Premier film du réalisateur Stuart Gordon (bien connu des passionnés de Fantastique), « Re-Animator » débarque sur les écrans en 1985. Dès le début, il remporte un vif succès auprès des « aficionados » qui apprécient d'emblée son originalité et son humour résolument décalé. Les effets spéciaux sont corrects pour l'époque et surtout pour l'enveloppe budgétaire, visiblement réduite. Là n'est d'ailleurs pas le principal tant le cinéaste parvient à détourner les problèmes en faisant preuve d'une débrouillardise à toute épreuve et d'une réelle efficacité technique et artistique. On se régale donc « diablement » avec ce petit bijoux qui s'est largement imposé, au fil des ans, comme un grand classique du genre. Aujourd'hui, le visuel à certes beaucoup vieilli... mais le film dégage toujours cette inimitable ambiance 80's, si recherchée par les vieux nostalgiques comme moi. Je conseille !
Re-Animator est un film pas loin d'être digne d'une série B, mais qui n'en est pas moins sympathique : un scientifique fou, des effets spéciaux des années 80 ont pris un sacré coup de pelle, de l'humour cynique un peu ridicule, un pitch assez cliché (assez surprenant d'ailleurs de la part d'une histoire de H. P. Lovecraft)… et la promesse de suites. Est-ce que c'est l'accumulation de ces éléments un peu kitsch, mais le film en devient assez distrayant à regarder (même si c'est malgré lui).
Auteur réputé comme étant un des maîtres de l'horreur, Howard Phillips Lovecraft a divisé son œuvre en trois cycles : ses "Histoires macabres", dont fait partie "Herbert West, réanimateur" qui a servi pour "Re-Animator", sont écrites entre 1905 et 1920 ; "Cycle du rêve" entre 1920 et 1927 ; "Mythe de Cthulhu" qui comprend "Dagon" et "La couleur tombée du ciel" toutes les deux adaptées au cinéma (la dernière ayant été porté pour la première fois devant la caméra par le non moins célèbre Boris Karloff), de 1927 à 1935. Pourquoi je me permets de présenter le nouvelliste Lovecraft ? Car pour sa toute première réalisation, Stuart Gordon adapte Lovecraft. Il réitérera l'expérience avec "Aux portes de l'au-delà" et "Dagon". "Re-Animator", synopsis : West, un nouvel élève, est accueilli dans une université de médecine des Etats-Unis après avoir tenté une expérience (qui a mal tourné !) dans son ancienne école suisse. Son test consistait à ramener à la vie un être décédé. West va continuer sa funeste entreprise... . Au-delà du scénario brigué de part en part (merci Stuart !), le futur metteur en scène de "Fortress" s'acoquine de Brian Yuzna à la production et s'entoure d'une équipe qui lui restera fidèle dans ses futurs projets horrifiques. Ainsi, le casting, excellent dans son ensemble, est emmené par Jeffrey Combs (West, l'alter-ego du réalisateur), inquiétant au possible et misogyne à souhait. Bruce Abott (resté confiné dans ce type de personnage pour les suites de "Re-Animator") et David Gale (uniquement connu du cinéma par ce rôle de docteur démoniaque) complètent la distribution, que je peux donc qualifier d'inédite. Dans ce petit film de genre devenu culte dès sa sortie, vous l'avez compris, tout est parfait. L'ambiance, la mise en musique des deux génériques, le rythme, la tension nerveuse, l'humour noir acerbe des 80's critiquant notre rapport à la vie toujours d'actualité, et surtout cette façon d'aborder le sujet de la mort sans complexe et sans fioritures de la part de Stuart Gordon qui, face à tant de haines vis-à-vis des personnages nous tend un piège, le sien quant à la séquence finale sur le lit d'hôpital (je n'en dirais pas plus !). Ce qui concoure également à la réussite de "Re-Animator", c'est bien sûr toute l'animation humaine, les costumes, les techniques de maquillages et d'effets visuels visant à renforcer l'aspect macabre, mortifère, glauque voir carrément dégoutant et déroutant du métrage. Cette précision, cette méticulosité d'effets dans le cadre d'une morgue toujours plus inquiétante et morbide nous est assénée par une mise en scène limpide et par des rebondissements à hurler à la vie. Du jouissif certes mais plongé dans un cinéma d'horreur novateur en 1985 avec cette dose d"épouvante jamais relâché par la tension nerveuse proposée, toujours appropriée, abouti, tout en touchant l'humour noir. Extra ! Un travail d'orfèvre en somme. Pour conclure, "Re-Animator" (1985), mitonné avec les moyens du bord d'hier (comme une série Z donc !) est devenu aujourd'hui ce petit bijou d'horreur. Stuart Gordon a confectionné un chef d’œuvre d'époque qu'on peut appeler classique de l'horreur en 2017. Spectateurs en fin de vie... ce film est fait pour vous ! Âmes sensibles, s'abstenir. Interdit aux moins de 15 ans. A noter : mention spéciale horreur au Festival international du film fantastique d'Avoriaz 1986, "Re-Animator" se verra affublé de deux suites, "Re-Animator 2" et "Beyond Re-Animator".
Que c'est bon de se replonger dans ce genre de productions issues d'une époque où l'on n'avait pas peur d'inventer, et où le plaisir du spectateur passait avant le besoin de rentabilité. Vieux jeu ? Oui m'sieur, assumé, tout comme Yuzna et Stuart Gordon, à qui l'on doit certaines des images les plus folles vus sur un écran de ciné, assument d'ouvrir, avec d'autres, l'humour noir, gore, craspec, déviant, subversif, à un pan du cinéma pas encore soumis au diktat d'Hollywood, l'horreur pur jus. Et du jus, dans Re-animator, il y en a à revendre, mais toujours au sein de trouvailles visuelles inénarrables (spoiler: allez, on essaie : une tête coupée, vivante, tenue par son propre corps, qui s'apprête à plonger dans l'entrejambe d'une jeune femme nue sur une table d'opération en pleine morgue...!!!) . Avec une justesse dans le rythme du film qui confine à de la métronomie, Gordon suit les aventures "scientifiques" d'Herbert West jusqu'à un final dantesque, apocalyptique, mais toujours rieur sous cape. Un classique comme seul les années 80 pouvaient fournir.
A noter le formidable générique qui réinterprète celui de Saul Bass sur la musique de Bernard Herrmann pour Psychose.
Premier volet de la saga (qui en compte actuellement trois), réalisé par Stuart Gordon (les deux autres seront réalisés par Brian Yuzna en 1989 & 2003, ce dernier étant producteur sur le premier opus). Pour l’occasion, Stuart Gordon adapte librement une des nouvelles du romancier fantastique Howard Phillips Lovecraft, à savoir Herbert West - Re-Animator. On obtient ici une Série B complètement déjantée, très très gore, résolument sanguinolente et totalement barrée. On a rarement vu cela au cinéma, dans le plus pure style que Basket Case (1982) & Brain Damage (1987). Re-Animator (1985) est à prendre au second degrés, voir plus, amateurs d’images trash où le sang coule à flot et les intestins s’envolent, ce film est fait pour vous. Ames sensibles s’abstenir, les autres, s’en amuseront à cœur joie.
Première et plus célèbre des réalisations de Stuart Gordon, qui s’est par la suite davantage penché sur l’écriture de scénario, Re-animator a su acquérir son statut de film culte grâce à son approche burlesque de ses situations les plus sanguinolentes, au point d’acquérir sur le genre de ces comédies gores une influence similaire à celle qu’avait pu avoir Evil Dead l’année précédente. L’ingéniosité des effets spéciaux (et en particulier le coup de la tête coupée) permet au film de plutôt bien vieillir et le réalisme que le scénario réussit à instiguer dans les relations entre personnages, eux-mêmes interprétés avec davantage de conviction de la plupart des héros de séries B fantastiques classiques, aide lui-aussi à rendre le spectacle intéressant à regarder malgré ses incursions constantes qu’il fait volontairement dans le domaine du grotesque.
Le sérum de réanimation n'est pas tout à fait au point ! "Re-animator" est un film culte pour son sujet de science-fiction horrifique. Un délire qui reflète bien ce cinéma de genre des années 80, dans la veine des David Cronenberg de cette époque comme "Scanners" ou "La mouche", ou encore des films comme "Society" ou "Vampire, vous avez dit vampire ?". C'est kitsch, mais ça fait voyager. Les petites expériences du Docteur West nous assure une bonne dose de ketchup !
Adapté de HP Lovecraft, Re animator propose de réelles séquences gores bien faites et Jeffrey Combs campe là un étudiant en médecine fort inquiétant. Le thème n'est pas nouveau (Frenkeinstein), il met l'accent sur ce qui peut arriver si la médecine est utilisée à mauvais dessein. On passe donc un bon moment même si je m'attendais à mieux car même la fin laisse un goût d'inachevé.
Ce film est à voir, mais le temps lui a fait subir une bonne claque, il lui faudrait un bon coup de seringue pour le faire revivre. C'est plus drôle qu'horrible, mais le scénario n'est tout de même pas très élaboré et les acteurs particulièrement mauvais. Culte.
Un bon petit film gore au scénario bien élaboré, sorte de Frankenstein modernisé. L'acteur Jeffrey Combs s'illustre particulièrement dans cet exercice où la folie finit par gagner tous les personnages.
A sa manière, ce film réussit l’exploit d’être aussi effrayant que la nouvelle de l’écrivain H.P. Lovecraft dont il s’inspire. Cette adaptation a longtemps été considérée par les amateurs comme le film le plus gore du cinéma. Le « Braindead » de Peter Jackson n’était pas encore passé par là. Le film révéla le réalisateur Stuart Gordon et l’acteur Jeffrey Combs. Ce dernier joue magnifiquement un jeune docteur froid et buté prêt à braver tous les interdits pour réaliser son obsession : faire revivre les morts grâce à un sérum fluorescent de son invention. Les scènes de lobotomies et la résurrection d’un chat ne sont rien à côté de la boucherie qui suit avec les macchabées devenus incontrôlables. Le contexte médical et scientifique intensifie les horreurs qui se déroulent sous nos yeux. Le summum étant atteint avec le professeur décapité dont la tête et le corps ont été « réanimés » séparément par Herbert West. On a juste envie de vomir lorsque la tête tranchée lèche le corps nue d’une jeune femme ! Le dénouement infernal, avec ses cadavres devenus fous et les intestins vivants qui saisissent notre jeune médecin, est très Lovecraftien. Le personnage de l’infirmier joué par Bruce Abott, fasciné par Herbert West, partagé entre le doute et la curiosité, est intéressant. Les dernières secondes du film sont émouvantes, terribles et (presque ?) sans espoir. Evidemment, le film s’adresse à un public averti. Côté technique, la photographie a perdu de sa superbe avec les années. Néanmoins, ce film devenu culte reste incontournable pour tous les amateurs.
Un très bon film d'horreur comme on aimerait en voir plus souvent. Presque tout est bon dans ce film : des scènes gores tout particulierement jouissives et le plus souvent assez comiques, melangées à un scénario simpliste font du film un excellent moment de detente à voir seul ou entre amis aimant le genre. Les scènes de réanimation sont magnifiques en particulier celle du chat assez réjouissante et le nombres de moment gores sont nombreux et efficaces dans ce film qui ne se prend en aucun cas au serieux ( ce qui fait le charme du film ). A noter un fin ambigue dans le seul but d'engendrer des suites à ce film qui reste l'un des meilleurs dans sa catégorie.
Une série B sympathique et vraiment bien foutu pour l’époque. Re-Animator, c'est pas du grand art, mais c'est un peu foufou au niveau des idées et des effets gores et c'est pour ça que le film fonctionne plutôt bien. Car on s'ennuie pas, c'est comique, degueu...... et au final, le moment passé a regarder ce film et tout sauf désagréable. La mise en scène est bonne, les effets spéciaux, vraiment rien a dire dessus, bien sur qu'ils ont pris un coup de vieux mais ils restent cool, mais par contre les acteurs sont pas terribles, mais leurs jeux rajoutent du fun, donc pourquoi ce plaindre ? Un film qui va plaire aux amateurs et aux fans du genre !