craindre en les voyant débarquer à l'improviste. Et le dénouement, plutôt tragique tout en restant d'une belle sobriété, donne au récit une tournure différente, à la fois dérisoire et touchante. Dommage que formellement, l'œuvre s'apparente souvent à un téléfilm d'honnête facture (que l'auteur ne soit pas dans son « milieu » habituel n'y est sans doute pas étranger), compensé par une jolie exploitation en huit-clos de cette maison et ses alentours. Enfin, si le reste du casting est convenable, Emmanuelle Béart règne en maîtresse absolue des lieux : sa présence, sa beauté, sa capacité à exprimer énormément sans en avoir l'air... Une très belle prestation. Pas de coup de cœur, donc, mais une œuvre ne laissant pas indifférent et un regard original sur cette période si troublée de l'Histoire de France (et mondiale!).
dralnar
dralnar

21 abonnés 125 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2008
Comme quoi on peut faire des films autre que mauvais malgré le fait qu'ils soit "francais"... Techiné nous plonge dans l'atmosphere de la seconde guerre mondiale au sein d'une petite famille dont le pere est mort à la guerre. Son absence se fait ressentir à travers les personnages notamment celui d'Emmanuel Beart qui livre ici une grande prestation. Terrifiée par les bombardements, perdue dans cette grande maison et son role de mere, amoureuse puis sonnée par la mort du personnage d'Ulliel, on parvient à partager tous ces sentiments avec elle. En definitive, un bon petit film et une grande prestation d'actrice grace à une mise sobre et juste ce qu'il faut d'artifice.
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juillet 2011
Bon, de la part de Téchiné, on ne s'attendait pas à un miracle. Pourtant, le plan séquence du début est prometteur. La présence des enfants donne de l'humour et du piquant au récit. Mais, les vieux démons reviennent et l'on se retrouve finalement face à un couple de désenchantés irresponsables et compliqués. Comme
d'habitude...
Et si les Téchiné urbains laissent une part d'action et d'esthétisme sinon de suspense (jusqu'où peuvent-ils aller dans l'autodestruction ?), là il faut bien dire que l'on s'ennuie vite sous les grosses ficelles du "scénario".
Au chapitre des bonnes surprises, le bon jeu des trois enfants, au chapitre des mauvaises, le visage trafiqué de Béart qui ne fait pas naturel pour les années 40.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 décembre 2011
Les qualités de "Les égarés" le rapproche plus d'un téléfilm que d'un film. Quant à l'histoire, on a le droit à une éternelle romance à deux sous sur fond de seconde guerre mondiale. Cela ne dépasse jamais le stade de "gentillet".
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 861 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2012
L'ambiance est intéressante, les relations entre le jeune homme et la femme sont prenantes. Par contre, le film long et plat.
Jérôme H
Jérôme H

208 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juin 2008
Un duo fragile mais passionant et une histoire d'une simplicité égale à sa maitrise pour un film souvent à la limite entre beauté et fragilité.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juillet 2017
En prenant comme cadre cette période dramatique et ce lieu isolé, Techiné nous livre un récit délicat sur l'amour au sein d'une famille qui retrouve un bonheur perdu et fugace au milieu de la forêt.
En ces temps sombres, l'image d'un renouveau est très belle et réconfortante, rendant la fin encore plus cruelle.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 février 2025
Avec en toile de fond la Seconde Guerre mondiale, ce film réalisé par André Téchiné en 2003 développe surtout le thème de la survie en situation de crise. Reclus dans une ferme isolée, une mère de famille (Emmanuelle Béart), ses deux enfants et un jeune inconnu (Gaspard Ulliel dont il s’agit du premier grand rôle au cinéma) sont contraints de s’entraider. Entre méfiance, complicité et attirance, les humeurs évoluent au fil du temps tout en tentant de créer un havre de paix. Si l’atmosphère intrigante évite de sombrer dans l’ennui, la mise en scène reste très académique et l’histoire demeure linéaire en l’absence de véritables rebondissements. Bref, une œuvre dramatique qui ronronne.
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2008
Très beau film qui suit une jeune mère veuve et ses deux enfants dans la déroute de 39-40. Elle tente de survivre dans une maison abandonnée et isolée accompagné d'une jeune de 17 ans évadé d'une maison de correction... A partir d'une idée plutôt originale Téchiné offre un film qui est d'abord sur une femme (Béart magnifique même si sa bouche botoxisée gâche un peu !). La relation qu'elle noue avec l'ado est belle mais manque peut-être de polémique... Elle n'a qu'une petite trentaine tout de même ; une femme plus âgée aurait créée un film plus profond je pense. Gaspard Ulliel est bien mais parfois se perd un peu ; joué un jeune homme limité n'est pas facile pendant tout le film apparemment. Mais le vrai point faible est sans nul doute les dialogues. Ils sont sans réel intérêt et bien peu travaillés. Cependant cela rest eun très bon et très beau film.
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 mars 2021
Les Egarés se conforme très certainement à des stéréotypes. Tout commence de façon très prometteuse avec une famille qui court dans les bois pour échapper aux bombes allemandes et qui rencontre un jeune de dix-sept ans presque sauvage. Les enfants l'apprécient tandis que la mère veuve (jouée par Beart) est un peu plus réticente. Malheureusement le film s'épuise et le reste du de l'histoire suit des méandres sans aucun sentiment de tension et ni de développement des personnages C'est comme si l'écrivain avait eu une bonne idée puis qu'après avoir écrit quelques pages il s'était rendu compte qu'il avait un blocage d'écrivain. La sois disant romance avec lequel le film culmine semble avoir été ajouté pour donner un peu de piment au film. Il n'y a tout simplement pas de préliminaires du moins du côté du personnage de Beart pour rendre son désir soudain explicable de quelque façon que ce soit. Le jeu des acteurs est bon tout comme l'ambiance générale créée par la musique et le décor mais cela n'excuse pas le fait que ce film n'a tout simplement rien d'important ou d'intéressant à dire...
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2015
Les Égarés, c'est cette famille contrainte de fuir Paris tombée aux mains des Allemands. C'est ce jeune homme illettré, orphelin, et qui nourrira Odile et ses enfants en braconnant. Ce sont ces deux soldats français dont le régiment a été décimé. Mais la volonté de Téchiné n'a pas été de faire un film de guerre. Téchiné, c'est Téchiné. Et non pas Jean-Jacques Annaud. Ce qui l'intéresse, ce n'est pas le grand spectacle. Pour lui, la guerre se limite à quelques images d'archives et à l'attaque d'un avion obligeant Odile à se réfugier dans la forêt. Il préfère filmer de près ses personnages. Leur effroi de la guerre. Leurs tourments. Leurs attentes. Leurs espoirs ou désespoirs. L'éveil à la sexualité qui a toujours été une thématique chère à Téchiné. Ce qui m'amène à parler du cas d'Emmanuelle Béart. Sa scène de sexe avec un Gaspard Ulliel débutant avait été critiquée à l'époque. Pourquoi donc ? A quarante ans, elle arbore un corps parfait à rendre verte de jalousie des femmes de vingt ans de moins. Là où son fils aîné et ce mystérieux garçon semblent avoir grandi trop vite vraisemblablement à cause de l'absence d'un père, ce sont cette fragilité, ces grands yeux bleus, ce côté femme-enfant qu'elle a toujours eu, qui illuminent le film (qu'elle porte entièrement sur ses épaules) et la rendent terriblement belle et désirable. Même si c'est la guerre et que c'est une chose horrible et à éviter, je veux bien m'égarer seulement si y a Emmanuelle avec moi. Na.
Laurent H
Laurent H

59 abonnés 1 016 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2009
Un film particulièrement beau, il est fort et plein d’émotion.
Vinnie
Vinnie

95 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2019
Les égarés, film d'André Téchiné sorti en 2003 nous entraine dans une aventure intimiste sur fond de conflit armée, en l'occurence, la seconde guerre mondiale. Bien que la toile de fond du film soit ladite guerre, le long-métrage s'éloignera vite de son contexte historique pour ouvrir une sorte de parenthèse sous forme de récit initiatique.

Juin 1940, Les allemands prennent possession de Paris, c'est l'exode massif vers le sud de la France. Odile (Emmanuelle Béart), une institutrice veuve, fuit la capitale à bord de son vieux tacot en compagnie de ses deux enfants, Philippe (Grégoire Leprince-Ringuet) et Cathy (Clémence Meyer). Lors d'un bombardement, la voiture est détruite et la famille est contrainte de se réfugier dans la forêt en compagnie d'un mystérieux jeune homme, Yvan (Gaspard Ulliel), aussi débrouillard qu'inquiétant.

André Téchiné sait prendre le spectateur au dépourvu. Son film s'ouvre sur des scènes banales utilisant la guerre en toile de fond comme on a pu en voir des centaines dans de nombreux films (fuite massif, peuple en déroute, bombardements, panique, morts...). Mais passé cette ouverture et l'exposition des personnages, un tout autre film commence en nous prenant totalement par surprise. Odile et sa famille se retrouvent esseulés, perdus dans la forêt en compagnie d'un garçon louche mais sympathique et touchant, Yvan, 17 ans. Ensemble, ils trouvent une maison abandonnée et décident de s'y installer. Dès lors, on assiste à une sorte d'aventure aux allures de récit initiatique. Yvan devient une sorte de mentor pour Philippe, 13 ans, à la recherche d'une figure paternelle qui lui fait cruellement défaut et qui a exacerbée sa sensibilité ; ce qui inquiète Odile, éprouvant une certaine défiance vis-à-vis d'Yvan, trop fougueux. Le film prend ensuite la direction du huis-clos, la famille recomposée essayant de vivre en autarcie et totalement cachée du reste du pays. Preuve de cette sorte de parenthèse temporelle ouverte par les personnages, on verra ceux-ci manipuler à leur guise les horloges cassées de la maison essayant de deviner l'heure qu'il est comme s'ils se retrouvaient hors du temps et de l'espace, protégés de l'horreur de la guerre mais également de la civilisation. Vivant de cueillette et de chasse, le groupe se maintient et Odile baisse la garde, prenant Yvan sous aile et tissant avec le jeune homme une relation attendrissante et emplie d'humanité.

Le titre est très évocateur, Les égarés. Ces personnages se sont perdus, au sens propre comme au figuré. La guerre a indéniablement rédéfini tous les fondements de leur vie et pour se reconstruire, cette sorte de cocon à l'intérieur duquel le groupe se réfugie va permettre de se retrouver après s'être «égaré». Téchiné filme l'espace de façon sobre et efficace, magnifiant les sublimes paysages campagnards français ainsi que l'imposante maison d'époque appelant une certaine mélancolie nostalgique. Ambiance feutrée, douce, presque caressante...Le cinéaste nous exhorte ainsi à ouvrir nous même une parenthèse le temps de son film afin de nous y reposer, de nous laisser choyer par l'évocation d'une vie sans temporalité où seuls comptent les rapports humains, les vrais. En ce sens, il convient de souligner la prestation toute en délicatesse d'Emmanuelle Béart. La comédienne campe une mère courage à la fois solide et fragile d'une extrême sincérité. Gaspard Ulliel, véritable révélation à l'époque de la sortie du film, joue un Yvan troublant, vulnérable, cachant sous une carapace de coriace, un être sensible et attachant. Le jeune homme devient une sorte de grand frère pour les enfants d'Odile (Grégoire Leprince-Ringuet et Clémence Meyer, éblouissants de spontanéité). N'hésitez pas à vous perdre à votre tour avec Les égarés.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juin 2012
Bien que ce soit certainement un Techine mineur,"Les Égarés"(2003)diffuse une impression étrange,presque déstabilisante.Andre Techine utilise l'arborescence de sa thématique:la place d'une nature bucolique,l'amour contrarié et impossible,la jeunesse incontrôlable et vivante,le traumatisme de la guerre.Une mère de famille institutrice et ses deux enfants se réfugient dans une maison abandonnée,guide par un jeune inconnu limite intellectuellement rudement débrouillard.Gaspard Ulliel parvient donc à faire tressaillir une Emmanuelle Beart qui semble perdre la notion du temps et des sentiments dans ce refuge hors du monde et de la réalité.Hormis une scène délicatement sensuelle,Techine reste dans la retenue,le trouble du quotidien.Son film est clairement académique.Certain de ses effets dramatiques,il n'a pas besoin de trop en faire et se repose sur des interprètes impliqués,y compris Grégoire Leprince-Ringuet en fils aîné.Il est dommage que les dialogues soient si écrits,et que les scènes répétitives s'enchaînent.Beart est vraiment troublante,sa beauté est presque indécente.Un film qui reste toutefois trop en surface,un peu comme une anecdote qui n'a d'autre utilité.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 décembre 2018
C’est très académique et cela manque à mon goût de sous texte. Reste quand même une évocation de la volonté de se créer un havre de paix en temps de guerre. Emmanuelle Béart trouve en revanche un de ses meilleurs rôles et tient le film à bout de bras, c’est intéressant aussi de voir Gaspard Ulliel à ses débuts dont le talent est déjà très présent.
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