665 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
82 critiques spectateurs
5
6 critiques
4
14 critiques
3
33 critiques
2
22 critiques
1
5 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Xavier D
82 abonnés
1 146 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 27 avril 2022
Malgrés la présence toujours forte de Belmondo, ce film m'a séduit à moitié pour son intrigue dévoilé en puzzle, et une réalisation un brin ennuyeux. Récompensé quand même par jolie actrice et Jean Rocheford, et les habitué de Belbel, Charles Denner ou Michel Beaune. La vieille France de l'époque, nous fait replonger dans le passé, ce passé tellement meilleur. Une bonne B. O.. Très politique, ce film met en scène la mort d'un grand homme d'affaire, dont le fils renommé, hérite de sa fortune, il doit continuer le combat, devenir lui aussi un homme d'affaire. Mais des personnes sombres semble vouloir en décider autrement. Cordell semble en savoir plus sur la disparition de son vieux. Certainement le crime organisé. La machination prend son envol dans la conclusion. Qui remet les pendules à l'heure. Traîtrise. Complots. Et le coup de théâtre final, émouvant.
C'est pour moi un bon film, un polar qui se regarde avec plaisir. C'est un polar à la française, la France des années 70, et on y retrouve Belmondo, mais aussi Denner, Rochefort et d'autres. Belmondo reste sobre dans son personnage d'héritier play-boy. Le scénario est bien écrit et c'est rythmé notamment grâce à la musique de M. Colombier. Basé sur un scénario original, ce film dénonce d'une certaine manière les empires industriels et financiers, les multi-nationales qui sont actives dans les énergies et la presse notamment, mais Labro a peut-être tout simplement faire un film policier de cinéma et de qualité.
L'intention était louable : décrire l'héritier sympa d'un empire industriel, propulsé du jour au lendemain dans un monde de loups où tous les coups sont permis. Le soucis c'est que les bonnes intentions ne suffisent pas. Nous avons affaire ici à un film mal fabriqué. Trop monté à ce point que parfois certaines scènes n'aboutissent sur rien ou sont à la limite du compréhensible. La psychologie des personnages est rudimentaire. Les scènes d'actions tournent au grand n'importe quoi, (les mecs qui tirent sur les encadrements de photos et qu'on déloge à la grenade !). Les rares tentatives d'humour tombent à plat (Bebel qui se baigne en pantalon, qu'est-ce qu'on rigole !) Les dialogues sont souvent artificiels (voir le premier échange entre JPB et le curé) A sauver : le sourire de ces dames qui sont charmantes (Carla Gravina et Maureen Kerwin) Mon Dieu , que ce cinéma populaire français là a mal vieilli !
Une dénonciation sans concession des milieux d'affaire avec un Belmondo sobre, noir, presque glacial et une pléiade d'acteurs de qualité autour de lui. Labro imprime à son film un rythme nerveux qui donne tout son sens à ce thriller de très bonne facture. On ne s’ennuie pas un seul instant.
Dès 1973, Philippe Labro nous montre le monde des affaires où se mêlent le monde politique et le monde de la presse. Tout n'est que spoiler: magouille, chantage, règlements de compte, influence, conflit d'intérêts. 50 ans plus tard, rien n'a changé. Bart Cordell (Jean-Paul Belmondo) s'en sort plus ou moins. Le spectateur s'ennuiera un peu.
Un film assez intéressant, inclassable qui dépeint le monde des affaires avec un certain cynisme. Le personnage campé par JP Belmondo semble avoir été inspiré de Kennedy. Le récit et le montage est fouillé montrant une volonté de complexité. L'ensemble ne produit pas cependant l'effet voulu et peut paraître un peu dispersé et décousue faute de nombreuses zones d'ombre. A voir tout de même.
L'Héritier est un film de Philippe Labro sorti en 1973.
Ce long métrage policier avec Bébel en tête d'affiche tient la route, en particulier parce que l'acteur, dans une composition plus posée que d'ordinaire, est entouré d'une belle brochette d'acteurs (Charles Denner et Jean Rochefort en tête). Le scénario (du réalisateur, aidé de Jacques Lanzmann) est bien pensé, l'intrigue arrivant à mêler sans se perdre monde des affaires, de la politique et des médias dans cette histoire de succession.
Reste quand même quelques défauts, notamment une musique de Michel Colombier trop présente (bien que le thème d'ouverture soit très agréable), un faux rythme lent qui provoque l'ennui par moments, et des passages ou sous-intrigues par forcément utiles à l'ensemble qui aurait pu être plus court (spoiler: les flashbacks en Algérie, l'histoire d'amour avec Liza, Carla Gravina etc. ).
Un film policier convaincant, dans la pure tradition des années 1970, qui fait le job sans pour autant être privé de défauts.
L’héritier est un bon drame de Philippe Labro même si il aurait pu être mieux réussi. La mise en scène est excellente, les acteurs comme Jean-Paul Belmondo, Carla Gravina ou encore Jean Rochefort. Malheureusement le scénario n’est pas aussi réussi que ce qu’on pourrait penser. Je mets donc un 11 / 20.
Avec "L'Héritier", Philippe Labro s'attaquait ici au pouvoir des grandes familles françaises et européennes. Le film de l'écrivain fait mouche, surtout grâce une nouvelle fois à l'interprétation sans faille de Jean-Paul Belmondo. Reste que le film a quelque peu vieilli et de cette œuvre politiquement incorrect, il faudra avant tout retenir la performance exemplaire de son acteur principal.
En 1973, Philippe Labro (réalisateur de L'alpagueur et parolier de Ma jolie Sarah de Johnny) signait un film habile et osé pour l'époque. Un héritier en quête de sens... ou Bebel l'inattendu trouve l'un de ses meilleurs rôles. Il est suivi de près par les acteurs du moment : Denner (Z, Peur sur la ville,...), Desailly (Le doulos), Beaune (L'aveu, L'incorrigible, Flic ou voyou,...). La musique est digne d'un Morricone/Belmondo. Passant un bon moment, on se demande comment l'héritier va trouver la réponse... Si vous la voulez, héritez ! PS : les multiples apparitions de Jean sont appréciables, d'autant qu'il fait toujours plaisir à voir (Ridicule, Le placard, L'homme du train,...).
Bart Cordell succède à son père décédé dans un accident d’avion, reprenant les aciéries et la presse du magnat. Enquêtant sur les mystères de la disparition de son père, Bart est lui-même victime d’attentats. Le film de Labro vaut davantage par la forme que par son contenu. La mise en scène, originale, fait se succéder de nombreuses séquences courtes entrelacées, dont beaucoup comprennent un dialogue volontairement inaudible. L’effet de kaléidoscope produit ne nuit pas à la compréhension, et crée une atmosphère de mystère qui convient au sujet (« Rive droite rive gauche » inclura également une intéressante recherche formelle). Le scénario par contre est des plus classiques : un héros parfait, patron généreux avec son personnel, séducteur sympathique, luttant contre un affreux groupe multinational ; déroulement et fin assez prévisibles. Une bonne distribution, des acteurs épatants et quelques détails savoureux améliorent certes le rendu, mais au vu des qualités du montage, on attendait mieux.
Une formidable interprétation de la part de Jean-Paul Belmondo servie par une mise en scène parfaitement maîtrisée et une réalisation exemplaire de Philippe Labro. Un film peu connu mais qui est à découvrir.
Intrigue plutôt bien construite. La musique criarde surprend ; mais, finalement, elle s'accorde plutôt bien avec le rythme de la mise en scène. Reste une narration pas toujours crédible et surtout un Belmondo pas du tout convaincant ... Bref, l'atout de ce film ce sont les péripéties de cette intrigue. Mais cette production, qui semble vouloir singer un genre américain de l'époque, est un polar d'entre deux gares qu'on lit vite et qu'on jette aussi vite une fois lu. Donc film pour occuper un temps vide.
Belmondo en héros central et inébranlable, c’est vu et revu. En plus ici, avec ce personnage plutôt brut de décoffrage et macho accompli, on frôle la caricature. Cette plongée dans le monde des affaires où le pouvoir de l’image est évoqué aurait pu donner naissance à un thriller inspiré et aux multiples rebondissements : même pas. Mais est-ce finalement le but de ce genre de film qui ressemble certes à bien d’autres mais qui, remis dans son contexte, correspond à son époque avec un héros aux larges épaules qui bouscule l’establishment. Car là effectivement, c’est du Bébel grande époque tout craché.
Philippe Labro a réussi la tragédie qui était son objectif : la course inéluctable d'un homme bardé de moyens, de talents et de certitudes vers sa propre fin, celle d'un météore qui ne laissera pas de trace dans le monde mais un goût amer au spectateur, celui mêlé de la colère et de la revanche même si on ne sait pas vraiment pour qui ni pourquoi. Les personnages ? Ils sont plus vrais que nature mais terriblement invraisemblables parce qu'excessifs et exaspérants à souhait. Ce western français affiche avec bonheur tous les défauts de son époque et de son auteur, c'est ce qui le rend beau et universel à mon avis. On est en plein Watergate, la Presse croit culminer, les USA sont un mythe qui ne cesse de se fissurer et on affiche Mao au mur de la salle de rédaction. Les téléphones ont des fils et les fiches sur les collaborateurs sont rédigées à la main sur des fiches bristol ... so far away. La pellicule a la teinte des années 70. Finalement qu'importe l'héritier (à chacun le sien) pourvu que reste l'héritage. Il reste le courage inconscient de mettre toutes ses qualités et ses défauts dans un film : Phlippe Labro l'a eu et cela se salue ... forcément.