La Bête de guerre
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videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2020
En 1988, le réalisateur Kevin Reynolds (« Robin des bois, prince des voleurs », « Waterworld ») jette un œil acéré sur la guerre d'invasion menée par les Russes en Afghanistan. Sans réellement prendre parti pour un camp ou pour l'autre, le cinéaste se contente de dérouler son scénario, en faisant bien attention à le garder le plus réaliste possible. Du coup on assiste à une traque insensée, menée par quelques « moudjahidins » déterminés pour détruire un char d'assaut isolé de sa section et perdu dans le désert. Les forces sont évidemment disproportionnées et la « Bête de guerre » paraît invulnérable, armée jusqu'aux dents et caparaçonnée d'acier. L'intérêt du film repose en grande partie sur le comportement des soldats des deux nationalités, menés par leurs intérêts et leurs croyances propres mais diamétralement opposés. Évidemment, bien que les faits qui nous sont présentés se déroulent en Afghanistan, le sujet peut être transposé sur tous les théâtres d'opérations où des êtres humains s'affrontent envers et contre toute logique philosophique ou humanitaire. Il en résulte un film fort, féroce et parfois d'une rare cruauté mais qui laisse aussi sa chance à la part d'humanité qui reste au fond de chaque combattant. Un film de guerre méconnu, mal accueilli à sa sortie, mais qui mérite largement d'être redécouvert.
Mathieu B.
Mathieu B.

43 abonnés 832 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mars 2019
En 1981, pendant la guerre d’Afghanistan, des soldats russes attaquent et detruisent un village, mais ils perdent un de leurs deux chars. Ils partent avec le char restant mais se perdent dans le désert, pourchassé par une troupe de talibans déterminés à se venger. Un film de guerre pas très subtil. J’ai cependant apprécié l’absence de manichéisme, il y a des bons et des sales types dans les deux camps.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 novembre 2018
Ce film est un souvenir télévisuel de la fin du siècle, celui d’un tank en plein désert, une histoire intrigante et la fin étrange en queue de poisson est maintenant en entier, plus d'appréhension pour cette production série B. L’intrigue se déroule pendant la guerre historique Soviet-Afghan, une invasion avortée du géant militaire de la région, le début est prenant, plutôt réaliste, l’emballement du char soviétique, par la suite de la mise en scène, ça devient moyen. C’est une vision du cinéma américain de ce conflit, ce qui parait normal, avec beaucoup d’idée reçue à l’égard du régime soviétique pas exempt de tout reproche dans l'art de la guerre, un regard manichéen et sentimental, la sympathie non avouée de la réalisation en faveur de la résistance afghane, l’ennemi de mon ennemi est mon ami tel l’adage populaire. On ne saura pas plus sur la géopolitique, de déterminer pourquoi le favori Goliath n’a pu vaincre l’outsider David dans cette terre aride de poussière montagneuse, des errances du scénario où l’URSS ressortira bredouille d’Afghanistan à l’image des États-Unis au Vietnam.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 septembre 2018
Un vrai coup de coeur façon annèes 80 par un cinèaste inestimable et maudit! Un tournage èpuisant, onèreux jusqu'à la folie, tournè dans des dècors naturels à couper le souffle! Avec "Fandango" qui a malheureusement connu un bide aux Etats-Unis, c'est sans doute le meilleur film de Kevin Reynolds, futur rèalisateur de "Robin Hood: Prince of Thieves" et mondialement connu pour avoir signè l'un des plus grands fiascos du siècle dernier, "Waterworld", toujours avec Kevin Costner! Sorti en 1988, "The Beast" (rebide pour ce film, dècidèment) se dèroule pendant l'intervention soviètique en Afghanistan où un èquipage de char est harcelè par les rèsistants! George Dzundza campe un personnage dèsespèrè et vaincu qui lutte avec tenacitè pour quelque chose qui n'existe plus, dans un pays hostile! Sa prestation, hallucinante, vaut son pesant d'or! A ses côtès, Jason Patric est parfait et il est dommage qu'un acteur de cet trempe ne soit pas plus connu aujourd'hui! Une rèhabilitation s'impose donc tant cette histoire haletante d'un char russe perdu sur les terres afghanes fascine et ne manque pas d'images ètonnement fantasmagoriques et violentes...
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2018
Par bien des aspects, La Bête de guerre est une oeuvre remarquable, surprenante aussi, tant elle parvient à admirablement retranscrire ce qu'est l'horreur de la Guerre, ses boucheries et sa difficulté, avec ici le cadre du conflit opposant l'Union Soviétique à l’Afghanistan dans les années 1980.

Kevin Reynolds, qui n'a alors que mis en scène le sympathique Fandango auparavant, nous emmène au cœur d'un sanglant conflit, et il ne va pas chercher à édulcorer le récit, ce qui n'est guère surprenant dans cette période où le cinéma Américain n'hésite pas à accabler la Russie. Il s'intéresse particulièrement à une petite troupe soviétique qui va se retrouver perdue dans le désert et poursuivie par une résistance afghane en quête de revanche.

Ce qui va notamment l'intéresser, c'est comment cette petite garnison centrée autour d'un char de combat va s'organiser et faire face à cette dure situation. Si les personnages ne sont guère approfondis, ils n'en restent pas moins intéressants, à l'image du commandant tyrannique ou des intellectuels, et Reynolds parvient à créer un climat assez fort autour d'eux, limite angoissants par moment et régulièrement sous tension. Il mêle le spectateur aux déboires de ces gars, faisant même ressentir la sensation d'être à leurs côtés.

La Bête de guerre demeure aussi assez surprenant dans sa façon de montrer les faillites d'une occupation étrangère, comme en témoigne le traitement réservé au civil, les moyens utilisés par le pays riche pour éduquer, ou du moins tenter de faire sortir une population de l'obscurantisme ou encore la violence gratuite, comme les terribles images du puits empoisonné. Finalement, et lorsqu'on voit les événements qui ont suivi, et même ceux passés, Reynolds démontre implacablement que cette guerre impérialiste n'est que le reflet de celles menés par le pays de l'Oncle Sam depuis maintenant plusieurs décennies. Il met sur le même pied d'égalité les horreurs guerrières venant du capitalisme et celles venant d'un pays socialiste, dénonçant ces guerres absurdes qui détruisent les vies et les cerveaux.

Toujours à la limite d'être manichéen, au point de parfois la dépasser, Kevin Reynolds parvient à habilement faire oublier ça grâce à sa maîtrise de la caméra et des grands espaces. C'est la force de La Bête de Guerre, cette façon de nous immerger dans ces longues plaines désertiques, il sublime une parfaite reconstitution, joue remarquablement avec l'espace et monte parfaitement son film. Les effets spéciaux sont de qualités, tout comme la direction d'acteur, tandis que de nombreux plans et séquences en deviennent mémorables, à l'image des magnifiques paysages écrasés par le soleil, participant à l'atmosphère âpre et tendue du film.

Quelques années avant de connaître un franc succès avec Robin des Bois, Kevin Reynolds met en scène La Bête de Guerre où il démontre implacablement les horreurs humaines, mettant en avant sans concession ces boucheries, dans une atmosphère tendue, âpre et écrasée par une soleil plombant.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juin 2017
Avec trois fois rien ou presque on peut faite un film de guerre c'est ce que le réalisateur nous prouve ici,car il n'y a pas grand chose. Si ce n'est quelques personnages,un char,des armes,un hélicoptère et le désert,c'est avec cette poignée d'éléments que Kevin Rynolds aborde le conflit en Afghanistan.

Le début du film est fort marquant,l'ambiance est vite en place avec cette destruction d'un petit village qui voit s'abattre sur lui les tirs des chars russes. L'attaque est impressionnante de violence,on ressent l'impact des tirs sur les petites maisons de terre qui volent en éclat. Et puis il y a cette scène avec cet afghan dont je ne dirais rien de plus ci ce n'est qu'elle restera graver un bon moment dans ma mémoire. Le bête de guerre est vraiment un film bien foutu,bon parfois c'est un peu trop marqué 80,enfin surtout dans la musique qui est parfois assez kitch il faut le reconnaitre,car pour l'image c'est bien correct,même si on sent de ci de là le poids les années,globalement l'image résiste aux poids des années. Le truc qui m'a tout de même gêner là dedans c'est d'avoir des acteurs américains pour jouer les russes,quand on les voient il est vraiment difficile de les prendre pour des russes. Enfin c'est un détails car le film passe tout de même bien,mais les visages russes sont tout de même assez différents de ceux des américains.
Dionys C.
Dionys C.

16 abonnés 90 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 août 2021
Sans doutes l'un des meilleurs films de guerre de l'histoire du cinéma : tout en nuances, loin des envolées héroïques hollywoodiennes, criant de vérité, non manichéen, bref : un petit chef d'oeuvre surtout quand on est pas particulièrement fan du genre "Rambo" ou "Il faut sauver le soldat Ryan"... Prises de vues à couper le souffle, musique soignée, jeu d'acteurs qui n'en font pas trop, tout pour faire un grand film proche de la réalité ! A voir !
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2016
Nous sommes en Afghanistan en 1981. La guerre fait rage entre les Russes et les Moudjahidines. Dans ces contrées isolées et désertiques, il n'y a pas de place pour la pitié. Le film s'ouvre sur le massacre et la destruction d'un village par des tanks soviétiques. Les maisons sont détruites, les villageois massacrés, les animaux abattus, le puits empoisonné, les résistants torturés. Nous voilà plongés dans l'horreur de la guerre, celle qui prend aux tripes, barbare et inhumaine. Film de guerre atypique, "La Bête de Guerre" nous fait suivre un tank russe qui s'est perdu de son escouade et qui erre dans le désert, son fuel et son huile fuitant, poursuivi par un groupe de Moudjahidines qui clament vengeance. L'originalité du film vient avant tout qu'il est américain et qu'il ne met pas en scène la bravoure de son pays. Au contraire il s'attarde sur deux camps que tout oppose (si ce n'est une ferme croyance en Allah pour les uns et en le communisme pour les autres) et qui sont tous deux composés de salauds et gens biens. Parmi les Moudjahidines, il y a les braves qui veulent se battre avec honneur et il y a ceux qui détroussent les cadavres et qui tuent gratuitement. Parmi les soldats composant le tank égaré dans le désert, il y a les intellectuels et les brutes, le sergent commandant le tank s'avérant être un véritable salaud n'hésitant pas à fusiller ou à abandonner ses hommes quand bon lui semble, croyant fermement pouvoir tout accomplir avec son char. Ce qui frappe surtout dans "La Bête de Guerre", c'est qu'il évite le manichéisme. Des salauds il y en partout. Le film dénonce cette violence absurde et barbare avec virulence et raconte l'histoire d'une traque, d'un affrontement digne de David contre Goliath. Il bénéficie surtout d'une ambiance incroyablement pesante que Kevin Reynolds distille sans peine, aidé par les paysages magnifiques écrasés par le soleil. Chaque plan est d'un esthétisme soigné et renforce la puissance d'un scénario qui ne cesse de nous surprendre sans se censurer. Dans certaines scènes, on n'est pas loin d'une imagerie fantasmagorique (le tank brûlant tout autour de lui en pleine nuit), presque hallucinatoire. Reynolds, à travers sa mise en scène, raconte bien l'épuisement de ses personnages, écrasés aussi bien par la chaleur du désert que par cette violence qui horrifie ou qui finit par rendre complètement insensible. Souligné par la composition musicale de Mark Isham et par des interprétations à fleur de peau (Jason Patric et George Dzundza en tête), "La Bête de Guerre" est de ces films inoubliables et traumatisants qui hantent nos nuits et qui laissent dans notre imaginaire de cinéphile des images marquées à vie. La photographie est splendide, la violence affreuse, l'idéologie stupide, le film désormais incontournable.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2016
Au début de l’invasion russe en Afghanistan, un convoi de tanks massacre un village avec une effroyable brutalité. Les troupes résistantes réclament vengeance et poursuivent la « bête », un char russe qui s’est égaré dans les montagnes sur le chemin du retour.
Décalage total entre une troupe de guérilleros qui maitrisent le terrain, et qui lutte malgré leurs différends ethniques et leurs moyens primitifs, face à un fleuron technologique qui n’en devient pas moins une proie et la représentation la plus manifeste de l’intrusion et de la barbarie.
La cruauté paranoïaque du commandant contraint un soldat, qu’il abandonne à mort dans la montagne, à intégrer le camp adverse, situation qui fera pencher la balance, et qui nous permettra de suivre les stratégies et les codes d’honneurs de ces partisans que nul n’a jamais dominé dans l’histoire.
Plus un film d’actions et d’aventures que de guerre réaliste, il nous confirme que si un moudjahidin est un bon soldat, un bon soldat se reconnaitra dans un moudjahidin.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2016
"La bête de guerre" ou quand "Rambo III" rencontre "Fury", le premier pour l'aspect géopolitique et le second pour la mise en scène en sorte de huit-clos dans un char d'assaut. Le réalisateur, Kevin Reynolds, au début d'une belle carrière nous livre un film de guerre sans concession dans lequel cette dernière, en Afghanistan, est réduit à son plus simple appareil à la faveur d'un affrontement sans merci entre des Afghans (civils et moudjahidin) et l'équipage d'un char russe. La scène d'entrée est saisissante, aussi violente qu'efficace et la suite sera du même acabit, très prenant et à la bande son envoutante. On appréciera de plus la quasi absence de jugement entre les deux camps même si l'on connait bien évidemment les tenants et aboutissants de cette guerre, on est simplement face à des Hommes, ni plus ni moins. Ce n'est certes pas reluisant côté russe avec surtout l'officier en chef campé par un très bon George Dzundza mais en face, on s'aperçoit déjà des ravages du fanatisme religieux en Orient même si en l'occurrence ils ne font que se défendre pour l'heure. C'est bien réalisé, très efficace et particulièrement bien joué, un métrage méconnu et pourtant très marquant et réussi, à découvrir absolument.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2015
Très bon film de guerre. La poursuite d'un char russe à travers le désert et suite au massacre d'un village. On se demande qui va gagner jusqu'à la fin. Un bon suspens et pas mal de saletés dans les scènes de guerre. Ce film ne vieillit pas.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

220 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2015
Outre le fait que le film n'apprend rien sur la géopolitique du conflit et que les américains adressent un message aux soviétiques qu'ils devraient surtout s'adresser à eux même, La Bête de Guerre est un des meilleurs films de guerre qui existe. Récompense du meilleur film au Festival de Cleveland en 1988.
Une ouverture grandiose, un scénario simple et limpide, une photo splendide, caméra en place, plans larges,mouvement fluides, rien de surfait, rien de superflu, un film efficace. Les paysages afghans servent d'écrin à ce bijou qui mériterait une restauration en version Blue-Ray.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2014
Le sujet de la guerre entre l’URSS et l’Afghanistan n’a connu que deux films américains : Rambo 3 et La bête de guerre. Si le premier prend un parti-pris antisoviétique évident (que les américains regretteront plus tard), le film de Kevin Reynolds est beaucoup plus subtil puisqu’il nous place au sein d’une troupe de tankistes russes d’où va naitre une tension entre le sergent Daskal et le soldat Koverchenko, tous deux brillamment interprétés par George Dzundza et Jason Patric. Les exactions, au bord du crime de guerre, commises par ces militaires et la volonté de vengeance qui anime les moudjahidines face à eux donnent une image réaliste, et libérée de tout manichéisme, de ce conflit meurtrier pour mieux en dénoncer l’absurdité tout en prouvant que les méthodes d’invasion brutales souvent reprochés aux américains étaient les mêmes côté russe. Alternant entre des scènes en huis-clos dans l’énorme char d’assaut et les plans faisant profiter des immenses paysages désertiques, la réalisation de ce film de guerre atypique réussi à faire découvrir l’horreur d’un bourbier qui changera la face du monde.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 août 2014
Sur la forme c'est réussie pour le fond ça reste limité avec cette vision américaine condescendante sur les pays étrangers qui allait lui couter chère.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2014
La bete de guerre est un trés bon film qui rappel Danse avec les loups pour son coté fraternel avec les peuples sois disant ennemis. L'action se déroule lors de la terrible lnvasion russe en Afghanistan et ses massacres de population scandaleux bien réels. L'histoire aurait pu exister tant la situation est vraie sauf qu'un tankiste rejeté par les siens se lie d'amitié avec les rebelles et traque à son tour la bete de guerre. Quelques scenes sont délicates mais jamais gratuite, on se rapproche des personnages si bien interprété crédité d'une trés bonne réalisation. Un film à voir et à garder dans sa dvdtheque.
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