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orlandolove
170 abonnés
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1,5
Publiée le 31 août 2018
Bien que ce western fasse preuve d'originalité par son sujet et ses paysages, le résultat ne se montre pas à la hauteur. D'une part l'intrigue piétine. D'autre part, malgré une tentative appuyée d'approche psychologique, les personnages restent terriblement prévisibles. Dommage, les acteurs sont pas mal...
Superbe western offert par H. Hathaway qui mélange les genres pour offrir au final un film d'aventures mâtiné de fantastique tout en proposant une belle étude de caractères de ses personnages pourtant peu nombreux. Il faut dire que le bonhomme est particulièrement bien servi d'un côté avec un scénario magnifique qui comporte quelques plages de dialogues absolument somptueuses et de l'autre, il capte avec sa caméra une nature sauvage et belle, parmi des décors naturels époustouflants et rarement vu au cinéma (il y a aussi quelques belles toiles peintes pour certains plans trop dangereux à faire en extérieur). Jouant avec subtilité sur différentes symboliques, il s'impose également comme un magnifique film du genre "soif de l'or qui fait perdre la tête aux hommes", le tout dominé par un casting incroyable qui oppose donc G. Cooper et R. Widmark, qui se disputent plus ou moins les faveurs de la belle S. Hayward. Un western méconnu mais toutefois remarquable, magnifiquement éclairé au sein d'un Technicolor fabuleux, avec un grand scénario et des acteurs au top. Ne passez pas à côté de cette petite pépite ! D'autres critiques sur
Le manière dont ce western est filmé est remarquable, les paysages et la photographie sont magnifiques. Les acteurs Gary Cooper, Richard Widmark sont excelents tout comme l'actrice Susan Hayward qui prouve que c'était une très bonne cavalière. La musique du film de Robert Herrmann est très belle.
L'un des grands et beaux westerns de l'âge d'or hollywoodien. La relation entre les personnages prime l'action. Gary Cooper n'a jamais été aussi royal. Dans le rôle le plus difficile, Richard Widmark livre une composition de premier ordre
Alors qu’il est déjà loin d’être un débutant, Henry Hathaway sort en 1954 « Garden of Evil » où il met en scène trois passagers d’un bateau qui vont se retrouver coincé dans une bourgade du Mexique. En échange d’argent, ils vont accepter d’aider une femme cherchant à secourir son mari bloqué au fond d’une mine en plein territoire Apaches. Henry Hathaway prend son temps pour mettre en place l’histoire et présente peu à peu ses personnages sur le chemin qui mène jusqu’à la mine. Des personnages plutôt classiques pour un western mais intéressants, ambigus et bien écrits, que ce soit les cow-boys, tous trois au caractère bien différent ou cette femme autoritaire et forte. Le déroulement, où les péripéties sont parfois inattendues et bien pensées, est lui aussi très bien écrit, tout comme les dialogues qui sonnent toujours juste. Il ne manque d’ailleurs rien dans ce western entre les indiens, les bandits, le long voyage, les cow-boys, le personnage féminin fort et les scènes d’actions, le tout très bien mis en scène par Hathaway. Il mêle différents genres entre le western, l’aventure ou encore le drame où Hathaway ne néglige en aucun cas l’aspect psychologique des personnages. Il donne un souffle romanesque et une atmosphère fascinante et ambiguë à son film. Il maintient le suspense de bout en bout, notamment sur les réelles motivations des différents personnages. Les scènes d’actions sont très bien réalisées et, de très belle manière, Hathaway met en avant les superbes extérieures et la beauté des paysages. Le lumineux technicolor et le cinémascope sont de toutes beautés et très bien utilisés, tout comme les musiques. Côté interprétation, c’est là aussi impeccable et notamment Susan Hayward dans le rôle féminin. Gary Cooper, Richard Widmark et Hugh Marlowe sont chacun impeccables dans le rôle des trois cow-boy/chercheurs d’or. Un très bon, beau et agréable western, Hathaway s’attache tant à la psychologie de ses personnages qu’à mettre en avant la beauté des extérieurs et sur les deux tableaux il réussit.
La première partie du film est consacrée à la présentation des personnages principaux, très typés : trois aventuriers états-uniens (un chef de bande taciturne, un joueur de cartes bavard, un jeune fougueux), ainsi qu'un Mexicain du cru et une belle femme rousse, de caractère, qui lance le drame. Chacun y va de son couplet sur l’action proposée (le sauvetage d'un homme dans une mine d'or en territoire apache) ; les dialogues sont plutôt incisifs ; la mise en place dramatique est intéressante. La seconde partie gagne en mouvement et en intensité, savamment orchestrés par Henry Hathaway. S’engage une chasse à l’homme blanc, menée par des Apaches, menace fantôme. Fusillades, trahisons, amitié virile, passion amoureuse sous-jacente, sacrifice… La recette est bonne, très bonne même. Et le dénouement ne manque pas de grandeur. Cerise sur le gâteau : des décors somptueux.
Un chef d'œuvre du Western surprenant et intelligent signé par le metteur en scène Henry Hathaway !! Quand j'ai lu l'histoire sur le DVD, je m'attendais à une guerre de quatre cowboys et une femme qui les a engagé avec les Apaches durant la durée du film, "Le jardin du diable" m'a surpris par un récit plus psychologique car les hommes ne se connaissent pas, certains ont même des mauvais fonds de recevoir l'appat du gain et de l'or que cherchait le mari disparu de la femme. Le scénario est solide pour nous tenir en haleine et nous interroger sur les valeurs des cowboys. Au total, sans compter le saloon Mexicain du début et la fin, il y a six acteurs tous très bons qui complètent ce long métrage dont les tètes d'affiches Gary Cooper, Susan Hayward et Richard Widmark. Les scènes du falaise que traversent les personnages en aller retour donnent du vertige. Henry Hathaway signe peut ètre son meilleur film, le tout est maitrisé et grandiose.
Un western fascinant dans son intrigue et grandiose dans ses décors avec des acteurs Gary Cooper et Richard Widmark,en particulier au sommet de leur forme... Tout y est dans ce film ou nos deux aventuriers vont escorter une femme ambiguë et sauvageonne (Susan Hayward) désireuse de sauver son mari enseveli dans une mine avec des sacs d'or . Est t elle vraiment amoureuse de son mari ou uniquement intéressée par l'or ? Signalons les scènes de combats légendaires avec des indiens dans les chemins escarpés le long de parois rocheuses de montagnes mexicaines impressionnantes. Je gonfle à peine la note jugeant 3.3 insuffisant.
Les enjeux ne sont pas traités comme dans un western classique par Henry Hathaway,seulement tout est sommaire. Des personnages aux actions en passant par des dialogues franchement ridicules. Alors oui il y a des beaux décors et la photographie et belle, mais tout ça reste trop en surface pour arriver à faire accrocher à cette histoire d'hommes manipulés par la beauté d'une femme.
Comme beaucoup de westerns des années 50, le film de Hathaway repose sur une intrigue psychologique et un fabuleux ensemble de plans de paysages. Il développe les personnages, particulièrement la jeune femme aux buts ambigus et qui s'éloigne des archétypes du genre. Régnant sur un suspense, le trio s'échappe par les falaises gigantesques, une des plus grandes séquences du film.
Je suis loin d'être un fanatique d'Hathaway qui me déçoit plus souvent qu'il ne me comble à cause d'une mise en scène un peu molle et des scénarios simplistes. Ici ces deux reproches tombent justement parce que ces deux défauts deviennent des qualités: la mise en scène est dépouillée à l'extrême avec des acteurs bien dirigés et la linéarité du scénario atteint un classicisme parfait avec 3 personnages originaux et passionnants. Richard Widmark y tient un de ses plus beaux rôles,il y est méconnaissable, mystérieux et d'un cynisme apparent achevé. Cooper conforme à lui même et Susan Hayward bourrée de contradictions. Les extérieurs sont parmi les plus beaux du genre et la violence particulièrement bien traitée lorsqu'elle se produit. On s'installe dans ce film pour un voyage initiatique qui ne nous arrivera jamais puisque ces temps sont révolus mais on le vit comme si on y était avec une pensée profonde pour ces aventuriers qui malgré leurs peurs ont fait des états unis ce qu'ils sont aujourd'hui. De boût en boût on reste dans l’essentiel.
Belle réussite du western classique des années 50. Il y a une ambiance très particulière, mystérieuse et crépusculaire. Le thème est traditionnel, celui d’un groupe d’individus aux motivations incertaines et aux intérêts pas forcément convergents confrontés à un territoire hostile, à des indiens belliqueux. Il s’y ajoute des éléments qu’on pourrait qualifier de « noirs », qui distinguent le film des westerns ordinaires : la figure féminine est forte, sans que l’on sache s’il s’agit d’une femme fatale, d’une manipulatrice, ou d’une héroïne prête au sacrifice. Le décor est celui d’une ville engloutie d’une mine abandonnée, les paysages naturels sont vertigineux et la plupart du temps nocturnes. L’accent est mis sur les affrontement psychologiques et les personnages portent leur lot de désabusement, de cupidité, voire de pulsions autodestructrices.
Ce film tient plus du cinéma d’aventure et du drame psychologique d’une grande dureté que du western. La véritable nature de chacun va se révéler sur le chemin du retour. Les décors naturels sont somptueux, le tout est accompagné d'une musique qui donne au film une sensation de fantastique. Gary Cooper est magistral dans la peau de Hooker. L'aspect psychologique des personnages est très bien travaillé. Excellent western.
Je n'irais pas jusqu'à dire comme Bertrand Tavernier que c'est le meilleur western de tous les temps mais il faut reconnaître que "Le Jardin du diable" est une belle pépite du genre. Gary Cooper dans un rôle très ambigu, Richard Widmark dans un rôle tout aussi ambigu, un personnage de mexicain qui est très loin des archétypes habituels du cinéma hollywoodien, des extérieurs fascinants, une photo superbe, des scènes d'action à flanc de falaise (qui passent pour avoir fortement inspiré Michael Mann pour "Le Dernier des Mohicans" !!!) à foutre le vertige, la présence de Bernard Herrmann au générique pour la BO alors qu'il n'était pas du tout ici dans son genre de prédilection (d'ailleurs c'est le seul incursion du compositeur hitchckien dans le domaine du western !!!), cela donne une atmosphère quasi-irréaliste exceptionnelle que parachèvent des dialogues brillants, quasi-shakespeariens, en particulier lors d'une fin qui ne manque ni de poésie, ni de philosophie. Sans oublier le personnage mémorable incarné par Susan Hayward, la plus belle rousse de tous les temps selon votre serviteur, chemise tâchée par la sueur et la poussière, pistolet fermement tenu à ses côtés, caractère bien trempé, qui n'a pas son pareil pour monter à cheval et sauter les obstacles, qui est éloigné considérablement des oies blanches que l'on voit quasiment dans tous les autres westerns, et dont on ne sait pas si c'est une épouse dévouée ou au contraire une garce vénale. Seul point faible du film, son personnage a tendance à trop retomber dans le rang dans le dernier quart. C'est dommage car on n'aurait pu facilement atteindre au sublime total. Autrement, c'est du lourd car ce film donne plus l'impression avec ses ingrédients étonnants d'un drame psychologique dans un cadre westernien que d'un western tout court. Et chose qu'a déjà montré "Peter Ibbetson" et que prouve à nouveau "Le Jardin du diable", Henry Hathaway n'a jamais été aussi meilleur que quand il s'écartait de la convention.