La Dolce Vita
Note moyenne
4,0
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137 critiques spectateurs

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Le-Droogie
Le-Droogie

21 abonnés 220 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2011
C'est dans une recherche du plaisir vaine et vaniteuse que se plonge Fellini pour ce qui restera son film le plus célèbre. Découvrant le style qui fera office de griffe marquée sur chacune de ses oeuvres, le spectateur voyage avec La Dolce Vita à travers un film très complexe dans sa composition, mêlant diverses histoires reliées entre elles par un seul et unique personnage : Marcello, un journaliste aux ambitions littéraires travaillant pour la presse à scandale.

Si cette construction peut dérouter aux premiers abords, elle devient d'une richesse incroyable lors des visionnages suivants, permettant au réalisateur de s'engouffrer dans les méandres de vies oisives et superflues; ou encore d'individus gagnant leur vie au profit du malheur d'autrui (la femme de Steiner, apprenant le pire quant à sa famille). Absolument culte, le film regorge de scènes qui feront date dans l'Histoire du cinéma, comme celle-là où Anita Ekberg se baigne jusqu'à la cuisse dans la fontaine de Trevi, avec Marcello Mastroianni, ou l'ouverture avec la statue du Christ survolant Rome, accrochée à un hélicoptère. Indispensable au cinéphage, encore une très grande oeuvre du Maestro, teintée d'une poésie délicate, notamment lorsque Steiner parle lors de la soirée organisée chez lui, avec le protagoniste Marcello Rubini, et dans bien d'autres dialogues encore, pour se mêler au spectacle de vies futiles et vaines.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 octobre 2011
Esthétiquement c'est très beau. Et puis quelle classe de Mastroianni. Quand je serais grande je veux être Ekberg aussi.
Isaac L
Isaac L

12 abonnés 121 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 octobre 2021
Considéré comme étant le plus grand chef d'oeuvre du cinéma Italien, La Dolce Vita, réalisé par Frederico Fellini, n'est pas un film qui m'a convaincu, en fait il m'a un peu déçu.
Il y à quand-même des qualités. À commencer par les magnifiques et somptueux décors de Rome, couplés à une mise en scène élégante et soigneuse. J'ai beaucoup apprécié le fait que l'art soit ultra présent tout le long du film. J'ai beaucoup aimé la scène culte de la fontaine de Trevi.
En revanche, le reste ne m'a pas du tout convaincu. Il y a trop de personnages, qui sont pas du tout attachants, et il n'y a aucun véritable fil rouge ; alors certes c'est voulu, mais moi j'ai pas du tout aimé, ce qui fait que je me suis énormément ennuyé.
Une déception, mais une déception relative : je reverrais un jour la Dolce Vita, avec un regard plus mature, afin de me faire un second avis.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2021
Une fresque baroque et désenchantée qui dresse un portrait acerbe de l'aristocratie romaine des années 50 sombrant dans la décadence, avec des scènes devenues cultes (et aussi quelques longueurs), accompagnée par la BO sublime de Nino Rota.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2025
un classique du cinéma italien dont Marcello Mastroianni offre son charme aux femmes envoûtantes qu'il rencontre puisqu'il est journaliste, après avoir été écrivain, de voyage à Rome. Anouk Aimée, Yvonne Furneaux ou Anita Ekberg. Un film remasterisé, en noir et blanc, mais semble être tourner assez récemment. alors qu'il est de 1959. Une fresque d’aventure, romanesque, teinté de comédie et de drame.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 février 2014
film culte. le mot paparazzi vient de là. alors ne vous attendez pas à un film classique ni conventionnel. c'est particulier. c est bruyant comme tous les films italiens. un certaine idée de la vie (soirées mondaines, exubérance, ...)
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2012
Federico Fellini signe avec la Dolce vita une satire, certes, mais qui ne tombe jamais dans l'outrance et l'excès. Il est frappant de voir à quel point le film est très moderne et encore d'actualités, alors qu'il date de 1960. Rien ne fait poussiéreux ou vieillot là dedans.
La mise en scène est très agréable, Federico Fellini nous entraine littéralement à le suivre à travers les périples de cette dolce vita. Certaines scènes sont vraiment très belles.
Si le film ne m'a pas non plus chamboulé, il faut reconnaitre qu'il s'agit d'une œuvre réussie.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2024
Réputé pour son statut de culte, et également comme le "chef d'oeuvre" de Fellini, "La Dolce Vita" est un film surprenant, dans son approche. C'est un film "à tableaux", où l'on suit la société italienne dans toute sa complexité. Le personnage Marcello (incarné par Marcello Mastroianni), est un personnage fascinant, par sa complexité : Il connait deux facettes dont l'une qui est l'envie d'une carrière, et de l'autre, la decouverte racine de la capitale italienne. On bascule entre plusieurs émotions, s'enchaînant durant presque 3h. Malgré une légère déception (notamment à cause d'une fausse ligne directrice et d'un récit ordonné), je dois dire que la mise en scène de Fellini est intelligemment construite, notamment à chaque "tableaux". Si on prend les "tableaux" individuellement, c'est complètement réussi ! Certains sont remarquables, Notamment celui avec le personnage du père du personnage principal. Mais encore, les interprétations des acteurs et des actrices donnent un vent de fraîcheur incroyable. De plus, le ton comique ajoute une touche singulière et connaissable de la part du cinéaste Italien. Un grand film, dont la pensée de Fellini est à souligner
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2015
Attention chef d’œuvre de Fellini Palmé à Cannes en 1960… Difficile de critiquer une telle référence cinématographique du cinéma mondial, et pourtant…
Un journaliste d’une presse populaire à la recherche de scoops et de sensationnalisme accompagné d’une nuée de mouche, le paparazzi, erre dans la Rome décadente. L’action se déroule essentiellement la nuit avec des fêtes extravagantes suivies de matinées gueules de bois. Marcello Mastroianni offre une interprétation magistrale dans le rôle de ce journaliste en rupture totale avec le modèle de la famille classique. Hédoniste, il profite de la vie, des femmes et des soirées. Radioscopie d’une Rome en perdition où la sexualité est libre ; dépravée pour l’Eglise. Courageux, ce film a choqué à l’époque, et surtout en Italie, avec ses faux miracles, cette sexualité débridée plus que suggéré. D’un érotisme incroyable, le final est très enlevé. Par contre, on s’ennuie aussi trop souvent dans ce film enchainant des sketchs se coordonnant pas toujours très bien et souvent trop long. Cette vision désabusée de la société, bien que très avant gardiste, manque de nuance et de force de conviction. Le scénario déstructuré finit aussi parfois par nous perdre.
Malgré l’ennui, gardons en tête les atouts majeurs de ce film : l’interprétation de Mastroianni, quelques scènes gravées dans la mémoire collective, la musique de Nino Rotta, la beauté du noir et blanc et le courage de la thématique abordée… mais accrochez vous 2h45 tout de même.
Sorrentino avec « La grande bellazza » s’en est beaucoup inspiré ; la grandiloquence des soirées romaines étaient bien reproduites mais en 2013, le côté sulfureux qui faisait l’intérêt de « La dolce vita » avait disparu en même temps que l’intérêt pour ce film.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2020
Après une ascension rapide des marches de la réalisation, Fellini n’avait plus qu’à se baisser pour ramasser la rançon d’une gloire bien assise qui lui permit de s’élever, parfois contre des personnages importants, dans la création de ce qu’on considère comme son chef d’œuvre. Ayant fâché De Laurentiis sur des questions de casting au point de perdre sa collaboration, il devait être plutôt sûr de lui. C’est ainsi que le réalisateur qui avait séduit le Vatican avec La Strada s’est pris des sacs d’opprobre de la part du siège pontifical pour sa révélation orgiaque et détaillée de la vie chic romaine.

En fait de l’aristocratie et malgré les apparences, c’est le paparazzo que Fellini cherche à étudier avant tout. Le film est d’ailleurs responsable de l’entrée du mot dans le vocabulaire international ; en dialecte, le ”paparazzo” était le moineau, et Fellini en voyait des nuées dans les essaims néfastes de cette génération nouvelle de journaleux voyeuristes.

C’est facile de croire reconnaître a posteriori la vocation des films de Fellini, car il a toujours collé à son temps avec tellement de pertinence qu’on a tendance à négliger, avec le recul, son quasi-prophétisme, quoique le réalisateur a dû être soumis personnellement de façon assez violente à la pression médiatique des paparazzi, étant donné son parcours. J’ai cependant l’impression que personne n’était conscient, à son époque, du phénomène dépeint par le réalisateur. Je me demande s’il ne s’est pas surpris lui-même.

En tout cas, son paparazzo est un parasite bien familier, et 1960, c’est tôt pour parer cinématographiquement le journalisme de son chic pour harceler les gens. Avant guerre, on dessinait encore et surtout des caricatures, et voilà soudain que l’appareil photo est démocratisé (quatorze ans après le régime) entre les mains d’employés payés au rendement. Leur objectif, subjectif, se glisse dans une intimité nouvelle que peu osent encore codifier – on commençait à peine à brandir timidement le droit à l’image face aux moineaux.

À l’inverse, la caméra de Fellini, neutre et peu mobile, se place naturellement en amont de ce braconnage imagier, dans une posture qui nous frappe telle celle d’un véritable journaliste comme elle sert à transmettre les méthodes du confrère intrusif, restant par là même d’actualité pour nous rappeler à l’existence persistante de la profession.

Dans les années 1950, grâce à cette inquisition moderne, insidieuse et commerciale qui était peut-être le symptôme inconscient du manque de divertissement causé par le recul du septième art depuis la guerre (on peut rêver, hein), on venait de comprendre que les stars étaient des humains comme les autres. Ce fut une réalité qui tomba comme un cheveu bien peigné sur la soupe populaire sur fond de mentalités bouillonnantes, faisant oublier de traiter ces êtres humains comme tels, tout célèbres qu’ils fussent (proposition 1 : le paparazzo est immoral), pendant que d’autres, des anonymes n’ayant rien demandé à personne, étaient sacrifiés sur l’autel du fanatisme médiatique par la misère dans un silence cruel, augmentant les disparités que le paparazzo se contentait jusque là de constater et d’exploiter (proposition 2 : le média est injuste).

En bref, on comprenait l’intérêt de globaliser l’information, alors on commençait de souffrir qu’elle ne le soit pas toujours. Pour exprimer ce manque-ci et exorciser ces deux propositions populaires-là, imbriquées et résolument anti-médiatiques, on ne pouvait que soutenir le média dans l’espoir (voire le désir) de s’y voir représenter avec une ferveur égale à celle qui fait venir les larmes aux yeux des fidèles devant la Vierge Marie – toutes choses que Fellini représente, car je m’attache à rester dans la pertinence analytique malgré les rameaux d’apparence digressive qui commencent de l’envahir et dont je m’excuse. Il faut dire que c’est inspirant de voir comment le média est devenu une religion, et comment il s’est mis à assurer la survivance du paparazzo en sa qualité de moine vicieux du culte capitaliste.

Bref, rien n’a changé sous le soleil, si ce n’est le soleil lui-même : Fellini a tourné une scène sous une pluie artificielle qui, si elle est un des témoins de cette époque technique cafouilleuse avec ses fonds défilants qui tremblent, démontre que, s’il a perdu en poésie avec un tournage plus lourdement usiné, il dit toujours ce qu’il veut dire à la hauteur de ses moyens.

Mastroianni, quant à lui, est prêt à se mouiller sous cette pluie comme sous d’autres, plus symboliques, afin d’incarner le paparazzo désillusionné à qui l’on demande si le néoréalisme est mort, à lui qui l’incarne sans bien comprendre, puisqu’il travaille à peine, que sa profession est ”du vent” – lui dit-on. L’essence du film repose dans la creusité de ce métier qui le transforme en philosophe amer et en pique-assiette frustré. Il fréquente les hautes sphères, là où on brasse plus d’air qu’ailleurs par manque d’oxygène et que le vice est une distraction, au point qu’on oublie – je le redécouvre en illustrant l’article – que c’est l’histoire de deux personnages principaux, pas d’une foule informe.

Bien sûr qu’il fallait fâcher le Vatican ! Bien sûr qu’il fallait confronter la censure espagnole ! – ça fait toujours une alliance de facto avec un Buñuel qui se ferait interdire par Franco un an plus tard pour sa Viridiana. Et heureusement qu’un casting aux multiples fanions était prêt à défendre un art encore trop peu commercialisé pour rechigner à représenter une Rome revenue par le mercantilisme à la décadence de feu son empire, où les médias sont la nouvelle oligarchie ointant d’influence ceux dont le sens des réalités est le moindre.

La Dolce Vita m’a un peu déçu dans la recherche parfois linéaire et répétitive qu’il fait de sa myriade de locations (plus de 80 décors construits), quoiqu’on y ressente avec justesse le bonheur tristement létal de la richesse : se suicider alors qu’on est célèbre ? C’est ridicule, s’exclame-t-on depuis que, toujours grâce au paparazzo, on lit ce que des gens écrivent sur ce que d’autres font. Ces intermédiaires sont déconstruits par Fellini devant un commun des mortels qui en apprend en même temps l’existence : le film semble chercher vainement sa symbolique, mais en a-t-il besoin quand le sujet en déborde ?

Ironie suprême après des décennies de paparazzisme, Mastroianni nous choque encore aujourd’hui par ce qui sort de sa bouche et de sa prestation. Anouk Aimée reflète l’hypocrisie sexuelle de ce qu’il était encore trop tôt pour exprimer sans fard à l’écran, tandis que lui se charge d’incarner l’hypocrisie (non septième-artistique, celle-là) d’une bourgeoisie encoquinée : on peut faire et on ne doit pas dire.

Fini le bouquet émotionnel final des premières années Fellini : après presque trois heures, n’importe qui fatigue du noir et blanc et l’on se surprend à vouloir retrouver le monde des couleurs, alors on se donne le temps de se figer sur l’innocence rafraîchissante du regard caméra d’une jeune femme, tellement apaisant, si profondément normal, et j’ajouterais même : étrange parce qu’il est consenti, pas volé, que c’est un coup d’œil jeté de bonne grâce à l’objectif comme ni le cinéma ni le paparazzisme ne peuvent normalement en capturer. Après l’insupportable débauche cryptique subie à travers le regard d’un Mastroianni qui ne sait plus de quoi il a besoin et même si l’on s’est ennuyé au début du troisième tiers de l’histoire, on se sent tout à coup vidé de toute substance.

On passe au générique et on se donne le temps de réfléchir à la vie mise en boucle des aristos et des stars, et à leurs rémoras de gratte-papiers qui s’enferment tout seul dans une telle boucle pour donner l’illusion à d’autres qu’elle n’existe pas. Et on se dit que le monde aurait bien besoin d’un nouveau Dolce Vita.

→ https://septiemeartetdemi.com/
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2016
Cette errance bourgeoise et aristocratique dépasse de bien loin le cadre de la satire, et je récuse absolument quiconque prétendra que c'est là que se trouve son cœur. Parce que la satire des classes les plus avantagées est un exercice populiste d'une facilité inouïe et désespérément limité (2h 45 uniquement consacrées à un constat matraqué et prétentieux de par son jugement cathartique seraient d'un ennui affligeant), et que Fellini cherchait au contraire à capter quelque chose bien au-delà des ces discours sociétaux. Certes, le ridicule de ces personnages de la jet-set italienne (le terme est probablement anachronique, mais l'image qu'il recouvre était apparemment née bien avant lui) et la vacuité de leur vie se prête à merveille à une lecture acariâtre pour qui veut récriminer un mode de vie qu'il ne peut pas s'offrir ou condamner du haut de sa vertu ceux qu'il choisit de voir seulement comme des rebuts de l'humanité. Mais Fellini met dans La Dolce Vita un élément essentiel pour en faire un miroir, et plus seulement la photographie désacralisante et triviale d'un univers lointain : de l'empathie. Parce qu'il prend par la main le personnage de Marcello Mastroiani, l'accompagnant tout du long d'un long-métrage narrativement décousu auquel il donne donc la forme d'une errance. Si les saynètes et les ressorts comiques s’enchaînent sans s'arrêter, et pourraient sembler chercher à former un panorama des tares d'une aristocratie perdue, il n'en est rien, puisqu'ils le font au côté d'un personnage qui flirte avec celle-ci et cherche, dans ce marasme, le chemin qu'il devrait emprunter. Jamais, alors, le film n'adopte un regard froid, mais joue entre la fascination et la peur du vide pour mettre à nu les conflits qui portent le personnage et quiconque a un jour partagé des rêves aussi confondants que les siens. Le style de Fellini, incontestable, navigue lui-aussi entre le réalisme et la limite du surréalisme, mêlant peu à peu la réalité et les mirages, cherchant dans une certaine vision de la splendeur de l'Italie à retrouver l'aspiration de son personnage à vivre la grandeur, sans avoir une idée très nette de ce qu'elle est. S'il se sert d'une réalité sociale, quitte à en grossir quelque peu le trait, Fellini ne cherche donc pas seulement à la mettre à bas, à en dévoiler le vice caché. Bien plus important, il en fait par tous ses plans, tous ses personnages et tous les dialogues qui font vivre les deux, un panorama où la beauté est présente mais hors de portée. S'il décrit un personnage égocentrique, La Dolce Vita le fait avec toute l'empathie nécessaire, se servant du charisme naturel de Mastroiani pour cultiver le regret de la déroute qu'on le voit subir, et rappeler que s'il y a mille façon de se perdre, une seule est bien suffisante. Un film à la mélancolie éternelle, qui sait mettre en image son versant le plus douloureux, à savoir qu'elle vient de la beauté, et qu'une fois qu'on l'a rencontrée, impossible de rechercher celle-ci sans être rattrapée par elle. Indémodable.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2024
Grand classique du cinéma italien, ce film de Federico Fellini ayant remporté la Palme d’or du festival de Cannes en 1960 reste néanmoins une énigme. En effet, la qualité de la mise en scène et le talent de Marcello Mastroianni ne peuvent combler la prétention du scénario. A travers les errances d’un journaliste qui cherche à donner un sens à sa vie, le récit contient une succession de saynètes plus ou moins inégales. Malgré le portrait d’une aristocratie décadente et de tous les vautours qui volent autour, les longueurs s’enchaînent sans que l’on parvienne à saisir le véritable message du réalisateur. Bref, quelques scènes cultes pour un contenu parfois proche de la vacuité.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 juillet 2012
Un film composé avec brio à la manière d'une pièce de théâtre en différents tableaux, parfois cultes, dans lesquels le héros cherche sa voie, refusant la vie simple que lui propose sa femme; hésitant à sacrifier sa vie à ses aspirations littéraires attiré par la jet set et sa facilité qu'il cotoie et dont il connait aussi la vacuité... Mastroianni était l'acteur parfait pour incarner ce personnage toujours sur le fil entre l'assurance et le doute. A voir mais biensur on n'échappe pas à quelques longueurs féliniennes malgré un mouvement perpétuel.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 août 2019
Une sorte de film à sketches satirique et mélancolique dont le beau Marcello serait le seul fil rouge. Un regard un peu trop pessimiste et cruel à mon goût sur une modernité symbolisée par les paparazzi (le terme vient d’ailleurs de ce film), les vedettes de cinéma, les boîtes de nuit, l’hystérie religieuse, l’oisiveté intellectuelle, la décadence aristocratique, etc. Visuellement, c’est sublime, avec des décors hallucinants qui absorbent toute l’attention de Fellini, et tout son talent de réalisateur. Au risque de sacrifier un peu ce fameux fil rouge, à savoir le portrait plus intimiste d’un homme en pleine crise existentielle, qui est ce que le film propose de plus émouvant, et qui pourtant n’apparait vraiment au premier plan que dans les magnifiques segments de l’actrice américaine et du père. Ces deux morceaux se suffisent à eux-mêmes, le reste étant d’une beauté indéniable, mais aussi d’une maîtrise formelle qui confine à la froideur, pour un film qui aurait pu durer une heure de moins.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2012
La Dolce vita est une chronique du désoeuvrement et de l’ennui à des années lumières d’un laborieux normalisé par ces innombrables fenêtres incluses dans des tours immenses poussant comme des champignons dans des matins blêmes.

On montre sa différence par une décapotable dernier modèle, symbole de la capture d’un ciel ouvert, pas de contraintes d’horaires pour ces fantomatiques épicuriens pour qui le jour est le début de la nuit.

Certains de ces nouveaux Vitelonni toujours festifs semblent recyclés dans une nouvelle composante que représente la traque de ces stars propulsées vers la gloire qu’ils faut sans cesse fragiliser en fournissant les ingrédients de leurs chutes à une meute de photographes toujours à l’affût d’une implacable paire de gifle distribuée à une déviante assaisonné d’une petite correction à l’amant de passage couronnant le machisme d’un mari hors norme par sa naïveté de croire que tout est durable dans un tel milieu.

Marcello Rubini produit type de ces longues nuits ne pense qu’a conclure cigarette au bec, malgré les rappels à l’ordre musclés de sa compagne Emma son schéma reste identique se propulser par un automatisme plutôt que par un véritable ressenti stable et durable dans le temps.

Toutes ces femmes ne sont que des fantasmes, la suivante aussi sublime que la précédente positionne Marcello comme un éternel insatisfait. Ces corps identiques ne sont qu’un palais des glaces. L’alimentation inutile d’un répétitif.

Rome semble appartenir à ces exclus du quotidien, on se baigne en pleine nuit, le ridicule n’est pas perçu, il est encensé par un second terme « Liberté ».

La condition humaine semble carnassière, il faut séduire et dominer dans une sphère ou tout s’évapore après usage. Les rocks and rolls s’exécutent dans des fêtes improvisées ou chacun se lâche en repoussant au maximum dans le temps l’obscurité d’un sommeil.

Marcello centre de gravité équilibre les différents poids que représentent ses dérives et ses rachats. Le cynisme et le désespoir sont distillés dans des comportements ne menant nulle part.

Pour ces existentialistes la normalisation est un gouffre, le soporifique ambiant de leur contexte en est certainement un autre.

La Dolce vita est une île ou l’on refuse un quotidien démolisseur synonyme d’usine à vie, ces immeubles ouvriers ne sont contemplés que de loin, ils sont la toile de fond d’un univers qu’il faut constamment fuir par ses excentricités.
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