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Max Rss
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3,0
Publiée le 16 mars 2019
En 1972, Jean-Paul Belmondo est encore dans sa logique d'alterner films populaires et les films où il doit livrer de vraies compositions. Je dis bien encore car deux ans plus tard, Bébel choisira de se tourner vers un cinéma complètement commercial. Bref. Pour sa première rencontre avec Philippe Labro (qu'il retrouvera quatre ans plus tard), il est l'héritier d'un riche empire industriel et qui suscite bien des convoitises. Le gros point noir de "L'Héritier", c'est incontestablement son esthétique. Froide et très peu soignée. Sur ce plan là, le film n'est ni fait ni à faire. En revanche, dans le traitement de son sujet, à savoir les arcanes du monde financier, le film est beaucoup plus sérieux. Même si on aurait préféré qu'un tel objet soit réalisé par un Boisset ou éventuellement un Costa-Gavras au risque d'avoir une oeuvre davantage politisée. Et, à un traitement assez solide, ajoutons une interprétation hors-pair. Bébel est excellent est trouve ici l'un des meilleurs rôles qu'on lui ait proposés. Bien sûr, tout cela aurait pu être bien meilleur, mais le pari est quand même bien négocié.
Philippe Labro signe un thriller politico-financier au scénario solide et à l'intrigue bien ficelée. Les ressorts de l'enquête policière sont bien maîtrisés par le réalisateur-journaliste. Malheureusement, le style est plutôt lent et dénué d'action, ce qui peut favoriser le réalisme, mis qui a la fâcheuse tendance à fatiguer le spectateur. Heureusement, le casting est de premier choix avec un Belmondo toujours aussi efficace entouré de ses amis Denner, Rochefort, Beaune dont la présence est toujours efficace. Le bilan du film est donc positif, ce film est "pas mal" sans pour autant entrer dans la liste (longue) des meilleurs films de mon acteur favori : Bebel.
Belmondo utilisé dans un contre emploi, en tant qu'homme d'affaires imperturbable, alors oui ça marche plutôt bien, mais le film semble avoir avoir pris un coup de vieux monstrueux et manque cruellement de rythme. Les fans de Belmondo y trouveront leur compte et considèreront "L'Héritier" comme un classique du cinéma français, ce qui n'est pas totalement faux non plus...
Un film assez intéressant, inclassable qui dépeint le monde des affaires avec un certain cynisme. Le personnage campé par JP Belmondo semble avoir été inspiré de Kennedy. Le récit et le montage est fouillé montrant une volonté de complexité. L'ensemble ne produit pas cependant l'effet voulu et peut paraître un peu dispersé et décousue faute de nombreuses zones d'ombre. A voir tout de même.
Les codes de la société(ici les 30 glorieuses) ainsi que ceux du cinéma ont bien changés, ce qui explique sans doute le coup de vieux. Néanmoins L'héritier reste un film agréable à suivre, avec une bonne histoire et un Belmondo en forme.
Belmondo en héros central et inébranlable, c’est vu et revu. En plus ici, avec ce personnage plutôt brut de décoffrage et macho accompli, on frôle la caricature. Cette plongée dans le monde des affaires où le pouvoir de l’image est évoqué aurait pu donner naissance à un thriller inspiré et aux multiples rebondissements : même pas. Mais est-ce finalement le but de ce genre de film qui ressemble certes à bien d’autres mais qui, remis dans son contexte, correspond à son époque avec un héros aux larges épaules qui bouscule l’establishment. Car là effectivement, c’est du Bébel grande époque tout craché.
Ni fait ni à faire,voici un prototype de mauvais cinéma. La mise en scène est inexistante,il s'agit de successions de plans quelconques sans aucun soin de raccords. C'est au montage que tout s'est fait. En réalité,c'est construit comme un roman photo. Les acteurs en plus sont vraiment moyens malgré leur notoriété et les deux jolies femmes sont elles carrément mauvaises. Je pense qu'ils n'ont pas assez été dirigés. Le scénario est sans aucun intérêt et la psychologie des personnages ne tient pas la route une seconde. Ce sont des marionnettes vides de sens à tel point que le comportement sexuel du héros est à la limite du vraisemblable et pourtant le ton du film se veut réaliste. C'est sans doute là que cela ne va pas. L'effet de mode étant passé ce film peut devenir un modèle de tout ce qu'il faut éviter.A la fin du film,j'ai juste pensé que David Lowenstein allait récupérer la pierre des Mayas.
L’héritier est un bon drame de Philippe Labro même si il aurait pu être mieux réussi. La mise en scène est excellente, les acteurs comme Jean-Paul Belmondo, Carla Gravina ou encore Jean Rochefort. Malheureusement le scénario n’est pas aussi réussi que ce qu’on pourrait penser. Je mets donc un 11 / 20.
Etonnant de voir Jean-Paul Belmondo dans une sorte de contre-emploi.C'était "L'Héritier" en 1972.Bart Cordell hérite d'une multinationale de l'acier détentrice de puissants groupes de presse.Un personnage playboy,fantasque mais ayant la motivation pour s'imposer dans ce milieu de requins.Une main de fer dans un gant de velours.Sa position privilégiée suscite bien des convoitises,d'où les OPA et les doutes sur la mort accidentelle de son paternel.Avec certaines nuances,et même de la fragilité dans son jeu,Belmondo réussit son opération drame politique.La réalisation de Philippe Labro est plutôt originale,avec des scènes qui se superposnt,flash-backs,évènements diffus...Par contre,la profusion de personnages nuit à la compréhension d'une intrigue,par ailleurs restant trop à la surface des problèmes politiques.Et une histoire d'amour mélo n'apporte rien.Cela dit,l'ensemble reste louable,intéressant,assez bien documenté et Belmondo parvient à s'entourer de sa garde rapprochée toujours joueuse(Jean Rochefort,Charles Denner,Michel Beaune).On retiendra donc cet homme en clair/obscur,et les arcanes impitoyables du pouvoir.
En 1973, Philippe Labro (réalisateur de L'alpagueur et parolier de Ma jolie Sarah de Johnny) signait un film habile et osé pour l'époque. Un héritier en quête de sens... ou Bebel l'inattendu trouve l'un de ses meilleurs rôles. Il est suivi de près par les acteurs du moment : Denner (Z, Peur sur la ville,...), Desailly (Le doulos), Beaune (L'aveu, L'incorrigible, Flic ou voyou,...). La musique est digne d'un Morricone/Belmondo. Passant un bon moment, on se demande comment l'héritier va trouver la réponse... Si vous la voulez, héritez ! PS : les multiples apparitions de Jean sont appréciables, d'autant qu'il fait toujours plaisir à voir (Ridicule, Le placard, L'homme du train,...).
L'Héritier c'est un peu Largo Winch avant l'heure car Bébél incarne le patron d'un empire financier après l'assassinat de son père. L'intrigue est prenante, on suit avec intérêt la quête de vérité de Bart Cordell. Belle interprétation.