"La bête de guerre" ou quand "Rambo III" rencontre "Fury", le premier pour l'aspect géopolitique et le second pour la mise en scène en sorte de huit-clos dans un char d'assaut. Le réalisateur, Kevin Reynolds, au début d'une belle carrière nous livre un film de guerre sans concession dans lequel cette dernière, en Afghanistan, est réduit à son plus simple appareil à la faveur d'un affrontement sans merci entre des Afghans (civils et moudjahidin) et l'équipage d'un char russe. La scène d'entrée est saisissante, aussi violente qu'efficace et la suite sera du même acabit, très prenant et à la bande son envoutante. On appréciera de plus la quasi absence de jugement entre les deux camps même si l'on connait bien évidemment les tenants et aboutissants de cette guerre, on est simplement face à des Hommes, ni plus ni moins. Ce n'est certes pas reluisant côté russe avec surtout l'officier en chef campé par un très bon George Dzundza mais en face, on s'aperçoit déjà des ravages du fanatisme religieux en Orient même si en l'occurrence ils ne font que se défendre pour l'heure. C'est bien réalisé, très efficace et particulièrement bien joué, un métrage méconnu et pourtant très marquant et réussi, à découvrir absolument.
Méconnu et singulier, ayant comme toile de fond l’invasion russe en Afghanistan, « La Bête de Guerre » est un excellent film de Kevin Reynolds qu’il n’est pas trop tard de découvrir. La mise en condition est brutale, violente. C’est bien filmé, bien monté, bien joué, notamment par George Dzundza et Jason Patric, manque juste à ce "David contre Goliath" une extension plus psychologique des personnages pour en faire un petit chef d’œuvre.
Film de guerre impressionnant. Le début est a couper le souffle sur l'attaque par les Russes d'un village afghan. La suite est une longue poursuite où la folie (du chef de tank) côtoie la violence (des 2 camps) dans le cadre de paysages désertiques somptueux. Infiniment plus réaliste que Rambo 3 sur le même sujet. Un film qu'on oublie pas.
Film de guerre pas commun, l'horreur est bien décrite pas de patriotisme, ni manichéisme (tout est relatif). La scène d'ouverture est ultra violente et la fin laisse perplexe.
Vision du combat à hauteur d homme, un rebelle afghan et un char soviétique. Ce duel est assez bien mené, l intrigue et le scénario sont assez originaux
Film passionnant dans lequel on suit un char soviétique perdu dans le désert afghan et poursuivi par des moudjahidines. « La bête de guerre » débute par la destruction d’un village afghan par des chars soviétiques. Les russes incendient les habitations, font exploser le minaret, empoisonnent l’eau. On fait la connaissance du commandant du futur char perdu. Cet officier russe, un ancien héros de Stalingrad, homme brutal et tyrannique, n’hésite pas à écraser un afghan vivant sous les chenilles de son char. Les survivants afghans veulent se venger (« Badal »). Une lutte à mort s’engage. C’est David contre Goliath. Les scènes en huis-clos dans le tank font monter la pression. Les membres de l’équipage font apparaître leur diversité. Il y a là un musulman membre du Parti Communiste, un intellectuel russe plutôt tolérant, deux jeunes russes assez primaires et le commandant. Ce dernier s'avère être un fou sanguinaire capable de tirer sur ses hommes. Le spectateur assiste à la lente agonie de la bête de guerre (le char). Dans ce film, pas d’opérations d’envergure mais un simple épisode de guerre dans lequel le matériel souffre autant que les hommes. Ajouter à cela des paysages désertiques absolument magnifiques et vous avez là le meilleur film sur la première guerre d’Afghanistan (URSS vs moudjahidines). Ce long-métrage n’a pas vieilli d’un iota depuis les années 80. Il présage la défaite russe et loue la combativité des guerriers afghans (et de leurs femmes...).
Fabuleux film archétypale de la série B ! Un minimum de moyen et des acteurs excellents mais inconnus, juste un char dans le désert ! Il n'y a bien sur aucun développement de la situation géopolitique et on a envie de dire heureusement, car ce n'est pas le sujet ou le principe de ce genre de film ! On est dans le plaisir cinématographique et émotionnel pur, pas dans le pamphlet. On ne s’ennuie pas une seule seconde et le suspense et les péripéties s’enchainent pour donner le frisson. Excellent ! Ça rappelle un peu « Sahara » avec Humphrey Bogart.
Très bon film de guerre. Le film éclaire bien la difficulté d'une guérilla sur un terrain si hostile que sont les montagnes afghanes. Et puis il y a cette histoire personnelle du soldat banni qui arrive à se faire accepter de ceux qui étaient au départ ces ennemis pour le temps d'un vengeance envers un chef despotique. Un commandant de char russe un brin caricaturé, il faut se replacer dans le contexte de la guerre froide, mais qui donne tout le sens à cette belle histoire, qui se déroule dans un contexte de guérilla intéressant et toujours d'actualité. A voir, largement meilleur que "L'étoile du soldat".
Ce soir, j'ai vu The Beast, le meilleur remake de Jaws à ce jour. J'en chiale tellement c'est fabuleux. Steven Bauer inoubliable dans son plus beau rôle. Dzunda impressionant. Grand, très grand moment de cinéma. Reynolds aura beau enfiler les échecs toute sa vie il aura toujours mon estime.
Un film de guerre étonnant, sur un sujet particulièrement évité par le cinéma : le conflit soviéto-afghan. Kevin Reynolds, réalisateur efficace, signe ici sans aucun doute son meilleur film, une machine incroyablement efficace et prenante du début jusqu'à la fin. Les personnages n'ont rien de caricaturaux et le ton non-manichéen, chacun étant montré avec ses points forts et ses points faibles. Bref, une course poursuite d'une heure quarante-cinq palpitante et intelligente, ce n'est pas assez courant pour être refusé! Etonnant.
En 1981, pendant la guerre d’Afghanistan, des soldats russes attaquent et detruisent un village, mais ils perdent un de leurs deux chars. Ils partent avec le char restant mais se perdent dans le désert, pourchassé par une troupe de talibans déterminés à se venger. Un film de guerre pas très subtil. J’ai cependant apprécié l’absence de manichéisme, il y a des bons et des sales types dans les deux camps.
-Comment ça se fait que c'est nous les nazis cette fois ?- Un bon film américain de guerre assez réaliste sur les russes en Afghanistan. Un scénario simple qui fait ressortir les émotions entre compagnons d'armes. Un point de vue intéressant developpé par un réalisateur américain en 1988. A quand un film russe sur les américains en Afghanistan ?
Film très moyen qui, sous couvert du conflit russo-afghan fait l'apologie de la guerre et de ses guerriers. Il manque ici une véritable critique de la guerre et c'est bien dommage, car l'ensemble est bien filmé et le jeu des acteurs est loin d'être mauvais.
Kevin Reynolds réalisait là son meilleur film avec ce film de guerre prenant le cadre originale de l'Afghanistan. Le film nous entraine dans une chasse au tank éprouvante et violente qui entrainera l'affrontement entre un soldat et son supérieur sadique . Une vraie réussite que ce film méconnue.