La Dolce Vita
Note moyenne
4,0
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137 critiques spectateurs

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nemo5959
nemo5959

13 abonnés 97 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 avril 2010
Je n'ai découvert ce film que récemment mais quel film ! je pense l'avoir regardé 4 ou 5 fois depuis et le regarderai souvent encore... A voir absolument en VO ! Ce film est d'une profondeur et d'une richesse remarquable. On en découvre de nouvelles facettes à chaque fois. A la fois enthousiasmant et désespérant et d'une terrible llucidité. Un âge d'or du cinéma, immortel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 août 2007
La Dolce Vita est un film assez déroutant, un film dénué de tout fil narratif où il est facile de se perdre. Le mieux est de le prendre pour un portrait destructuré d'un monde, d'une socièté, d'une generation, où le personnage de Marcello serait notre guide. La Dolce Vita est un film foisonnant, foure-tout, où Rome devient un microcosme, une ville cosmopolite où les langue et les nationalités se mélange jusqu'à l'incomprehension. On a la 2h45 de scènes absurdes qui se suivent sans autre lien que la presence du personnage principal, 2h45de rires, de cris, de larmes qui ne compte que quelque rare moment de douceur. Fellini a inventé le film-fête forraine.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2015
À l'exception d'un court-métrage dans Histoires Extraordinaires, je n'avais jamais tenté l'expérience Fellini, c'est chose faire avec La Dolce Vita, où le cinéaste italien nous fait suivre les péripéties d'un journaliste à scandale basé à Rome.

Et quelle claque ! Federico Fellini propose un formidable et envoutant voyage dans la bourgeoisie italienne, souvent romaine, où l'on navigue entre star américaine, monde du spectacle ou encore de la presse. La fascination vient dès les premières minutes où l'on découvre, après une introduction montrant le déplacement d'une statue du Christ, Marcello suivant un couple dans un restaurant avant de déambuler dans Rome avec Maddalena puis de passer la nuit avec.

Federico Fellini met en place une longue fresque découpée en plusieurs séquences souvent liées, dont l'intérêt ne se trouve pas forcément dans l'histoire à proprement parler mais dans l'atmosphère, souvent envoutante et désenchantée, ou même certains détails. Le cinéaste capte son époque avec brio, en profite pour épingler la société contemporaine, la bourgeoisie, la presse, le monde du spectacle voire même l'église, le tout sans jamais être dans l'excès mais avec un ton juste et une caméra fluide, nous donnant l'impression d'être régulièrement au coeur de l'action et aux côtés des protagonistes. C'est à travers cette succession de tableaux qu'il décrit la société romaine de la fin des années 1950, notamment dans sa décadence et désillusion donc, en prenant le point de vue d'un journaliste à scandale qui va toujours se trouver dans les bons coups pour observer cet univers.

Il y a aussi une telle science du détail, et un art des dialogues, qu'il est difficile d'y déceler tous les symboles et la richesse en une seule vision, tandis que les séquences inoubliables, et intemporelles, se succèdent, à l'image de la baignade de l'actrice américaine ou de la rencontre sur la plage. Tout semble parfaitement orchestré, que ce soit dans les plans, souvent somptueux et participant à l'immersion, la très belle photographie en noir et blanc ou dans l'utilisation de l'excellente musique de Nino Rota. Il arrive à nous faire passer par tout un panel d'émotion, et de tons, aucun personnage, ou réflexion proposée, ne laissant indifférent. Devant la caméra, La Dolce Vita bénéficie d'un exceptionnel Marcello Mastrioanni qui se fond dans son personnage tandis que la galerie d'acteurs participant à son errance lui rendent merveilleusement bien la réplique, Anouk Aimée et Anita Ekberg en tête.

Et si c'était cela finalement du grand et beau Cinéma ? Federico Fellini signe une oeuvre d'art intemporelle où il capte son époque et offre une fresque envoutante, riche, pertinente et mémorable.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2018
Est-il vraiment utile de rappeler que « La dolce vita » est un chef d’œuvre, l’un des plus beaux longs-métrages de l’histoire du septième art ? Absolument tout dans ce film est parfait, autant sur le fond que sur la forme. Je crois que c’est tout simplement le plus beau noir et blanc que j’ai vu de ma vie, chaque image de ce film est une œuvre d’art à part entière. La sublime photographie combinée aux splendides jeux de lumière et au talent de metteur en scène de Fellini font de ce métrage une réussite visuelle de tous les instants. Avec réalisme et en même temps beaucoup de poésie et parfois même de sensualité, le cinéaste italien s’attache à capter l’évolution d'une société bourgeoise italienne en pleine mutation. A travers sept petites intrigues, il dresse une fresque sociétale d’une ampleur quasi inédite au cinéma, captant l’énergie et la ferveur du Rome du début des années 60 avec une grâce unique. Mais, là où beaucoup de cinéastes se seraient contentés de livrer un énième constat sur la décadence de la bourgeoisie, Fellini adopte une position plus subtile et complexe. Il constate bien sûr cette décadence de la bourgeoisie, quasi seule bénéficiaire de l’essor économique que connaît alors l’Italie, qui mène une vie faite de débauche et de superficialité. Mais « La dolce vita » se distingue des autres films abordant le même sujet en refusant d’adopter un regard moralisateur sur ces personnages, Fellini cherche à nous exposer une réalité sans pour autant l’enjoliver ni la dévaloriser. Il ne s’arrête pas non plus au simple constat de la disparition inévitable de la bourgeoisie traditionnelle, il annonce l’avènement d’une nouvelle génération vouée à la remplacer et à bousculer les codes sociétaux établis. Ainsi, je considère que l’effervescence de « La dolce vita » est annonciatrice des changements sociaux et politiques qui parcourront le veux monde dans les années 60, le mythique dernier plan en étant la parfaite illustration, ce regard caméra plein de défi m’évoquant la prise de pouvoir d'une jeunesse avide de bousculer les codes. Evidemment, cette interprétation en vaut une autre mais elle démontre bien que « La dolce vita » est une œuvre d’une immense richesse dans laquelle chacun peut y trouver quelque chose, un chef d’œuvre indémodable et impérissable à voir et à revoir.
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 novembre 2013
Un brun ténébreux et une blonde à la poitrine avantageuse sur l'affiche.

Est il possible de ne pas aimer un film qui est considéré comme le film le plus culte du cinéma Italien?

Pour aimé La Dolce vita il faut certainement bien connaître Fellini et ce n'est pas vraiment mon cas, bien que jusqu'à présent je n'avais vu que "Les nuits de Cabiria" qui d'ailleurs fait partie de mes films cultes. Donc on ne peut pas dire que je connais bien l'univers de Fellini.

La Dolce vita n'est pas un film conventionnel, il ne ressemble à rien de ce qui a été fait. Fellini nous parle de la société Italienne avec plusieurs épisodes qui séduisent et d'autres durs.

On n'est d'abord fasciné par le film bien qu'il n'y est pas vraiment d'histoire et puis on s'ennuie. En tout cas Fellini m'a perdu 1 heure avant la fin.

La photographie est magnifiques. Mastroianni et Anouk Aimée sont magnifiques.

Il faut certainement plus qu'une vision pour comprendre et aimé "La dolce vita"
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mars 2012
S'il y a bien quelque chose de réellement affligeant, c'est de ne pas trouver un Fellini géant. Heureusement, La Dolce Vita n'est que le deuxième long-métrage du grand Federico Fellini qui me laisse sceptique sur ses appellations de chef-d'oeuvre. On retrouve différents thèmes fidèle à ce dernier : la lassitude, la bourgeoisie, la luxure... Et c'est à travers différentes scénettes indépendantes les unes des autres plus ou moins fascinantes que l'on assiste au renoncement général de Marcello (le charismatique Mastroianni, fidèle collaborateur du réalisateur). C'est-à-dire qu'on le voit peu à peu tout plaquer : boulot, femme etc. Certes, on peut y voir une excellente critique du métier de journaliste, mais aussi de la bourgeoisie (récurrent chez Fellini) mais l'ensemble aurait gagné davantage à éviter les temps morts un peu trop présents à mon goût. À côté de cela, on passe néanmoins d'excellents moments de cinéma, en particulier la scène culte de la fontaine, où la beauté d'Anita Ekberg ne fait qu'évaporer tout sentiment d'ennui.
Camusduverseau
Camusduverseau

58 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2007
C'est l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma. C'est un conte "moderne et dramatique" génial. C'est du grand art !
Itaelle
Itaelle

101 abonnés 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2010
Fellini est le cinéaste qui est considéré comme celui transmettant le mieux le rêve. Cette sensation est omniprésente durant trois heures que l'on ne voit pas passer. "La Dolce Vita" est une chronique de la vie romaine de l'époque et a une aisance assez impressionnante du point de vue du réalisme. Mastroianni est dirigé de main de maître dans un rôle magnifique et donne la réplique à des femmes, toutes plus superbes les unes que les autres, symboles du fantasme innaccessible. C'est durant ces périodes que le film prend son envol et marque le spectateur. Comment oublier la longue séquence commençant avec la sortie de l'avion d'Anita Ekberg, se poursuivant dans un bal et se terminant dans le fontaine de Trevi? Ce passage est tout simplement prodigieux et fait partie des plus beaux jamais réalisés. Tout n'est que désespoir, cynisme, et humour noir. On devient triste en même temps que l'on rêve et on se laisse aisément porter dans ce voyage unique que constitue "La dolce Vita".
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2013
Fellini rend une nouvelle fois hommage à "sa Rome chérie" et nous montre en même temps la décadence de la bourgeoisie romaine. On ne peut qu'être émerveillé devant une telle mise en scène et les séquences sublimes qui s'enchaînent. Les acteurs sont formidables, Mr Mastroianni en tête. Anita Ekberg est sublime. Chef-d'oeuvre.
Jiminou76
Jiminou76

10 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2018
Oeuvre splendide où de nouveau l'enfer social et la décadence des classes aisées sont mis en avant par Fellini. Mais c'est aussi l'occasion de tacler le refuge absurde de la pauvreté dans la religion avec cette scène de miracle tournant au drame , et de la richesse s'enfermant dans leurs appartements / bibliothèques entre intellectuels, où finalement certains préfèrent se suicider. Marcello, le héros, est en conflit interne avec sa recherche d'hédonisme et de jeunesse perdue (au point de ne pas reconnaître la jeune femme à la fin du film, ni ne l'entendre, et s'en détourner, après une soirée à clamer l'épicurisme contre la vieillesse) mais aussi cette société d'image où paparazzi et tv cherchent à mettre en image tout et n'importe quoi (paparazzi, miracle, veuve éplorée...). Superbe.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2016
Un deuxième visionnage s'impose, j'ai pas tout saisi, évidemment j'ai saisi que c'était génial mais cette construction assez étrange comme un succession de sketches toutefois liés les uns aux autres qui répètent le même schéma inlassablement, celui que tient le film, une curiosité d'abord qui devient fascination puis vire à la drôlerie, à l'amusement pour virer à une forme de cynisme auto-complaisant et assez dérangeant. Certaines scènes sont magnifiques évidemment toutes celles avec Anita Ekberg qui sont d'une drôlerie incroyable que ce soit pour son personnage ou les réactions qu'il suscite, j'aurais aimé que le film ne soit que ça, mais il faut bien que la situation évolue et ça aurait pu se montrer lourd cette représentation de la femme. Ou tout ce qui traite au thème du cirque, cher à Fellini mais ici il y a cette poésie, cette mélancolie à la fois drôle et triste. Et cette manière de filmer un personnage qui quitte un groupe ça à l'air de rien comme ça mais simplement parfait et à chaque fois. Je pourrais en citer plein comme ça, la scène de la voiture en pleine nuit une parodie de romance qui ne cesse de varier entre attirance et répulsion. Et moi qui aime beaucoup le travail de Fellini, surtout pour sa poésie, souvent très drôle et pleine d'esprit je dois admettre que là il m'a souvent perdu en route, j'espérais que le film tienne cette promesse tout du long, cette légèreté frivole, mais j'ai ressenti pas mal de temps morts (enfin c'est la construction du récit qui veut ça) mais tout de même j'ai souvent décrocher pour ensuite reprendre le fil complètement emballé. Et puis c'est pas génial quand il veut y introduire un discours philosophique, c'est toujours à mi-chemin entre la moquerie et une idée qu'il soutient (à laquelle j'adhère rarement d'ailleurs), c'est la force et la faiblesse du film, c'est toujours ça le problème quand on est ambivalent, on en sait jamais réellement où il se place. Un de ces quatre je le reverrais, pas de si tôt, il y a trop de choses à découvrir, mais ça s'impose, ne serait-ce que pour l'apprécier pleinement car ça se sent de bout en bout, que c'est un chef-d’œuvre.
 Stallworth
Stallworth

6 abonnés 144 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2025
Je vois que beaucoup encensent ce film qui est ce qu'on peut appeler un "classique", mais personnellement je n'ai pas du tout accroché.
Si j'ai bien aimé environ la première moitié du film (on est plongé dans la Rome des années 60, suivant le superbe Marcello, journaliste, qui passe d'une femme à une autre, vivant la "dolce Vita", allant à des fêtes aux quatre coins de la ville...), lorsque la deuxième a commencé, je n'avais qu'une hâte : que le film finisse. En effet je trouve que ça partait vraiment dans tout les sens, des personnages émergeaient de toutes parts, et certaines scènes étaient je trouve particulièrement longues, notamment les diverses fêtes/réceptions vers la fin du film où tout le monde semble dans un état de dévergondage qui rend presque l'ensemble des dialogues incompréhensibles... Bref je ne comprends pas l'intérêt de ces scènes où tout le monde semble ivre et d'où rien ne ressort. spoiler: J'ai tout de même bien aimé dans la deuxième partie du film la scène entre Marcello et Emma lorsqu'ils ont leur grosse engueulade en pleine nuit dans la voiture, scène je trouve très bien jouée, et qui elle, a du sens.

Bref j'ai bien senti passer ces presque 3h.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 février 2019
Attention chef d'oeuvre ... ou pas, tout dépend de votre sensibilité et de l'interprétation que vous vous faites du ciné italien décennie 60-70'. Les films de Fellini sont plutôt atypique mais La Dolce Vita est sûrement son oeuvre la plus accessible, la plus appréciable, son meilleur film sans doute. La réalisation est au poil avec quelques plans et quelques scènes de toute beauté, une ou deux scènes ont marqué la mémoire cinéphile, un des dernier grand film en noir et blanc . Le film en fera décrocher plus d'un par son rythme lent et son scénario décousu assez plan-plan, contemplation de la bourgeoisie italienne entre autres. Heureusement Mastroianni est là, il irradie le film de toute sa classe naturelle (les costumes aidant aussi), ne serait-ce que pour Marcello à l'aise en costard derrière ses grande lunettes noires (inspirant toute une génération), il faut voir ce film. Je n'avais pas vu un acteur si beau et charismatique à l'écran depuis Brando dans Sur les quais, De Niro dans Le Parrain 2 ou Gosling dans Drive dans une moindre mesure. Le film se démarque aussi par sa trame inhabituel, supprimant l'un de ses personnage principal au 2/3 du film, imité la même année par deux autres chefs d'oeuvre (L'avventura, Psychose). Pour le reste Anouk aimée est d'une sensualité à toutes épreuves et les autres seconds rôles, quoique peu mis en avant, ne sont pas déplaisant. Très bon film. Ah et j'oubliai la musique tour a tour joyeuse, triste ou dansante mais continuellement géniale, une des plus belle BO du 7ème art signé du grand Nino Rota
Leandre H
Leandre H

10 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 septembre 2021
Voilà un film visuellement impressionnant. J'ai senti que je ne pourrais pleinement comprendre cette oeuvre entièrement au premier visionnage... mais sa polysémie fait sa force pour moi. D'une grande complexité, le film dresse avec maîtrise et audace le portrait d'une Rome bicéphale ; antique et empreinte d'un catholicisme puritain d'un côté, fougueuse et extravagante de l'autre.
Les scènes d'ouverture et de clôture se font écho : d'abord la beauté factice de la statue du Christ, enfin la crue réalité de la nature avec ce cadavre échoué. La galerie de personnage défilant devant Marcello est passionnante, et certains sont si intéressants qu'on aimerait les revoir ensuite... Marcello court après son rêve inatteignable de jouissance intellectuelle (l'art, etc), sociale (nombreux amis) et charnelle (la Femme idéale) : de nuits chaotiques en aubes épuisées de toute substance, il poursuit une illusion, représentée par Steiner, ce vieil et lointain ami qu'il retrouve et qui a tout (femme et enfants, amis, culture, richesse). Cette quête devient touchante au fur et à mesure, et sûrement un jeune voulant tout voir de la vie admirera ce personnage qui n'inspirera que compassion et pitié aux plus âgés.
Je n'ai cependant pas été emballé par la musique originale de Nino Rota, mais la force de ce noir et blanc somptueux compense largement, nous offrant par exemple la scène mythique de Anita Ekberg, femme idéale/inaccessible se baignant dans la fontaine de Trévi...
Il faudra que je le revoie assurément, car j'ai eu le sentiment d'être dépassé. En tout cas voilà un film qui me paraît résumer une grande partie de l'esthétique de Fellini, de l'univers du divertissement au scénario lâché, jusqu'à la musique... qui a atteint pour moi son sommet dans La Strada (1954). À voir absolument !
O.M.A.
O.M.A.

10 abonnés 134 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2024
Titre ironique voire cruel ! Car, sous une apparence festive, Fellini ne dépeint que des gens insatisfaits et superficiels.
Son propos : la nécessité de vivre intensément le présent, et de ne pas le fuir éperdument.

Le tourbillon de la vie vaine est représenté le plus souvent de nuit par une succession de très hauts et de très bas, l'écart se creuse jusqu'à ce que ces moments finissent par se confondre : spoiler: effervescence des flashs puis misère de la prostitution et tentative de suicide / insouciance puis violence / apparition divine mais absence de miracle et décès / invitation dans un château puis tragédie, etc. La dégradation morale amène ainsi à refuser le mariage et à célébrer un divorce, à se comporter de manière dégradante : les hommes deviennent bêtes (tandis qu'une raie géante figure une nature morte "palpitante" à la Chardin). La nouvelle génération suit les traces de l'ancienne, d'autant plus facilement que ce sont les valeurs qui ont changé. Les enfants ne sont pas à la fête : deux mentent, deux meurent. Seule une adolescente, préservée du monde du personnage principal par un peu d'eau, laisse entrevoir peut-être une note d'espoir.
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