Étant donné que l'on devinera l'intrigue dès le départ, "Narc" sera loin d'être le polar de l'année. Effectivement, lorsque l'on connaît les rôles habituels de Ray Liotta, il sera difficile de créer la surprise. Le film s'en sortira tout de même assez bien pour un dénouement connu d'avance.
Un bon polar qui n’est pas sans rappeler « Serpico » ou « La Chasse », une intrigue au cordeau dans la zone urbaine.
Jason Patric est parfait pour ce rôle entre force et fragilité, il a une belle dimension humaine et la carrure qui va bien.
Ray Liotta n’en fait pas trop dans la colère, une belle performance dans son palmarès qui connait des hauts et des bas.
Un scénario rythmé qui nous plonge dans les bas fonds sans excès. Flic en sous-marin pour la brigade des Stups, c’est risqué et la frontière est fragile entre s’immerger dans le milieu de la drogue et s’y noyer.Le film nous le raconte avec efficacité.
Narc est le deuxième film de Joe Carnahan et c’est une réussite.
En lorgnant sur les policiers dignes des années 70 tels "Serpico" et "Franch Connection", le réalisateur Joe Carnachan réinvente le polar urbain avec "Narc" et propose polar brut qui diverge du style hollywoodien toujours en vigueur. Lors de la poursuite d'un suspect, l'officier Nick Tellis abat accidentellement un nouveau né. Dix-huit mois plus tard, alors qu'il est sur le point de toucher le fond, rêvant sans cesse de sont acte passé, il se voit chargé d'élucider la mort du coéquipier du lieutenant Harry Oak. Pour son second long-métrage, Joe Carnachan rend hommage aux polars américains des 70's et réemploie les codes et l'esthétique propre au genre. La réalisation est impressionnante de maîtrise, la scène d'introduction filmée en caméra à l'épaule marquante par son côté tragique, accentué par un filtre de couleur gris aux couleurs froides. Sous son aspect documentaire, la caméra à l'épaule permet de rendre palpable les sentiments intimes des personnages. Le dynamisme et la nervosité du montage sont bluffants, la mise en scène glaciale et ténébreuse sublime l'enquête. En excluant tout empathie envers ses personnages, le réalisateur nous plonge de façon réaliste dans l'univers des trafiquants où les flics ne sont pas aussi bons et loyaux qu'on le croirait. L'ambiance poisseuse s'immisce progressivement, au fur et à mesure que l'on découvre l'identité de ces deux flics détruits par leur travail. L'intrigue est à la fois dense et complexe, réservant son lot de surprises lors d'un final intense où les révélations inattendues sont fracassantes. Le jeu d'acteur est irréprochable, Ray Liotta trouve le rôle de sa vie, métamorphosé physiquement pour mieux incarner un bad lieutenant charismatique aux méthodes expéditives. Ainsi, "Narc" est un polar d'une grande subtilité, troublant, émouvant, efficace et percutant qui fera date.
Après son premier film, presque amateur, Love, Blood, Guts & Bullets, Joe Carnahan vit son deuxième projet monté de manière presque aussi chaotique que la narration de son premier long.
Toujours est-il que Narc nous est quand même arrivé complet et franchement réussi. Il n’y a plus du tout d’ironie ni de comédie chez Joe Carnahan avec ce Narc, tout y est noir, très noir, peut-être même trop noir. L’ouverture du film est absolument géniale, sous un filtre bleu du meilleur effet, Jason Patric y course un dealer complètement défoncé avant de le flinguer après moult sommations. Joe Carnahan montre totalement ce qu’il veut nous servir : un polar âpre, qui ne fera aucune concession et qui ne peut pas finir en happy end. Le film se finit sur un huis clos de près de 20 minutes dans un garage et atteint le niveau de la scène d’ouverture. Malheureusement, entre les deux, on est dans un territoire connu, fait avec talent, mais sans réelle surprise : l’enquête ne va nulle part, le mauvais coupable est trouvé, on y jette deux ou trois scènes d’action pour le plaisir et des acteurs talentueux pour un character part… Ici, c’est John Ortiz qu’on retrouve avec plaisir. Mais clairement, cette heure-là est en-deçà du reste du film et c’est très dommage. Il en reste que Jason Patric et Ray Liotta sont époustouflants et portent le film au-delà de la petite série B sympathique.
Narc est un bon film qui se distingue par une photo exceptionnelle et une mise en scène nerveuse. Malheureusement, quelques méandres du scénario auraient pu être évités. Dommage.
Premier long-métrage de Joe Carnahan, et premier film prometteur. Narc est une agréable surprise. L'enquête est intéressante et prenante, on veut savoir ce qu'il s'est réellement passé avec le flic abattu. Jason Patric et Ray Liotta sont de très bons acteurs. Jason Patric a rarement eu un rôle si intéressant. Malgré cela, j'ai trouvé le film un peu long et la concentration finit par se perdre. Heureusement, la fin est excellente et haletante, on ne décroche plus! Narc est un bon film que je ne regrette aucunement d'avoir vu.
Un polar réussi à l'ambiance froide et poisseuse (la photographie bleu grisonnante est du plus bel effet) et au scénario pas foncièrement original mais efficace. La réalisation est nerveuse, l'interprétation est très bonne (Ray Liotta est excellent), le rythme est assez soutenu et le final réussi. Loin d’être une révolution (je ne sais pas si c'est le polar de l'année 2003 comme le dit l'affiche), le film m'a fait passer un bon moment. Et c'est bien là l'essentiel !
Excellent film policier signé par Joe Carnahan (réalisateur par la suite de "Mi$e à Prix", "L'agence tous risques" ou encore "Le Territoire des Loups" pour ne citer qu'eux), dont la mise en scène nerveuse (souvent filmé camera au poing) ajoute une touche sombre et glauque qui représente bien une ville "froide" comme Detroit et le milieu pourri de la drogue.
Jason Patric et Ray Liotta sont brillants en flics devant faire équipe sur la mort d'un autre collègue.
À noter également que le rappeur Busta Rhymes a un petit rôle et il se débrouille plutôt bien dans ce film, avouons-le.
Pour la petite anecdote, Ray Liotta fait partie des producteurs du film et la paire Tom Cruise/Paula Wagner sont parmi les producteurs exécutifs.
Dur, violent, noir, glauque et sombre, ce long métrage ne vous laissera pas insensible. Foncez, c'est du polar noir de chez noir et ça se laisse savourer.
Un excellent polar (dans la veine de Serpico et NYPD Blue) qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui fait passer un très bon moment. La réalisation est nerveuse et au cordeau, les acteurs excellents, l'histoire sans être originale surprend.
Un film policier sombre comme je les aimes. Cependant cela manque un peu de rythme et de dynamisme pour atteindre le niveau des grands classiques. Bon divertissement tout de même.
Le film m'a quelque peu déçu. le jeu d'acteur est bon, la trame est prenante mais on a jamais vraiment l'impression d'entrer dans le vif du sujet. Il n'y a pas vraiment de surprise du début a la fin. Néanmoins l'atmosphère pesante du film le rend plutôt réaliste
Joe Carnahan signe avec Narc une première réalisation tout à fait remarquable. Voici un film qui a indiscutablement une ambiance propre, très pesante voire oppressante d'ailleurs, angoissante même. Il a aussi une "patte" personnelle indéniable, grâce à une mise en scène nerveuse sans être hystérique, variée bien qu'homogène, qui restitue à merveille le côté glauque et pré sépulcral des pires milieux hantés par le crack, le deal, la trahison, la violence. Souvent caméra au poing, nous suivons les flics de service dans le dédale des immeubles ravagés par la pauvreté, le chômage et les drogues; d'appartements minables en personnages miteux, à la limite de l'épave en bout de course, nous voyons avec effarement se dérouler la tragédie quotidienne de la dope-à-tout-prix. Tout en déroulant avec efficacité le scénario soigné de cette triste histoire, les personnages principaux prennent petit à petit une réelle épaisseur; on les sent tous handicapés par des passés lourds et foireux et leur présent sinistre est essentiellement le fruit de leurs vécus traumatisants. Oui, c'est du bon polar mais du noir de noir! Jason Patricet Ray Liotta jouent avec une terrible efficacité leurs rôles difficiles, nuancés, secrets. Sans jamais en faire trop, ils savent restituer les doutes, les blocages, les excès, les tares et les faiblesses de ces flics rongés par le narco-monde dans lequel leur métier les a totalement immergés et où ils tentent de survivre à l'horreur ambiante. De fausses pistes en rebondissements, l'histoire se déroule sur une bande son superbe mais obsédante et lugubre qui ajoute encore à notre difficulté à respirer... rajoutez à tout ça quelques scènes bien dures de passages à tabac et vous aurez une idée des coups que l'on prend à voir ce film. Allez savoir pourquoi on en redemanderait presque!!!
Narc est un polar sombre sans concessions, qui a pour simple objectif de nous prendre aux tripes par le biais de sa funèbre histoire de vengeance, de drogue et de corruption. Une histoire à en blaser plus d'un, sordide de A à Z. Sous ce manteau de sentiments amers et de noirceur se dissimule une intrigue plus fine qu’il n’y parait. Sans échapper aux éternels querelles et rancœurs de flicailles, la variété des personnages est appréciable et la psychologie des deux protagonistes centraux est bien travaillée. Pourtant, malgré cette ambiance poisseuse particulièrement bien retranscrite, un certain manque se fait peu à peu ressentir ; la faute à des péripéties nonchalantes peut-être, ou bien à cause de cet éternelle impression de déjà-vu qui rôde toujours non loin de là. C’est vrai qu’au fond, « Narc » est l’un de ces films policiers qui mettent le paquet niveau émotion afin de faire adhérer le spectateur, le plonger dans la crasse et l’injustice de règlements de comptes douteux. Mais voilà, le pari n’est pas entièrement réussi ici, et l’on ne peut s’empêcher de répugner certains passages qui se vautrent sans vergogne dans un pathos de bas étage, parfois injustifié. La gravité de la situation est donc source d’effluves de surenchère sentimentale. Pas de quoi assassiner le film tout de même, et le très bon final tombe à pic afin de rehausser la qualité d’un cran. Les interprétation s'avèrent remarquables, en particulier celle de Ray Liotta, flic tourmenté et extrêmement agressif, qui pour le coup complétement transformé et bien loin de ses séries Z. Jason Patric rempli efficacement sa part du job, avec moins de charme que Ray toutefois. En plus de ça, le film jouit d’un travail de mise en scène bien léché. Entendez par là que Joe Carnahan nous dessert quelques excellents plans ainsi qu’une délicieuse photographie, obscure à souhait. « Narc » n’est pas le polar du siècle mais sait toutefois se faire efficace, émouvant (malgré ses vilains surplus)… Abscons, violent, tragique. 13/20