La Dolce Vita
Note moyenne
4,0
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137 critiques spectateurs

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Matthieu “Yhakrkw” Mouillon
Matthieu “Yhakrkw” Mouillon

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2026
Sur le plan cinématographique, les mouvements de caméra sont modernes, véritables regards. L'alternance des situations aussi, où l'on voit des personnages qui déambulent, en funambules dans le crépuscule d'une époque, et qui rient malgré les soucis. Et qui s'aiment malgré l'amertume.
Reapingdeath
Reapingdeath

18 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 avril 2026
Aïe! Suis-je incapable d'apprécier ce monument du cinéma à sa juste valeur ? Car je dois bien avouer que cette «Dolce Vita» m'a laissée profondément de marbre. On suit les pérégrinations d'un journaliste, Marcello (Mastroianni, excellent pourtant), qui va d'une femme à l'autre, d'une soirée à l'autre, fait un reportage de temps en temps. Alors il semble que ce soit le «style Fellini» de juxtaposer des scènes qui n'ont pas vraiment de lien entre elles, mais cela m'a juste semblé décousu et pas très captivant. Même la fameuse scène de la fontaine de Trevi est expédiée en deux temps trois mouvements.

Pourtant la thématique n'est pas inintéressante : spoiler: celle d'un homme qui vit en contradiction avec lui-même. Qui se noie dans les amusements, tout en sachant qu'il gaspille son temps et son talent. Qui vit avec une femme qu'il n'aime pas, qu'il méprise et qu'il trompe. Qui préfère une «dolce vita» qui n'est en fait pas si douce que cela, mais qui est vaine et destructrice.
Ces questionnements m'ont, en tout cas, semblés plus intéressants que la critique de la jet-set dépravée, autre thème phare de cette œuvre.

Le film avance et ne décolle jamais vraiment. Certaines scènes donnent l'impression que ça y est, le film nous emmène enfin quelque part spoiler: (la discussion avec Steiner, puis le suicide de celui-ci, la discussion avec le père, la dispute avec la petite amie)
mais tout retombe assez vite, l'ambiance reste terriblement froide et on arrive à la fin du film sans avoir jamais été vraiment embarqué.

Alors «La Dolce Vita» mériterait-elle un second visionnage pour en découvrir enfin les merveilles (bien) cachées? Affaire à suivre.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juillet 2025
Considéré comme un chef-d'œuvre, La Dolce Vita de Fellini m’a pourtant profondément ennuyé. J’ai peiné à aller jusqu’au bout, submergé par une succession de scènes décousues, sans véritable fil narratif. Le film semble se complaire dans une agitation creuse, enchaînant les saynètes sans logique ni progression. Malgré son statut emblématique, je peine à comprendre l’engouement. Le style visuel est soigné, certes, mais cela ne suffit pas à masquer l’absence de rythme ou d’émotion. Chef-d’œuvre ? Peut-être pour certains. Pour moi, c’est surtout une œuvre hermétique, épuisante à suivre, qui ne justifie pas totalement sa réputation légendaire. Bravo tout de même à Marcello Mastrioanni très bon acteur
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2025
un classique du cinéma italien dont Marcello Mastroianni offre son charme aux femmes envoûtantes qu'il rencontre puisqu'il est journaliste, après avoir été écrivain, de voyage à Rome. Anouk Aimée, Yvonne Furneaux ou Anita Ekberg. Un film remasterisé, en noir et blanc, mais semble être tourner assez récemment. alors qu'il est de 1959. Une fresque d’aventure, romanesque, teinté de comédie et de drame.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2025
On pourrait d'emblée dire que la Dolce Vita flotte sur la surface d’un monde dont la profondeur s’est évaporée. Ce que Fellini compose ici, c’est une tragédie sans chœur, une apocalypse élégante dont le héros ne tombe pas mais s’effiloche, lentement, dans les plis d’une réalité sur-signifiante.

Marcello Mastroianni épouse Marcello Rubini, son inconsistance, ses esquives, ses demi-élans. C’est un homme troué, sans lieu fixe, qui ne cesse de fuir le cœur battant des choses pour se réfugier dans les lueurs de la surface. Il est partout à moitié, et nulle part tout à fait. Le père qui s’éclipse, la fiancée que l’on fuit, l’amante trop idéale, l’enfant inaccessible. Chaque figure que le film lui tend, s’efface aussitôt. Ce n’est pas qu’il renonce. Fellini filme ce vide sans le remplir, ce vide qui n’est pas un manque, mais un trop-plein de signes, d’images, de sons dans une Rome saturée de sa propre représentation.

La Rome de La Dolce Vita est un lieu baroque qui tourne sans fin, une ville possédée par son propre reflet. L’image y est omniprésente, mais elle n’ouvre sur rien. Elle renvoie sans cesse à elle-même, comme une icône vidée de toute consistance. On ne regarde plus, on consomme. On ne parle plus, on performe et l’actrice Sylvia (Anita Ekberg) l’incarne parfaitement.

Fellini saisit ce moment où le sacré ne disparaît pas mais change de forme. Où l’on ne croit plus à Dieu, mais où l’on croit encore à l’image. La scène de la Madone est exemplaire : des enfants “voient” la Vierge, les caméras les encerclent, la foule s’agglutine, les corps se pressent. Le miracle n’est pas la vision, mais le dispositif qui la produit. Le spirituel est devenu spectacle.

Et pourtant, le film n’est jamais cynique. Lorsque Marcello retrouve Steiner, l’intellectuel raffiné, il croit encore à une possible issue, un modèle d’intelligence, de recul, de dignité. Mais Steiner aussi est une chimère. Et sa disparition, brutale, tragique, referme toute voie d’émancipation. Même la pensée ne sauve plus. Même la culture échoue à donner forme à l’existence.

Et puis vient la fin. Une plage. Un monstre marin échoué. Une fille blonde, pure, comme surgie d’un ailleurs. Elle parle, mais Marcello ne l’entend pas. La musique se retire. Il reste ce regard caméra, ce silence épais. Ce n’est pas une clôture, c’est une séparation définitive. Le monde n’est plus partageable. On ne se comprend plus. On ne s’entend plus. Elle ne vient pas guérir, mais attester que quelque chose a été définitivement perdu.

Et pourtant. Et pourtant, Fellini laisse filtrer quelque chose qui relève encore de la grâce. Non pas une rédemption, mais un regard. Une manière de cadrer, d’enrouler les corps dans la lumière, de suivre un mouvement jusqu’à son point de décomposition.

Le film est un mausolée baroque, un tombeau pour une époque qui croyait encore pouvoir célébrer la vie dans les éclats du luxe, du sexe, de l’art, de la modernité. Et ce tombeau est beau. Il scintille. Il nous aspire. Comme Marcello, on voudrait y rester. Mais la mer monte. Et avec elle, emporte tout.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 janvier 2025
Sur les pas de Marcello Mastroianni qui incarne le personnage "fil rouge" de cette visite -ou plutôt de cette errance- des milieux branchés de Rome, Fellini nous fait découvrir un univers cynique et superficiel qui dissimule sa déchéance dans l'oisiveté et les excès. Marcello, comme attiré malgré lui par ce qui brille, se jette dans des soirées mondaines peuplées de noctambules et de figures dévoyées. Jusqu'à en délasser sa femme.
Car, en moraliste qu'il est, le cinéaste dénonce l'abandon de certaines valeurs, sentimentales et familiales, par un microcosme qui se perd dans l'ilusion: illusion du cinéma par opposition à la vie, illusion du miracle plutôt que la foi. Personnage symbolique, Marcello, journaliste et écrivain, préfère le récit de potins à sa propre création.

Pour autant, le film ne m'a pas intéressé. La mise en scène de Fellini est à l'image des soirées romaines qu'il filme, morne et sans ressort. Les personnages rencontrés dans le film sont distants, ni drôles ni même caricaturaux, vaguement tragiques tout au plus. Aucun n'est attachant, aucun n'est émouvant, et les déambulations de Marcello m'ont indifféré. Je n'ai pas retrouvé dans le films les fantasmagories ou la fantaisie de Fellini qui me séduisent généralement.
 Stallworth
Stallworth

6 abonnés 144 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2025
Je vois que beaucoup encensent ce film qui est ce qu'on peut appeler un "classique", mais personnellement je n'ai pas du tout accroché.
Si j'ai bien aimé environ la première moitié du film (on est plongé dans la Rome des années 60, suivant le superbe Marcello, journaliste, qui passe d'une femme à une autre, vivant la "dolce Vita", allant à des fêtes aux quatre coins de la ville...), lorsque la deuxième a commencé, je n'avais qu'une hâte : que le film finisse. En effet je trouve que ça partait vraiment dans tout les sens, des personnages émergeaient de toutes parts, et certaines scènes étaient je trouve particulièrement longues, notamment les diverses fêtes/réceptions vers la fin du film où tout le monde semble dans un état de dévergondage qui rend presque l'ensemble des dialogues incompréhensibles... Bref je ne comprends pas l'intérêt de ces scènes où tout le monde semble ivre et d'où rien ne ressort. spoiler: J'ai tout de même bien aimé dans la deuxième partie du film la scène entre Marcello et Emma lorsqu'ils ont leur grosse engueulade en pleine nuit dans la voiture, scène je trouve très bien jouée, et qui elle, a du sens.

Bref j'ai bien senti passer ces presque 3h.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 décembre 2024
Avec ce film, Fellini nous balade dans une nuit à Rome. Les minis intrigues successives sont de moins en moins intéressantes, et j'aurais aimé, comme beaucoup, rester toute la nuit au côté de l'envoûtante Anita Ekberg. Ses scènes captent presque tout ce que La Dolce Vita laisse à la postérité, alors même qu'elles ne reflètent qu'une part (trop courte) du récit...
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 737 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2024
Réputé pour son statut de culte, et également comme le "chef d'oeuvre" de Fellini, "La Dolce Vita" est un film surprenant, dans son approche. C'est un film "à tableaux", où l'on suit la société italienne dans toute sa complexité. Le personnage Marcello (incarné par Marcello Mastroianni), est un personnage fascinant, par sa complexité : Il connait deux facettes dont l'une qui est l'envie d'une carrière, et de l'autre, la decouverte racine de la capitale italienne. On bascule entre plusieurs émotions, s'enchaînant durant presque 3h. Malgré une légère déception (notamment à cause d'une fausse ligne directrice et d'un récit ordonné), je dois dire que la mise en scène de Fellini est intelligemment construite, notamment à chaque "tableaux". Si on prend les "tableaux" individuellement, c'est complètement réussi ! Certains sont remarquables, Notamment celui avec le personnage du père du personnage principal. Mais encore, les interprétations des acteurs et des actrices donnent un vent de fraîcheur incroyable. De plus, le ton comique ajoute une touche singulière et connaissable de la part du cinéaste Italien. Un grand film, dont la pensée de Fellini est à souligner
Jean Cherasse
Jean Cherasse

100 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 décembre 2024
C 'est le film majeur de Fellini, cette métaphore sur l'apocalypse menaçant la société du spectacle et l'anéantissement d'un vieux monde pourri par la frivolité et la cupidité !
L'un des incontestables chefs d'oeuvre du cinéma mondial !
Marcello Di Castiglioncello
Marcello Di Castiglioncello

22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2024
La Dolce Vita est un chef-d’œuvre qui capte l’essence de Rome et des années 60 avec une élégance inégalée. À travers le parcours de Marcello, un journaliste désabusé en quête de sens, Fellini nous embarque dans un tourbillon de fêtes, de glamour, et de moments de vide existentiel. La fameuse scène avec Anita Ekberg dans la fontaine de Trevi reste à couper le souffle, symbole parfait de la beauté et de la superficialité du monde que dépeint le film.

Fellini filme cette décadence avec une poésie visuelle incroyable, mais aussi avec une pointe d’amertume. La Dolce Vita nous fascine autant qu’il nous interroge sur le sens de la vie et la quête de bonheur. C’est un classique qui, des décennies plus tard, continue de toucher, de captiver, et de faire réfléchir.
Noise&sound
Noise&sound

157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2025
C est avec les yeux d un spectateur de 1960 qu il faut découvrir ce film pour mesurer son impertinence. Scandaleux au goût de certains, on y trouve un Federico Fellini à l œil aiguisé qui nous laisse un témoignage sans concession sur la « dolce Vita » ce courant sociétal et culturel qui a traversé Rome durant les années 50. Un mode de vie insouciant et consacré aux plaisirs mondains qui n est pas sans rappeler le mouvement de la « Movida » espagnole des années 80, bien que ce dernier soit plus populaire que mondain. Tous 2 sont marqués par la libération des mœurs, la vitalité, la joie et l'exubérance après une période de dictature et incarnés chacun par un cinéaste : Fellini pour l un, Almodovar pour l autre. Une génération les sépare mais beaucoup de choses les rapproche. La structure en tableaux successifs - autant d occasions - de décrire la société qu ils vivent. Des personnages haut en couleur et particuliers, hors normes. Une caméra amoureuse de ses personnages qui les sublime. Car Fellini magnifie ses acteurs. Marcello Mastroianni est incomparable, Anouk Aimée envoûtante, Anita Ekberg vamp hollywoodienne à souhait. Souvent cynique les piliers de la société italienne d avant guerre en prennent pour leur grade : une noblesse décatie, une bourgeoisie désœuvrée, un clergé compromis. Les piliers de la société nouvelle, moderniste, ne sont pas mieux lotis avec son show-business déconnecté et ses journalistes à sensation insensibilisés. Paparazzo l ami photographe de Mastroianni offrira son nom aux journalistes people dans la vraie vie, devenus des « paparazzi » après le film.
Fellini nous offre aussi plusieurs scènes mythiques dont le Christ survolant ses ouailles les bras grands ouverts, la course poursuite dans les escaliers du dôme de la Basilique Saint Pierre derrière la belle Ekberg, le baiser de la fontaine de Trevi, la voix fantomatique et mystérieuse d Anouk Aimee ou la fête finale presque orgiaque. J arrête, il y en a trop.
Alors oui le rythme n est pas celui des films d aujourd’hui. La femme ne ressemble pas à celle d aujourd’hui. 60 ans se sont passés. Une autre époque qui peut agacée. Et pourtant ce fut un vrai vent de liberté et de modernisme que la « Dolce Vita » de Fellini.
O.M.A.
O.M.A.

10 abonnés 134 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2024
Titre ironique voire cruel ! Car, sous une apparence festive, Fellini ne dépeint que des gens insatisfaits et superficiels.
Son propos : la nécessité de vivre intensément le présent, et de ne pas le fuir éperdument.

Le tourbillon de la vie vaine est représenté le plus souvent de nuit par une succession de très hauts et de très bas, l'écart se creuse jusqu'à ce que ces moments finissent par se confondre : spoiler: effervescence des flashs puis misère de la prostitution et tentative de suicide / insouciance puis violence / apparition divine mais absence de miracle et décès / invitation dans un château puis tragédie, etc. La dégradation morale amène ainsi à refuser le mariage et à célébrer un divorce, à se comporter de manière dégradante : les hommes deviennent bêtes (tandis qu'une raie géante figure une nature morte "palpitante" à la Chardin). La nouvelle génération suit les traces de l'ancienne, d'autant plus facilement que ce sont les valeurs qui ont changé. Les enfants ne sont pas à la fête : deux mentent, deux meurent. Seule une adolescente, préservée du monde du personnage principal par un peu d'eau, laisse entrevoir peut-être une note d'espoir.
NinaMyers
NinaMyers

18 abonnés 241 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2024
Que dire qui n'est déjà été dit sur ce film mythique qui rendit la fontaine de Trevi mondialement célèbre et qui fit du nom d'un personnage Paparazzo un nom commun (plutôt au pluriel paparazzi). Film divisé en différentes séquence comme un film à sketchs avec comme fil conducteur l'errance d'un journaliste désabusé dans une Rome en pleine transformation, film sur le désenchantement du monde, le vide d'une société qui a remplacé Dieu par des idoles...qui s'effondrent : la star est une femme battue, l'intellectuel tue ses enfants, et même les apparitions de la Vierge sont fausses et donnent lieu à un cirque indécent. Mais c'est aussi une réalisation superbe, une caméra fluide, magnifiquement filmé, un noir et blanc très contrasté, des blancs très lumineux en particulier sans que le noir soit obscur...
Et comme toujours chez Fellini, un humour grinçant et un optimisme joyeux. Mastroianni est magnifique
Oeuf4419
Oeuf4419

80 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2024
Décevant…Seule la photo est belle… Au tant La Strada peut toucher autant La Dolce Vita paraît superficielle avec un message peu clair.
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