2075 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
174 critiques spectateurs
5
42 critiques
4
67 critiques
3
25 critiques
2
25 critiques
1
13 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Mathieu CARTRON
14 abonnés
403 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 10 mai 2026
Quel dommage de voir si peux l’acteur Jason Patrick, des les premières minutes on vit avec le policier cette course, on est essoufflé, en sueur 掠 on est str
Narc est un classique ayant reçu une récompense au Festival du film policier de Cognac! 2002, réalisé avec professionnalisme comme un film coup de poing! Tout est bon, le réal, la photo, le cadre (Detroit en hiver), les acteurs qui jouent deux flics Jason Patrick et Ray Liotta, le scénar ou la vérité n'est dévoilée qu'a la fin! Que demander de plus? Je le re-re-regarde chaque hiver. Foncez! C'est un classique intemporel. Les vrais savent.
Un polar efficace et nerveux. Bâti sur un scénario solide bien que dépourvu d’originalité, ce long-métrage du réalisateur Joe Carnahan déploie sans artifice une intrigue bien construite jusqu’à son dénouement. La mise en scène est âpre, usant d’un filtre bleu acier retranscrivant l’atmosphère glaciale dans laquelle évolue les personnages interprétés comme il se faut par Jason Patric et Ray Liotta toujours trop rare à l’écran. Un film classique mais maitrisé.
J'adore ray liotta et là comme dans PHOENIX il est excellent mais le film n'apporte rien de nouveau c'est du vu et revu côté scénario. En outre la manière de filmer à la The shield en moins bon révèle un joe carnahan surestimé déjà à l'époque 2002. La photographie est laide mais apporte une forme de réalisme. Dommage car ça reste à voir au moins pour la performance de ray liotta et le meilleur rôle de jason patric avec le film rush.
Joe Carnahan réalise un thriller stylisé, poisseux et désespéré. Il est déterminé par l'état moral des deux personnages principaux. Deux flics. On peut les comprendre : les bas-fonds de la drogue à Detroit sont sinistres. L'un des deux fait une pige en attendant une éventuelle réintégration dans les services ; l'autre est sous le coup encore de la perte d'un collègue. Précisément, Nick et Henry sont associés pour découvrir ses assassins. La mise en scène de Carnahan n'est jamais aussi efficace que lorsqu'elle confronte son duo de flics directement à l'intrigue. Car certaines digressions ou moments intimes sont, disons-le, assez communs. Au coeur de l'action, les acteurs Jason Patric et Ray Liotta se révèlent complémentaires et brillants, l'un sur un mode réservé, l'autre nerveux et brutal, et leur enquête dans le milieu des dealers est vite prenante. Elle constitue des scènes hyperréalistes dont la violence, ouverte ou latente, introduit une réelle intensité dramatique. Et pour ne rien gâter, le dénouement et la résolution de l'affaire seront palpitants autant que surprenants.
Sur une musique de fond aérienne et retenue, beaucoup de bleu et de gris à l'écran : ce polar urbain glacial, filmé de manière très dynamique souvent caméra à l'épaule, dégage clairement sa propre personnalité. Quelques longueurs anecdotiques au milieu d'un scénario qui ne révolutionne rien, mais solide.
Surtout, devant un Jason Patric convaincant, c'est la surpuissante composition de cet acteur extraordinaire qu'est Ray Liotta qui finit d'établir ce film, selon moi, au rang des productions les plus sous-cotées des années 2000. Un vrai bon moment de cinéma loin du AAA, fort, impactant.
"Narc" qui s'autoproclame comme le "Polar de l'année" 2002 est en réalité une série B plutôt efficace mais loin d'être à la hauteur du titre qu'elle veut briguer.
On sent derrière chaque plan, une envie de représenter un univers sombre et torturé, ce qui passe par une caméra souvent à l'épaule et une lumière tamisée à outrance. C'est assez grossier mais il faut reconnaître que l'aspect poisseux transparaît plutôt bien. Là où le bât blesse, c'est côté intrigue avec des grosses fragilités scénaristiques et des clichés qui s'alignent un peu trop jusqu'à une fin qui aurait pu être intéressante mais qui est bâclée et trop peu contextualisée pour être plausible.
En somme, le problème principal du film c'est qu'on a en permanence l'impression de visionner un ersatz de "Se7en" de Fincher sorti 7 années plus tôt. Du tandem policier à l'aspect anxiogène global en passant par des quasi plagiats de scènes entières, l'ombre de Brad Pitt et Morgan Freeman plane en permanence sur "Narc". Le hic, c'est que la maîtrise technique et l'innovation macabre de son prédécesseur ne sont plus au rendez-vous ici...
Au delà de cette comparaison frontale et relativement stérile (mais néanmoins obligatoire tant Carnahan lorgne ostensiblement de ce côté là), Narc a quand même des qualités à faire valoir avec son rythme solide, son duo d'acteurs qui fonctionne plutôt bien (en particulier Liotta qui a ici la double casquette d'acteur principal et de producteur) et une musique sympathique de l'indéboulonnable Cliff Martinez (même s'il est loin de ses musiques les plus marquantes). Une oeuvre divertissante à défaut d'être mémorable.
6 233 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 6 janvier 2021
Narc est le genre de film écrit pour que les acteurs puissent avoir des grandes scènes pleines de cris et d'émotion. Mais la logique de l'histoire s'effondre dès que vous la regardez de près. Il est difficile de s'impliquer dans une histoire quand le réalisateur déchiquette la réalité émotionnelle humaine pour pouvoir avoir de grands moments de cinéma. C'est le genre de film où les flics n'appellent jamais les renforts. Personne ne semble jamais avoir demandé que ferait un gars dans cette situation. Par exemple si je pense que mon partenaire est probablement le meurtrier est ce que je le lui dis quand nous sommes seuls loin des témoins qu'il est stressé et qu'il brandit un fusil de chasse ?. Je ne le fais pas car j'appelle des renforts et je reste loin de lui...
Narc de Joe Carnahan offre une plongée vertigineuse dans le quotidien des flics de la brigade des narcotiques dans un Detroit déliquescent, une mégapole autrefois fleuron de l'industrie triomphante désormais métropole glaciale et désargentée, gangrenée par la misère, le crime et la drogue. Suite à une opération d'infiltration qui a mal tourné, Nick Tellis, un flic des narcotiques, se voit réaffecté dans un nouveau service, contraint de faire équipe avec Harry Oak, un inspecteur sur le retour, colérique et aux méthodes peu orthodoxes. Celui-ci s'obstine à retrouver les assassins de son ancien équipier, exécuté par des dealers lors d'une mission d'immersion, au point d'entraîner son nouveau partenaire aux confins de la légalité.
"Stup"éfiant le second film de Carnahan ? Ignorant tout manichéisme, le cinéaste ne cède à aucune concession et scrute le désarroi de ses protagonistes, deux flics taraudés par leurs frustrations morales, livrant une guerre qu'ils ne gagneront jamais face au fléau de la drogue et à ses ramifications innombrables. Rarement au cinéma, la tentation de la justice sauvage n'aura été aussi palpable et la frontière légale aussi ténue. Réaliste au possible, viscéral, parcouru de séquences fulgurantes, dont cette scène d'ouverture éprouvante entièrement filmée en caméra portée (procédé décuplant ainsi le sentiment d'immersion et de malaise), Narc c'est clairement l'anti-Training Day, par son approche naturaliste et jusqu'au-boutiste, ne serait-ce quand dans la dualité qui oppose les deux protagonistes. On est ici très loin du traitement artificiel et consensuel réservé habituellement à ce genre d'intrigue. Le film de Carnahan s'inscrit plutôt clairement dans la continuité d'un French Connection, à travers sa description sans concession et sans gloire d'un quotidien policier dépressif, dénué de tous débordements spectaculaires. Il met en scène des protagonistes contradictoires aux zones d'ombres inquiétantes, laissant planer sur l'intrigue un sentiment de doute et d'incompréhension dont la rémanence marque le spectateur longtemps après le visionnage. Car Narc appelle à s'immerger totalement dans cette enquête et sa noirceur empreinte beaucoup au Seven de Fincher et à son formalisme funèbre.
Au vu de l'objet du délit, on n'est donc pas surpris de savoir que ce premier film eut des difficultés de financement. La pellicule en boîte, aucun producteur ne voulut débourser un sou de plus pour la distribuer. Projeté au festival de Sundance 2002, il tapa dans l'oeil d'un mécène improbable, un certain Tom Cruise qui allongea aussitôt la monnaie pour que le film sorte en salles comme il se doit et fasse un four comme il se doit. N'empêche, merci Tom, et surtout merci Joe pour ce film délicieusement glauque.
"Narc" de Joe Carnahan prend place en 2002 parmi les grands films policiers américains qui brillent non pas tant par l'intrigue à rebondissements qu'ils développent que par la peinture qu'ils proposent du quotidien de ceux qui sont en charge de faire régner la loi dans les grandes cités minées par la précarité et la drogue. On pense bien sûr à "Les flics ne dorment pas la nuit" (1972) de Richard Fleischer, "French Connection" (1971) de Wiliam Friedkin, "Police puissance 7" (1971) de Philip d'Antoni, "Serpico" (1973) et "Contre-enquête" (1990) de Sidney Lumet ou encore "The policeman" (1981) de Daniel Petrie qui constituent à coup sûr des références pour Joe Carnahan qui se revendique comme un grand admirateur des films de genre des années 1970. Film à petit budget car réalisé par un metteur en scène n'ayant qu'un seul long métrage à son actif, "Narc" bénéficie toutefois d'un duo d'acteurs très solide. Jason Patric est encore à l'époque un acteur en devenir mais il n'arrive pas à accéder aux premiers rôles dans des films importants comme Brad Pitt, Sean Penn ou Johnny Depp juste avant lui. Quant à Ray Liotta, il est depuis plus de dix ans dans un sérieux trou d'air, n'ayant pas su confirmer l'espoir qu'il avait fait naître aux côtés de Robert De Niro dans "Les affranchis" de Martin Scorsese douze ans plus tôt. Les deux hommes sont donc en demande de rôles marquants. Ils vont être servis grâce au scénario concocté par Joe Carnahan lui-même, associant deux flics à la dérive qui vont devoir enquêter sur la mort non résolue d'un de leur collègue infiltré dans un trafic de drogue. Le spectateur pris d'entrée au collet par Carnahan est embarqué avec le duo dans les endroits les plus malfamés de la ville (Détroit) où la misère ambiante charrie son lot de déviances et de violence associée. L'exercice est certes connu mais le jeune réalisateur qui n'a pas froid aux yeux se singularise par sa manière très personnelle de filmer la déambulation des deux flics qu'il place visuellement sur le même plan que les malfrats qu'ils interrogent ou poursuivent. Idem pour les scènes plus intimes liées à la vie privée des deux agents, filmées avec une justesse rarement vue, empreinte tout à la fois d'un réalisme cru et d'une certaine poésie. Ray Liotta qui a pris du poids pour le rôle, est dans la lignée du Nick Nolte bedonnant et ambigu du trop méconnu "Contre-enquête". Refusant systématiquement le recours aux private jokes traditionnelles du buddy movie, Joe Carnahan livre un film violent, émotionnellement fort qui fatalement s'avère éprouvant car très immersif. A noter que William Friedkin qui connait bien le genre , ne tarit pas d'éloges sur le film, ce qui à n'en pas douter constitet un sérieux gage de qualité.
"Narc" est un film policier de seconde zone. L'intrigue sent le réchauffé et n'est guère sublimée par une réalisation plutôt pauvre. Contrairement à l'avis quasi-général, le choix de la caméra à l'épaule ne m'a guère convaincu tout comme la photographie fadasse. Malgré ses nombreux lieux communs, "Narc" se regarde mais s'oublie tout aussi vite.
Excellent polar de la part de Joe Carnahan. Bien complexe. Tenant en haleine. Proposant un affrontement de choix entre deux flics obstinés. La caméra à l'épaule est de rigueur pour les fusillades, les courses-poursuites ou les interrogatoires musclés. Car ils ne font pas dans la dentelle. Leur boulot ne leur laisse que peu de temps pour avoir une vie de famille. Celle de Nick en pâtit. Il a dû mal à séparer vie professionnelle et vie privée et sa femme est à bout. On dirait vraiment un cauchemar éveillé où à chaque détour on peut se prendre une balle ou un coup de poing en pleine figure. La photo bleutée n'arrange pas les choses. On alterne entre des ruelles glauques, des entrepôts désaffectés où les voyous organisent leur petit trafic, des appartements sordides. Ceux qui disent que Jason Patric ne fait que des navets et que Ray Liotta n'est plus le Ray Liotta des Affranchis, regardez Narc. Un vrai bon polar, bien sec, étouffant où la mort peut frapper à chaque coin de rue. Une réussite.