La Dolce Vita
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137 critiques spectateurs

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Jean Cherasse
Jean Cherasse

100 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 décembre 2024
C 'est le film majeur de Fellini, cette métaphore sur l'apocalypse menaçant la société du spectacle et l'anéantissement d'un vieux monde pourri par la frivolité et la cupidité !
L'un des incontestables chefs d'oeuvre du cinéma mondial !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 avril 2010
Bouais...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 avril 2013
L'histoire :

Marcello ( Marcello Mastroianni ) est chroniqueur mondain dans la presse, il va et vient au gré des différentes fêtes et autres événements de gala réunissant les stars, la petite bourgeoisie italienne, ou encore les innombrables producteurs.

On suit donc les nombreuses errances d'un homme qui passe de femme en femme, de lit en lit incapable d'espérer une vie stable et construite.

Des personnages et une réalisation magistrales :

Palme d'or à Cannes en 1960, Frédérico Fellini sublime la ville de Rome et ses personnages.

Resplendissant, Marcelo Mastroianni qui va devenir par la suite son acteur fétiche, porte le film sur ses épaules, tout en retenue et minutie dans son interprétation, il joue parfaitement le rôle de ce chroniqueur paumé et terriblement seul.

En pensant à la Dolce Vita on ne peut que se remémorer la fameuse scène de la fontaine de Trévi où Anita Ekberg ( Sylvia dans le film ), magnifique et délicieuse actrice nous montre tout ses charmes mais également son sens de théâtralité.

Tous les plans, les cadres sont filmés simplement et esthétiquement, face à la ville de Rome grandiose et superbe.

Au même titre que le noir et blanc, qui rajoute une certaine touche de charme et de nostalgie quand au pérégrinations de Marcello.

Le journal d'un homme en perdition dans une ville immense :

Marcello dispose de tout, il est jeune, beau, à une bonne situation et côtoie les stars de l'époque. Qui ne révérait-pas d'une vie pareille ?

Et pourtant sa vie ne le satisfait pas, la futilité,la frivolité du monde qui l'entoure le consume petit à petit. C'est la chronique d'un homme incapable de faire un choix, refusant de vivre une vie banale avec sa fiancée mais détestant le monde fantasque du showbizness.

Un dilemme qui le suit tout le long du film, d'une part avec la vision d'un de ses amis tellement enfermé dans sa vie familiale qu'il en vient à se suicider et d'autre part la vie d'une star représentée par Sylvia ( la sculpturale Anita Ekberg ) malheureuse avec un mari jaloux et quelque peu ivrogne.

C'est un étrange sentiment de se savoir au bon endroit selon les tabloïds mais ruinant nos propres ambitions personnelles ( dans le film Marcello rêve de littérature et de poésie ).

Un homme en danger, en perte d'identité :

Marcello joue un rôle, le rôle qu'on lui a octroyé, un homme qui a réussi, dont tout réussi, qui ne cesse de perdre confiance en lui et en ses propres idées.

Tellement embrigadé par le système qu'il en perd sa propre identité, il n'est plus qu'un homme à femmes, perdu dans Rome dont le métier est d'épié les moindres faits et gestes des stars.

Mais surtout, ce n'est plus seulement le système qu'il haït, mais aussi sa propre personne. L'homme qui rêvait d'art et de culture n'est plus qu'une farce de la société qu'il a détesté.

Vision finale de Marcello, participant à une autre fête, l'homme a atteint son point de non retour, décadent et frisant le ridicule, il cherche par tout les moyens à continuer une soirée pourtant finie .

spoiler: Comme un signe, une dernière main tendue pour le sauver, une jeune fille rencontrée plus tôt lui demande de venir la rejoindre mais celui-ci feignant de rien entendre préfère continuer sa route de l'autre côté vers ses hypothétiques amis et sa vie outrancière.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 juin 2008
Immersion dans le Rome fin des années 50 ou un journaliste se colle a la faune local pour ecrire ses articles, presque un film a sketch on suit marcello dans plusieurs histoires et on ressent le grand amour de Fellini pour cette ville chaque vienne la sublimé, un musique et des acteurs parfaits un chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 mai 2020
Très beau, mais sans aucun but. Connaître les soirées mondaines italiennes...ok. Mais c'est beaucoup trop long et ça devient vite ennuyant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Parlons un peu de la Dolce Vita de Fellini. Palme d'or à Cannes. Film polémique, scandales en tout genre, film qui fit de Federico Fellini un des plus grands cinéastes de l'histoire du cinéma. Car Fellini, c'est l'intelligence, c'est une forme d'intellectualisme, mais aussi c'est le peuple dans toute sa pluralité. Et l'on retrouve toute cette force dans La Dolce Vita à travers des destins particuliers, le plus célèbre étant bien sur Marcello Mastroianni qui commença à apparaître alors comme l'alter-ego du cinéaste. Ce film éblouissant et merveilleux est à la frontière entre le fantasme fellinien, magique, souvent burlesque, et le néoréalisme Italien des années 50 de Visconti ou De Sica. Et c'est celà qui fait sa force, sa puissance d'envoûtement. Il ne faut pas voir de véritables caricatures des italiens, mais plutôt un mélange entre l'image fantasmatique de l'Italien et la réalité de l'époque. La douceur de vivre grâce à fellini est d'un esthétiqme magique, plein d'humour et de passions amoureuses. Cinéma qui se donne à nous comme une successions de scènes de la vie de Marcello. Voyage au bout de L'italie, pourrait-on dire. Pour conclure, "La Dolce Vita" est selon moi, une petite perle, immortelle, du cinéma italien.
Noise&sound
Noise&sound

157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2025
C est avec les yeux d un spectateur de 1960 qu il faut découvrir ce film pour mesurer son impertinence. Scandaleux au goût de certains, on y trouve un Federico Fellini à l œil aiguisé qui nous laisse un témoignage sans concession sur la « dolce Vita » ce courant sociétal et culturel qui a traversé Rome durant les années 50. Un mode de vie insouciant et consacré aux plaisirs mondains qui n est pas sans rappeler le mouvement de la « Movida » espagnole des années 80, bien que ce dernier soit plus populaire que mondain. Tous 2 sont marqués par la libération des mœurs, la vitalité, la joie et l'exubérance après une période de dictature et incarnés chacun par un cinéaste : Fellini pour l un, Almodovar pour l autre. Une génération les sépare mais beaucoup de choses les rapproche. La structure en tableaux successifs - autant d occasions - de décrire la société qu ils vivent. Des personnages haut en couleur et particuliers, hors normes. Une caméra amoureuse de ses personnages qui les sublime. Car Fellini magnifie ses acteurs. Marcello Mastroianni est incomparable, Anouk Aimée envoûtante, Anita Ekberg vamp hollywoodienne à souhait. Souvent cynique les piliers de la société italienne d avant guerre en prennent pour leur grade : une noblesse décatie, une bourgeoisie désœuvrée, un clergé compromis. Les piliers de la société nouvelle, moderniste, ne sont pas mieux lotis avec son show-business déconnecté et ses journalistes à sensation insensibilisés. Paparazzo l ami photographe de Mastroianni offrira son nom aux journalistes people dans la vraie vie, devenus des « paparazzi » après le film.
Fellini nous offre aussi plusieurs scènes mythiques dont le Christ survolant ses ouailles les bras grands ouverts, la course poursuite dans les escaliers du dôme de la Basilique Saint Pierre derrière la belle Ekberg, le baiser de la fontaine de Trevi, la voix fantomatique et mystérieuse d Anouk Aimee ou la fête finale presque orgiaque. J arrête, il y en a trop.
Alors oui le rythme n est pas celui des films d aujourd’hui. La femme ne ressemble pas à celle d aujourd’hui. 60 ans se sont passés. Une autre époque qui peut agacée. Et pourtant ce fut un vrai vent de liberté et de modernisme que la « Dolce Vita » de Fellini.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 juillet 2009
Anita Ekberg est envoutante, Mastroianni a la classe et Fellini est au sommet de son art. Magnifique.
Marcello Di Castiglioncello
Marcello Di Castiglioncello

22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2024
La Dolce Vita est un chef-d’œuvre qui capte l’essence de Rome et des années 60 avec une élégance inégalée. À travers le parcours de Marcello, un journaliste désabusé en quête de sens, Fellini nous embarque dans un tourbillon de fêtes, de glamour, et de moments de vide existentiel. La fameuse scène avec Anita Ekberg dans la fontaine de Trevi reste à couper le souffle, symbole parfait de la beauté et de la superficialité du monde que dépeint le film.

Fellini filme cette décadence avec une poésie visuelle incroyable, mais aussi avec une pointe d’amertume. La Dolce Vita nous fascine autant qu’il nous interroge sur le sens de la vie et la quête de bonheur. C’est un classique qui, des décennies plus tard, continue de toucher, de captiver, et de faire réfléchir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 avril 2013
Magnifique version restaurée de ce chef-d’œuvre incontestable, à voir et à revoir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mars 2015
Alors, évidemment, c'est en noir et blanc et ça plus de cinquante ans... Mais précisément, le cinéma, c'est un ensemble de styles, de préoccupations, de visions des choses qui s'enrichit de décennies en décennies. Peut-être faudrait-il parler de cinéma et de cinéma contemporain? Ce serait prétendre qu'on "faisait mieux avant". Ce n'est pas le but.
Pourquoi ce film-ci, qui raconte l'histoire d'un jeune journaliste "à sensation", son quotidien lardé entre sa vie maritale mouvementée, ses "enquêtes" journalistiques dont il méprise lui-même le sens, ses soirées, ses nuits, ses petits matins dans lesquels il perd son identité, pourquoi s'agit-il d'un chef-d'oeuvre?
Ce ne pourrait se limiter au jeu des acteurs, sensationnel, ou à l'oeil de la caméra, dont la mobilité suit le sujet, tantôt proche et intimiste, tantôt lointaine et comme objectiviste, suivant les scènes, avec une justesse désarmante. Ce ne pourrait se limiter non plus sur un scénario qui semble décousu, au point que la plupart des personnages qui gravitent autour de Marcello disparaissent d'une scène à l'autre. Ce scénario, qui est pourtant d'une précision somme toute remarquable: après tout, si l'on devait être suivi par une caméra, dans notre propre vie, nous ne serions pas non plus suivis par les mêmes personnages d'un jour à l'autre, surtout si nous avions une profession comme la sienne.
Certes, le sujet est un peu démodé, la musique passée, le rythme abstrait, les décors et les lieux disparus aujourd'hui. Pourtant, ils parlent encore, ces endroits: la terrasse du restaurant près de laquelle on se gare den triple file, la plage et son petit restaurant, dans lequel Marcello flirte avec la petite serveuse qui reviendra à la toute fin du film pour tenter de le "sauver", la boîte de nuit où il emmène son père, la maison presque insalubre où il retrouve sa femme, la scène de la nuit finale, grotesque et vide... C'est une Rome multiple, à la limite entre le rêve de Fellini et la réalité toute brute, avec une vision fabuleuse, au centre du film, lorsque l'on retrouve l'épouse de l'écrivain qui vient de se suicider (et a fait bien pire encore), dans le décor d'une banlieue non-finie, parsemée d'immeubles perdus comme des ilôts au milieu de rien, où s'arrête le bus qu'attendent les paparazzi avides d'images intellectuellement obscènes: celles d'une mère et d'une femme qui ne sait pas encore qu'elle a tout perdu et que tente en vain d'abriter de ses collègues un Marcello effondré, mais qui se relèvera dans sa vanité presque aussitôt après.

Et ces cinq dernières minutes... entre la raie géante, dont le regard semble être celui de Dieu, mort, qui juge les fêtards, et la gamine, ange de dernière minute, qui danse légèrement derrière un pathétique bras de mer, facile à franchir, cherchant à agripper le héros de sa déchéance, dans un pauvre sourire qui sait déjà que tout est consommé... Ah! Ce dernier geste de la main de Marcello...

Je comprends que certains s'ennuient: ce film ne s'adresse pas à ceux qui viennent voir un film, mais à ceux qui s'interrogent sur le sens de tout ce que nous faisons sur Terre, puisque Dieu est mort...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
La dolce vita est un délice, tout comme La Strada ou Huit et demi.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 décembre 2019
C'est un classique du cinéma, considéré par beaucoup comme un chef-d'œuvre, que je conseille à tout le monde de voir. On y trouve des scènes parmi les plus célèbres du cinéma, comme le bain de minuit dans la fontaine de Trevi entre Marcello Mastroianni et Anita Ekberg. C'est avant tout une œuvre artistique. Federico Fellini compose plusieurs tableaux qui sont autant de représentations des deux effigies de l'amour si chères aux italiens : l'Amor brave et l'Amor profano. Les personnages féminins tournoient autour du personnage éponyme de Marcello Mastroianni dans sa quête existentielle de l'amour. L'Amor brave est représentée par Maddalena (sa femme) dont il ne peut se séparer et l'Amor profano par les personnages de Fanny (sa maîtresse) et de Sylvia (l'actrice) qui l'inspire en lui jouant sa comédie. L'Amor eterno ou Amor sacro est quand à lui symbolisée par la jeune fille angélique (angelino) qui tente de ramener Marcello vers le chemin de la vertu. Le film n'a pas de réelle dynamique, il superpose des couches de couleurs comme dans une peinture, pour nous faire ressentir les émotions de l'époque : une société désabusée où sévit les excès et le vice, le caractère éphémère des choses, la peur de perdre ce qui nous est chère, la rédemption et le salut, la vertu, le fantasme, l'art, la douceur de vivre.
Nakisa
Nakisa

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2023
Quand j'ai plongé dans "La Dolce Vita" (1960) de Federico Fellini, c'était comme être transporté dans le tumulte vibrant de la Rome des années 60. Les éclats de glamour et de festivités m'ont fasciné, mais ce qui m'a vraiment marqué, c'est l'exploration profonde des aspects sombres de l'âme humaine. À travers les yeux d'un journaliste à la recherche de sensations fortes et de vérité, j'ai été immergé dans la tourmente de la quête de célébrité, des relations fragiles et des questionnements existentiels.

Je ne peux pas oublier la célèbre scène d'Anita Ekberg dans la fontaine de Trevi, une image qui semble crier : "Profite du moment présent." Le film nous incite à faire de même, à saisir les opportunités de la vie même lorsque tout semble confus et chaotique.

Ces images emblématiques sont gravées dans ma mémoire, mais "La Dolce Vita" est bien plus qu'une série d'images frappantes. Il m'a fait réfléchir sur notre époque et nos aspirations. C'est une expérience cinématographique qui oscille entre l'excitation et la contemplation, offrant une perspective profonde sur la nature humaine. Si tu veux une dose d'éclat, de réflexion et de douceur de vivre à l'italienne, ce film est un incontournable.
Guillaume M.
Guillaume M.

2 abonnés 160 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2026
Un film sûrement culte mais que je n’ai pas forcément trouvé suis personnellement passé à côté.
C’est longuet et vieillissant. Quelques passages attendrissants neammoins.
Un film d’une autre époque que je n’ai pas su apprécier,
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